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  1. #106
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    December 4, 2008 -- Union members of the steel work complex in El Hadjar, located in the far east of the country in Annaba, were wondering on Saturday 15th November what share their factory would have in the 4 billion dollar cut in expenditure announced by the group Arcelor Mittal of which their plant is one of the three largest in Africa. The president of the world’s leading steel company, India’s Lakshmi Mittal, announced that in light of the 1.35% slip value in the group’s shares in London, he would decrease production by 10 – 15% in 2009 to adjust the supply of steel products to an increasing (poussive) demand. The Mittal Sider El Hadjar union’s general secretary, Smail Kouadria, was able to triumphantly announce that all jobs at the plant would remain in place. “The services previously handled by underwriters will now be provided by the factory. This is the strategy the group has decided to adopt facing the upheaval of the global financial crisis,” he explained. Twenty percent of the group’s underwriters were slashed from the region’s highly coveted list of service providers to the Arcelor-Mittal factory.

    Furnace closed for a month

    The feeling of having survived the worst of this global storm was short-lived for El Hadjar workers. Arcel Mittal El Hadjar’s CEO, Frenchman Bernard Bousquet noted that the cessation of activities at the number 2 furnace, which had already been delayed for the last two years, will be effective this December. This will not be for economic reasons as was the case with the Gandrange factory “which lost 37 million euros in 2007”. “Although the furnace number 2 will be at a stand still for a month to replace the throats that we have already imported, cleared at customs and had delivered, our factory will continue production,” stated Kouadria to the local paper El Watan. “The rolling mill will cover production during this period. To do this, we imported 35,000 tonnes of semi-fabricated steel products (slabs and billets).” This should cover the next five months.

    The Bellara project still on the drawing board

    The plan to invest 1.5 billion dollars in Bellara, located 350 km east of Algiers, to build a new steel-manufacturing complex will take more time than expected. The plan comprises three direct reduction iron units with a total capacity of 5 million tonnes, a million tonne capacity electric oven for billet production, and a round, 600,000 tonne concrete rolling mill. The local authorities are committing to co-financing the construction of a 350 MW electrical plant that will reach the new steel-manufacturing centre. The uncertain perspectives with regards to global steel consumption in 2009 (no one is mentioning the 3% in growth projected by Lakshmi Mittal earlier in the year) are in actual fact less responsible for the blur surrounding the project deadlines as opposed to the eternal bureaucratic pitfalls thatthat all investment ventures encounter in Algeria. Arcelor Mittal also raised with the Algerian authorities its plan to mine the second largest iron deposit in Gara Djelibat to the southwest, not far from the Mauritanian border.

    El Hadjar saved by Algerian demand

    Today, the El Hadjar complex is the group’s smallest in terms of production volume, accounting for 1.3 million of the group’s 130 million tonnes. Its productivity is also among the lowest. “Production at this plant is only 147 tonnes per capita per year while in other countries such as South Africa, figures can reach as high as 500 – 1,000 tonnes per capita per year,” highlighted Messaoud Chettih, former CEO of the public group Sider which previously owned the complex before its privatisation. But the spokesperson for Arcelor Mittal had suggested that the plan to reduce the company’s costs and the number of employees would be uneven relative to the regions most affected by the slump in demand. What gives hope to El Hadjar is that it has a dynamic domestic market at its disposal – fuelled by major infrastructural projects of which it only covers 25%. Another detail not to overlook is that El Hadjar’s mining costs per million tonnes produced is among the lowest in the group.

  2. #107
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    Mardi 30 Décembre 2008 -- La pollution a atteint un seuil alarmant à Annaba, particulièrement à Sidi Amar, Derradji Redjem et Bargouga, localités voisines du complexe sidérurgique Arcelor-Mittal, et la situation n’est pas près de s’améliorer au grand dam des habitants qui s’en sont plaints à maintes reprises. La norme admise est largement dépassée et il est à craindre qu’un sérieux problème de santé publique n’apparaisse dans les années à venir.

