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  1. #309
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    Samedi 13 Novembre 2010 -- Le 18 octobre 2001-18 octobre 2010. Il y a 9 ans, le groupe Mittal Steel (actuellement Arcelor-Mittal) avait signé un pacte de partenariat avec le gouvernement algérien assorti de plusieurs avantages, notamment les charges patronales, celles fiscales et parafiscales et les subventions sur les énergies (gaz et électricité). À ce moment-là, l’Algérie était boudée par les investisseurs étrangers. D’une durée de 99 ans, le contrat prévoyait une cession de 70% des actifs au profit de Mittal Steel et 30% pour le groupe Sider. En contrepartie, ce partenaire étranger investira au complexe sidérurgique d’El Hadjar une enveloppe de 100 millions de dollars destinée à la réhabilitation de l’outil de production. Autre avantage, l’Etat algérien avait accordé un prêt de 140 millions de dollars au nouvel investisseur dans le but de sauver un fleuron industriel qui faisait jadis la fierté du pays. Il était prévu également dans cet accord de partenariat que les effectifs existants soient maintenus. Selon Vincent Legouic, le directeur général d’Arcelor-Mittal Annaba, toutes les promesses du groupe ont été tenues.

    Mieux encore, il a annoncé que pas moins de 500 millions de dollars ont été investis à l’usine depuis la signature du pacte de partenariat. «Aux 110 millions de dollars que nous avons investis directement, il faut ajouter 40 autres millions par an nécessaires pour la maintenance des équipements. Nous avons également remboursé par anticipation un prêt de 140 millions de dollars que nous avons contracté auprès de l’Etat algérien», a révélé le patron du complexe sidérurgique d’El Hadjar avant de souligner que «sur les 9 ans écoulés, nous avons eu deux années de production jugées négatives. Les années 2008 et 2009 ont été marquées par la baisse des prix des produits sidérurgiques et la crise qui a frappé de plein fouet notre secteur. Deux facteurs qui ont pesé lourd sur la finance de notre usine. Ce qui a poussé notre groupe à nous assister financièrement durant cette période». Détaillant les investissements engagés par Arcelor-Mittal Annaba, Vincent Legouic a fait savoir que «l’usine a été dotée de trois nouveaux convertisseurs d’aciérie neufs dont un est actuellement en montage. Il y a aussi une étude engagée pour l’installation d’une ligne continue de coulée à billettes. Nous avons prévu également le remplacement du train à fil et bien sûr la rénovation du haut fourneau (HF) dont l’opération s’étale jusqu’en 2013 et les opérations d’investissement se poursuivent toujours».

    En effet, le mois dernier a été également l’occasion pour la concrétisation de deux autres projets entrant dans le cadre du plan d’investissement 2010-2014. Le premier a concerné l’aciérie électrique où tous les automates existants du type S5 ont été remplacés par une génération nouvelle en l’occurrence les S7. Cet investissement permettra, selon toujours le premier responsable d’Arcelor-Mittal Annaba, la réduction du coût d’exploitation d’une manière sensible. Quant au second projet, il consiste en le remplacement des équipements de mesure de températures de la fonte et de l’acier. Là aussi, il est attendu une réduction dans la consommation de fonte estimée à 0.5 $/tonne. Ces acquis nécessaires pour le renforcement des ventes du représentant du géant mondial de l’acier en Algérie interviennent au moment où la production a repris après deux mois de baisse successifs.

    Au mois d’octobre, le complexe sidérurgique a produit 60 276 tonnes avec un cumul de 580.000 tonnes pour les dix mois écoulés de l’année en cours. Une consommation jugée exclusive des matières premières locales qui a permis l’amélioration des coûts de production à hauteur de 30 $/tonne. Cependant, les multiples conflits socioprofessionnels, sanctionnés parfois de grèves de plusieurs jours qui ont émaillé l’année 2010, ont affecté la production du complexe sidérurgique d’El Hadjar qui, aux dernières prévisions de production, a tablé sur 1million de tonnes d’acier liquide. Or, à la fin du mois de décembre, il est attendu un cumul de production de 720.000 tonnes, soit un déficit de 28%. Les pannes des équipements telles les perturbations en amont et en aval du haut fourneau n°2 en sont d’autres aléas qui ont un impact négatif sur les résultats escomptés.

