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  1. #85
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    Lundi 14 Juillet 2008 -- Seize milliards de dollars : c'est le montant des investissements directs étrangers (IDE) dans le secteur des hydrocarbures en Algérie entre 1999 et 2007, selon un bilan rendu public par le ministère de l'Energie et des mines. En moyenne, l'Algérie a attiré 1,8 milliard de dollars d'IDE par an dans ce secteur. Les investissements dans les hydrocarbures sont passés de seulement 671 millions de dollars en 1999 à 2,35 milliards en 2007. Le pic des IDE a été enregistré en 2002 avec plus de 2,4 milliards USD. L'Algérie exporte essentiellement des hydrocarbures qui représentent 98% de ses recettes en devises. En 2007, les exportations hors hydrocarbures ont chuté sous le milliard de dollars à seulement 980 millions. Les hydrocarbures représentent 40% du PIB du pays.

  2. #86
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    Sonia Lyes :


    Dimanche 27 Juillet 2008 -- Ils avaient annoncé en grande pompe des investissements de plusieurs dizaines de milliards de dollars : 25 pour Emaar, plus de 10 pour Al-Ql-Qudra et même 50 milliards pour un mystérieux frère d’Oussama Ben Laden, vedette du salon du tourisme d’Alger en février dernier. Au total, les groupes du Golfe ont annoncé un total de près de 100 milliards de dollars – presque l’équivalent du PIB de l’Algérie en 2007 - uniquement dans le tourisme et l’immobilier de luxe. Plus de deux ans après les premières annonces d’investissements, aucun projets n’a décollé. Seuls quelques chantiers immobiliers sont en cours de réalisation dans la banlieue-ouest d’Alger et à Oran. Des investissements de quelques dizaines de millions de dollars.

    L’échec le plus emblématique est illustré le groupe Emaar. En juillet 2007, devant les caméras de l’ENTV, il présentait au président Bouteflika un projet de 25 milliards de dollars destiné à transformer Alger. Le chef de l’Etat avait le sourire aux lèvres et le projet a été accepté. Mais l’essentiel n’avait pas été abordé : les financements. Avec un chiffre d’affaires de 4 milliards de dollars et des engagements dans plusieurs pays arabes, Emaar n’a pas les moyens d’investir 25 milliards, à moins d’un montage financier avec l’Etat algérien. Or, sur ce point, le président Bouteflika s’est montré intransigeant : fin 2007, il refuse un financement public des projets du groupe émirati.

    Depuis, Emaar boude. Son président refuse de se rendre à Alger, en dépit des ultimatums de Hamid Temmar. Mais après de fortes pressions gouvernementales, il a fini par signer début juillet un accord à minima et dans la discrétion la plus totale. Le groupe émirati se contentera désormais de construire quelques immeubles de bureaux et des hôtels dans la banlieue d’Alger. Aucune échéance n’a été fixée pour le démarrage de ces projets. La semaine dernière, le groupe émirati publiait ces résultats pour le premier trimestre, avec en annexe les pays dans lesquels il possède des projets. Sans surprise, l’Algérie n’y figure pas.

    Pour sa part, Tarek Ben Laden, près de six mois après avoir annoncé à Alger son projet d’une ville touristique à 50 milliards de dollars, n’a plus donné signe de vie. Une source proche du Bin Laden Group approchée toutsurlalgerie.com a s’est étonné de l’existence d’un tel projet. « Nous ne communiquons jamais sur nos investissements. Nous venons de réaliser d’importantes opérations au Sénégal dans l’immobilier, mais nous ne l’avons jamais dit. Tarek Ben Laden parle peut-être d’investissements qui seraient menés par sa propre structure », explique notre source qui a laissé toutefois entendre que peu de groupes dans le monde possèdent les moyens d’investir 50 milliards de dollars, l’équivalent du chiffre d’affaires de France Télécom.

    L’autre coup dur est venu d’Orascom. Après avoir obtenu toutes les autorisations et des aides de l’Etat pour implanter deux cimenteries en Algérie, le groupe égyptien a préféré se désengager, quatre ans seulement après son implantation, en faveur du français Lafarge, avec une confortable plus-value. Les deux cimenteries algériennes ont été en effet valorisées à près de deux milliards de dollars dans la transaction globale entre l’égyptien et le français. Orascom s’apprêterait à faire de même avec sa filiale mobile, Djezzy. Il pourrait récolter la somme de 10 milliards de dollars, après avoir investi moins de 3 milliards, entre l’acquisition de la licence en 2001 et le déploiement de son réseau.

