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  1. #78
    Guest 123 is offline Registered User
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    Mardi 29 avril 2008 -- Le lancement, la semaine passée, d'une étude d'impact sur l'environnement pour la réalisation d'un projet sidérurgique par le groupe mondial Arcelor Mittal sur le site de Bellara, n'a pas laissé indifférente l'opinion locale qui ne cesse de commenter cette nouvelle qui concerne un site resté en jachère depuis des décennies. Pour certains, il ne s'agit ni plus ni moins que d'un scoop qui peut être considéré comme un premier pas sur la voie de concrétisation de l'espoir de toute une région qui guette d'un oeil attentif le démarrage économique de la zone de Bellara. Faut-il encore le dire, des projets maintes fois évoqués sont jusqu'à présent restés au stade des bonnes intentions.

    Toutefois, cette étude d'impact sur l'environnement pour la réalisation du projet d'Arcelor, lancée par les services de la wilaya de Jijel, a ravivé la flamme des envies de voir enfin la zone de Bellara renaître de ses cendres. Pour l'histoire, Arcelor Mittal projette, à travers cette étude, la réalisation sur une assiette de 30 hectares d'un projet sidérurgique d'un coût global de 80 millions de dollars pour une capacité de production de 600.000 tonnes par an. Ce projet est capable de générer, selon les estimations annoncées, quelque 600 postes d'emploi, ce qui est très peu pour une région qui connaît un fort taux de chômage de par l'absence de la moindre opportunité d'embauche pour les milliers de demandeurs de travail.

    Cette masse de chômeurs est toujours dans l'attente de la concrétisation de l'autre projet sidérurgique du géant égyptien El Ezz Industries qui a lui aussi manifesté son désir d'investir sur la zone industrielle de Bellara. Ce groupe a fait part dans un passé récent de sa volonté de réaliser sur cette zone un complexe sidérurgique qui peut générer quelque 1.700 postes d'emploi. Ce complexe est prévu, selon les intentions des responsables de ce groupe, pour être réalisé sur une assiette foncière de 150 à 200 hectares pour un investissement qui peut aller jusqu'à 1,25 milliard de dollars. Ces chiffres fort prometteurs annoncés lors d'une visite qui a guidé sur les lieux, au mois d'octobre dernier, le premier responsable de ce groupe et l'ambassadeur d'Egypte à Alger restent, toutefois, au stade des voeux pieux quand on sait que depuis cette date rien n'a officiellement été avancé pour mettre sur rail ce projet.

  2. #79
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    Nabil Chaoui :


    Le nouveau directeur général de cet important complexe sidérurgique, M. Bernard Bousquet, a déclaré au Jeune Indépendant que «cet argent ira directement à la sécurité, la formation du personnel sidérurgique et l’amélioration de l’environnement». Il a également fait savoir, concernant la répartition du nouvel investissement, que 62 % du budget sera consacré aux aciéries, dont notamment l’aciérie à oxygène numéro 2 (ACO2) dans laquelle un accident est survenu le 2 janvier dernier.

    Donnant plus de détails concernant le volet formation, M. Bousquet a affirmé qu’un million de dollars sur la globalité de l’investissement prévu en 2008 est déjà destiné à la formation professionnelle. Au courant du premier trimestre, 700 travailleurs et cadres ont déjà bénéficié de stages de perfectionnement à l’étranger ou à l’intérieur du complexe sidérurgique, selon les besoins spécifiques de leurs postes. Rencontré jeudi dernier au siège de la direction générale d’Arcelor-Mittal Annaba, M. Bernard Bousquet, homme affable, très courtois, a bien voulu répondre à nos interrogations.

