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  1. #99
    Guest 123 is offline Registered User
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    Samedi 15 novembre 2008 -- En moins d’une année, le complexe sidérurgique d’El-Hadjar aura connu deux accidents graves ayant touché les installations industrielles pourtant laissées intactes par les pouvoirs publics avant leur cession à Ispat qui deviendra plus tard Arcelor-Mittal. Mercredi dernier, vers 20h 30, un violent incendie s’est déclaré suite à une forte explosion au niveau du convertisseur 3 à l’aciérie à oxygène numéro 2 (ACO2) du complexe sidérurgique d’Arcelor-Mittal d’El-Hadjar. Cette déflagration serait due, selon notre source, à une accumulation de gaz sous une croûte de métal liquide.

    Ayant du mal à circonscrire le sinistre, le service chargé de la sécurité a alerté les éléments de la Protection civile de la wilaya d’Annaba, qui a immédiatement déclenché le plan rouge d’intervention. Ainsi, une centaine d’agents, 3 médecins, 9 engins d’incendie et 5 ambulances dépendant de plusieurs unités ont été mobilisés. Après d’intenses efforts, les éléments ont réussi à éteindre l’incendie aux environs de 21 h 10. Malgré la célérité des soldats du feu, on déplore un blessé parmi le personnel de l’unité sinistrée, brûlé au 3e degré au niveau des mains et des jambes et qui a été évacué vers l’hôpital Ibn Sina. Nous signalons également des dégâts de câbles de chariots. Notons enfin, la présence sur les lieux de l’incendie des hauts cadres d’Arcelor-Mittal, du directeur de la Protection civile de la wilaya d’Annaba ainsi que des éléments des services de sécurité et de la Gendarmerie nationale.

    Pour rappel, le 2 janvier dernier la même aciérie a connu un accident similaire. Les responsables d’Arcelor-Mittal avait alors promis que de tels accidents ne se reproduiraient plus. M. Bousquet avait alors déclaré que «les enseignements que nous avons tirés de cet incident vont aussi profiter à l’aciérie N°1 (ACO1) pour nous prémunir à l’avenir d’incidents semblables et perfectionner le fonctionnement des installations». Ainsi avec ce nouveau sinistre de l’ACO2, la production en métal du complexe sidérurgique d’El-Hadjar va diminuer. Que va faire le géant indien, déjà confronté à la crise financière mondiale ? Le spectre du chômage technique ou de la compression des effectifs se dessine actuellement avec netteté. Pour l’instant, une enquête est ouverte par les services de sécurité pour déterminer les circonstances exactes de l’accident survenu au niveau de l’ACO2.

  2. #100
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    Dimanche 16 Novembre 2008 -- L’état de santé du travailleur, victime de l’explosion qui a secoué, mercredi soir, un des convertisseurs de l’aciérie du complexe sidérurgique d’El-Hadjar, se serait aggravé au point d’inquiéter. Selon le secrétaire général, M. Kouadria, qui dit suivre personnellement l’évolution du dossier médical de Zemmouche Fawzi depuis son admission en clinique immédiatement après le sinistre, des démarches seraient en cours pour assurer le transfert de celui-ci vers une infrastructure mieux équipée. “La direction du complexe ne ménage aucun effort pour soigner dans les meilleures conditions notre collègue. Nous n’attendons plus que le feu vert des médecins en charge du dossier pour procéder à son transfert à l’étranger où il devrait être admis dans un centre pour grands brûlés en France avec lequel le complexe est lié par convention. Nous ferons tout pour sauver Zemmouche”, a assuré, hier Smaïl Kouadria.