    En effet, on enregistre dans la wilaya de Annaba une nette augmentation des maladies respiratoires ainsi que celles de la peau et de la sphère ORL, dues essentiellement au problème de pollution. L’Association nationale de lutte contre la pollution a tiré la sonnette d’alarme et a alerté les autorités locales et centrales sur ce phénomène qui continue à empoisonner l’atmosphère de toute la région et à menacer la vie des citoyens y vivant. Les quelques opérations de reboisement dans les environs immédiats du complexe et celles dans les agglomérations proches de l’usine ne suffisent pas et ne règlent pas le problème.

    Le président de la commission environnement de la commune de Sidi Amar a déclaré hier qu’il s’était entretenu avec les responsables du complexe pour prendre les mesures qui s’imposent pour, dit-il, «en finir une fois pour toutes avec cette pollution devenue insupportable pour ses administrés. Certes Arcelor-Mittal est un pollueur-payeur puisqu’il verse à la wilaya une redevance mais cela ne suffit pas, il faudrait qu’il équipe ses cheminées de filtres empêchant les fumées nocives de polluer l’air. C’est ce que nous avons demandé et nous attendons que la direction du complexe prenne en charge ce problème».

    À Arcelor-Mittal, la directrice de l’environnement déclare que «la direction est consciente des problèmes liés à la pollution et que les mesures nécessaires ont été prises. Les 2 électro-filtres sont en phase de réhabilitation et les travaux avancent de façon appréciable. Ce sont des équipements qui ont coûté 11,5 millions de dollars. Ils seront opérationnels d’ici le deuxième semestre 2009. La norme internationale de 50mg/m3 par cheminée sera atteinte et il n’y aura plus de problème de pollution provenant du complexe».

    Cependant, les poussières rougeâtres émanant des cheminées continuent à tout couvrir le sol à des kilomètres à la ronde. Le ciel est gris et on voit de loin un gros nuage de fumée qui s’étale. Sensations d’étouffement, sensations d’être mal à l’aise, gênes respiratoires… sont vécues quotidiennement par les vieilles personnes et les enfants en bas âge. On endure son mal avec patience dans ces localités ayant poussé dans les années 70 à la suite de la mise en service de l’usine qui continue à tourner 24h/24, produisant 1 200 000 tonnes par an.

  3. #108
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    Mardi 3 Février 2009 -- Le ton est monté d’un cran, dimanche, entre les représentants syndicaux et ceux de la direction d’Arcelor-Mittal Annaba, lors de la réunion des deux parties autour des revendications socio-professionnelles des travailleurs du complexe sidérurgique. Le conseil syndical d’entreprise du complexe sidérurgique, qui dit déplorer le non-respect des engagements par la direction générale de répondre favorablement aux onze points contenus dans la plateforme des revendications, menaçait hier de recourir à la grève, s’il le fallait, pour faire aboutir ses doléances. Le secrétaire général du syndicat d’entreprise, Smaïn Kouadria n’a pas mâché ses mots en déclarant que “la direction d’Arcelor-Mittal ne semble pas réaliser que nous avons fait plus qu’il ne fallait pour maintenir la trêve sociale et la sérénité totale au sein du complexe, ceci en dégageant des bénéfices pendant ces trois dernières années”.

    Tout en reconnaissant que l’entreprise à un niveau mondial traverse une situation préoccupante du fait de la crise financière qui affecte le secteur de la métallurgie, Smaïn Kouadria rappelle que le syndicat dont il fait partie a accepté en connaissance de cause, en août 2008, que la réunion portant sur la révision des salaires soit différée de six mois, puis d’un mois supplémentaire. “Mais nous estimons aujourd’hui que la direction doit faire un effort pour améliorer les revenus et les conditions de travail des employés. Nous avons dit notre désaccord total sur toutes les propositions de report des discussions lors de la réunion qui s’est tenue avec M. Bousquet et son équipe dirigeante, dimanche.”

