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  1. #15
    Guest 123 is offline Registered User
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    Jeudi 2 août 2007 -- Face à la détermination des travailleurs de maintenir à l’arrêt, pour une durée indéterminée, toutes les installations de production et de commercialisation en Algérie, Lakshmi Mittal, le big boss du groupe Arcelor Mittal Steel, a décidé de prendre langue avec les syndicalistes.

    Il a dépêché à Annaba Willy Smith, son directeur des ressources humaines pour la zone Afrique. Dès son arrivée aujourd’hui dans l’après-midi à Annaba via la Tunisie, Willy Smith devrait entamer des négociations avec le partenaire social sur l’épineuse question des départs volontaires. Rappelons que les syndicalistes sont restés intransigeants en matière de départ à la retraite et tout départ imposé sous une forme ou une autre aux travailleurs.

    Ils ont parallèlement dénoncé l’utilisation de sociétés privées dans des activités directement liées à la production sidérurgique et la maintenance des installations. L’annonce prévue dans les prochaines heures de l’annulation de la décision prise unilatéralement de mettre à la porte 1200 travailleurs pourrait mettre un terme au débrayage entamé depuis hier par les 8000 travailleurs d’Arcelor Mittal Steel Algérie.


  2. #16
    Guest 123 is offline Registered User
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    August 3, 2007 -- 8000 workers at sites across the country have downed tools in protest at management plans to sack 1200 workers.

    Workers at Annaba Pont Bouchet, El Hadjar, Hussein Dey, Réghaïa, Blida, Ksar El Boukhari, Oran, El Khroub et Skikda have all joined the strike, shutting the entire company down, from the docks to the foundries nothing is moving. Workers are demanding negotiations between management and the union over the programme of job cuts which is supposed to begin in September.

    Management announced the losses after Arcelor Mittal no. 2 N.K. Choudhary flew in to sign the papers for the 'voluntary departure' of the 1200. Workers immediately denounced this as dishonest and demanded that the union be consulted.

    Several hundred workers and the El-Hedjar site blockaded management and union officials in their offices. Smaïl Kouadria, the interim head of the union, is one of those blocked in. He has called for negotiations and has criticised the company for what he calls 'deceptive' behaviour and for not honouring previous promises made during negotiations.

    Since Mittal took control of the group in 2001 its workforce has been reduced from 14000 to 8000. These new job losses will mean that by 2008 the workforce will have been reduced to merely 4800. Kouadria said "they are sorely mistaken if they think we will let them do this." he then added "they are behaving as if they have already received assurances from the government."


  3. #17
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    Quote Originally Posted by Al-khiyal View Post
    Samedi 4 Août 2007 -- Alors que le travail a repris au niveau de tous les ateliers du complexe Arcelor Mittal d’El-Hadjar, les syndicalistes affirment que la mobilisation est maintenue et qu’ils ne baisseront pas les bras, tant que leurs revendications ne seront pas prises en compte par les dirigeants du groupe. Ces mêmes syndicalistes déclarent qu’ils iront jusqu’au bout de leurs convictions quant à la préservation des postes d’emploi et les acquis sociaux à l’avantage des travailleurs qui souhaitent faire valoir leurs droits à la retraite. Ceci sans perdre de vue un nombre important de propositions allant dans le sens de l’amélioration des objectifs de production et des conditions de travail que le syndicat compte faire aux représentants de la direction d’Arcelor Mittal au fur et à mesure de l’évolution de la situation. Les syndicalistes déclarent avoir finalement compris que le groupe sidérurgique est résolument engagé dans la voie de la restructuration et qu’ils ont pris la décision de jouer un rôle autrement plus revendicatif pour leur part. C’est donc contraints et forcés qu’ils estiment être en devoir de mener une lutte frontale contre tout ce qui ira à l’encontre des intérêts exclusifs des travailleurs qu’ils représentent.

    Le secrétaire général par intérim du syndicat d’Arcelor Mittal d’El-Hadjar, fort du soutien des 8 600 travailleurs du complexe et des autres unités du groupe, assure que le bras de fer est désormais engagé. “Un avant-goût du combat que nous entreprenons pour le respect par notre employeur de l’accord de partenariat qui le lie au gouvernement algérien a été donné mercredi. Nous avons suspendu notre mouvement de grève immédiatement après qu’on nous a annoncé que la discussion autour du plan social était encore possible. La perte de production pour cette seule journée dépasse les 5 000 tonnes d’acier, un manque à gagner pour nos installations que nous déplorons, surtout qu’il intervient à l’heure où nous envisageons d’augmenter sensiblement nos objectifs et où le groupe dont nous sommes partie intégrante affiche une santé financière des plus performantes avec un bénéfice net de 3,742 milliards d’euros pour le seul premier trimestre 2007.