    En réalité, les milieux financiers et les experts, aussi bien en Algérie qu’à l’étranger, ne prennent pas au sérieux ces annonces. « Un investissement n’a d’intérêt que s’il est précisé dans le temps et détaillé. Combien ça va coûter ? Qui va financer ? Qui va faire quoi ? Quel rôle joueront les banques algériennes ? », souligne un banquier d’affaires interrogé par « toutsurlalgerie.com ». Autant de questions auxquelles les groupes du Golfe évitent soigneusement de répondre avec précision. « Les groupes du Golfe sont habitués aux effets d’annonce dans les pays arabes. Une fois qu’ils ont obtenu le foncier de la part des Etats, ils revoient très fortement à la baisse leurs projets », souligne encore le banquier.

  3. #87
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    Ghania Amriout :


    Mardi 29 Juillet 2008 -- C’est un changement de taille dans la politique de l’Algérie en matière d’investissements. Selon des informations obtenues par toutsurlalgerie.com auprès de source gouvernementale, l’Etat vient de décider de changer de stratégie en matière de foncier industriel : l’ordonnance du 30 aout 2006 fixant les conditions et modalités de concession et de cession des terrains relevant du domaine privé de l’Etat et destinés à la réalisation de projet d’investissement sera modifiée dans les prochains jours. Désormais, il ne sera plus question de céder le foncier industriel aux investisseurs.

    Le gouvernement va opter exclusivement pour la concession. Selon la même source, la durée de concession est fixée sur une période minimum de 40 ans et pourrait aller jusqu’à 99 ans, selon les projets. Seuls les terrains destinés à des projets immobiliers pourront faire objet de vente. L’ancien dispositif prévoyait qu’une concession accordée sur une période de 20 ans renouvelables est convertie en cession dès que le projet d’investissement est réalisé. Avec le nouveau texte de loi, le terrain ne peut plus appartenir à l’investisseur.

    Cette nouvelle formule est de nature à encourager les investisseurs, notamment étrangers, qui disposent d’importants moyens pour réaliser leurs projets. Ils n’auront ainsi plus à payer cher le foncier industriel : ils se contenteront de s’acquitter d’une redevance locative annuelle. De même que cette nouvelle formule va accélérer les procédures d’attribution de terrains pour la réalisation de projets industriels initiés par de grands groupes.

    Mais pour certains analystes, la nouvelle politique va, au contraire, pénaliser l’investissement. Les investisseurs, du fait qu’ils ne pourront pas posséder le terrain, vont se montrer prudents avant de lancer leurs projets.

    Enfin, les banques, qui demandent souvent trois types de garanties - hypothèque du terrain, des constructions ou du matériel - vont se montrer plus exigeantes dans l’attribution des crédits destinés à réaliser des projets.

  4. #88
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    Mardi 29 Juillet 2008 -- Quatre jours après le discours du président de la République samedi devant les maires durant lequel il avait dénoncé les investissements spéculatifs des groupes étrangers, le conseil du gouvernement a annoncé aujourd’hui une série de mesures concernant l’investissement en Algérie. La plus emblématique concerne l’introduction d’un contrôle de l’Etat sur « les « transferts d’investissements » des groupes étrangers. Comprendre : quand un groupe étranger investit en Algérie, l’Etat algérien aura désormais un droit de regard sur toute opération de cession totale ou partielle de cet investissement à un autre opérateur étranger.

    Si par exemple, Orascom Telecom décidait de vendre sa filiale de téléphonie mobile Djezzy à France Télécom, le gouvernement pourrait s’opposer à l’opération, même dans le cas où cette dernière est effectuée dans le cadre d’une OPA globale du groupe français sur l’égyptien. Cette mesure n'est pas inédite : la Commission européenne a un droit de regard sur l’ensemble des opérations financières en Europe, avec le pouvoir de bloquer d’importantes fusions internationales.

