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  1. #78
    Guest 123 is offline Registered User
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    Dimanche 25 mars 2007

    Le central téléphonique d’Alger Liberté est parti en fumée et près de 40 000 lignes avec. Le télégraphe d’Alger est lui aussi à l’arrêt, comme les services d’Actel et les visionneuses de la Recette principale. Si les dégâts matériels s’annoncent sérieux, aucune perte humaine n’est signalée en revanche et nous en rendons grâce à Dieu.

    Mais qui est responsable de la catastrophe ? On nous dit que c’est une infiltration de pluie qui est à l’origine du court-circuit qui a causé les importants dégâts. Soit ! Sauf qu’à la lecture des comptes rendus de presse, il s’avère que c’est la population du voisinage immédiat qui a alerté la Protection civile.

    Et elle ne l’a fait qu’après que la fumée s’était assez épaissie pour venir l’incommoder et la réveiller de son sommeil dans des appartements de l’autre côté de l’avenue. De plus, les premières informations récoltées dans les milieux postiers disent que l’intervention aurait pris du retard en raison de l’indisponibilité d’une clé d’accès se trouvant en ces instants fatals en possession d’une responsable du ministère des télécommunications.

    Donc, avant l’arrivée des sapeurs-pompiers, rien n’était venu perturber l’incendie et son évolution dans un bloc d’une importance stratégique indéniable. Le feu a eu tout le temps de détruire des installations qui ont coûté les yeux de la tête à l’Algérie.

    Est-ce normal ? Avec les techniques de surveillance et de prévention, les gadgets électroniques sont aujourd’hui en mesure d’alerter à la moindre petite fumée qui se signalerait. Les responsables postiers n’auraient-ils pas pensé à en équiper la Grande poste, comme ils l’ont fait pour les portes électroniques qui assurent le cloisonnement et empêche de traverser d’un lieu à un autre ? Une telle omission serait grave, tant il est vrai que ce bloc ne compte pas que des centraux techniques puisqu’il englobe d’autres services publics (Actel, Recette principale, Chèques postaux, etc.) et le siège de la direction régionale des P et T. Le bloc de la Grande poste comprend aussi plusieurs appartements où logent des familles de cadres postiers.

    La Grande poste, et c’est connu, avait deux «rondiers» qui, la nuit, assuraient la surveillance des locaux. Dotés de «mouchards», ils faisaient des rondes régulières et parcouraient un circuit préétabli à travers les différentes parties du bloc.

    Leur rôle était justement de localiser et de circonscrire les anomalies pouvant déboucher sur d’indésirables catastrophes (incendies, inondations, etc.) Et ils s’étaient, jusqu’à vendredi dernier, bien acquittés de leur mission. Sont-ils les fautifs ? A contrario, serait-ce l’équipement de surveillance qui a été défaillant ? Sinon, le désordre serait-il imputable à une absence de rigueur des responsables dans la gestion ? Comme c’était le cas dans l’affaire du Béchar lorsqu’il avait coulé sous notre regard impuissant ? Si l’on ne peut pointer un doigt accusateur et désigner le ou les fautifs, on peut par contre affirmer que les services de la météo avaient averti sur les intempéries.

    Et «un homme averti en vaut deux», dit le proverbe. Il est certain que devant les tourmentes, il y a forcément des précautions à prendre. Alors, ne rien faire, se laisser surprendre et dire «c’est le destin», devient criminel. Dans cette affaire, il y a défaillance humaine.

    Et lorsqu’on ne sait pas se retirer quand on est défaillant, il doit y avoir obligatoirement sanctions.



