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  1. #8
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  2. #9
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    Les banques françaises favorisées ?

    Lundi 19 Mars 2007 -- Un questionnement plausible et pour lequel la réponse ne pourrait être qu’affirmative. Cela d’autant que sur les six banques préqualifiées pour l’acquisition de 51% du capital du CPA, les trois mieux placées sont les banques françaises. Rappel des faits : un appel à manifestation d’intérêt avait été lancé, en octobre 2006, à l'adresse des banques universelles internationales disposant de la capacité d'agir en tant que partenaire stratégique du CPA et de contribuer à son développement. Les partenaires intéressés par cette privatisation avaient été précisément invités à retirer un dossier de préqualification auprès de la Rothschild and Cie, conseiller exclusif pour cette transaction. A la suite de l’examen de l’ensemble des manifestations d’intérêt, six banques internationales ont été préqualifiées en décembre dernier. Ce sont les banques américaines City Bank et Natexis, les banques françaises Crédit agricole, BNP Paribas et Société Générale ainsi que l’espagnole Santander Banco. Certes, l’envergure et le savoir-faire des banques américaines et espagnole, la Santander Banco étant classée parmi les dix premières banques au monde, ne prêtent pas à contestation.

    Les banques françaises favorisées pour leur envergure

    Il semble néanmoins que l’une au moins des banques françaises sera privilégiée, d’abord pour satisfaire aux conditions de préqualification et en raison de contingences politiques. Voire, qu’à l’avenir, la libéralisation se poursuivra en faveur des établissements français. Rappelons que pour être préqualifié pour la suite du processus de privatisation, le partenaire stratégique du CPA devait avoir, à la date du 30 juin 2006, un niveau de fonds propres minimum de 3 milliards d’euros, un réseau d’au moins 400 agences dans un même pays et un rating (cotation) préfixé par cet appel. Des critères que ne peuvent remplir les banques originaires de pays du Golfe, en termes de nombre d’agences notamment et même si on a annoncé l’arrivée de banques émiraties, maghrébines et autres, outre l’agrément accordé à la banque libanaise FransaBank. Simple argument en défaveur des établissements non hexagonaux ? Peut-être oui. Mais la rapidité avec laquelle les trois banques françaises suscitées, présentes dans notre pays depuis plusieurs années, ont pu, ces deux dernières années, élargir rapidement leurs réseaux d’une agence à une moyenne de 15 à 20 agences pour les BNP Paribas et Société Générale, permet de le conforter. Et cela d’autant que les filiales de banques françaises sont rapidement autorisées à s’implanter dans notre pays, à l’instar de la banque Calyon, filiale du groupe Crédit agricole, également intéressé par la privatisation partielle du CPA. En fait, ce que plusieurs acteurs de la place bancaire nationale redoutent c’est le risque du retour de la mainmise française sur cette activité.

    Impact sur le secteur public algérien de cette mainmise

    Voire le risque que les banques publiques nationales, dominant encore à 90% l’activité bancaire, et dont le nombre diminuera si l’option de la privatisation partielle de la Banque de développement local (BDL) se confirme, subissent le contrecoup de ce recentrage notamment sur leurs bénéfices et parts de marché. Ainsi, des représentants de la place bancaire dont des cadres dirigeants ne manquent pas de relever l’existence d’entraves au travail des banques publiques, relativement aux procédures d’exploitation, évoquant à ce propos la lenteur des procédures pour l’obtention des autorisations d’exploitation et des procédures administratives reliant les banques publiques à la Banque d’Algérie. Selon eux, les banques étrangères ouvrent plus facilement et rapidement, en quelques mois seulement, de nouvelles agences à travers le territoire national alors que les banques nationales arrivent à le faire difficilement. Également, ces banquiers d’évoquer la facilité avec laquelle les banques étrangères traitent leurs succursales en Algérie en matière de gestion et d’investissement. A ce propos, ils indiquent qu’aucune autorisation n’est exigée à ces établissements pour l’ouverture d’agences et de succursales en Algérie puisqu’une simple demande, adressée aux compagnies mères, suffit. En rappelant que les banques étrangères sont limitées en matière d’octroi de crédits et que les entreprises publiques ne sont pas autorisées à effectuer des dépôts ailleurs que dans les établissements bancaires publics. Une mesure sujette néanmoins à une remise en cause par les pouvoirs publics. De même, en rappelant que la nouvelle réglementation de la Banque d’Algérie est plus drastique puisqu’elle prévoit pour l’agrément de toute nouvelle banque une dotation minimale de 2,5 milliards de dinars, outre de satisfaire à des critères rigoureux en matière d’actionnariat, de compétences professionnelles managériales. Ceci conformément aux dispositions de la loi sur la monnaie et le crédit, amendée par ordonnance en 2003, dans le contexte de crise du secteur bancaire et financier et qui a vu la disparition de la plupart des banques privées. Et cela même si seulement quelques banques étrangères ont été agréées depuis par le Conseil de la monnaie et du crédit auprès de la Banque d’Algérie.

