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  1. #722
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    Mercredi 4 Mars 2009 -- Plusieurs informations remettant en cause la santé financière de Wataniya Télécom Algérie (WTA) et sa conformité à la réglementation ont été publiées ces derniers temps. Fallait-il pour autant intervenir à chaque nouvelle attaque et y apporter un démenti ? Le directeur général de WTA, Joseph Ged, répond par la négative et explique qu’il s’est refusé à le faire, car il y a un certain «niveau» au-dessous duquel il deviendrait indécent de descendre, d’où son mutisme. M. Ged a néanmoins donné des éléments de réponses à certaines rumeurs, en répondant aux questions et sollicitations d’éclaircissement des journalistes, lors d’une conférence de presse tenue avant-hier à Alger, à l’issue d’une mission à Djanet organisée par Nedjma.

    C’est ainsi qu’il a «catégoriquement démenti» l’envoi par le groupe Qtel, la maison-mère, de trois auditeurs à Nedjma, expliquant que des réunions trimestrielles se tiennent et sont programmées entre les deux parties depuis l’acquisition de WTA par Qtel en mars 2007. Il y a des discussions continues entre les opérateurs et la maison-mère, dans le cadre d’une stratégie globale mise en place qui s’appuie sur la planification budgétaire, les résultats et les indicateurs de performance, mais, selon M. Ged, toutes les décisions et les opérations commerciales de Nedjma sont décidées ici en Algérie. Les réunions avec Qtel sont donc normales et s’inscrivent dans la continuité de ce qu’il y a toujours eu ; il n’y a aucun changement, selon M. Ged. En réponse à la question d’un journaliste qui lui demandait de commenter le fait que Nedjma ait été accusée par le P-DG d’Algérie Télécom (AT), M. Benhamadi, de détourner les communications internationales, le patron de WTA a déclaré : «Je tiens à rectifier que l’accusation n’émane pas de M. Benhamadi, mais d’une mauvaise interprétation médiatique suite à la divulgation et la publication intégrale d’une correspondance entre les deux parties, alors que pour comprendre la problématique dans son ensemble, il faut prendre connaissance de toutes les autres correspondances échangées sur le sujet entre WTA et AT.»

    M. Ged n’a pas voulu en dire plus, expliquant que cela relève de la confidentialité, mais que de plus amples informations seront données en temps et lieu opportuns. «Nous considérons l’opérateur historique comme un partenaire qui nous a beaucoup aidé au démarrage et non comme un concurrent», a déclaré le patron de Nedjma, soutenant, par ailleurs, qu’un comité de travail bilatéral (comme cela est le cas avec les autres opérateurs) planche sur les différends qui peuvent surgir. WTA n’a aucun problème avec AT et n’a commis aucune violation par rapport à la réglementation, a-t-il insisté, en évoquant également l’accusation de dumping par rapport à sa dernière offre Free. «Ceux qui parlent de dumping ne savent pas ce qu’ils disent, car les communications sont gratuites uniquement en intraréseau. Toutes les offres lancées par WTA sont approuvées par l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications (ARPT) et ne peuvent donc pas être contraires à la réglementation.» Quoiqu’il en soit, M. Ged a poursuivi qu’il respecte toutes les décisions de l’ARPT, comme il considère qu’elles doivent normalement être exécutoires quand il parle de concurrence déloyale.

    À la question de savoir si WTA a réellement subi des pertes financières, son directeur général a expliqué, après avoir rappelé que la compagnie qu’il dirige a enregistré 4 millions de dollars de bénéfice à la fin de septembre 2008, que les pertes enregistrées au quatrième trimestre 2008 sont plutôt le fait de la fluctuation du taux de change. «Si on exclut des calculs le volet comptable qui est relatif au taux de change, on verra que le déficit ne touche pas le volet opérationnel et commercial», a précisé M. Ged. Il a enchaîné que WTA ne s’intéresse pas actuellement à la téléphonie fixe et que les efforts sont concentrés sur un objectif bien précis : un rééquilibrage des parts de marché, pas seulement en termes de nombre d’abonnés, mais également en termes de gains, d’autant que Nedjma est en Algérie pour le long terme et constitue une filiale importante pour la croissance de Qtel.