  2. #79
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    Les centraux téléphoniques devront être à l’avenir dotés des moyens technologiques de pointe pour éviter que le scénario de la Grande-Poste ne se reproduise. Le ministre de la Poste et des Technologies de l’information a exigé que des caméras de surveillance et des détecteurs de fumée y soient installés. Les spécialistes vont devoir étudier l’éventualité de séparer les câbles téléphoniques de ceux de l’électricité et des canalisations de gaz. Technologie doit cependant rimer avec vigilance puisque Haïchour n’exclut pas la thèse de la négligence. Il appelle les responsables de Algérie Télécom à mobiliser plus d’équipes pour la surveillance des lieux:

    Lundi 26 Mars 2007 -- En visite sur les lieux, deux jours après l’incendie qui a ravagé le terminal Ben M’hidi, le ministre a estimé qu’il n’était pas acceptable qu’un centre névralgique soit aussi vulnérable et exposé à de pareils dangers. De l’intérieur des couloirs noirâtres et suintant, le premier responsable du secteur a appelé à la vigilance : «Nous ne sommes pas à l’abri d’une infiltration d’eau, d’un rongeur. C’est pour cette raison que nous devons prendre toutes les mesures qui s’imposent pour assurer la sécurité des lieux.»

    Pour étayer ses propos, il dira que l’incendie a paralysé les institutions de l’Etat, l’aéroport, les banques primaires et la Banque d’Algérie qui n’a pu faire les opérations de transfert vers l’extérieur. Côté financier, le préjudice est estimé à 4 milliards de centimes, selon une première estimation qui ne prend en compte que les dégâts occasionnés aux 300 mètres de câbles. En faisant le point de la situation, Haïchour a expliqué que son souci premier était de déterminer l’origine de l’incendie. «Il fallait tout de suite savoir si c’était d’origine criminelle ou dû à l’état des galeries qui datent de l’ère coloniale.

    D’emblée, je peux dire que la thèse de l’acte criminel est totalement écartée. La police judiciaire a fait son constat et nous n’avons rien à cacher à ce sujet. Il ne nous restait alors plus qu’à explorer la piste de l’erreur humaine et la négligence.» Autre priorité du ministre, le rétablissement des lignes téléphoniques au niveau des institutions stratégiques comme la présidence, le palais du Gouvernement, le ministère de la Défense et le ministère de l’Intérieur. Pour éviter que ce genre de catastrophe ne se reproduise, le ministre a demandé au directeur d’Algérie Télécom de réfléchir à des alternatives. «Il faudrait qu’en cas de sinistre, on puisse basculer sur un autre réseau. A ce sujet, je demande que la même vigilance soit observée au niveau du complexe Aït-Idir. L’accès à ces complexes doit être plus sécurisé que dans des casernes.» Prenant le relais, le P-dg d’Algérie Télécom, qui a également fait le déplacement à la Grande-Poste a totalement écarté la thèse du sabotage : «Il m’est difficile de croire que quelqu’un puisse accéder à des galeries de plus de 5 mètres pour y commettre un forfait.» Khireddine Slimane, qui a pris note des recommandations du ministre, a indiqué que «Algérie Télécom a déjà pensé au transfert. En cas de sinistre, nous pouvons déployer un réseau parapluie hertzien qui permet de sauver les communications des institutions de souveraineté ».


  3. #80
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    Lundi 26 mars 2007 -- L’incendie qui s’est déclenché vendredi dernier au central téléphonique de la Grande-Poste, causant un dommage à près de 40 lignes téléphoniques et des dégâts matériels estimés à quelque 37 millions de dinars, «n’est pas d’origine criminelle», mais il est plutôt dû à «une négligence humaine», a déclaré hier le ministre des PTIC, M. Boudjemaâ Haïchour, lors de son déplacement sur les lieux de l’incident, en compagnie du P-DG d’Algérie Télécom (AT).

    Par négligence humaine, il est clair que le ministre sous-entend qu’il s’agit d’une carence en matière d’entretien du site qui relève de l’opérateur AT. Un entretien qui devrait normalement être effectué de façon très régulière, sachant que les sous-sols du central téléphonique – qui regroupent à la fois des lignes téléphoniques, des conduites de gaz et des câble électriques – datent de l’époque coloniale.

    C’est pourquoi le ministre a exhorté, de façon générale, les responsables et les personnels des centraux téléphoniques à faire preuve de plus de vigilance et de prévention pour que ce genre d’incidents ne se reproduise plus. Jusqu’à hier en début d’après-midi, il restait encore quelque 10 000 lignes téléphoniques à rétablir, selon M. Haïchour qui a estimé, par ailleurs, que le rétablissement définitif des lignes téléphoniques et de l’Internet devrait être achevé ce soir.