    L’annonce de cette mesure semble constituer une réponse à l’opération de vente, fin 2007, de deux cimenteries algériennes appartenant à l’égyptien Orascom Cement au français Lafarge dans le cadre d’une transaction globale entre les deux groupes. Samedi dernier, devant les maires, le président Bouteflika avait fait allusion à l’opération en évoquant un investisseur qui débourse 700 millions de dollars puis quitte le pays deux ou trois plus tard avec une plus value de 2 milliards, sans rien laisser à l’Etat. Ces chiffres correspondent aux détails de l’opération de vente d’Orascom Cement à Lafarge révélés le 5 juillet par toutsurlalgerie.com.

    L’initiative du gouvernement est également destinée à limiter les investissements spéculatifs. Certains groupes, à l’image d’Orascom, profitent en effet de leur position en Algérie où ils se développent dans plusieurs domaines pour se lancer dans des secteurs qui ne font pas partie de leur cœur de métier – c’était le cas avec le ciment - avant de céder leurs activités à des opérateurs étrangers. Autrement dit, ils vendent une sorte de droit d’accès au marché algérien, prometteur mais difficile à pénétrer notamment pour des raisons de blocages bureaucratiques ou de corruption.

  5. #89
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    July 30, 2008 -- The Algerian government said it would organize three workshops to draw up new investment policies by September. The announcement follows a speech Saturday (July 26th) by President Abdelaziz Bouteflika in which he sharply criticised foreign investors and the privatization process.

    In an interview with the Algerian press on Tuesday, Minister of Communication and official government spokesperson Abderachid Boukrezaza announced that to draft the new policy proposals, the government will organise workshops on investors' transfer of capital overseas and promoting foreign and Arab investments.

    Speaking at a gathering of more than 1,500 municipal leaders, President Bouteflika lashed out at foreign investors and managers of the privatisation process. He described past policies as a road that failed to lead to "paradise", vowing to radically review privatisation and investment rules.

    The speech was the first of its kind for Bouteflika, who said that his investment policies had not achieved the economic growth he expected.

    The president accused certain investors of making gains at the expense of the Algerian people, incurring meagre costs on projects in Algeria, then transferring huge amounts of money overseas.

    Bouteflika's diagnosis has come too late, Algerian economic expert Abdelmalek Serrai told Magharebia. The special advisor to former President Elyamine Zeroual said that experts in the Algerian economy had warned four years ago that such problems would occur and that the industrial strategy and privatisation dossier needed to be reconsidered.

    Serrai identified bureaucracy, bribery and a general lack of transparency as some of the major factors that have prevented projects from being implemented and caused many investors to leave the Algerian market.

    Serrai said that several other domestic factors also contributed to the failure of foreign investment to build the Algerian economy. Only a small portion of a plan to privatise 1,200 public enterprises has been completed, despite the project's announcement more than four years ago. In addition, the expert said, Algerian banks have played a negative role because they have not provided sufficient loans to Algerian and foreign investors seeking to take part in the privatisation process.

    "Investors seek to make profits in return for certain services," Serrai said. "Therefore, the Algerian side is to blame. If the applicable law in this regard doesn't suit the national policy, then the mistake is that of the people who enacted the law, not the investors."

    Serai added that President Bouteflika's criticism of the officials managing foreign investment may "have a certain political smell" linked to the presidential elections slated for next year. Referring to the international investment sector, the economic expert added, "President Bouteflika has to choose efficient men who can manage this huge file."

    Many citizens feel that investments in the country have not brought economic benefits to the population.

    Public bank employee Yekhlef agreed with the president's criticism, describing foreign investors as having taken advantage of the nascent local market and the fragility of Algeria's laws. Foreign investors look only at the short and perhaps medium-term, he said, in order to realize just one goal: speedy profits.

    "They didn't care about participating in building a strong economy in Algeria," he concluded.

  6. #90
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    Sonia Lyes :


    Samedi 2 aout 2008 -- Le discours du président de la République, prononcé samedi dernier devant les maires du pays, a suscité quelques inquiétudes et beaucoup d’incompréhension chez les investisseurs étrangers, particulièrement en France, selon des sources proches des milieux d’affaires français interrogée par toutsurlalgerie.com. Le chef de l’Etat avait notamment fustigé les investisseurs étrangers et annoncé des changements dans la politique d’investissements, en introduisant de nouvelles règles. Des changements illustrés dès mardi par des annonces à l’issue du conseil du gouvernement. Parmi elles : la volonté d’introduire un contrôle de l’Etat sur les transferts d’investissements. Cette loi est destinée à empêcher les ventes de filiales de groupes étrangers sans l’aval du gouvernement.