    Rappelons que l’aciériste, qui est âgé de 28 ans a été gravement brûlé aux cuisses et aux bras lors de l’explosion mercredi soir vers 20h à l’intérieur d’un convertisseur dans un atelier du complexe sidérurgique. Selon les déclarations des travailleurs du complexe, cet accident est survenu au moment où le convertisseur, une machine destinée à transformer le métal en fusion en barres longues de 11 mètres, a connu une explosion, suivie de la projection de plaquettes d’acier incandescent et du métal en fusion, qui ont malheureusement atteint un des travailleurs les plus proches de la machine. Ce dernier avait été immédiatement transporté aux urgences du CHU par les éléments de l’unité de la Protection civile située au sein du complexe, avant d’être pris en charge par une clinique privée de la ville.

  3. #101
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    Dimanche 16 Novembre 2008 -- “Le marché national est un grand demandeur de ronds à béton et de tubes longs. Voilà pourquoi le complexe d’El-Hadjar n’est pas trop concerné par les répliques de la crise mondiale du marché de l’automobile.” Tels sont les propos tenus par Smaïl Kouadria, secrétaire général du syndicat des travailleurs du complexe Arcelor Mittal, mercredi dernier, à l’issue d’une réunion avec le directeur général du complexe et les chefs d’entreprises sous-traitantes dans divers domaines.

    Cette réunion portait sur la sensibilisation de ces derniers aux nouvelles conjonctures dans le but de leur expliquer la décision prise par l’administration de remettre à leur disposition 20% de leur personnel “pour une période limitée”. “Les entreprises sous-traitantes travaillent avec nous depuis de longues années, et cette mesure n’est que provisoire. Les travailleurs concernés seront orientés vers d’autres chantiers en attendant de revenir au complexe.” De leur côté, les chefs d’entreprises concernés ont accueilli favorablement cette décision de la direction générale d’Arcelor Mittal “avec beaucoup de compréhension et un esprit de solidarité auquel nous sommes habitués”.

    Selon notre interlocuteur, cette réunion portait également sur le programme établi par le DG pour limiter le plus possible les retombées éventuelles de la crise sur le complexe, comme l’annulation des stages de formation à l’étranger, par exemple. Optimiste pourtant, M. Kouadria devait ajouter que dès que la relance aura lieu, les choses rentreraient dans l’ordre. Il n’omettra pas de conclure que “si les choses venaient à s’aggraver, nous aurions des propositions à faire aux autorités concernées pour préserver les emplois des travailleurs d’Arcelor Mittal d’El-Hadjar”. Le secrétaire général du syndicat s’abstiendra toutefois de révéler la teneur de ces propositions éventuelles.

  4. #102
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    Mercredi 19 Novembre 2008 -- L’aciériste victime de l’explosion, qui s’est produite dans la soirée de mercredi dernier au niveau de l’un des convertisseurs du complexe sidérurgique d’El-Hadjar, a finalement été transféré en France. Zemmouche Faouzi a été évacué, avant-hier soir par jet médicalisé d’Europe Assistance, depuis l’aéroport international Rabah-Bitat de Annaba vers le Centre des grands brûlés La Roserie, en Seine Saint- Denis. La prise en charge du blessé, qui souffre, rappelons-le, de graves brûlures au niveau des membres supérieurs et inférieurs, s’est faite par le biais de SOS Assistance Algérie. Il y a lieu de signaler qu’il a fallu l’intervention du syndicat d’entreprise auprès du DG d’Arcelor Mittal Annaba, M. Bernard Bousquet, et l’insistance personnelle de ce dernier pour que les formalités d’admission au sein de l’établissement hospitalier parisien se fassent dans un temps record. Les syndicalistes qui craignaient pour la vie de leur collègue ont tenu à exprimer leur gratitude envers les services consulaires français d’Annaba, qui ont prouvé leur sollicitude, en délivrant, dans la journée même, les documents de voyage nécessaires au transfert de Zemmouche.

