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  1. #15
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    Terramin CEO Kevin Moriarty examines a sample in Algeria

    September 15, 2007 -- Since 2001, trade with Africa has grown by 10.5 per cent, compared with 9 per cent for Asia and 6 per cent for Europe, Australia's High Commissioner in South Africa, Philip Green, told delegates at the 2007 Paydirt Africa DownUnder Conference in Perth.

    "Trade typically follows investment," Mr Green said, "and Australian investors tend to contract their services to Australian providers, purchase Australian made and sourced equipment, and hire Australian labour in key positions."

    A Department of Foreign Affairs and Trade survey found Australia's involvement in Africa's mining and resources sector is now worth $A17.9 billion. Also, Australia's exports to Africa have grown by 54 per cent since 2001.

    "It's hard to track how much of that is attributable specifically to mining but I'm confident that a substantial share . . . is a result of increasing investment by Australians in the African mining sector," Mr Green said.

    "My view is that the growth in Australian mining interests in Africa is now the most important dynamic in Australia's relations with the continent."

    When Mr Green began his career as an Australian diplomat in Africa about 20 years ago, Australian-African business relations were sparse to say the least. "You would have struggled to find half a dozen African countries where Australian firms had a substantial presence," Mr Green said.

    "Since then, mining investment has transformed the commercial relationship.

    "Now you would struggle to find half a dozen African countries where there is no substantial Australian commercial presence."

    Among Australian investors is Adelaide's Terramin, an zinc and lead explorer at the Tala Hamza deposit, Algeria.

    Yesterday, Terramin reported expanded drilling estimates at Tala Hamza under JORC guidelines.

    Namibia has attracted Rio Tinto, Bannerman Resources and Paladin Resources. There are now about 124 Australian mining miners in Africa.

  2. #16
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    Après « le fiasco industriel » de Gassi Touil dans le partenariat gazier :

    Lundi 1er octobre 2007 -- C’est le 5e gisement de plomb et de zinc du monde. Son exploitation nécessite de gros investissements de prévention des contaminations. Terramin n’en a pas les moyens. Cette petite société australienne en détient pourtant la licence minière en tant qu’actionnaire majoritaire de WMZ.

    C’est le plus grand projet d’exploitation minier depuis El Ouenza, et il est entre les mains d’un nain qui débute dans le métier », la formule d’un expert près du dossier de la mine de plomb et de zinc de Tala Hamza-Oued Amizour était prémonitoire. Il vise Terramin, la société australienne qui détient 65% de la joint venture (WMZ) titulaire depuis 2006 de la licence d’exploitation du 5e gisement mondial de plomb et de zinc. « On se doutait bien de l’incapacité de conduire un tel investissement dans les règles, ce que je viens d’apprendre va au-delà de mes craintes » estime l’expert algérien, Arezki Ouardane. La nouvelle ? Un entrefilet, le 14 septembre dernier dans la très sérieuse « Australian Financial Review » : Terramin n’a pas réussi à lever 21 millions de dollars sur le marché financier en vue de faire face aux dépenses de développement de sa licence WMZ.

    Terramin a démenti sur son site, mais le doute s’est insinué. Et certains couacs s’expliquent mieux maintenant : un voyage de son directeur avec une équipe technique à Béjaïa, prévu fin juillet a été reporté ; les produits « bon marché » utilisés pour les carottages d’études en 2006 ne sont plus acceptés ailleurs dans le monde. Ils sont toxiques. « En réalité Terramin buterait sur la partie essentielle de son investissement, trouver un assureur pour le risque environnement que représente l’exploitation d’une telle mine dans un milieu à densité de population importante. Cette assurance dans le profil de la mine de Oued Amizour peut dépasser le montant de l’investissement global. Il est difficile dans ces conditions de trouver un assureur pour accompagner une petite entreprise comme Terramin », explique Arezki Ouardane.

    Terramin ? Inconnue au bataillon des sociétés minières

    Pourquoi donc autant de difficultés à mettre en œuvre cette licence minière de Oued Amizour ? Le directeur de WMZ, M. Touahri, en déplacement prolongé au Maroc n’a pas pu répondre à temps à cette question. « Parce que Terramin est une petite société inconnue en Australie et parce que le projet de la mine de Oued Amizour nécessite de gigantesques investissements de sécurité environnementales, sans lesquels les contaminations sont certaines » assure M. Brahimi, un ingénieur algérien expatrié, spécialiste des études d’impacts sur environnements, et qui a déjà travaillé pour EDF en France et pour l’EPA, l’agence de protection de l’environnement en Australie.