    Une libéralisation bancaire ouverte officiellement à tous

    Ceci nonobstant les affirmations officielles quant à une libéralisation ouverte à tous, tant françaises que britanniques, américaines ou autres, une libéralisation participant de la mise en œuvre de la réforme bancaire. Ainsi, selon le staff ministériel en charge de cette réforme, les banques internationales sont de plus en plus nombreuses à présenter des demandes d'agrément auprès de la Banque d'Algérie pour l'ouverture de succursales en Algérie. Cela, dans l’objectif notamment de développer la bancarisation, en passant de la norme actuelle d’une agence bancaire pour 28 000 habitants à celle d’une agence pour 5000 habitants. Selon ces assertions, les banques internationales ont pris conscience de l'importance du marché algérien, sur lequel elles peuvent miser financièrement, et savent que l’économie algérienne est désormais sur la bonne voie. Dans ce cadre, pour s’assurer de la qualité des établissements bancaires qui souhaitent s'installer en Algérie, leur agrément est subordonné dorénavant à la présentation d'un plan de déploiement de leurs activités à moyen terme (densité du réseau, à travers le territoire national, prestations bancaires et financières à fournir...). Des préalables que toutes les banques étrangères peuvent prétendre fournir même si la part du lion sera accordée, en raison d’injonctions tacites des pouvoirs publics algériens, aux banques françaises. En fait, l’option française aurait été négociée au plus haut niveau. Un choix profrançais qui est «une réalité» selon des spécialistes de la chose qui constatent qu’elle s’inscrit dans le cadre d’une stratégie mûrement réfléchie.

    Un choix profrançais délibéré ?

    En d’autres termes, il n’est pas impossible que le choix profrançais s’inscrive dans le cadre du redéploiement de la politique d’attraction de l’investissement étranger et de privatisation. L’équilibre étant voulu entre les pays industrialisés, les Etats-Unis s’assurant, relativement, d’une hégémonie dans le secteur énergétique, au-delà des récentes controverses liées à la mise en œuvre de la nouvelle loi relative aux hydrocarbures, et la France s’accaparant des services bancaires et assurantiels. Une stratégie mise en œuvre depuis près de quatre ans et qui a été favorisée par la disparition, considérée par certains observateurs comme voulue, de toutes les banques privées, en raison d’errements dans la gestion. Des errements regrettables certes, mais qui auraient dû être gérés autrement qu’en mettant en branle les récentes mesures restrictives et au détriment de l’entrepreneuriat bancaire d’essence algérienne. Et une stratégie dont la finalité est de remplacer les banques privées algériennes, dont plusieurs agences ont été qualifiées par une voix autorisée en 2003 de non rentables par les banques françaises.