    Affirmant sa détermination à faire aboutir les revendications légitimes des travailleurs, il déclarera que “l’heure n’est plus aux tergiversations et nous nous démarquons des dirigeants d’Arcelor-Mittal. Nous avons d’ailleurs introduit une demande de conciliation auprès de l’inspection du Travail territorialement compétente d’El-Hadjar et sommes décidés de recourir à la grève si cette démarche légale n’aboutit pas”. Revenant sur les discussions autour des onze points retenus à l’ordre du jour de la réunion d’avant-hier, le secrétaire général, indiquera que pas une seule des revendications relatives à l’amélioration des salaires n’a été satisfaite comme dûment mentionné sur le procès-verbal, dont il nous a remis une copie.

    Rappelons que la problématique des revenus des employés du complexe sidérurgique d’El-Hadjar est pendante depuis la fin de l’année 2006, et que des hauts responsables du géant indien de la métallurgie avaient fait le déplacement depuis Londres, en août 2007, pour apporter une solution. Un accord avait été signé alors entre la direction d’Arcelor-Mittal Annaba et le syndicat d’entreprise en présence de M. Frank Pannier, vice-président du groupe, et du patron de la Centrale syndicale, Abdelmadjid Sidi-Saïd.

    La direction d’Arcelor-Mittal s’était engagée à entamer un processus de valorisation de son capital humain en promettant que la prochaine négociation porterait sur une nouvelle augmentation des salaires de base, ainsi que des primes et indemnités. Augmentation qui devait intervenir en janvier 2009, à condition toutefois que l’objectif de 1 300 000 tonnes de produits finis serait réalisé durant l’année 2008. La direction devait également présenter de nouveaux organigrammes, tout en respectant un canevas portant sur l’amélioration des conditions de travail des collectifs. Un ensemble d’engagements que sont venus compromettre, semble-t-il, les derniers bouleversements que vit le secteur de la métallurgie autant en Algérie qu’ailleurs à travers le monde.

  4. #109
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    Sonia Lyes :


    Mercredi 4 Février 2009 -- Depuis quelques jours, la situation est tendue au complexe sidérurgique Arcelor Mittal d'El Hadjar, à Annaba. Les travailleurs demandent une amélioration de leurs conditions de travail et de vie, avec notamment l'exigence une augmentation de salaires. Des demandes rejetées par la direction du complexe prétextant les effets de la crise financière internationale. Le groupe Arcelor-Mittal traverse en effet une période difficile : au total, ce sont 9 000 collaborateurs qui devront quitter le groupe et ses filiales à travers le monde. Grâce à ce plan, Arcelor-Mittal veut réduire ses coûts de 4 milliards de dollars sur cinq ans.

    En Algérie, le groupe a affirmé qu'il ne procédera à aucun licenciement de ses 9 000 collaborateurs. Mais il ne s'agit nullement d'un cadeau aux Algériens : la masse salariale globale des 9 000 collaborateurs algériens d'Arcelor-Mittal d'El Hadjar s'élève à seulement 80 000 dollars par jour. C'est nettement moins que ce que touche les quelques managers européens de la filiale algérienne.

    Pourtant, l'Algérie constitue une mine d'or pour Arcelor-Mittal. Entre sa propre production locale et les importations effectuées depuis ses filiales à l'étranger, le géant franco-indien de la sidérurgie réalise un chiffre d'affaires estimé entre 3 et 4 milliards de dollars en Algérie. Il domine à lui seul un marché en pleine expansion et il a déjà largement amorti l'acquisition du complexe d'El Hadjar.

    Cette situation qui pose sérieusement la question du statut des travailleurs algériens des multinationales en Algérie. En plus de leurs salaires très faibles comparés aux autres pays, les collaborateurs algériens d'Arcelor-Mittal n'ont jamais profité des bons résultats de leur groupe. En 2007, Arcelor-Mittal a dégagé un résultat net de 10,3 milliards de dollars. La majorité des pays du groupe ont des législations qui permettent aux salariés de bénéficier d'éléments de rémunération supplémentaires liés aux bons résultats de la maison-mère (participation, intéressement, distribution d'actions gratuites, achat d'actions à prix préférentiels...etc.). Ces dispositifs n'existent pas en Algérie - la Banque d'Algérie y serait opposée - privant ainsi les salariés algériens de profiter des bons résultats de leur groupe quand les choses vont bien.