    Terramin a peu de chances donc de convaincre un assureur d’assumer le risque Plomb - Zinc de la licence WMZ. Son inexpérience, sa taille opérationnelle n’offrent pas assez de garanties. Les informations obtenues a partir de son web site indique que Terramin a été créée en 1995, et compte actuellement un effectif limité. Elle existe grâce à des opérations boursières, n’a jamais fait d’exploitation minière, et n’apparaît nulle part sur la très officielle liste des compagnies minières australiennes. Des trois licences minières qu’elle détient, celle de Tala Hamza-Oued Amizour est de, très loin, la plus importante. Ces deux petits projets en Australie ne sont pas encore rentrés en exploitation. Pire encore, le projet que pilote Terramin à Angus, en Australie, rencontre l’opposition de la population et des autorités locales qui ont, à travers un conseil des maires de la région, émis une fin de non recevoir au projet de mine. Motif, Terramin n’a pas apporté les garanties industrielles suffisantes face aux risques qui pèsent sur l’environnement et la population (The Times du 19 janvier 2006).

    « Ces risques sont considérables dans le cas de la licence WMZ » explique Arezki Ouerdane, elle englobe une grande superficie dans une région, la basse vallée de la Soummam, très habitée et ou existe une forte tradition agricole ».125 km2 répartis sur les communes de Tala Hamza, Oued Amizour Oued Ghir, Boukhlifa, Tichy à une dizaine de kilomètre de Béjaïa. M Brahimi est plus précis au sujet du risque : « un gisement de zinc commence toujours par l’installation d’un réservoir de « tailings », c’est-à-dire de déchets miniers. Si ce réservoir n’est pas bien construit, il va provoquer au bout d’un certain temps la pollution des eaux souterraines et de surface dues à l’écoulement des polluants de l’amont vers l’aval.

    La Vallée risque d’être détruite au bout de 5 à 10 ans après le commencement du projet », un autre spécialiste ajoute ; « il faudra exiger dans l’étude de préfaisabilité des dépenses supplémentaires pour assurer la sécurité de toutes ces opérations ». En réalité, les risques de contamination physique de l’eau et de l’air après l’entrée en fonction de la mine font que l’extraction du plomb et le zinc ne sont jamais autorisés en de telles milieux dans les pays avancés. Les investissements de protection de l’environnement et des populations rendent l’exploitation de telles mines peu rentables. Mais est-ce le cas à Oued Amizour ?

    52 millions de tonnes de déchets contaminés à stocker

    La particularité de la mine d’Oued Amizour - Tala Hamza est qu’elle offre un tel gisement que de fortes dépenses de protection n’entame pas sa profitabilité. Ces dépenses, l’actionnaire majoritaire de WMZ, Terramin, n’a pas les moyens de les engager. Les enjeux financiers de la mine de zinc de Tala Hamza sont colossaux. Ils auraient justifier largement que la part de ORGM et ENOF, les actionnaires algériens de WMZ ne soit pas seulement de 35%. Le gisement est de l’ordre de 55 millions de tonnes de minerai, ce qui le place, en termes de potentiel, au cinquième rang mondial. La roche brute contient de 4 a 8% de zinc et de plomb. Si on prend une moyenne de 6 %, cela fait donc quelque chose comme 3.3 millions de tonnes de zinc et plomb. Le prix du zinc et du plomb en moyenne est actuellement de l’ordre de 3000 dollars la tonne. La mine peut donc générer, à prix constant, jusqu’à 10 milliards de dollars de revenus à WMZ. Si toutefois la joint-venture arrive à s’acquitter du milliard de dollars minimal d’investissement des 24 premiers mois pour faire démarrer le projet dans les normes industrielles optimales de sécurité.

    Le gisement est géant. C’est là que se situe également le risque environnemental, car sur 55 millions de tonnes, 52 millions constitueront des rejets miniers contaminés a haute teneur en acide. Une contrainte que Terramin ne veut pas vraiment regarder, car en réalité elle est au dessus de sa taille critique d’opérateur. La société australienne reste rivée sur l’attractivité du gisement de Tala Hamza- Oued Amizour, dopée par la disponibilité de l’énergie électrique, d’un port, d’un aéroport international, de routes, d’une main d’oeuvre qualifiée bon marché ; et d’une dynamique d’amélioration de l’infrastructure dans la région. Qu’on pense le peuple et les élus locaux ? « Chez Terramin on a été surpris du peu d’opposition rencontré par le projet dans l’opinion algérienne, et dans la région » rapporte à Béjaïa une source près du dossier. Sur place les citoyens seraient même plutôt favorables à l’implantation de cette activité si le projet présente toutes les garanties pour l’environnement et la population.