  2. #723
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    Vendredi 6 Mars 2009 -- Le DG de Wataniya Telecom Algérie (WTA), Joseph Ged a animé, mardi 3 mars, un point de presse pour démentir les dernières informations publiées par TSA (tsa-algerie.com). Un ancien cadre de Nedjma lui répond point par point, en reprenant ses déclarations parues dans la presse nationale.

    1. Organisation d'un point de presse à 6 heures du matin à l'hôtel Mercure d'Alger

    C'est étonnant qu'un DG d'une de l'envergure de WTA organise un point de presse restreint à 6h00 du matin dans un hôtel situé non loin de l'aéroport et à l'issue d'un voyage organisé par son entreprise au profit des journalistes au Sud du pays.

    2. Courrier d'Algérie Télécom. Selon la presse, le DG de Nedjma a nié l'existence d'une quelconque tension entre WAT et Algérie Télécom, ou encore avec la maison mère Q-Tel. «Il n'y a pas d'accusations de la part de M. Benhamadi vis-à-vis de Nedjma», certifie M. Ged.

    Pourtant, le courrier rendu public par TSA le montre très bien. Algérie Télécom n'y est pas allé de main morte pour accuser un opérateur d'avoir détourné des communications internationales à forte valeur ajoutée en termes de revenus d'interconnexion et de terminaison d'appels.

    3. Le DG de Wataniya Télécom Algérie déplore la publication d'une des correspondances qui doivent obéir aux règles de la confidentialité et qui serait à l'origine de la polémique. «Il n'y a aucune violation de la part de Wataniya Télécom Algérie», certifie Joseph Ged.

    Le problème pour M. Ged n'est pas le contenu de la lettre mais le fait qu'elle ait été rendue publique. Joseph Ged considère donc que l'utilisation des SIM Box pour détourner des appels en provenance de l'étranger n'est pas une violation. Ces SIM BOX sont facilement détectables aussi bien par Nedjma que les autres opérateurs. En refusant de les désactiver, Nedjma est complice d'une vaste opération de détournement de revenus qui reviennent de droit à ses concurrents.

    4. La nomination de trois auditeurs par QTel

    Ces responsables ont le statut de directeur général adjoint. Il y a un Français, un Tunisien et un Libanais qui rendent compte directement à Qtel et accessoirement à GED. Ils chapeautent les directions Ventes, Marketing, Finances et Solutions Entreprise. Ils ont été envoyés pour contrôler la gestion de l'entreprise et toutes les décisions, y compris celle de Joseph Ged doivent passer par eux. Dès leur installation, ces responsables ont expliqué à leurs équipes respectives qu'ils ont carte blanche pour prendre des décisions au même titre que Ged et qu'ils rendent compte directement à Qtel. Je confirme que depuis leur arrivée, une vaste campagne de recrutement d'auditeurs à été lancée. Après son installation à la tête de Nedjmla en septembre 2007 ; M. Ged s'est empressé d'annoncer aux employés qu'il n'y aura pas de DG adjoint à Nedjma. Ces nominations sont donc un camouflet pour lui et confirment qu'il ne jouit pas de la confiance de Qtel.

    5. Les pertes de 34,6 millions de dollars, enregistrées par Nedjma au 4ème trimestre 2008

    M. Ged semble avoir trouvé un nouvel argument pour camoufler sa gestion catastrophique de l'entreprise : après avoir accusé Djezzy de concurrence déloyale, il sort aujourd'hui l'argument du taux de change. Ces pertes mettent à nu sa gestion douteuse des finances de l'entreprise, particulièrement les contrats avec les fournisseurs étrangers-libanais qui se soldent par des pertes sèches de plusieurs dizaines de millions de dollars au détriment de WTA. Il est tout de même étrange que ce même Ged claironne tout au long de l'année 2008 que Nedjma sera bénéficiaire et se retrouve avec des pertes qui mettent en péril l'avenir de l'entreprise et de ses 1500 employés locaux.