    «C’est une loi impossible à faire. Dans le cas d’Orascom avec Lafarge, ce n’est pas la filiale qui a été vendue mais c’est la maison mère qui a changé de mains. Comment ferait l’Etat algérien si Renault ou Peugeot, également présents en Algérie, étaient rachetés demain par General Motors ? Et si BP et Total fusionnaient ? l’Algérie a-t-elle les moyens de bloquer de telles fusions de plusieurs dizaines de milliards de dollars ?», s’interroge le PDG d’une entreprise française qui a requis l’anonymat. Pour lui, l’Etat algérien n’a ni le droit ni les moyens d’étendre sa souveraineté sur des pays étrangers en imposant des règles en matière de circulation des capitaux. «Ce n’est pas sérieux de tenir de tels discours », regrette le même PDG.

    Mais les investisseurs français s’inquiètent surtout d’un éventuel retour en force de l’étatisme dans les dossiers économiques. De tels choix «porteraient le coup de grâce à la politique algérienne en matière d’investissements. Car ils sont de nature à décourager les investisseurs», explique un banquier d’affaires qui connait le marché algérien. «Les investisseurs ont besoin d’un minimum de sécurité juridique pour aller en Algérie. Or, poursuit le même banquier, la mise en place de telles lois dans un pays connu pour son instabilité politique et juridique pourrait faire peur ».

  7. #91
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    Lounes Guemache :


    Samedi 2 aout 2008 -- Le gouvernement a annoncé, en fin de semaine dernière, une série de mesures destinées à accroitre le contrôle de l’Etat sur les investissements étrangers. Des annonces intervenues quelques jours après le discours du président Bouteflika devant les maires du pays. Le chef de l’Etat s’est montré particulièrement virulent à l’égard des investisseurs étrangers, accusés notamment de profiter des largesses de l’Etat. M. Bouteflilka a même évoqué, sans nommer le groupe égyptien, la plus-value de deux milliards de dollars réalisée par Orascom dans le ciment.

    Le président de la République a t–il choisi le bon ton pour montrer son mécontentement concernant la politique de son gouvernement en matière d’investissements et de privatisations ? Certes, expliquer aux investisseurs étrangers qu’ils devront dans l’avenir respecter un certain nombre de règles est une bonne chose. Mais dans ce domaine, l’Etat doit intervenir avec souplesse et éviter toute forme de brutalité inutile qui pourrait faire fuir les investisseurs. Les investissements étrangers sont importants pour l’Algérie. Ils ne devraient en aucun cas faire l’objet de discours populistes ou électoralistes.

    Avant de prononcer son discours, le président de la République savait également très bien qu’il n’avait aucun moyen de peser sur des décisions prises par des multinationales, souvent financièrement plus puissantes que l’Algérie – Jeudi, le Wall Street Journal, en commentant les résultats semestriels du géant pétrolier Shell expliquait qu’en six mois, ce groupe avait réalisé un chiffre d’affaires équivalent au PIB de l’Algérie en 2007 qui était de 131 milliards de dollars. L’Algérie n’a donc aucun moyen d’étendre sa souveraineté au-delà de ses frontières. Le chef de l’Etat, en laissant croire le contraire, s’est disqualifié.

    L’embellie financière – sans doute passagère - que connait le pays ne doit pas masquer les faiblesses de l’Algérie. Hormis quelques projets d’infrastructures et dans l’immobilier, aucune réforme sérieuse n’a été engagée. Des secteurs aussi stratégiques que les télécommunications et les banques restent sous-développés. Avec 150 milliards dans les caisses, l’Algérie donne l’image d’un pays qui perd son temps.

    Dans ce contexte, au lieu de se disqualifier en prononçant ce type de discours, le président Bouteflika devrait redoubler d’efforts et user de son talent de diplomate pour tenter de convaincre les investisseurs étrangers de s’implanter en Algérie. Il pourrait aussi commencer par mettre un peu d’ordre dans l’équipe gouvernementale et définir des priorités sérieuses en matière économique.

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