    Aujourd'hui que les choses vont mal pour des raisons qui n'ont aucun lien avec le rendement de l'usine d'Annaba ce sont les travailleurs algériens qui payeront le prix fort en voyant leurs rémunérations gelées.

    Cette situation n'est pas propre à Arcelor-Mittal. Dans les prochains mois ou années, d'autres multinationales pourraient être amenées à fermer leurs usines en Algérie parce qu'elles auraient mal géré leurs affaires dans d'autres pays et ce après avoir transféré des centaines de millions, voire des milliards de dollars vers l'étranger. Il serait temps pour le gouvernement d'anticiper et de prévoir un dispositif pour protéger les travailleurs algériens des multinationales par exemple via la création d'un fonds de garantie pour indemniser les personnes qui seront mise en chômage.

  5. #110
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    Lundi 9 Février 2009 -- Le conflit qui oppose Arcelor-Mittal d’Annaba au syndicat d’entreprise perdure et le spectre d’une grève générale se dessine nettement. Hier, la réunion de conciliation tenue au niveau de l’inspection de travail entre les deux parties en conflit a été un échec flagrant. Arcelor-Mittal ne veut pas procéder à des augmentions de salaires aux 7 200 travailleurs en invoquant la crise économique mondiale qui a fait chuter les prix de l’acier et occasionné d’importantes pertes à l’entreprise. De l’autre côté, le syndicat d’entreprise reste intransigeant dans ses revendications portant sur la révision des salaires et l’amélioration des conditions sociales des travailleurs. M. Smaïn Kouadria, secrétaire général du syndicat d’entreprise : «Nous avons assez attendu. C’est la énième fois que nous avons reporté ces négociations sur les salaires et les conditions sociales des travailleurs. Cette fois, nous voulons ces augmentations salariales.» Et de poursuivre : «Arcelor-Mittal Annaba a gagné beaucoup d’argent en Algérie. Il peut supporter les révisions salariales.» Dans tous les cas, la réunion d’hier entre les deux parties a été un fiasco total, mais pour ne pas fermer totalement la porte des négociations, Arcelor-Mittal et le syndicat d’entreprise se sont donné rendez-vous mardi prochain pour une ultime rencontre avant le dépôt du préavis de grève. Existe-t-il une chance mardi prochain pour éviter la grève ? M. Kouadria déclare : «Je suis pessimiste. La réunion de mardi concernera surtout la réponse d’Arcelor-Mittal Annaba après consultation de sa hiérarchie sur nos préoccupations, laquelle hiérarchie est déjà au courant de nos problèmes depuis belle lurette.» Interrogés, plusieurs observateurs du monde syndical pensent que la «situation au niveau du complexe sidérurgique d’El-Hadjar est grave. D’un côté, il y a Arcelor-Mittal qui refuse les révisions salariales en invoquant la crise mondiale, mais qui a aussi refusé de compresser le personnel de l’usine après ladite crise, et en face un syndicat qui avait observé patiemment la trêve sociale durant de nombreuses années et qui veut ces révisions salariales tant attendues devant la cherté de vie». Grève prochainement au niveau du complexe sidérurgique ? Certainement, pensent ces observations.

  6. #111
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    Mercredi 11 Février 2009 -- Prévue pour hier dans la matinée, l’ultime réunion entre les dirigeants d’Arcelor-Mittal et les syndicalistes du complexe sidérurgique d’El-Hadjar n’a pas eu lieu. Un tragique événement en a décidé autrement. Il s’agit de la mort de l’épouse de M. Yousfi, un important cadre dirigeant d’Arcelor-Mittal Annaba. Après enterrement de la défunte où des centaines de sidérurgistes et de syndicalistes étaient présents, la réunion n’a finalement eu lieu que dans l’après-midi d’hier.

    Pour rappel, les syndicalistes, forts d’une plateforme de revendications contenant 12 points, avaient rencontré dimanche dernier les responsables d’Arcelor-Mittal pour discuter leurs sollicitations. Cette réunion de conciliation, arbitrée par l’inspection du travail d’El-Hadjar, territorialement compétente, a été un échec, puisque l’employeur, à savoir Arcelor-Mittal, s’est refusé à toute augmentation salariale, arguant la crise mondiale qui a frappé de plein fouet la trésorerie de l’entreprise. Aussi, ce qui a provoqué l’ire des syndicalistes à obtenir coûte que coûte ces augmentations, c’est surtout la promesse non tenue d’ArcelorMittal.