  3. #724
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    Samedi 14 Mars 2009 -- En Août 2000 le législateur a voulu déréguler le secteur des télécommunications et de la poste, en permettant à des opérateurs privés de proposer aux usagers des offres alternatives à l'opérateur historique, « dans des conditions objectives, transparentes et non discriminatoires » (article 1 de la loi), tout en veillant notamment au « respect des règles d'une concurrence loyale entre les opérateurs et à l'égard des usagers » (article 4 de la loi). Pour ce faire, le législateur a défini le cadre institutionnel d'une Autorité de Régulation autonome et indépendante.

    Pour ce qui concerne le secteur de la téléphonie fixe, dans lequel opèrent principalement Algérie Télécom et les opérateurs alternatifs « autorisés VoIP », au nombre d'une dizaine à ce jour, le moins que l'on puisse constater est que les règles de concurrence loyale, transparence, non discrimination et non abus de position dominante n'ont pas été et ne sont pas respectées :

    * Lorsque AT baisse subitement ses tarifs de l'ADSL de 50%, sans appliquer les mêmes conditions aux opérateurs alternatifs, contraints de s'approvisionner chez l'opérateur historique sous convention de droit privé, faute d'un cadre règlementaire pour le dégroupage de l'ADSL, il y a bien, à l'évidence concurrence déloyale, y compris vis-à-vis des opérateurs ayant investi dans le déploiement d'une infrastructure radio. Pourtant, 8 mois après, le régulateur n'est pas encore intervenu,

    * Lorsque l'ARPT valide le catalogue d'interconnexion 2009 d'Algérie Télécom, dans lequel une tarification discriminatoire est appliquée aux opérateurs VoIP, leur interdisant toute activité au national sur le réseau de l'opérateur historique ( Services de téléphonie aux entreprises algériennes, gestion des flux téléphoniques VoIP des centres d'appels algériens, ...), elle manque totalement à ses obligations de veiller à la non discrimination et au non abus de position dominante. Pourquoi un opérateur privé algérien doit-il payer la terminaison locale sur le réseau AT à 5,26 DA TTC, alors que la même terminaison est facturée à 2 DA aux usagers et aux opérateurs licenciés algériens et moins de 4 DA à des opérateurs étrangers ?

    * Lorsque l'opérateur historique et des opérateurs VoIP s'associent dans des partenariats en mode « Revenus partagés », dans lesquels les infrastructures nationales sont mises à disposition des partenaires, tandis qu'elles sont facturées le prix fort aux autres opérateurs alternatifs, que deviennent les règles de transparences des coûts et de concurrence loyale ? Chaque partenariat signé, c'est un concurrent qui disparaît du paysage télécom algérien, au détriment de l'usager qui doit profiter d'une vraie concurrence des services et des prix. De fait on assiste au retour d'une sorte de monopole de fait, sous forme de cartel. On était en droit d'attendre l'intervention du régulateur, c'est-à-dire le gendarme algérien des télécoms.

    * Lorsque l'ARPT accorde des droits d'utilisation de sous bandes de fréquences, pour le déploiement de réseaux d'accès radio, à certains opérateurs VoIP, mais pas à d'autres, au prétexte que la ressource rare est épuisée, sachant qu'ils ont tous payé la même somme de 30 000 000 DA, où est passée l'égalité concurrentielle voulue par la loi ?
    Mettez vous à la place d'un opérateur privé qui a investi 2 ans de son temps et de son argent pour préparer son projet d'opérateur et obtenir l'autorisation VoIP et à qui on signifie la non disponibilité de fréquence radio, l'obligation d'acheter sa terminaison à AT près de 3 fois plus chère que le citoyen algérien et qui ne peut déployer de l'ADSL dans un modèle économique raisonnable. Qu'a-t-il comme possibilité pour survivre ? Une seule : Devenir un partenaire de plus de l'opérateur historique (En mode revenus partagés). De fait, cet entrepreneur, en payant 30 000 000 DA à l'ARPT, a signé un marché de dupes !