  2. #310
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    Samir Rahim :


    Mardi 7 Décembre 2010 -- Prévue pour atteindre 1,1 million de tonnes, la production d'acier au complexe sidérurgique Arcelor-Mittal El Hadjar ne dépassera pas les 700.000 tonnes en 2010. C’est ce qu’a révélé à TSA Vincent le Gouïc, directeur général de la société algéro-indienne Arcelor-Mittal Annaba. Elle s'élevait à 610.000 et 630.000 tonnes en 2008 et en 2009, soit le même volume moyen réalisé sous la gestion de l'entreprise Sider avec la même capacité de production. L’année 1987, a été la seule fois où les installations du complexe exploitées par 22.000 travailleurs ont tourné à pleine régime pour atteindre 1,5 million de tonnes/an. C'est ce dernier volume que s'est engagé à atteindre en 2015 Arcelor-Mittal Annaba. "La crise a pesé. Le surstockage de certains pays de la Méditerranée comme l’Espagne et l’Italie dont le marché respectif est saturé, a entrainé une offre plus importante que la demande. Les plus performants ont pu vendre au niveau limite de leurs coûts de revient", a argumenté Vincent le Gouïc.

    Il a par ailleurs indiqué que les engagements d’investissement pour un montant de 140 millions de dollars ont été majoritairement respectés. Ce montant représente un prêt à taux bonifié consenti en 2001 par l'Etat algérien à Arcelor-Mittal sur la base des dispositions du contrat de partenariat signé en octobre 2001. Le même contrat prévoit également l'exonération de toutes les charges patronales durant cinq années et des taxes douanières durant 10 ans, la réduction de 70% du prix de l’énergie et de l’eau et la garantie du monopole sur le marché algérien des produits sidérurgiques. Vincent le Gouic a confirmé le remboursement anticipé de la totalité des 140 millions dollars. Concernant la question épineuse du niveau de l'emploi dans l'entreprise, "la baisse des effectifs de la société est due aux départs volontaires ou à la retraite. En 9 années nous avons recruté 2300 recrutements", a défendu Vincent le Gouïc.

  3. #311
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    Samir Rahim :


    Dimanche 23 Janvier 2011 -- Le complexe sidérurgique d'El Hadjar est de nouveau à l'arrêt. Les employés du site ont décidé de cesser le travail à partir de 15 heures ce dimanche 23 janvier. Selon Smaïl Kouadria le secrétaire général du syndicat de l'entreprise, ce mouvement n'obéit à aucun mot d'ordre. "Il est spontané et bien que nous syndicalistes n'ayons rien à voir avec ce mouvement, nous l'approuvons et le soutenons car il reflète le souci des travailleurs de sauvegarder leur outil de travail" a-t-il déclaré à TSA. Les salariés dénoncent le manque d'effectif, le manque d'investissements destinés à la réhabilitation des équipements de production dont la cokerie, et l'insuffisance de matières premières.

    Dans un bulletin spécial, Vincent le Gouïc, directeur général de la société mixte Arcelor-Mittal Annaba a précisé que des salariés d'entreprises de mise à disposition ont pris la décision mercredi dernier de bloquer les aciéries pour exiger le recrutement de 500 d'entre eux. Partiel il y a 4 jours, ce blocage s'est généralisé aujourd'hui à toutes les installations de production malgré l'appel lancé par la direction générale pour éviter de mettre en peril la perennité de la société. Les travailleurs ne se sont pas limités à l'arrêt des installations. Ils ont également assiégé les locaux de la direction générale où Vincent le Gouïc présidait une réunion du Conseil d'Administration ayant pour ordre du jour le dossier de la réhabilitation de la cokerie.

  4. #312
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    Mardi 25 Janvier 2011 -- Les personnels de sous-traitance d'Arcelor-Mittal ont mis fin mardi à une semaine de grève en vue de leur embauche définitive par Arcelor-Mittal Annaba, après satisfaction de leurs revendications, a-t-on appris mardi auprès des syndicalistes. Ils se sont déclarés «satisfaits», a indiqué le secrétaire général du syndicat d'entreprise d'Arcelor-Mittal, Smail Kouadria. Les 540 personnels, qui observaient un piquet de grève aux aciéries I et II du complexe sidérurgique d'El Hadjar, ont obtenu de la direction qu'elle intègre immédiatement 200 d'entre eux, au lieu d'une centaine qu'elle s'était initialement engagée (dimanche) à embaucher.

    La direction et le partenaire social d'Arcelor-Mittal Annaba ont négocié jusqu'à très tard lundi soir, selon M. Kouadria. Les syndicalistes s'étaient solidarisés avec ce personnel sous‑traitant et menaçaient aussi la direction d'une grève du personnel d'Arcelor-Mittal. Le directeur général du groupe sidérurgique d'Annaba, Vincent Le Gouic, a également accepté d'intégrer 290 autres intérimaires début juin, selon le syndicaliste. Les 150 salariés restants le seront en janvier 2012, a-t-il ajouté.