    En réalité, les riverains ne se doutent pas encore des risques induits sur la santé publique, si toutes les précautions industrielles ne sont pas prises. Les associations de protection de l’environnement de la région n’ont commencé à s’informer sur l’affaire « mine de plomb et de zinc » que tout dernièrement. Un éminent géologue basé à Béjaïa, retenu par une obligation de réserve à cause de sa proximité scientifique avec la mine de oued Amizour, recommande à la partie algérienne d’être exigeante sur deux points précis : les critères d’exécution et les garanties sur l’environnement. « Un gisement est une bénédiction », dit-il. « Il ne faudrait pas qu’il se transforme en malédiction ». Une question a fusé parmi les personnes rencontrées au sujet de ce projet :« si le projet d’Amizour est tellement attractif et faisable, pourquoi les géants des mines australiens, canadiens ou américains ne sont pas intéressés a ce gisement ? »


  3. #17
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    Lundi 1er octobre 2007 -- La première des inquiétudes suscitées par le projet WMZ de Oued Amizour-Tala Hamza concerne les risques de contamination par les retombées physiques, en ce sens que la production de zinc et de plomb consiste premièrement à écraser et à broyer la roche extraite à des particules de taille standard ensuite à séparer le minerai.

    Ce procédé, dit de flottation, laisse derrière lui des piles de déchets de roches et aussi des millions de tonnes de boues appelées résidus (tailings) qui sont autant de sources de contamination. Des fuites de plomb, de zinc, d’arsenic et de cadmium se produisent depuis les résidus vers les eaux de surface et les eaux souterraines causant la contamination des puits d’eau, des ruisseaux et des rivières environnantes. De plus, les vents, à chaque fois qu’ils se lèvent, emportent les particules fines de métaux contenues dans la poussière et les bassins de stockage de résidus ou dans l’air pour contaminer les régions voisines de l’activité minière. Nous n’en sommes pas encore là mais, concrètement, sur le site de Tala Hamza, il va y avoir, sitôt la phase d’études terminée, une mine souterraine de près de 500 mètres de profondeur avec une ouverture. La roche brute va être extraite puis transportée à la surface. Cette matière première va être traitée dans une usine qui sera réalisée sur place. Il faudra extraire le zinc et le plomb puis les séparer par des procédés chimiques complexes en utilisant des produits chimiques très dangereux comme l’acide.

    A côté de cette usine sera réalisé un site de stockage de déchets qui sera une sorte de grand lac à ciel ouvert de près d’un kilomètre carré plein de boues contaminées. Autre danger, les concentrés de zinc et de plomb seront transportés de l’usine vers le port de Béjaïa en utilisant un mode de transport qui sera déterminé ultérieurement. D’ores et déjà, on sait que ce sera, soit le pipeline, soit le camion. Quel que soit le mode de transport choisi, l’opération comporte des risques de pollution et de contamination très élevés pour les populations et la région . Il existe en outre un risque à long terme mal cerné pour les propriétés en surface. Il provient des dizaines de kilomètres de galeries souterraines qui seront creusées. L’Algérie ne dispose pas encore d’une législation et des normes techniques contraignantes faut d’expérience dans ce domaine. Le risque environnemental n’en est que plus grand.


  4. #18
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    Lundi 8 octobre 2007 -- L’enquête publiée dans notre précédente édition sur le gisement de plomb et de zinc de Oued Amizour a fait réagir Terramin, le partenaire australien et actionnaire majoritaire de la compagnie WMZ (Western Mediterranean Zinc) en charge du projet.

    Pour rappel, ce gisement découvert par l’ORGM il y a quelques années, est considéré, en termes de potentialités, comme étant le 5e plus grand gisement du monde. Terramin, la société australienne qui a obtenu la licence d’exploration, et non pas d’exploitation comme nous l’avions écrit par erreur, a monté une joint venture avec les algériens ORGM, 32,5 % des parts, et ENOF qui détient 2,5 % des actions. Les australiens cumulent donc 65 % de parts de ce marché au sein de WMZ. Jusque là tout va bien mais, coup sur coup, deux nouvelles, une bonne et une mauvaise, sont tombées cet été pour braquer les projecteurs sur le gisement de Tala Hamza.