    Pas dans l’absolu, selon des experts

    Néanmoins, d’autres experts financiers estiment qu’il sera difficile de privilégier un quelconque «monopole» bancaire français, au regard de l’importance des projets de développement lancés à l’horizon 2009. Des projets qui nécessitent pour leur financement l’apport de plusieurs banques «solides» internationales et pas seulement françaises, réunis en consortiums et pools bancaires. Pour ces experts, l’arrivée de banques étrangères en force peut s’avérer une bonne chose pour l’économie nationale, sans craindre de risque quant à une perte de souveraineté nationale. En effet, la place bancaire nationale verra la compétition entre des banques publiques fortes, telles la Banque extérieure d’Algérie (BEA) et la Banque algérienne de développement agricole (Badr), et des établissements bancaires étrangers d’origines diversifiées. A charge pour ces divers compétiteurs de savoir bien tirer profit de cette situation et de bien s’organiser en vue d’assurer leur développement et, partant de là, du pays. Et ces observateurs de faire remarquer que les textes régissant l’activité bancaire et financière ne privilégient aucunement une origine géographique par rapport aux autres mais uniquement la satisfaction des conditions suscitées. Et d’autant que les paramètres susceptibles de favoriser le choix français (la proximité de langue ou l’influence politique) ne sont pas absolument pertinents.


  3. #10
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    Jeudi 22 Mars 2007 -- Le gouvernement a démenti, par la voix du ministre délégué à la Réforme financière, Karim Djoudi, les informations invoquant des prolongations dans le processus de privatisation du Crédit populaire d’Algérie (CPA). Selon Karim Djoudi, l’opération de privatisation du CPA évolue selon le calendrier prévu et «est arrivée à sa dernière phase, celle des Data Room qui vient de commencer».

    Ainsi, les six banques préqualifiées, l’américaine City Bank et les françaises Natexis, Crédit agricole, BNP Paribas et Société Générale ainsi que l’espagnole Santander Banco, devront, durant cette dernière phase, chacune de son côté, faire leur propre étude sur le CPA. Portant sur les données relatives au CPA (investissements, dettes et échéances), cette étude servira de base à l’élaboration des offres techniques et financières, le repreneur à 51% du CPA devant être connu «avant la fin de l’année selon Karim Djoudi. Dans le même sens, le Pdg du CPA, Mohamed Djellab a affirmé qu’«il n'y a aucun problème de quelque nature que ce soit dans le processus de privatisation de la banque». Pour le responsable de cette banque, «le processus d’ouverture du capital se déroule normalement. Il n’y a aucun changement». Sans avancer une quelconque date, Mohamed Djellab a assuré que «le calendrier sera respecté» et que «la privatisation est imminente».

    Objectif, préserver la crédibilité du processus

    En fait, le gouvernement semble vouloir lever toute équivoque quant à cette opération lancée voilà deux ans, en en assurant la crédibilité auprès des investisseurs étrangers. Cela alors que des informations ont récemment circulé sur la prolongation de ce processus de privatisation, l’identité de l’acquéreur du CPA devant rester inconnue jusqu’à la fin de l’année en cours, voire jusqu’en début 2008. Selon ces informations, les autorités algériennes viennent de commander une étude auprès du cabinet d’audit KPMG pour déterminer la valeur du CPA. L’objectif étant de mieux réévaluer la valeur de cette banque, l’évaluation, faite en 2002 d’une valeur de 500 millions de dollars, serait jugée trop faible selon la partie algérienne. Pour celle-ci, les fonds propres du CPA se situeraient aux alentours de 300 millions de dollars.