    Il convient de souligner que M. Haïchour s’est rendu sur le site de la Grande-Poste le jour même de l’incendie et a pris des mesures qui s’imposent pour rétablir les lignes téléphoniques et Internet du réseau du Grand-Alger, auquel sont rattachées plusieurs banques et institutions étatiques, dont le palais du Gouvernement, des ministères, le port d’Alger, l’APN, le Conseil de la nation, des commissariats, etc.


  4. #81
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    Mardi 27 Mars 2007 -- Alors que tout le monde s’attendait à des “peines légères”, voire des acquittements au profit de certains prévenus, le verdict prononcé hier par le tribunal correctionnel d’El- Harrach dans l’affaire dite “scandale d’Algérie Télécom” a surpris plus d’un. En effet, le président du tribunal a prononcé la condamnation à cinq ans de prison ferme assortie d’une amende de 500 000 DA contre les cadres d’Algérie Télécom, dont l’ex-P-dg Brahim Ouarets. Au total, ils étaient 7 fonctionnaires de l’opérateur historique à être condamnés à cette peine.

    Il s’agit de MM. Ouarets, Seniam, Hahad, Lahlali, Mebarkia, Louma et Brahimi. Les autres prévenus, en l’occurrence les entrepreneurs Fodhili, Bousahwa, Kaoula ont été condamnés à sept années de prison ferme. La même peine a été prononcée à l’encontre de Abdelwahab Farouk, l’ex-receveur de la poste de Ben Aknoun. Il est à noter que les onze personnes mises en cause dans cette affaire sont poursuivies, selon l’arrêt de renvoi, pour “dilapidation de deniers publics et conclusions de contrats contraires à la législation”. Le verdict prononcé par le tribunal correctionnel d’El-Harrach en début d’après-midi a jeté l’émoi parmi l’assistance. A l’annonce du verdict, les familles des prévenus ont éclaté en sanglots. Il a fallu l’intervention des uns et des autres pour calmer l’épouse, la mère, la fille ou le fils. Une scène forte en émotions.

    A l’extérieur de la salle d’audience, l’assistance nombreuse, dont des syndicalistes de la Fédération nationale des travailleurs des postes et télécommunications (UGTA), était également surprise par la “sévérité” du verdict. Les quelques avocats de la défense rencontrés dans la cour du tribunal étaient sereins. Ainsi, même s’ils qualifient les peines de très lourdes, ils fixent rendez-vous au niveau de la cour d’Alger pour le rejugement de l’affaire. Selon eux, l’appel sera introduit avant la fin de semaine en cours.

    Pour rappel, le représentant du ministère public avait requis des peines maximales à l’encontre des onze prévenus. Contre l’ex-P-dg d’Algérie Télécom et les six autres cadres il a requis huit années de prison ferme, alors que pour les autres, il a été demandé dix années de prison ferme. Les avocats de la défense au nombre d’une vingtaine qui ont succédé à la barre ont plaidé l’acquittement de leurs clients. Les plaidoiries, qui ont duré toute la nuit du 14 mars dernier, ont vu tour à tour les avocats Aït Larbi, Sellini, Sidi Saïd, ou encore Bouchachi et Miloud Brahimi développé des arguments battant en brèche “les demandes formulées par le procureur de la République (qui) sont infondées et ne se posent sur aucune règle de droit”. “Le représentant du ministère public n’a pas fait de réquisitoire. Il s’est limité à faire des demandes sans que celles-ci soient définies par un texte de droit. Cela prouve qu’aucune incrimination n’a été prouvée contre mon client, d’où ma demande de son acquittement”, conclura l’avocat Mokrane Aït Larbi. Il est à souligner que le passage des avocats de la défense à la barre avait suscité un grand espoir chez les prévenus et leurs familles, d’où la grande déception hier successive au verdict.


  5. #82
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    Days after a fire tore through the basement of the Grande Poste, which houses a telephone exchange, the centre of Algiers remains cut off from the outside world. 39,000 telephone lines were damaged early on Saturday morning (March 24th) when a water leak caused a short-circuit and subsequent fire. Telephone and internet services in the city centre have since been unavailable to residents, businesses and government offices.