    Ceci pour dire que nous sommes conscients des enjeux”, devait dire M. Kouadria, avant d’ajouter que le syndicat a été irréprochable lorsqu’il s’était agi d’assurer la paix sociale au sein du complexe. “L’arrangement pris par le gouvernement algérien avec le partenaire indien consistait en l’allégement significatif pendant 5 ans de bon nombre de charges inhérentes au fonctionnement des installations et en la garantie de toutes les facilités possibles pour ce qui est des transactions commerciales vers et au départ du complexe. En contrepartie, Mittal Steel s’était engagé à préserver les postes d’emploi, mais des velléités de restructuration ont commencé à être affichées par ce dernier dès sa fusion en 2006 avec le groupe Arcelor. Ce qui n’était que supputations et spéculations s’est concrétisé avec l’annonce de la mise en œuvre d’un plan social à l’endroit de 1 200 travailleurs en âge ou désireux de faire valoir leurs droits à la retraite. Un programme de suppression d’emplois déguisé en fait qui concernerait un peu moins de la moitié des travailleurs en fonction actuellement, et c’est là où nous ne marchons plus”, menacera cet autre membre du bureau du syndicat d’entreprise.

    Pour lui comme pour ses pairs, la maldonne est d’autant plus révoltante que les représentants algériens au niveau du conseil d’administration d’Arcelor Mittal sont manifestement absents sur le terrain et n’ont jusqu’à maintenant pas réagi au plan de restructuration mis en branle depuis Londres. “Nos représentants au sein du CA n’ont apparemment pas conscience que l’État algérien est associé à hauteur de 30% dans ce partenariat et qu’ils ont leur mot à dire dans le respect strict des termes de l’accord conclu entre les deux parties en 2001.

    La lune de miel entre le syndicat et le partenaire indien aura donc duré, et l’on s’attend aujourd’hui à une sérieuse empoignade entre ceux-ci avec l’arrivée prévue, aujourd’hui à Annaba, du directeur des ressources humaines du géant sidérurgique pour la zone Afrique Asie, Willie Smith, qui est l’émissaire personnel du P-DG du groupe Arcelor Mittal, un interlocuteur valable de l’avis du syndicat. Il y a fort à parier qu’il fera des déclarations importantes quant à l’avenir du complexe d’El-Hadjar.


  4. #18
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    Dimanche 5 aout 2007 -- Les négociations, prévues pour hier, entre le syndicat et Willy Smith, chargé par le groupe Arcelor Mittal de Londres pour entamer des pourparlers, ne débuteront certainement qu’aujourd’hui, apprend-on, à cause d’un léger retard rencontré par le représentant de Mittal pour l’obtention de son visa.

    Des négociations qui s’annoncent très serrées, car chacune des deux parties campe sur ses positions. La direction générale du complexe, rappelons-le, avait pris la décision unilatérale d’appliquer un plan social prévoyant la suppression de 1 200 emplois en recourant à des départs en retraite, sans consulter le partenaire social.

    Une démarche qui a mis immédiatement le feu aux poudres, les travailleurs étant décidés à préserver coûte que coûte leurs emplois et à obliger l’employeur à respecter les clauses de l’accord signé en 2001 entre Ispat et l’Etat algérien.

    En attendant, une vive tension règne au niveau du complexe, et les travailleurs n’attendent qu’un signe de leur syndicat pour reprendre leur mouvement de grève. Par ailleurs, selon certains travailleurs un autre son de cloche que celui annoncé par le syndicat leur est parvenu.

    Des informations font état que la direction du complexe aurait pris la décision de libérer les travailleurs âgés de plus de 50 ans et de les remplacer par des jeunes diplômés dans le cadre du préemploi. Une version que nous n’avons pu vérifier, du moins pour le moment, car il était impossible de contacter la direction générale du complexe pour connaître le bien-fondé des récentes informations et les raisons qui l’ont poussée à prendre pareille décision sans consulter au préalable le partenaire social.

    Une première dans les annales du complexe depuis la mise en application du partenariat, cité comme un exemple de réussite jusqu’ici. Ce plan de restructuration concernerait également la gestion des œuvres sociales du complexe que la direction voudrait reprendre, afin d’en faire bénéficier les employés sous forme de prêts à l’habitat, à l’achat de véhicules, etc.

    Une décision qui n’aurait pas été du goût du syndicat qui évoque une ingérence dans ses prérogatives. Sur ce point, nous n’avons pas pu nous rapprocher des responsables syndicaux pour avoir de plus amples informations.


  5. #19
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    Lundi 6 Août 2007 -- La défection de la délégation de responsables de Arcelor Mittal que devait mener à Annaba le DRH du groupe, M. Willie Smith, dans le but de dénouer la crise qui couve au sein du complexe d’El-Hadjar a été confirmée.