  5. #103
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    Samedi 29 Novembre 2008 -- Branle-bas de combat, avant-hier, au sein du conseil syndical du complexe sidérurgique d’El-Hadjar après les nouvelles alarmantes, contenues dans une correspondance qui lui est parvenue depuis la direction générale du groupe Arcelor Mittal, et qui évoquent des mesures imminentes de compression des effectifs touchant leur site cette fois. Cette décision, qui tombe comme un couperet sur le personnel des usines d’El-Hadjar, bien que non encore clairement définie, puisqu’elle n’indique pas dans quelle mesure elle sera appliquée en Algérie, inclut, en effet, spécifiquement cette fois, les travailleurs algériens du nombre des 9 000 travailleurs à “dégraisser” au niveau mondial par le groupe de Lakshmi Mittal.

    Les syndicalistes d’Arcelor Mittal Annaba, pris de court par la tournure des événements, menacent déjà de riposter à ce qu’ils considèrent comme une tromperie. Selon Smaïn Kouadria, le secrétaire général du conseil syndical UGTA d’entreprise, qui avait crânement déclaré en de nombreuses occasions que le site d’Arcelor Mittal n’était pas concerné par la crise qui secoue depuis un mois le secteur mondial de la sidérurgie, une réaction de défense de leurs droits légitimes pourrait être exprimée par ceux-ci dès ce matin. Les représentants des travailleurs réunis depuis l’après-midi de jeudi, c'est-à-dire depuis le moment où ils ont lu la correspondance destinée à l’affichage au sein des ateliers du complexe, pour décider justement des moyens à mettre en œuvre pour dire leur désapprobation du plan d'économie annoncé par le groupe.

    Bien qu’édulcorés, les termes utilisés dans la lettre de leur direction générale aux employés du groupe, pour évoquer “le moment difficile qui prévaut pour tous au sein d'Arcelor Mittal” ne prêtent pas à confusion, regrette Kouadria, ils disent bien, au contraire, que le complexe sidérurgique sera obligé de revoir à la baisse ses effectifs. En assurant que la direction générale du groupe entend poursuive sa mission à travers le monde, le signataire de ladite lettre n’évoque pas comment les responsables du groupe comptent “utiliser la présence mondiale du géant Arcelor Mittal pour continuer à transformer l’avenir et ainsi garantir que son acier contribue à construire les infrastructures dans le monde pour les prochaines décennies”, relève Kouadria.

    La direction du groupe a précisé que les 9 000 suppressions d'emploi envisagées se feraient sur une base “volontaire” et que 6 000 emplois seraient ainsi menacés en Europe, sans pour autant donner la moindre estimation de ceux ciblés au niveau du complexe sidérurgique d’El-Hadjar. Les suppressions concerneraient, toujours selon la correspondance parvenue à Annaba, d'abord les employés des secteurs non-productifs, travaillant dans les ventes, l'administration et les services généraux. C'est précisément dans ces catégories qu'Arcelor Mittal s'est fixé pour objectif de réduire ses dépenses d'un milliard de dollars “en réponse à l'actuelle situation financière”.

    Rappelons que les résultats financiers d’Arcelor Mittal pour l’exercice 2007 ont annoncé un chiffre d’affaires de 105,2 milliards de dollars, avec une production d’acier brut de 116 millions de tonnes, soit environ 10% de la production mondiale d’acier. Le groupe est présent avec plus de 326 000 employés dans une soixantaine de pays du monde, une présence qui lui donne accès à tous les marchés-clés de l'acier, tant dans les économies émergentes que dans les économies développées. Arcelor Mittal a comme objectif de développer sa position sur les marchés chinois et indien, caractérisés par un fort taux de croissance.

  6. #104
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    Lundi 1 decembre 2008 -- «Il n’y aura pas de compression d’effectif au complexe sidérurgique d’El-Hadjar», a déclaré hier au Jeune Indépendant Smain Kouadria, secrétaire général du syndicat d’entreprise Arcelor Mittal. Cette déclaration a été faite au sortir de la réunion de travail qui avait regroupé le partenaire social et l’employeur. Contacté par téléphone, le numéro un du syndicat nous a expliqué les dernières décisions prises par l’administration d’Arcelor Mittal concernant son plan de départ volontaire qui devrait toucher quelque 9 000 employés, dont 6 000 en Europe. «Cinq pays ne sont pas concernés par la réduction des effectifs. Il s’agit de l’Ukraine, du Tadjikistan, de la Bosnie, du Maroc et de l’Algérie», nous a confié M. Kouadria.