    It took the fire department more than half a day to bring the fire completely under control. Fire-fighters evacuated neighbours affected by the smoke and took precautions against a possible explosion from gas pipes that share the same tunnel as the electricity and telephone cables.

    Workers at Algérie Telecom have been buckling down to restore connections to public institutions such as the defence ministry, top government offices, and the port as a first priority. But thousands of individuals and businesses served by this exchange remain cut off.

    Algerian Minister of Posts, Information and Telecommunications, Boudjemaa Haichour, made several visits to the scene of the blaze and has denied any suggestion of criminal activity from the outset. Basing his opinion upon information provided by forensic experts, he said: "Sabotage or criminal activity is out of the question. The fire was the result of human negligence, resulting from a failure to maintain the installations which date from the colonial era."

    Approximately one hundred technicians are busy restoring the telephone network by gradually repairing the destroyed cabling. Shops providing telephone and internet services in the city centre have borne the brunt of the interruption, but services such as banking and customs have also been affected.

    Nourredine El-Hadj, who manages a cyber cafe in the rue Larbi Ben M’hidi, told Magharebia of his disappointment in the face of this situation. "Look. This room is usually full at this time, but it’s deserted. There’s no telephone, so no internet, and the promises of our service being restored are taking time to be fulfilled."

    Nasser Hamdi, owner of a multi-service kiosk, is in the same boat. "No telephone, no fax. We are reduced to twiddling our thumbs, waiting for some good news. We have major losses to make up, and we’re wondering how we can manage," he said.

    Because most of the city's land lines are down, people are relying heavily on their mobile telephones. Although the costs of this type of communication are exorbitant, shop owner Rachid Ancer said that "the sales figures for cards have doubled, even tripled at times. People are buying two or three cards, and this is undoubtedly because they’re worried stocks will run out if the failure of the land lines carries on much longer."

    Omar Barti, a finance manager at the Algerian national bank, asked why "Algérie Telecom has not installed emergency switching cabinets to redirect the affected lines to other exchanges in the case of an accident…especially since so many strategic institutions are connected to the central exchange."


  6. #83
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  7. #84
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    Jeudi 5 avril 2007 -- France Télécom espère profiter de son succès en Egypte pour réaliser une expansion dans la région du Proche et du Moyen-Orient, a déclaré son président-directeur général, M. Didier Lombard. Dans la région Afrique du Nord, en Algérie, l’opérateur français est actuellement «très intéressé» par l’ouverture du capital d’Algérie Télécom et reste dans l’attente du lancement de l’appel d’offres pour lequel il compte soumissionner et sortir vainqueur, selon des sources proches de France Télécom.

    «Dans notre schéma de croissance, j’ai toujours dit que nous cherchions des investissements au Proche et au Moyen-Orient, parce que c’est une région où la croissance est la plus rapide», a-t-il affirmé à des journalistes, lors de son déplacement au Caire.

    «L’Egypte peut constituer un bon début, une bonne base pour faire cet investissement», a poursuivi M. Lombard, qui a rencontré le Premier ministre égyptien, Ahmed Nazif, et le ministre des Communications, Tarek Kamel. Le géant français des télécoms possède 71,25 % des actions de l’opérateur mobile égyptien Mobinil, qui a récemment fêté son dix millionième abonné.

    «En tant qu’actionnaire de Mobinil, cela a été un grand succès parce que nous avons commencé avec très peu d’abonnés il y a cinq ans et maintenant nous fêtons 10 millions d’abonnés», a déclaré M. Lombard. France Télécom espère utiliser Mobinil comme tremplin vers plus d’investissements dans la région.

    «Nous avons suivi ce procédé dans toutes les régions du monde et c’est, habituellement, plus efficace que les investissements directs», a-t-il indiqué. France Télécom est déjà implantée en Jordanie. Durant son voyage, M. Lombard a également annoncé un plan pour la création de 400 nouveaux emplois au centre Orange Business Services de France Télécom du Caire, ce qui porterait à 1 500 le nombre d’employés travaillant dans ce centre.

    Le centre Orange Business Services du Caire est le centre le plus large de ce géant mondial qui offre des solutions de communication et gère l’optimisation des réseaux pour les compagnies multinationales. France Télécom compte 160 millions de clients à travers le monde, dont plus de 100 millions hors de France.


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