    C’est ainsi qu’à la question de savoir si réellement Arcelor-Mittal Annaba était en train d’exporter de l’acier et d’autres matériaux, alors que notre pays connaît un manque crucial en certains matériaux de construction, il a répondu sans détour : «Depuis notre investissement au complexe sidérurgique d’El-Hadjar, nous avons toujours privilégié, et c’est notre politique, la satisfaction en priorité des besoins nationaux avant d’exporter le surplus.» Une réponse qui, somme toute, vient mettre un terme aux rumeurs selon lesquelles Arcelor-Mittal Annaba exporterait ses produits et négligerait la demande nationale.

    M. Bousquet a, par ailleurs, affirmé que son groupe s’apprête à effectuer un investissement de qualité. Il a précisé que 52 millions de dollars ont été dépensés pour la modernisation du laminoir à froid. Dans le même sillage, et comme preuve qu’Arcelor-Mittal a la volonté de s’implanter définitivement en Algérie, notre interlocuteur a révélé que son groupe a décidé de construire une usine dans la région de Jijel. Cette future usine, outre le fait qu’elle disposera d’un laminoir dont les capacités de production atteindront 600 000 tonnes de rond à béton par an, traitera également la réduction du minerai de fer à hauteur de 7 millions de tonnes par an et ce, pour alimenter le complexe sidérurgique d’El-Hadjar.

  3. #80
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    Mercredi 30 avril 2008 -- Le nouveau patron du complexe Arcelor-Mittal veut manifestement mettre les bouchées doubles pour en améliorer les capacités des multiples unités, particulièrement les aciéries, et protéger l’environnement en réduisant les émissions toxiques.

    Selon les déclarations du P-dg du complexe, Bernard Bousquet, «35 millions de dollars sont prévus. 62% de la somme indiquée est réservée à la rénovation et à la modernisation des aciéries et le reste, soit 38%, à la protection de l’environnement». «Des actions sont engagées dans tous les domaines dont le management, le technique, l’encadrement, et ce, afin d’enrichir et de consolider le volet formation. Au premier trimestre 2008, ce sont 700 personnes qui ont bénéficié de formation spécifique à ajouter aux échanges interentreprises du groupe», ajoutera notre interlocuteur.

    Concernant l’objectif de production de l’acier liquide pour 2008, le P-dg dira : «A cause de l’accident de l’aciérie à oxygène n°2, survenu le 2 janvier dernier, il sera sans doute difficile d’atteindre l’objectif visé de 1,5 million de tonnes. Pour autant, nous ne désarmons pas. La mobilisation et la bonne volonté sont là. Une batterie de mesures a été prise pour prévenir tout autre incident de ce genre. L’aciérie n°1 a été auditée par un expert en sécurité dépêché par le groupe qui nous assiste dans toutes nos démarches sécuritaires et techniques».

    Pour ce qui est du projet Bellara, dans la wilaya de Jijel et qui a suscité de grands espoirs chez la population de la région, le premier responsable du complexe indiquera qu’il «est effectivement assez ambitieux. Pour l’instant, nous sommes en phase de discussions avec l’ANDI pour l’attribution d’un terrain d’assiette. L’étude d’impact vient d’être publiée, il s’agit donc de l’installation d’un laminoir d’une capacité de 600 000 tonnes de rond à béton couplé à une aciérie électrique et une usine de réduction de minerais d’une capacité de traitement de 7 millions de tonnes. Une partie de ce minerai traité sera exportée, le reste sera partagé entre El Hadjar et Bellara». M. Bousquet conclura que «la fondation Arcelor Mittal basée au Luxembourg a accordé un don de 100 000 dollars à deux associations locales dans le cadre d’un projet de promotion et d’assainissement environnementaux. Nous espérons que cela aboutira».