    La bonne nouvelle est que les potentialités du gisement estimées dans un premier temps à plus de 30 millions de tonnes sont presque doublées selon les résultats des analyses des nouveaux forages qui estiment le potentiel à près de 55 millions de tonnes. L’autre nouvelle, beaucoup moins rassurante, faisait état par une publication australienne dénommée Australian Financial Review des difficultés de Terramin à lever 21 millions de dollars. Les doutes se sont alors insinués sur les capacités de cette société de capitalisation boursière qui n’a encore jamais fait d’exploration à mener à terme son projet.

    Si ces incapacités à lever des fonds pour faire face aux développements de sa licence, notamment aux risques liés à la protection de l’environnement et de la population qui doivent être pris en compte dans l’étude de préfaisabilité, sont avérés, cela veut dire que des risques considérables pèsent aussi bien sur le projet minier que sur l’environnement. Le procédé de flottation, la technique envisagée par Terramin pour l’exploitation du gisement, de l’avis même des experts que nous avons consultés, comporte des risques élevés de contamination et de pollution. Le transport et l’exportation de la matière première, le plomb et le zinc en l’occurrence, comportent également une part de risques non négligeables mais là n’est pas vraiment la question, les risques étant inhérents à toute activité minière. Le cœur du problème réside dans la maîtrise de ces risques avec des investissements conséquents.

    L’entretien du PDG de Terramin est édifiant à plus d’un titre. S’il nous renseigne sur les bonnes intentions de la compagnie et sa volonté affichée à faire les choses dans les normes, il nous conforte également dans l’idée que nous avions avancée qu’elle manque singulièrement d’expérience en matière d’exploration. A la publication de cet entretien, Terramin aura engrangé une douzaine de jours d’expérience sur le terrain, somme à laquelle il faudra ajouter " la centaine d’années d’expérience de ses dirigeants ". Il confirme également que Terramin, comme nous l’avions annoncé, peine à trouver un assureur pour le projet de Tala Hamza. Mais comme le rappelait à juste titre un expert algérien que nous avions cité dans notre précédente enquête, il faudra aux algériens se garder des procès d’intention et se contenter d’être extrêmement exigeants sur les critères d’exécution et les garanties sur l’environnement.

    En marge de l’entretien qu’il nous accordé, Kevin Moriarty, le PDG de Terramin, reconnaît sans se faire prier un déficit en communication de la part de sa société et mesure au passage toutes les conséquences de cette négligence, qu’il endosse volontiers, sur les inquiétudes et les appréhensions que pourrait susciter le projet. Il s’engage également à y remédier en opérant une plus large ouverture sur les partenaires algériens, populations et institutions. Les zones d’ombre qui entourent ce projet et ses initiateurs ne seront un jour levées que si ces généreuses intentions sont concrétisées.


  5. #19
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    Lundi 8 octobre 2007 -- Kevin Moriarty, PDG de Terramin, le partenaire australien et actionnaire majoritaire de la compagnie WMZ (Western Mediterranean Zinc) en charge du projet de la mine de plomb et de zinc de Oued Amizour, tente à travers cet entretien de dissiper les inquiétudes qui entourent la démarche de sa compagnie en Algérie.

    De quelle expérience peut se prévaloir votre compagnie dans la production de zinc et de plomb ?

    Tout d’abord, je voudrais dire que nous avons été surpris par l’article que vous avez publié et qui contient beaucoup d’informations erronées. Concernant le projet de Tala Hamza, Terramin a été choisie parmi 6 autres compagnies suite à un appel d’offres et elle a été choisie sur la base de plusieurs critères, notamment sa compétence et son expérience dans le domaine. Il faut dire que la compagnie possède des dizaines d’années d’expérience dans le domaine de la mine. Plus exactement, ses dirigeants, qui viennent de grandes compagnies comme Rio Tinto et Newmont, cumulent plus d’une centaine d’années d’expérience. Par ailleurs, nous avons développé un projet de mine à Angas, en Australie, qui répond à toutes les normes en matière de protection de l’environnement et de la population.

    Quels sont les moyens financiers dont vous disposez pour mener à bien le projet de mine de Tala Hamza ?