    Par ailleurs, M. Le Gouic a également accepté de débloquer 205 millions d'euros pour réhabiliter la cokerie, fermée depuis octobre 2009, et rénover les installations vétustes dépendant la partie dite chaude du complexe et qui nécessitent une réparation partielle. Le complexe d'El Hadjar a déjà été affecté en 2010 par trois grèves générales, en janvier, d'une durée de neuf jours, puis en juin avant que la justice n'ordonne la reprise du travail et enfin en octobre. Le DG d'Arcelor-Mittal Annaba, Vincent Le Gouic, s'était alors engagé à régler le problème lié à la situation des personnels de sous-traitance.

  5. #313
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    Samir Rahim :


    Mercredi 26 Janvier 2011 -- Bien que le Conseil d’Administration de la société Arcelor-Mittal Annaba ait pris hier mardi 25 janvier, la décision de réintégrer à partir de ce mois de février et progressivement 690 salariés des sociétés sous traitantes du groupe et de lancer un plan d’investissements de plus de 500 millions d’euros pour la réhabilitation des installations de production, le complexe sidérurgique El Hadjar est toujours paralysé ce mercredi 26 janvier au matin. La direction générale du groupe a également proposé l’augmentation de son capital social initial. Il était de 16,5 milliards de DA à la signature du contrat de partenariat signé en octobre 2001 par le gouvernement algérien et la société. 30% de ce capital est algérien, propriété du groupe Sider. Depuis hier mardi à 16 h, les deux associés algérien et le franco-indien leader mondial de l’acier ont décidé d’augmenter ce capital de 150 millions d’euros dont 45 millions au titre de la participation algérienne. Sous réserve de l’approbation de cette proposition par une assemblée générale extraordinaire du Conseil d'Administration appelée à intervenir rapidement, cette augmentation du capital devrait conforter la position de la direction générale. En effet avec la réhabilitation et la rénovation du haut fourneau, des agglomérations, de la réduction directe, des aciéries et autres unités de production, sa production annuelle d’acier liquide est prévue pour atteindre les 2,4 millions de tonnes. Depuis sa création et jusqu’à 2010, cette production qui était théoriquement de 2 millions de tonnes/an, n’a pas dépassé une moyenne de 700.000 tonnes/an. Toutes ces bonnes dispositions de la direction générale n’ont, apparemment, pas eu d’effet sur les travailleurs des sociétés sous traitantes. Jusqu’à ce matin 9 h 45, ils maintenaient à l’arrêt le HF N° 2 et l’agglomération avec des obstacles dressés sur la voie ferrée reliant cette installation à d'autres unités de l'entreprise. Ces travailleurs revendiquent leur intégration immédiate et sans condition dans les effectifs Arcelor-Mittal Annaba.

  6. #314
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    Hamid Guemache :


    Vendredi 28 Janvier 2011 -- Le géant mondial de l’acier Arcelor-Mittal va investir 480 millions d’euros de 2011 à 2015 pour rénover et développer le complexe sidérurgique d’El Hadjar afin de porter sa production à 2,4 millions de tonnes par an à l’horizon 2015, selon un accord conclu avec le syndicat de l’entreprise. Le plan d’investissement sera exécuté en deux phases. La première sera consacrée à la rénovation des équipements stratégiques du complexe sidérurgique de façon «à amener la production de l’usine à 1,4 million de tonnes» contre moins d’un million de tonnes actuellement, selon un communiqué du syndicat adressé jeudi soir à TSA. Cet investissement comprend la remise en l’état du haut fourneau 2 pour produire 4000 tonnes de fonte pour un coût de 90 millions d’euros. Arcelor-Mittal a décidé également d’effectuer une remise à niveau de l’agglomération n° 2 pour 12 millions d’euros et enfin une remise complète de la cokerie pour 90 millions d’euros. L’investissement prévu durant la première phase est de 192 millions d’euros. La seconde étape verra l’investissement de 300 millions d’euros pour implanter une installation de réduction directe (DRI) afin de porter la production du complexe à 2,4 millions de tonnes. En outre, le syndicat et la direction d’Arcelor-Mittal ont convenu d’un plan de recrutement s’étalant de 2011 à 2012 pour embaucher 690 salariés, selon le communiqué.