  4. #81
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    Mercredi 4 juin 2008 -- Ce n'est pas une grogne, mais cela en a tous les aspects. Hier, à Annaba, les professionnels de la construction ont exprimé, devant le patron de l'aciérie du N°1 mondial du fer et du rond à béton, leur ras-le-bol. Le mécontentement des entre-preneurs, autant dans le bâti- ment que dans l'industrie sidérurgique, a, en fait, été au centre de la réunion organisée par la Chambre de commerce et d'industrie de Annaba avec le P-DG de l'usine d'Arcelor-Mittal de Annaba. La situation du marché des produits de sidérurgie et de métallurgie a été débattue par les deux parties, au moment où le marché bat de l'aile. Autant en matière de raréfaction des approvisionnements et produits sidérurgiques, qu'en matière de prix devenus tout simplement astronomiques. Le quintal du rond à béton culmine à un peu plus de 7.000 dinars. De quoi donner des sueurs froides aux auto-constructeurs. Pour les exploitants de la filière, l'usine de Annaba ne parvient plus à satisfaire la demande nationale, alors qu'avant qu'elle ne soit reprise par le groupe du milliardaire indien, les aciéries de Annaba parvenaient, quand même, à répondre à au moins 70% de la demande nationale, le reste étant importé par des opérateurs de plusieurs pays, dont le Japon et la Russie. Alors, pourquoi donc le rond à béton se fait-il désirer et coûte toujours plus cher depuis que l'ex-SNS d'El-Hadjar a été rachetée par le géant mondial du fer et de l'acier ? Selon des experts, il y a plusieurs raisons à ce phénomène qui touche de plein fouet l'économie nationale, et perturbe le fonctionnement de centaines de chantiers de construction, pour enfin déstructurer toute la filière. Mais cela n'est pas paradoxal. En fait, Arcelor-Mittal, qui projette de réaliser de nouveaux fourneaux dans la zone franche de Bellara, à Jijel, avec une capacité installée de 1 million de tonnes de produits sidérurgiques par an, ne produit pas que pour le marché algérien. Au moins un quart de sa production, celle sortie des hauts fourneaux d'El-Hadjar, est exportée et vendue sur les marchés extérieurs. Outre le marché français, les produits des usines algériennes sont commercialisés sur le marché marocain, avec un grand dépôt à Casablanca, près de Sidi Bernoussi.

    Car, ce qu'il ne faut pas oublier, c'est que le N°1 mondial de l'acier, même s'il a une grande unité de production en Algérie, réfléchit en fait en termes de marchés, d'indices boursiers et de capitalisations boursières. Peu lui importe les situations de pénuries ou de préjudices qu'il cause aux entreprises sur le marché où il a construit ou racheté des usines, l'essentiel est d'être présent sur tous les marchés, et de surveiller l'évolution de ses indices sur les marchés boursiers, ainsi que d'éviter la chute de la valeur de ces indices.

    Car, face aux contraintes évoquées par les professionnels de la transformation des produits sidérurgiques et métallurgiques à la rencontre de Annaba, le P-DG du groupe en Algérie, Bernard Bousquet, n'a répondu que par cette simple promesse : «le groupe Arcelor-Mittal va renforcer sa présence en Algérie à la faveur d'un projet de construction d'une aciérie d'une capacité de production d'un million de tonnes d'acier prévu à Jijel». Et, concrètement, il n'a pas répondu à cet entrepreneur qui avait déboursé 50 millions de dinars pour l'achat d'une marchandise qui ne lui a pas été livrée six mois après en avoir fait la commande. Et sur le chapitre des prix, là aussi, la réponse est laconique : selon le P-DG d'Arcelor-Mittal, Annaba, «la valeur de l'acier est imposée par le marché international». Sauf qu'en délocalisant une partie de ses usines en Algérie où les salaires sont bas, avec une valeur d'un euro pour plus de 98 dinars au cours officiel, le groupe réalise de gros bénéfices sans investir un «kopek» de plus que ce qu'il a payé en rachetant le complexe de Annaba. Maintenant, il s'agit, pour le gouvernement, de trouver des solutions urgentes pour décongestionner la filière et, surtout, appliquer la décision prise en Conseil de gouvernement pour le soutien des prix de l'acier. Car, non seulement la situation risque d'empirer avec des milliers de chantiers (BTP, routes, ouvrages d'art, etc.) à l'arrêt ou fonctionnant au ralenti faute de matériaux de construction, mais toute l'économie nationale est menacée de ralentissement, sinon de décroissance. Le groupe Arcelor-Mittal, qui brasse des milliers de dollars de chiffre d'affaires par an, ne fait pas dans l'humanisme, ce n'est guère sa vocation, encore faut-il qu'il soit amené à mieux approvisionner le marché national avec une politique des prix plus proche de la réalité économique locale et, surtout, ne pas devenir un facteur de blocage de la croissance économique de l'Algérie.