    Des sources autorisées affirment que les responsables du géant mondial de la sidérurgie établis à Londres ont dû reporter leur venue en Algérie à mercredi soir à cause d’un problème de visa. Devant ce retard, le syndicat d’entreprise a insisté pour rencontrer les représentants de Arcelor Mittal au niveau local hier après-midi pour débattre en présence d’un inspecteur du travail du bilan d’application du protocole d’accords signé entre les deux parties le 3 juin dernier.

    Cette réunion préliminaire, qui s’est tenue en l’absence de M. Kumar, le P-DG d’Arcelor Mittal Annaba, lequel s’est fait représenter par le directeur des opérations du complexe, s’acheminerait vers une impasse. Ce responsable ne serait pas du tout habilité à prendre des décisions de fond, de l’avis des syndicalistes contactés, ceci malgré le mandat le déléguant en qualité.


  6. #20
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    Mardi 7 Aout 2007 -- Rien ne va plus entre le syndicat et les dirigeants du complexe sidérurgique Arcelor Mittal, après le dernier round de discussions entamé hier et qui n’a pas débouché sur une solution concertée avec le partenaire social, après l’annonce faite par le numéro un mondial de la sidérurgie de mettre à la retraite 1 200 travailleurs avec une prime de 70 millions de centimes pour chaque retraité, en plus de la jouissance de tous les droits de la retraite, et ce, dans le cadre des lois en vigueur, a-t-on appris.

    Ce que le syndicat du complexe d’El-Hadjar estime être un licenciement déguisé. Il y a lieu de signaler que le syndicat menace de recourir à une grève illimitée en procédant à l’arrêt systématique de toutes les unités dans le cas où le gérant mondial de l’acier ne reviendrait pas sur sa décision. Notons, cependant, que demain, des dirigeants du groupe de la direction des ressources humaines arriveront à Annaba en provenance de Hollande pour tenter de désamorcer la crise.


  7. #21
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    Mardi 7 Août 2007 -- Le secrétaire général par intérim du syndicat d’entreprise de Arcelor Mittal Annaba a affiché, hier, sa préoccupation quant à l’avenir des relations des représentants des travailleurs du complexe d’El-Hadjar avec le partenaire indien. M. Kouadria Smaïn, qui s’exprimait à propos de la réunion préliminaire que le syndicat a tenue, tard dans la soirée de dimanche, avec le représentant du P-DG de Arcelor Mittal Annaba, a déclaré que les pourparlers autour du bilan du protocole d’accords signé entre les deux parties le 3 juin ont abouti sur un désaccord total. Selon le syndicaliste, certains points dudit protocole n’ont pas été scrupuleusement respectés par l’employeur, alors que d’autres ont été volontairement déviés du cadre légal dans lequel ils avaient été initialement pensés, du moins par les représentants des travailleurs.

    Tout en estimant qu’il n’est pas surpris par un tel résultat, au vu de la tournure des évènements, notamment depuis la mise en application du dossier retraite et les atermoiements de la direction de Arcelor Mittal quand il s’agit de discuter en profondeur du plan social déguisé que celle-ci tente d’introduire, M. Kouadria réitère l’intention du syndicat d’aller de l’avant jusqu’à l’obtention des droits des travailleurs qui lui ont accordé leur confiance. “Nous agissons dans le respect le plus absolu des textes en vigueur et dans la perspective d’un arrangement sans concession aucune sur les droits légitimes des travailleurs du complexe”, affirme-t-il, et de préciser que “les articles 4 et 5 de la loi 90/02 du 6 février 1990 prévoient que l’on épuise toutes les voies de recours qui sont la conciliation et l’arbitrage de l’administration avant de lancer le préavis de grève et c’est ce que nous nous efforçons de faire scrupuleusement et sans précipitation”.

    Le syndicat d’entreprise a, en effet, adressé un courrier à l’inspection du travail d’El-Hadjar pour qu’elle dresse un PV de non-conciliation après la réunion de travail de dimanche après-midi. “Notre attitude vis-à-vis de la D.G de Arcelor Mittal reste courtoise et responsable tant que celle-ci continue à nous assurer son ouverture au dialogue. Nous attendons de voir avec l’émissaire du P-DG du groupe qui est en mesure d’apporter les améliorations que le 8 600 travailleurs du complexe attendent, car ils ont entendu dire qu’il a dénoué des situations plus compliquées sur les autres sites Arcelor Mittal de par le monde. Bien que nous ne le souhaitions sincèrement pas, nous n’hésiterions pas à entrer en grève de nouveau si la situation l’exigeait”, affirma-t-il pour conclure.


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