    Nous avons la confiance de plusieurs grandes institutions bancaires qui nous ont donné des garanties. Nous avons mobilisé plus de 100 millions de dollars pour nos projets durant les 12 derniers mois. Les 21 millions de dollars dont vous avez parlé, nous les avons levé en juillet dernier. Il s’agit d’un malentendu et d’une mauvaise interprétation du journal australien qui a donné l’information selon laquelle on cherchait à lever cette somme et ce journal a corrigé son erreur. Terramin fait partie des 300 plus grandes compagnies australiennes en termes de capitalisation boursière et ses capacités boursières sont de l’ordre de 300 millions de dollars.

    Où en sont les choses actuellement sur les sites de forage de Tala Hamza ?

    Le projet piloté par WMZ est en phase d’exploration et rien n’est fixé sur les infrastructures. Nous en sommes à la première phase d’exploration qui a débuté depuis une année. Une fois cette étude terminée, on aura une idée relativement juste de la dimension du projet et nous serons fixés sur les dispositions à prendre avec les organismes algériens comme la DGM (la direction générale des mines), l’ANPM, (l’Agence nationale pour le patrimoine Minier), la wilaya, les collectivités locales, etc. Cette première étape nous a appris qu’il y a une estimation de capital de 150 millions de dollars pour l’étude de préfaisabilité et le développement du projet. Donc, vous voyez, c’est largement dans les capacités de la compagnie.

    Oui, mais les experts que nous avons consultés disent que l’estimation de capital pour Tala Hamza est de l’ordre de 250 millions de dollars, ce qui fait une grosse différence par rapport au chiffre que vous venez d’avancer.

    C’est de la spéculation pure et simple. Pourquoi se chamailler sur de la spéculation ? Si quelqu’un peut donner le coût du projet, alors pourquoi faire toutes ses études. L’exploration a démarré il y a tout juste une année et cela va prendre 3 ou 4 ans avant d’être définitivement fixés.

    Votre projet de mine a Angas, en Australie a rencontré des problèmes d’opposition de la part de la population et des maires des localités où il est implanté, quelle est votre appréciation de ce problème ?

    Il s’agit d’une faible opposition qui a concerné 200 à 300 personnes sur une population de près de 8 000 personnes. Pour ce projet de mine que nous avons inauguré la semaine dernière, nous avons répondu à toutes questions de la communauté et du gouvernement, de même que nous avons procédé à quelques modifications de sorte que le ministère nous a montré comme un modèle à suivre pour l’industrie minière, un exemple de management et un exemple de mine de notre siècle. Il faut savoir que les mines modernes ne polluent pas comme les mines anciennes.

    Nous croyons savoir que, dans le cas de Tala Hamza, vous allez utiliser le procédé de flottation qui est connu comme étant extrêmement polluant.

    Ce que je peux vous dire est qu’il y a aura toutes les installations possibles pour préserver l’environnement. Le projet donnera toutes les garanties à l’heure voulue. C’est vrai que dans le principe de flottation lui-même, il y a des rejets et des déchets à gérer et à prendre en charge mais sachez que tout ce qui est nécessaire à la protection de l’environnement et toutes les dispositions nécessaires seront intégrées dans la réalisation du projet et seront prises en compte dans l’étude de préfaisabilité du projet. Nous allons réaliser une mine moderne car dans les vieilles mines, il n’y avait aucune disposition pour préserver l’environnement. Toutes les dispositions seront prises comme à Angas où nous avons eu l’aval de toutes les institutions australiennes…

    Oui, mais Angas, comme vous le dites, n’a été inaugurée que la semaine dernière.

    Vous croyez qu’en Australie, vous pouvez démarrer un projet si vous ne donnez pas toutes les garanties ? Pour Oued Amizour nous sommes entrain de faire la maturation du projet et s’il n’est pas avalisé par les autorités, il ne peut pas démarrer et nous ne ferons aucune expérimentation minière dans le pays. Nous ne sommes pas entrain de construire une usine pour le moment. Angas a coûté 70 millions de dollars et il est entièrement intégré du point de vue étude d’impact. Le projet est assuré.

    Justement, avez-vous trouvé un assureur pour le projet de Tala Hamza ?

    Nous sommes actuellement en consultation, il faut attendre. Il faut savoir que les bailleurs de fonds ne prêtent plus d’argent pour les projets à risques.

    Avez-vous envisagé d’associer l’université de Bejaia à votre projet ?