    À ce propos, les syndicalistes nous ont informés qu’un accord a été signé en août 2007 avec ArcelorMittal portant négociation des salaires avant le 31 décembre 2008. Pour M. Kouadria, secrétaire général du syndicat d’entreprise, «Arcelor-Mittal doit honorer ses engagements. Dire qu’Arcelor-Mittal Annaba a été durement touché par la crise mondiale, c’est faux. Arcelor-Mittal a engrangé d’importants bénéfices en Algérie et il peut supporter honorablement ces augmentations». Et d’ajouter : «Les travailleurs sont prêts à redoubler d’efforts pour accroître la production si les salaires augmentent.» À noter, enfin, qu’au moment où nous mettons sous presse la réunion entre les syndicalistes et des hauts responsables d’Arcelor-Mittal se poursuit et des centaines de travailleurs attendent dehors, dans le froid, la moindre information.

  7. #112
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    Jeudi 12 Février 2009 -- La deuxième réunion de conciliation, qui s’est tenue mardi après-midi entre le syndicat et la direction d’Arcelor-Mittal Annaba, s’est terminée sur un désaccord total entre les deux parties. Un “constat d’échec”, selon les termes des syndicalistes présents, lesquels réclament maintenant un procès-verbal de non-conciliation auprès de l’inspection du Travail afin d’introduire leur préavis de grève. Les représentants des travailleurs parlent aujourd’hui de tergiversations de la part de l’inspection du Travail qui a suggéré que les négociations reprennent, mais sans sa présence. Une attitude qui est perçue comme une tentative de blocage par le conseil syndical de l’entreprise.

    “La réunion a été conclue sur un constat d’échec, la direction n’a apporté aucune réponse aux revendications exposées par le syndicat d’entreprise depuis le mois d’août 2006, et réitérées notamment lors de la précédente réunion de conciliation, dimanche dernier”, a affirmé avec beaucoup d’amertume, hier, Smaïn Kouadria. Pour ce dernier, l’arbitrage de l’inspection du Travail n’a pas contribué à la sortie de la crise, bien au contraire. Il déplore le fait que les deux représentants de l’administration, MM. Lassoued et Chakour, respectivement inspecteur principal du travail et chef de bureau, aient fait preuve de mauvaise volonté dans la conduite des négociations. Selon Kouadria, ces deux responsables auraient rejoint la salle de réunion avec près d’une heure de retard après avoir suggéré que la rencontre se tienne sans eux. De plus, ils auraient refusé de remettre aux représentants des travailleurs le procès-verbal de non-conciliation, qu’ils sont en droit d’exiger en respect de la loi 90-02 du 06.02.1990, régissant les conflits collectifs du travail et l’exercice du droit de grève.

    S’énervant, le secrétaire général du syndicat d’entreprise accuse ouvertement ces deux fonctionnaires de déni du droit de grève en renvoyant les deux parties à la case départ, c’est-à-dire à la négociation interne. “L’attitude inflexible des représentants de la direction générale, qui refusent de faire la moindre concession en faveur des travailleurs, en persistant à demander qu’on ajourne les négociations à une date ultérieure, sous le prétexte maintes fois avancé de crise financière mondiale, n’incite pas à l’optimisme. Tout le monde cherche à gagner du temps, c’est évident”, poursuit Kouadria. Sans exclure, pourtant, la “recherche jusqu’au bout” de la négociation et du dialogue avec la direction, le syndicat UGTA d’Arcelor-Mittal Annaba annonce qu’il devrait décider aujourd’hui des suites à donner à sa démarche visant à l’obtention des augmentations de salaires et à l’amélioration des conditions de travail des employés du complexe d’El-Hadjar et des autres structures de l’entreprise. “En tout état de cause, il n’y aura pas de changement de cap dans notre combat pour la satisfaction de nos revendications légitimes”, dira Smaïn Kouadria pour conclure.

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