    D’autre part, l’approche des échéances électorales justifierait également la prolongation de ce processus, la privatisation du CPA pouvant attendre, le gouvernement ne voulant pas brader les entreprises nationales. Dans ce cas, les banques préqualifiées devront, dès l’étude de KPMG finalisée, reformuler de nouvelles offres financières revues à la hausse, en acquérant le CPA à son juste prix. Ainsi, en démentant toute prolongation, le gouvernement confirme le calendrier de privatisation du CPA dont le repreneur devrait être connu au plus tard en juillet prochain. En outre, les candidats à la reprise auraient même retiré le cahier des charges final, contenant les conditions auxquelles devront adhérer les prétendants. Rappelons qu’un appel à manifestation d’intérêt avait été lancé en octobre 2006 à l'adresse des banques universelles internationales disposant de la capacité d'agir en tant que partenaire stratégique du CPA et de contribuer à son développement. Les partenaires intéressés par cette privatisation avaient été précisément invités à retirer un dossier de préqualification auprès de la Rothschild and Cie, conseiller exclusif pour cette transaction. A la suite de l’examen de l’ensemble des manifestations d’intérêt, six banques internationales ont été préqualifiées en décembre dernier. Pour être préqualifié pour la suite du processus de privatisation, le partenaire stratégique du CPA devait avoir, à la date du 30 juin 2006, un niveau de fonds propres minimum de 3 milliards d’euros, un réseau d’au moins 400 agences dans un même pays et un rating (cotation), préfixé par cet appel, d’au moins A3 par Moody’s ou moins A- par S&P. Une privatisation partielle, cession en bloc unique de 51% du capital du CPA à un partenaire stratégique seule, décidée par le gouvernement, dans le but d’assurer une relance durable de l’activité économique, afin de faire face aux exigences de modernisation et d’efficacité du secteur bancaire et financier. En indiquant que le CPA, selon les informations publiées par le ministère des Finances, détient une part de marché d’environ de 13%, avec un portefeuille crédit de 135 milliards de dinars (1,5 milliard d’euros), un portefeuille de titres de 138 milliards de dinars, environ 1,5 milliard d’euros.


  4. #11
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    Samedi 7 avril 2007 -- La privatisation du Crédit populaire d’Algérie (CPA) ne sera bouclée que «dans les prochains mois», a déclaré le ministre des Finances, M. Mourad Medelci, avant-hier au forum du quotidien El Moudjahid, confirmant ainsi les informations qui circulaient depuis quelques mois au sujet d’une possible marche arrière dans la démarche du gouvernement.

    Après avoir annoncé l’achèvement de ce processus pour avril courant, le ministre des Finances a revu sa copie, en affirmant jeudi qu’il «ne s’avancerait plus à fixer une date précise». Autant dire que la privatisation du CPA est donc reportée à une date indéterminée, sans que M. Medelci explique les raisons de ce report, disant simplement que l’opération «est en bonne voie».

    Les propos du ministre sont venus confirmer ce que le Jeune Indépendant a déjà rapporté dans son édition du 8 février dernier, dans laquelle il faisait état d’une remise en cause de l’opération de privatisation du CPA, du fait notamment de l’opposition exprimée par certains ministres du gouvernement qui proposaient comme alternative un contrat de management ou le recrutement de compétences étrangères pour la mise à niveau du CPA, sans perdre le contrôle sur l’établissement.

    Jusque-là six banques étrangères, quatre françaises (BNP Paribas, Crédit Agricole, Natixis et Société Générale), une américaine (Citibank) et une espagnole (SCH), avaient été préqualifiées sur les 8 ayant manifesté leur intérêt pour cette privatisation.

    La remise en cause de cette privatisation devrait également déteindre sur la BDL qui était programmée par le gouvernement pour être la deuxième banque à être privatisée en 2008. Ces retards ne manqueront pas de susciter les commentaires des observateurs, investisseurs et autres experts qui voyaient dans l’aboutissement de l’ouverture du capital du CPA la mise en œuvre réelle et tant attendue de la réforme bancaire.

    Mais même si la privatisation à hauteur de 51 % du CPA semble reportée, le ministre a néanmoins assuré que le système bancaire algérien serait privatisé à 40 % d’ici 3 ans puisqu’il a soutenu qu’en «2010, nous devons abaisser la part du secteur bancaire public à 60 %, au lieu de 90 % actuellement».

    Dans ce sens, il a indiqué qu’un nombre important de banques étrangères de grande envergure ont introduit des demandes d’agrément auprès de la Banque d’Algérie et entreront en activité «dans les prochains mois». Les décrets de la loi sur le foncier seront signés cette semaine Sur un autre aspect et s’agissant des textes de loi en préparation, le ministre a indiqué avant-hier que tous les décrets d’application de la loi sur le foncier «seront signés la semaine prochaine» (cette semaine, NDLR) avant leur publication dans le Journal officiel.