    Monsieur le Ministre, en votant la loi 2000-03 sur la dérégulation des télécommunications l'Algérie avait pris une formidable avance sur ses voisins du Maghreb et faisait figure de précurseur. Aujourd'hui, vous l'avez constaté vous-même avec une grande lucidité, l'Algérie accuse un grand retard sur l'utilisation des NTIC. La réalité du terrain est à des années lumière de l'esprit de la loi d'Août 2000 ; Si le marché de la téléphonie mobile a connu une formidable explosion, Il n'existe aucun espace règlementaire ni économique permettant le développement d'offres privées de services de télécommunications à valeur ajoutée, en téléphonie fixe. Pourtant la demande des usagers est forte, les besoins sont énormes et des opérateurs privés nationaux avec un espace concurrentiel sain sont absolument indispensables pour la réussite du plan E-Algérie 2013, dont je salue le bien fondé et la pertinence.

    Il est donc absolument essentiel que le régulateur exerce pleinement ses attributions afin de rétablir les conditions d'un véritable marché concurrentiel, permettant à des opérateurs privés professionnels, volontaires et dynamiques de venir « challenger » l'opérateur historique et contribuer ainsi à l'essor de nouveaux services à prix compétitifs, pour le plus grand bénéfices des usagers algériens.

    J'espère, Monsieur le Ministre, que vous avez pris la mesure de la gravité de cette situation et que vous saurez vous saisir du problème pour y apporter les remèdes nécessaires. Dans l'attente, je vous pris de croire, Monsieur le Ministre, à l'assurance mes très respectueuses salutations.

    Didier Fontaine

    Consultant en nouvelles technologies des télécommunications. Installé en société de droit Algérien depuis Septembre 2006

    Ce document est une lettre ouverte adressée au ministre des Télécoms

  4. #725
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    Samir Allam :


    Samedi 21 Mars 2009 -- Malgré les assurances répétées de ses dirigeants, Orascom Telecom a poursuivi en 2008 sa politique de désinvestissement en Algérie déjà entamée depuis 2007. L'année dernière, sa filiale algérienne OTA, qui exploite la marque commerciale Djezzy, a réduit ses investissements de 49%, selon les résultats financiers définitifs publiés vendredi par Orascom Telecom. Les dépenses d'investissement en Algérie sont passé de 325 millions de dollars en 2007 à seulement 167 millions en 2008. En 2006, les investissements étaient de 392 millions de dollars.

    Pourtant, en 2008, Orascom Telecom Algérie a vu son chiffre d'affaires bondir de 16% par rapport à 2007, à 2,04 milliards de dollars. Son EBIDTA (revenus avant intérêts, impôts, dotations aux amortissements et provisions) s'est établi à 1,29 milliards de dollars, en hausse de 16% par rapport à 2007. Sa marge brute opérationnelle s'est stabilisée à un niveau record de 63%, faisant de Djezzy la filiale la plus rentable d'Orascom Telecom et l'un des opérateurs télécoms les plus performants de la région.

    Seule ombre au tableau : la progression du nombre d'abonnés. En 2008, Djezzy n'a recruté que 5% de clients supplémentaires : son parc clients est passé de 13,38 millions en 2007 à 14,10 millions en 2008. Les nouvelles règles mises en place par l'Autorité de régulation de la Poste et des télécommunications (ARPT) en matière d'identification des puces anonymes et la stratégie commerciale agressive de son concurrent Nedjma pourraient en partie expliquer ce ralentissement. Mais en dépit de cette contreperformance, Djezzy reste l'opérateur dominant avec 64,7% de parts de marché.