    Avec l’université de Bejaia, nous avons eu des discussions préliminaires mais nous ne sommes pas allés plus loin. Si le projet aboutit, il va créer des centaines d’emplois et c’est là qu’il faudra solliciter l’université pour assurer une formation des activités minières. On va les solliciter sur ce point. Ce qui est sûr est que nous allons, à l’avenir, avoir plus de contacts avec les institutions algériennes. D’ici le milieu de l’année prochaine nous allons intensifier les contacts avec les institutions algériennes. Nous sommes en ce moment entrain de dépenser 4 millions de dollars en préfaisabilité avec un groupe international. Cette étude de préfaisabilité se fait avec Worley Parsons, une compagnie très connue et qui active au Moyen orient et en Australie, ainsi que Golders Associates et d’autres spécialistes encore.

    Que pouvez-vous dire à la population de la région pour les rassurer sur les risques potentiels induits par l’activité minière ?

    Nous allons réaliser une mine moderne. Ces dernières années, l’industrie minière a évolué en prenant en compte les risques environnementaux. Il n’y aura aucun problème. Nous avons un staff très compétent. Nous allons également présenter le modèle d’Angas. Nous envisageons même d’inviter des personnes d’ici et des journalistes à visiter le site et à se rendre compte de la manière dont il est réalisé.

    Comptez-vous au sein de ce staff des ingénieurs spécialisés dans les problèmes de l’environnement ?

    Oui. En Australie, ces problèmes sont traités par des spécialistes. Quand on voit que vous avez répondu à toutes garanties, on vous donne le OK, pas avant. C’est la même chose pour les banques. Elles ne donnent l’argent qu’en se référant à ceux parmi les organismes financiers qui ont fait les études. Dans notre cas, il s’agit de Worley Parsons et de Golders Associates qui sont bien connus sur la scène internationale. Leurs experts sont déjà venus en Algérie et ils vont venir de plus en plus souvent.

  6. #20
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    LONDON, October 11, 2007 (Reuters) - Australian mining company Terramin could start producing zinc and lead concentrates from its Algerian Tala Hamza mine by 2011, a senior company executive told Reuters on Thursday. "There's an 80 percent chance that the mine will bring 3.5 millions of zinc ore, producing in excess of 250,000 tonnes zinc in concentrate," Michael Kennedy, board member of Terramin said in an interview.


  7. #21
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    Interview:

    LONDON, Oct 11 (Reuters) - Australian miner Terramin aims to become one of the top 10 zinc producers in the world when its Algerian mine starts production by 2011 with an estimated output of 250,000 tpa of zinc concentrates.

    Terramin's Oued Amizour project, where its Tala Hamza mine is located, is one of the company's three mining projects, along with the Angas zinc mine, which is due to commence mid-2008 and its Menninnie project in the exploration stage, both based in Australia.

    "This (Algerian) project will take Terramin into the top 10 zinc producers, probably to number seven or eight," Michael Kennedy, board member of Terramin told Reuters in an interview on Thursday.

    "It is the project that will make Terramin," he said.

    In May, the company announced it had 55 million tonnes of lead-zinc deposits in its Oued Amizour project and initial studies showed annual ore production could be 3.5 million tonnes.

    "There's an 80 percent chance that the mine will bring 3.5 millions of zinc ore, producing in excess of 250,000 tonnes zinc in concentrate," Kennedy said.

    "In addition to that, there will be lesser quantities of lead. So if you have around 250,000 tonnes of zinc, you'll have 70,000-80,000 tonnes of lead concentrate per year," he said.

    Kennedy said a "scope study", which would show the possible production figures, would be finalised by the end of this year.

    Terramin controls the project through its 65 percent share in an Algerian holding company. The other shares are owned by the Algerian government.

    The Tala Hamza deposit is only 10 km away from a deep water port on the Mediterranean coast of Algeria, and strategically located to supply European smelters.

    Kennedy agreed with the market consensus that there will be an oversupply of zinc over the coming years but warned about possible tightness in the market eventually.

    "A number of bigger units will have been exhausted and there are no large mines in the development pipeline, so the consensus is from 2010 onwards there will be a quite significant shortfall in zinc concentrate," he said.

    "We will probably come into production in Algeria by 2011," he said.

    In September, three-months zinc prices on the London Metal Exchange have fallen to their lowest level since March 2006, because of an expectation of oversupply.

    Currently the price trades around $3,000 tonnes, more than $1,500 away from its all-time high it hit in November 2006.

    "In Angas mine, the revenue from lead concentrates is sufficient to cover all of the operating costs ... Even if the price of zinc is modest, revenues from lead more than compensate," he said.

    High metals prices were also facilitating the company's financing opportunities.

    "We will have cash flow commencing from Angas next year and if the prices stay where they are, we may not need to raise any more cash," Kennedy said.


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