    Il a aussi fait savoir que l’avant-projet de loi relatif à la réorganisation de l’Inspection générale des finances (IGF) sera examiné prochainement en conseil de gouvernement. Il permettra de mettre à la disposition de l’inspection les moyens financiers et matériels nécessaires pour mener à bien son activité et étendre le contrôle de gestion des dépenses, jusque-là limité aux institutions à caractère administratif, aux entreprises économiques publiques.

    Concernent le projet de loi de finances complémentaires pour 2007, le ministre a affirmé qu’il comportera des ajustements budgétaires, sans donner d’autres détails. Il a en outre indiqué que les textes d’application concernant la réévaluation des actifs des entreprises, prévue par la loi de finances 2007, sont actuellement au niveau du secrétariat général du gouvernement.

    Faisant le bilan économique de l’année écoulée, M. Medelci a noté que 2006 a été «une excellente année» sur le plan macro-économique, avec notamment un taux de croissance hors hydrocarbures de 5,3 % (contre 4,7 % en 2005) et un chômage de 12,3 % (contre 15 % en 2005).

    Il a toutefois estimé que l’inflation «reste un élément de préoccupation dans une situation d’augmentation des dépenses publiques», puisqu’elle est passée de 1,6 % en 2005 à 2,5 % en 2006, en raison de l’augmentation des salaires et des pensions de retraites au 2e semestre 2006 pour lesquelles une enveloppe de 58 milliards de dinars a été consacrée.


  5. #12
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    Mercredi 11 Avril 2007 -- Le processus de privatisation du Crédit populaire d’Algérie (CPA) sera bouclé avant fin 2007. C’est le ministre délégué à la réforme financière qui l’affirme. Karim Djoudi s’exprimait hier en marge de la signature d’un protocole d’accord avec le Portugal. Karim Djoudi a avancé qu’on en est au stade du data room, une phase qui permettra aux six banques en compétition pour reprendre le CPA de s’en faire une idée et de savoir ce qu’il y a dans le CPA. S’ensuivra la production des documents juridiques, la remise des offres techniques et financières. Le ministre délégué à la réforme financière a souligné que le processus de privatisation est complexe, a fortiori dans le cas d’une première banque à privatiser. Il a ajouté que l’opération se déroule dans des conditions normales, la banque d’affaires, Rotshild, qui pilote le processus, de même que les soumissionnaires en sont satisfaits.

    Le CPA est considéré comme une institution qui se porte bien dans le contexte actuel. Elle dispose des meilleurs atouts. Il est clair que les soumissionnaires ne sont jamais intéressés par des banques dont les créances sont non performantes. Ce n’est pas productif. Aussi, faut-il commencer par privatiser les meilleures d’entre elles, parvenir à attirer des capitaux et de nouveaux produits bancaires. Il est normal que les institutions financières internationales ne s’intéressent qu’aux privatisables porteurs et qu’au contrôle de la majorité des actions à vendre. La participation au capital du CPA est fixée à 51% au minimum. L’Etat en perdra ainsi le contrôle ; il n’en sera pas l’actionnaire majoritaire comme il l’est aujourd’hui. Il ne détiendra que quarante-neuf pour cent des actions d’un CPA passé sous contrôle d’opérateurs étrangers.

    Si elle réussit, la privatisation du CPA constituera un bon signal en direction des investisseurs étrangers encore frileux dans les secteurs hors hydrocarbures. Elle fera peut-être des émules. Et, les autres banques publiques ? Pour l’instant, le gouvernement préfère un contrat de management pour la BEA (Banque extérieure d’Algérie) et la BNA (Banque nationale d’Algérie) à leur privatisation. La BEA compte dans son portefeuille la compagnie nationale des hydrocarbures, Sonatrach. La BNA réunit, elle, le gros des entreprises publiques dont une partie est confrontée à des difficultés de trésorerie. C’est un choix. Outre le CPA, la Banque de développement local (BDL) est également promise à la privatisation. C’est une institution financière à portefeuille hétéroclite (moitié privé, moitié public). Elle a été engagée, elle aussi, dans un processus similaire à celui du CPA. Sauf qu’elle en est encore au stade des balbutiements. L’Etat, maintenant qu’il s’y est décidé, a fait passer le capital public d’une logique dogmatique à une logique de marché.