  7. #315
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    Hamid Guemache, Vendredi 28 Janvier 2011 :


    Vous avez annoncé la conclusion d’un accord avec la direction d’Arcelor-Mittal portant sur un plan d’investissement pour moderniser le complexe d’El Hadjar et augmenter sa production d’acier. Pouvez-vous détailler les principaux points de ce plan ?

    Ce plan prévoit la création de 2.000 emplois directs et des investissements de 480 millions d’euros qui seront menés en deux phase, de 2011 à 2015, avec l’objectif d’atteindre une production annuelle de 2,4 millions de tonnes par an contre un million actuellement. La première phase de ce plan comprend des investissements de 192 millions d’euros pour rénover le haut fourneau 2, réhabiliter la cokerie pour produire du coke localement avec un prix très compétitif par rapport au produit importé. Cette phase comprend également la réhabilitation de toute l’agglomération. Cette phase s’étalera sur deux ans. La seconde phase porte sur la réalisation d’une nouvelle unité de production d’acier de dernière génération pour un investissement de 300 millions d’euros. Cette unité qui sera dotée d’une technologie avancée va permettre une augmentation de la production à 2,4 millions de tonnes d’acier en 2015. Le complexe aura ainsi deux unités de production d’acier, l’une classique et l’autre moderne. Le plan comprend aussi la modernisation de la ligne ferroviaire Tebessa‑Ouenza‑Annaba pour augmenter les capacités de transport du minerai de fer de Ouenza jusqu’au complexe.

    À votre avis, qu’est‑ce qui a pesé dans la décision d’Arcelor-Mittal Annaba d’investir ? La pression des travailleurs ou les besoins énormes du marché national ?

    Ce plan d’investissement a été adopté par le conseil d’administration d’Arcelor-Mittal Annaba. Pour le syndicat, il constitue l’aboutissement de deux ans de luttes syndicales, grèves et revendications. Nous avons négocié et imposé un plan d’investissement à une multinationale. Mais Arcelor-Mittal ne fait pas du social. C’est un géant mondial qui a tout calculé. Son investissement aura un retour sur rentabilité très rapide. Parce que le marché national est demandeur d’acier. La demande nationale, actuellement de 3 millions de tonnes par an, sera dopée par le plan quinquennal d’investissements publics et pourrait atteindre 7 millions de tonnes en 2015, selon les experts d’Arcelor-Mittal. Donc, rien n’a été fait au hasard. Le marché national est porteur. Les projets dans le bâtiment, les travaux publics, l’hydraulique sont nombreux. En plus, l’acier va augmenter cette année de 30 % d’où la nécessité d’investir en dans la production en Algérie où les coûts de productions sont faibles.

    D’autres investisseurs, notamment de Turquie, ont annoncé des investissements dans la sidérurgie en Algérie…

    Effectivement, il y a un groupe turc qui va investir dans une usine sidérurgique à Oran. D’autres projets sont en cours d’étude au niveau du gouvernement. Tous veulent profiter de la situation actuelle du complexe sidérurgique pour se placer sur le marché. Dans ce contexte, le plan d’investissement d’Arcelor-Mittal est sorti au bon moment. Il permettra au complexe d’El Hadjar de maintenir sa place de leader sur le marché des produits sidérurgiques et surtout de le sauver, surtout qu’on dispose d’une mine de fer à Ouenza. Un avantage que les autres investisseurs n’ont pas.

    Arcelor-Mittal a-t-il conditionné le lancement de son plan d’investissement par la reconduction de la convention de partenariat signé avec l’État algérien en 2001 et qui expire en 2011 ?

    Non. Dans les discussions, ce point n’a pas été évoqué. On ne peut se substituer aux pouvoirs publics. C’est à eux de décider de la reconduction ou non de cette convention qui a accordé des avantages fiscaux et parafiscaux au repreneur d’El Hadjar.

    Le syndicat soutient-il la reconduction de la convention de partenariat ?

    On ne peut pas se prononcer sur ce dossier pour le moment. En tant que partenaire social, nous sommes satisfait de ce plan qui créera des emplois, modernisera le complexe et sauvera la sidérurgique algérienne. Ce plan va sauver le complexe d’El Hadjar parce qu’il prévoit l’introduction d’une technologie moderne dans la production de l’acier. Du coté, des pouvoirs publics, on ne connaît pas encore leur position. Nous savons que le groupe public Sider qui détient 30 % d’Arcelor-Mittal Annaba a approuvé le plan d’investissement. La direction de l’entreprise va présenter aux banques publiques un montage financier pour financer le plan d’investissement. Tout dépendra de la réponse des banques. Sans ce plan, le complexe va mourir à petit feu.

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