    Autres contreperformances : une légère baisse du revenu mensuel moyen par abonné (ARPU) qui passe de 12,1 dollars à 11,8 et un ralentissement de 6% des revenus au 4ème trimestre. Enfin, le churn (abonnés qui quittent Djezzy pour un opérateur concurrent) s'établi à 12,5%, en hausse de 2,5% par rapport à 2007. Simple effet de conjoncture ou début d'un retournement ? Orascom Telecom ne donne aucune précision.

  5. #726
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    Safia Berkouk :


    Dimanche 22 Mars 2009 -- Djezzy, la filiale algérienne d’Orascom Telecom Holding, est restée en 2008 l’entité la plus rentable du groupe égyptien avec des revenus en hausse par rapport à l’année 2007. Ils représentent une part de plus de 42 % des recettes du groupe qui ont atteint 4,7 milliards de dollars pour la partie GSM. Les revenus consolidés de Djezzy réalisés en 2008 ont atteint 2,04 milliards de dollars, soit une croissance de 16 % par rapport au 1,7 milliard de dollars de 2007. Les revenus avant intérêts, impôts, dotations aux amortissements et provisions (EBIDTA) ont également connu une croissance de 16 %, pour s’établir à 1,29 milliard de dollars. Djezzy devance la filiale pakistanaise du groupe Mobilink qui a généré 1,2 milliard de dollars en 2008 (en hausse de 4 % par rapport à 2007) et sa consœur égyptienne Mobinil qui a engrangé des recettes de 890,9 millions de dollars en 2008, soit une croissance de 26 % par rapport à 2007. Le bilan de 2008 du groupe Orascom Telecom, dont les chiffres viennent d’être publiés, démontre par ailleurs que Djezzy est la filiale qui a réalisé la marge brute opérationnelle la plus importante avec un niveau record de 63,2 %, supérieure à la moyenne du groupe qui s’est établie à 50,5 %.

    Les statistiques de l’année écoulée font ressortir la contribution importante de Djezzy aux performances globales du groupe non seulement à travers ses revenus et ses marges de bénéfice mais également à travers sa position sur le marché local. Orascom Telecom Algérie (OTA) est en effet la première filiale du groupe en termes de parts de marché détenues par rapport à ses concurrents. Djezzy détenait à la fin de l’année dernière 64,7 % du marché algérien, contre 51,1 % pour Tunisiana en Tunisie, 47,2 % pour Mobinil en Egypte et 31,7 % pour Mobilink au Pakistan. Ces deux dernières constituent néanmoins le plus gros parc d’abonnés du groupe avec, respectivement, 20,1 millions et 28,4 millions de clients, en hausse respectivement de 33 % et de 7 % par rapport à 2007. OTA comptait, quant à elle, à la fin de l’année dernière, 14 108 859 clients, soit un recul par rapport aux 14 455 123 enregistrés à la fin de septembre 2008, selon les chiffres d’Orsacom Telecom. Cette baisse, faut-il le rappeler, est consécutive à l’opération d’identification des puces anonymes ayant conduit l’opérateur à désactiver 346 264 lignes téléphoniques. Toutefois, par rapport à 2007, le parc d’OTA a connu une progression de 5 %, alors que le parc global du groupe a atteint 77 999 184 clients, en hausse de 11 %.