  6. #13
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    Mercredi 11 avril 2007 -- Moins d’une semaine après les déclarations du ministre des Finances qui a laissé planer le doute sur la privatisation du CPA, le ministre délégué à la Réforme financière, M. Karim Djoudi, s’est voulu hier plus rassurant sur cette question.

    En marge de la cérémonie de signature d’un accord de coopération financière avec le Portugal, qui s’est déroulée hier à la résidence El-Mithaq, M. Djoudi a déclaré que le processus de privatisation du Crédit populaire d’Algérie (CPA) «se déroule normalement» et qu’il sera bouclé «avant la fin de l’année».

    Jeudi dernier, le ministre des Finances, M. Mourad Medelci, avait laissé entendre, lors de son passage au forum d’El Moudjahid, que la privatisation du CPA était reportée à une date indéterminée refusant de se hasarder à donner une quelconque échéance précise, alors qu’il avait dans une sortie médiatique précédente parlé du mois d’avril comme date de finalisation du processus.

    M. Djoudi a tenté d’expliquer hier les raisons de ce report en affirmant qu’il s’agit d’une opération complexe qui se déroule en plusieurs phases dont la plupart sont déjà achevées, à savoir l’évaluation, la due diligence, la définition de la stratégie de cession, le lancement de l’appel d’offres et la production de documents juridiques, dont le contrat de cession et le règlement d’appel d’offres qui ont été transmis aux soumissionnaires.

    L’étape qui est en cours actuellement et le dataroom permettront aux candidats en lice de prendre connaissance de la documentation interne du CPA, a déclaré M. Djoudi, en précisant qu’à l’issue de cette phase, il y a aura la remise des offres techniques qui sera suivie des offres financières des soumissionnaires qui ont été préqualifiés et qui sont au nombre de six, à savoir quatre français (BNP Paribas, Crédit agricole, Natixis et Société générale), un américain (Citibank) et un espagnol (SCH).

    Selon M. Djoudi, ces soumissionnaires sont «satisfaits de la maîtrise et de la transparence du processus». Il a, par ailleurs, réfutée l’information selon laquelle des membres du gouvernement bloqueraient la privatisation du CPA, soutenant que cette opération «est une décision du gouvernement».

    En attendant l’achèvement de la première opération de privatisation, le gouvernement compte bien améliorer la gestion et la supervision dans le secteur financier que cela soit dans le domaine bancaire, celui des assurances ou celui du marché financier à travers le recours à l’expérience internationale.

    Dans ce cadre, un protocole de coopération a été signé entre M. Djoudi et le secrétaire d’Etat portugais au Trésor et aux Finances, M. Carlos Pina. Cet accord doit notamment permettre aux cadres bancaires algériens de bénéficier d’une formation portugaise.

    «Nous avons engagé en 2006 un programme de formation pour nos cadres bancaires que nous poursuivons en 2007.» La banque portugaise Caixa Geral de Deposito, qui détient 30 % du marché portugais, apportera son assistance en matière de formation et de gestion à une banque publique nationale qui n’a pas encore été identifiée.

    Mais ce n’est pas tout puisque l’accord est encore plus large et touche également le secteur des assurances et le marché financier où il s’agira d’«assister les autorités de contrôle et d’aider à la production du cadre réglementaire requis», a dit M. Djoudi.

    Le document signé hier prévoit également le développement de la coopération dans le domaine de la monétique à travers la société portugaise SIPS et son concours à la SATIM. Le ministre délégué a expliqué qu’il sera question d’identifier les faiblesses algériennes dans ce domaine et de proposer un plan d’action commun.