    Durant leur réunion avec le directeur général M. Bernard Bousquet, les syndicalistes ont exigé des engagements de la part de l’administration d’Arcelor Mittal qu’il n’y aura plus dans l’avenir le «spectre de la compression». Un document, dont nous détenons une copie, a été signé dans ce sens. Ce document, sous forme de lettre adressée au secrétaire général du syndicat Arcelor Mittal, précise : «Suite à la décision de la direction générale du groupe Arcelor Mittal qui a été transmise le jeudi 27 novembre en direction des employés, faisant état de mesures de réduction des effectifs affectés aux services généraux et administratifs, nous vous informons qu’Arcelor Mittal Annaba n’est pas concerné par ce plan.»

    Mais le document signé invite en contrepartie les syndicalistes à sensibiliser les travailleurs pour «poursuivre les actions déjà engagées, notamment celles relatives à la réduction des coûts de production et des dépenses générales pour faire face aux retombées générées par la crise économique et financière mondiale». Les syndicalistes du complexe sidérurgique d’El-Hadjar vont organiser aujourd’hui, selon M. Kouadria, trois meetings d’une durée de 40 minutes chacun pour sensibiliser les travailleurs et leur expliquer la situation financière du complexe.

  7. #105
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    Nabil Chaoui :


    Mardi 2 Décembre 2008 -- Trois meetings pour expliquer le nouveau plan de relance économique d’Arcelor Mittal ont été tenus hier au niveau du complexe sidérurgique d’El-Hadjar. Ces meetings, animés tour à tour par M. Bousquet, directeur général d’Arcelor Mittal Annaba, et Smaïn Kouadria, secrétaire général du syndicat, ont regroupé plusieurs centaines de cadres dirigeants du complexe sidérurgique d’El-Hadjar. Deux thèmes principaux ont été débattus portant sur la sécurité et la crise économique d’Arcelor Mittal. C’est surtout la crise économique, «soudaine et violente», comme l’a qualifiée Bousquet, qui a été longuement débattue. D’emblée, il déclare qu’«Arcelor Mittal est fortement touché par la baisse de volume et aussi la baisse des prix de vente». Il signale que la baisse des prix de la matière première est une conséquence grave pour Arcelor Mittal qui continue de travailler avec «une matière très chère achetée avant la crise, soit durant l’été dernier». «Si l’on analyse les dépenses collatérales ou non entrant dans la production de l’acier, on constatera qu’on est en train de produire la tonne d’acier à 828 dollars et de la vendre à 700 dollars, c’est insensé», s’exclame l’orateur, avant de s’interroger sur la manière de «descendre de 828 dollars à 700 dollars ?» Bousquet reconnaît qu’«on n’est pas maître des prix de vente», et ajoute qu’il est impératif de mettre en urgence un plan d’action pour sauver l’entreprise et l’emploi. Ce plan, qui ne touche pas aux salaires, prévoit une production d’acier de 1,1 million de tonnes d’acier pour 2009. Pour arriver à cette production avec une rentabilité certaine, «on doit réduire nos dépenses, et si l’on arrive à maîtriser le coût de production, on peut maîtriser le marché», dit M. Bousquet. Déjà, plusieurs mesures draconiennes sont prises : réduire au maximum les prestations (location, services, contrats), strict contrôle achat et sortie magasin, réduire les communications téléphoniques et les voyages, pas d’heures supplémentaires, réduction de la consommation en électricité, pas de pellets (matière entrant dans la production de l’acier).

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