    Le revenu par client en léger recul

    Par ailleurs, la filiale Djezzy est restée en deuxième position en 2008, derrière Tunisiana, en termes de revenu par client (ARPU) avec un chiffre de 11,8 dollars, en léger recul par rapport aux 12,1 dollars par client enregistrés en 2007. Tunisiana a réalisé, quant à elle, un ARPU de 12,7 dollars en 2008 contre 14,7 en 2007. Ces performances s’expliquent, selon le groupe, par l’appréciation du dollar par rapport aux dinars algérien et tunisien. S’agissant par ailleurs des investissements, les résultats de 2008 font ressortir une baisse de 49 % des dépenses en capital, à 167 millions de dollars contre 325 millions en 2007, au moment où l’évolution des investissements globaux du groupe est restée nulle avec un montant de 1,894 milliard de dollars. Commentant ces résultats, le président-directeur général d’Orascom Telecom Holding, Naguib Sawiris, a indiqué que le groupe a su maintenir le cap dans «des conditions économiques globales marquées par une volatilité croissante». La plupart des filiales, à l’exception de Mobilink, «ont pu réaliser leurs objectifs en termes de croissance et de profitabilité». Globalement, le groupe a réalisé des recettes globales GSM/services télécoms/Internet de l’ordre de 5,3 milliards de dollars (en hausse de 13 %), des revenus nets de 431 millions de dollars (en hausse de 7 %), et a amélioré de 90 % sa marge opérationnelle.

  6. #727
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    Mercredi 25 Mars 2009 -- En dépit des efforts d'Algérie Telecom pour la généralisation d'Internet de haut débit, les internautes se plaignent des problèmes liés à la connexion et autres désagréments. Le ministre de la Poste et des Technologies de l'information et de la communication, Hamid Bessalah, a reconnu hier, en marge du séminaire sur «les infrastructures haut et très haut débit», organisé par son département à l'hôtel Hilton, qu'il y a des contraintes engendrant des dérangements fréquents. Le ministre a expliqué, lors de son intervention, que le goulot d'étranglement se situe au niveau du réseau d'accès, qui représente plus du tiers des investissements. Il ajoute en précisant que la complexité du réseau d'accès, notamment dans les grandes agglomérations provient du fait des saturations et des câbles qui sont souvent objet de dégradations (intempérie et travaux).

    Pour le ministre, ce sont là deux contraintes à l'origine des perturbations signalées sur le réseau internet haut débit. Hamid Bessalah n'a pas nié, en outre, qu'il existe aussi des contraintes sur le réseau sans fil. Le ministre a souligné dans se sens, que ce réseau subit des contraintes spécifiques liées notamment aux interférences avec d'autres systèmes. Pour le ministre, ces contraintes ne sont pas spécifiques aux opérateurs algériens, elles sont communes à tous les opérateurs du monde. Il a indiqué dans ce sens que le remède existe et qu'il suffit de réhabiliter les anciens réseaux (câbles, systèmes et équipements), pour les faire adapter au haut et très haut débit. Concernant les infrastructures de haut et très haut débit, le ministre a précisé qu'»elles ne manqueront pas de jouer un rôle positif dans l'édification de la société de l'information et de développement de l'économie numérique.

    Pour la stratégie E-Algérie 2013 qui réserve une «place prépondérante» à l'infrastructure des télécommunications haut et très haut débit, le ministre a indiqué qu'elle lui consacre, aussi, 4 objectifs spécifiques et 20 actions spécifiées. Les principaux objectifs concernent la mise à niveau de l'infrastructure nationale des télécommunications, le renforcement et la sécurisation des infrastructures des TIC, l'amélioration sensiblement de la qualité de service et l'amélioration de la visibilité de l'Algérie sur Internet à travers une gestion efficace du nom de domaine (.dz), a-t-il rappelé. Le ministre a souligné que l'Etat s'appuie sur le groupe Algérie Télécom pour concrétiser ces actions. Par ailleurs, M. Bessalah a indiqué que le nombre de lignes d'accès Internet ADSL, qui est actuellement de 400.000 lignes, atteindra 1.300.000 lignes durant l'année en cours, précisant que cette dynamique va se poursuivre afin d'atteindre plus de 6.000.000 lignes ADSL à l'horizon 2013.

