Samedi 24 Juillet 2010 -- La septième édition du Festival Andaloussiate El-Jazaïr s’est achevée ce jeudi 22 juillet au complexe culturel Laadi-Flici avec les associations musicales El-Fen oua nachat de Mostaganem et Essendoussia d’Alger, mais aussi avec des enseignements tirés notamment d’une conférence sur «L’esthétique de la chanson citadine». La chanson algérienne fait face actuellement à un problème d’interprétation, en dépit de l’existence de belles voix, d’un riche patrimoine et d’un public connaisseur, d’après M. Nacereddine Baghdadi, directeur des archives de la Radio nationale et spécialiste en musique, lors de sa conférence autour du thème «L’esthétique de la chanson citadine», le mercredi 21 juillet au complexe culturel Laadi-Flici à Alger. Pour le conférencier, également consultant auprès des médias en matière de musique algérienne, «le problème actuel de la chanson algérienne n’est pas dans l’absence de belles voix, ni d’un public connaisseur, encore moins d’un riche patrimoine, mais il réside plutôt dans l’interprétation».
M. Baghdadi, une des personnalités invitées à la septième édition Andaloussiate El-Jazaïr, estime qu’un interprète doit étudier la poésie, comprendre ses mots et leur symbolisme linguistique, afin de pouvoir exprimer leur vrai sens quand il les chante, tout en suivant un rythme et une ligne mélodique qui reflètent la thématique des vers. Ayant relevé que les dérivés de la musique classique algérienne, à savoir les genres de la musique andalouse comme le hawzi et l’aâroubi, se caractérisent par plus de liberté dans l’interprétation. Il en est de même pour la musique populaire qu’est le chaâbi. M. Baghdadi, lui-même musicien, a expliqué que ceci ne signifie pas permettre l’atténuation de la ligne mélodique ou le côté esthétique de cette musique savante. Il a toutefois reconnu une «forte interprétation» chez les chanteurs du raï, même si ces derniers n’ont pas appris ce genre de musique dans des conservatoires ou des associations.
Quant à la musique andalouse, elle a été «réprimandée» de la part de ses maîtres par crainte de déformation, contrairement aux interprètes de musique raï, qui se caractérisent, toujours selon le conférencier, par des senteurs de crooners et de bluesmen, dans leur façon de chanter. Ils jouissent donc d’une grande liberté d’interprétation. Ayant plaidé pour l’apprentissage de la musique et ses règles dans les écoles dès les premiers paliers scolaires, ce spécialiste a souligné l’importance de «rendre dynamiques» la musique andalouse et la chanson algérienne, car «elles ne sont pas des musiques figées, mais plutôt des musiques fécondes ouvertes à toute innovation ou création». À ce sujet, Nacereddine Baghdadi a précisé que l’introduction de nouveaux instruments de musique dans un orchestre de musique andalouse «n’altérait pas la ligne mélodique, mais c’est plutôt la manière selon laquelle on les utilisait».
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24th July 2010 00:07 #1
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7e édition du Festival Andaloussiate El-Jazaïr







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