    Pour chacun de ces aspects, une feuille de route sera établie et un comité de suivi sera mis en place pour suivre la mise en œuvre, a précisé M. Djoudi. Le secrétaire d’Etat portugais au Trésor et aux Finances a, de son côté, tenu à affirmer la volonté de son pays de renforcer et de conforter la coopération financière avec l’Algérie en déclarant : «Le Portugal a une grande expérience dans le domaine et c’est très important pour nous de la partager avec l’Algérie.»


  7. #14
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    Dimanche 29 avril 2007 -- La privatisation partielle du Crédit populaire d’Algérie (CPA) devrait s’accélérer à la fin du troisième trimestre de cette année pour être éventuellement bouclée avant la fin de 2007, comme l’a laissé entendre récemment le ministre délégué à la Réforme financière, M. Karim Djoudi.

    Alors que le ministre des Finances, Mourad Medelci, s’était refusé à donner une quelconque échéance quant à l’achèvement de cette opération, une source proche du dossier, citée par l’agence AFP et reprise par certains médias français, évoque le mois de septembre pour la remise des premières offres des soumissionnaires en lice pour l’acquisition des 51 % du capital du CPA.

    La même source a confirmé que les six banques candidates ont reçu le cahier des charges, en précisant que leurs premières offres «sont attendues à la mi-septembre». L’information ne le précise pas, mais il s’agira vraisemblablement, dans un premier temps, des offres techniques qui seront examinées par le gouvernement et qui permettront peut-être de départager les 6 candidats préqualifiés avant les offres financières qui se solderont par le choix du partenaire.

    Il convient de rappeler que six banques, dont cinq européennes et une américaine sont en course pour l’entrée dans le capital du CPA. Il s’agit des françaises BNP Paribas, Crédit Agricole, Natixis et Société Générale, de l’espagnole Santander Central Hispano (SCH) et de l’américaine Citibank.

    M. Karim Djoudi a assuré, il y a une quinzaine de jours, que le processus de privatisation de la première banque publique se déroule «normalement» et devrait s’achever «avant la fin de l’année en cours». Plusieurs phases dans la conduite de cette opération sont déjà terminées, selon M. Djoudi, qui a cité «l’évaluation, la due diligence, la définition de la stratégie de cession, le lancement de l’appel d’offres et la production de documents juridiques, dont le contrat de cession et le règlement d’appel d’offres».

    Selon les explications du ministre délégué, l’étape actuellement en cours est le dataroom, qui est organisé pour permettre aux candidats en lice d’avoir accès à un ensemble d’informations juridiques, opérationnelles, comptables, fiscales et sociales de l’entreprise.

    C’est à l’issue de cette étape que les soumissionnaires pourront affiner leurs informations et faire ainsi leurs offres techniques et financières. Pour M. Djoudi, il s’agit d’un processus complexe qui nécessite beaucoup de temps. Ce qui a d’ailleurs été vérifié sur le terrain puisque l’opération a démarré en 2005 avec le lancement de l’appel d’offres qui est toujours en cours.

    Le ministre des Finances, qui avait annoncé dans un premier temps la concrétisation de cette privatisation en avril 2007, a implicitement reconnu que l’opération n’est pas aussi simple que cela, laissant entendre qu’elle a été reportée à une date indéterminée, que M. Djoudi a fini par fixer pour la fin de l’année en cours.

    La réussite ou non de la privatisation du CPA déterminera la suite de la démarche à entreprendre par le gouvernement sur ce dossier, lui permettant de décider si oui ou non d’autres banques publiques seront privatisées, notamment la BDL, annoncée comme la deuxième sur la liste des privatisations bancaires.

    Le CPA est parmi les principales banques dans le marché bancaire algérien, avec quelque 4 000 employés, plus de 120 agences bancaires et 15 succursales. Le gouvernement a décidé que la banque étrangère qui peut espérer détenir 51 % de son capital devra justifier d’un niveau de fonds propres d’au moins 3 milliards d’euros, d’un réseau bancaire d’au moins 400 agences et d’un rating d’au moins A3 par Moodys ou A par S&P.


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