  7. #728
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    Safia Berkouk :


    Mercredi 25 Mars 2009 -- Algérie Télécom va résilier 900 000 lignes de téléphone fixe, dont 30 % dès cette année, a révélé hier le P-DG du groupe, M. Moussa Belhamadi. Ce sont des lignes qui «ne rapportent plus rien» car elles ne sont plus utilisées depuis deux à trois ans, a-t-il expliqué en marge d’une rencontre organisée hier à Alger sur le thème des infrastructures de télécommunication à haut débit. Cette opération se fera progressivement et devrait aboutir à la résiliation de quelque 300 000 lignes en 2009. Les numéros récupérés serviront par la suite à répondre aux demandes en instance des clients. M. Belhamadi a reconnu par ailleurs que le groupe a enregistré un manque à gagner estimé à 1 milliard de dinars sur le segment du téléphone fixe sans fil WLL. Rappelons qu’il a été distribué gratuitement à une certaine période et a servi à des personnes qui l’ont acquis avec de fausses pièces d’identité pour passer des appels notamment à des audiotels et laisser derrière elles des factures estimées à plusieurs millions de dinars. Ce n’est malheureusement pas les seules pertes pour l’opérateur historique auquel les vols de câbles téléphoniques coûtent annuellement 20 milliards de centimes, selon le P-DG. Pour limiter les dégâts, M. Belhamadi a indiqué que le groupe a signé cette année des conventions avec les compagnies d’assurances SAA et CAAT pour se protéger contre les vols de câbles et les pertes d’exploitation qui en découlent et qui n’étaient pas jusque-là pris en compte par l’assurance. A tous ces manques à gagner, M. Belhamadi a également parlé de 10 millions de minutes perdues chaque mois pour AT du fait d’appels internationaux utilisant la voix IP qui sont déviés sur son réseau sans qu’elle en touche les revenus et sache où les revenus générés sans transférés. Le groupe est également acculé par les créances impayées, dont 30 à 40 milliards de dinars restent à recouvrer, alors que 20 milliards ont pu être récupérés.

    5 milliards de dinars pour réhabiliter le réseau

    En dépit de cette situation défavorable, l’opérateur historique est appelé à mettre à niveau son infrastructure de télécommunications pour permettre la concrétisation de la stratégie du secteur E-Algérie 2013, notamment sur le plan de l’accès au haut débit. Le ministre de la Poste et des Technologies de l’information et de la communication, M. Hamid Bessalah, a reconnu à l’ouverture de la rencontre qu’il existe «des freins au développement du haut débit en Algérie», citant notamment le vieillissement des câbles, la saturation des canalisations et le goulot d’étranglement qui se situe au niveau du réseau d’accès. Avec un réseau de fibre optique de 35 000 km et un réseau multiservice (RMS) qui supporte 320 gigabits/seconde, M. Belhamadi a estimé que l’infrastructure de transport ne pose pas de problème. Il a ajouté que pour répondre aux besoins de la nouvelle stratégie, «le réseau sera audité et réhabilité». Ainsi, sur un investissement global de 100 milliards de dinars prévu par AT d’ici à 2013, un montant de 5 milliards sera consacré à la réhabilitation du réseau à travers notamment le remplacement des câbles et le réaménagement des infrastructures. Le ministre a indiqué que d’autres actions doivent être menées, comme l’encouragement du domaine (.DZ) à travers la création d’un million de noms de domaines d’ici à 2013 et celle de 1,3 million de points d’accès Internet au lieu de 500 000 actuellement. M. Bessalah a également évoqué la question du dégroupage sur laquelle il faudrait lancer une réflexion, a-t-il dit, «pour améliorer l’offre ADSL».

    Ousratic 2 en préparation

    L’opération Ousratic sera relancée cette année avec de nouvelles conditions allant dans le sens de la réduction des coûts des ordinateurs comme l’utilisation de logiciels open source et une fiscalité plus avantageuse, a indiqué M. Belhamdi.

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