  5. #82
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  6. #83
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    Badiaa Amarni :


    Mercredi 4 Juin 2008 -- «Arcelor Mittal Algérie» est l’appellation future du complexe Arcelor Mittal de Annaba. C’est du moins la colonne vertébrale des actions menées par le syndicat de l’entreprise. Une action, confiera M. Smaïl Kouadria, secrétaire général de la section syndicale de l’entreprise à la Tribune à l’issue de sa réunion avec le directeur général du complexe Arcelor Mittal, M. Bernard Bousquiet, dont l’objectif est essentiellement la «préservation des intérêts du pays et des travailleurs». La nouvelle dénomination permettra à la filiale algérienne du géant indien de l’acier de mettre en exergue la particularité algérienne. M. Kouadria révélera, par ailleurs, que le complexe d’El Hadjar a entrepris de nombreux investissements et compte entamer la mise en œuvre de nouveaux projets. Il s’agit notamment de l’acquisition de six convertisseurs de fonte en acier pour une enveloppe de 23 millions de dollars et de la mise en place d’un projet de transformation de minerais au niveau de la wilaya de Jijel. Un projet dont la capacité de production atteindra les 7 millions de tonnes annuellement. L’unité de Jijel, dira M. Kouadria, permettra la création de 4 000 postes d’emploi, dont 1 000 sont directs et 3 000 indirects. Somme toute, l’entreprise investira pas moins de 80 millions de dollars d’ici deux ans.

  7. #84
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    Dimanche 6 Juillet 2008 -- Les produits Arcelor-Mittal d’El Hadjar (Annaba) ont fait l’objet, ces derniers jours, de plusieurs actes de vol. En effet, la disparition de 3 bobines de tôle galvanisée et d’autres de plus de 10 km linéaires de câble de masse électrique (en cuivre) a secoué encore ce complexe. Bien qu’elle soit saisie depuis plusieurs jours par 7 plaintes déposées par Arcelor-Mittal contre X, la Gendarmerie nationale n’arrive pas à situer tous les auteurs de cet acte répréhensible. Elle a déjà arrêté et présenté plusieurs d’entre eux, mais d’autres voleurs sévissent encore.

    La valeur du « butin », selon des connaisseurs en la matière, dépasse 1 million de DA pour les bobines et plusieurs autres pour le câble en cuivre déterré et volé par des mains expertes. Il est vendu chez les spécialistes des déchets ferreux et non ferreux connus sur la place publique locale. De son côté, Arcelor-Mittal qui se trouve actuellement en baisse de production a déclenché une enquête interne à l’effet de situer les responsabilités.

    Actuellement, elle fait passer à la loupe les bons de livraison de tous ses produits plats issus des ateliers de laminage à froid (L.A.F), notamment ceux transportés par la SNTF. Selon des indiscrétions, plusieurs responsables dont ceux de la sécurité sont soupçonnés et par l’administration d’Arcelor-Mittal et par les enquêteurs de la gendarmerie de Sidi Amar. Rappelons qu’en avril 2007, 4 travailleurs ont été écroués pour plusieurs griefs dont le vol de 7 roulements d’un diamètre de 60mm au niveau de l’aciérie à oxygène N°1, estimés à une valeur de plus de 7 millions de dinars.

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