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  1. #99
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    August 11, 2008 -- Algeria has announced tighter terms for foreign investors in what appears to be a review of policy after sharp criticism of the country’s investment climate last month by Abdelaziz Bouteflika, the president.

    A cryptic announcement on Sunday said the north African country would start taking a majority stake in foreign investments “in accordance with its national interests and means”. This would extend terms that are already applied to the oil and gas industries to other sectors of the economy.

    The government did not say when the change would come into effect or to which investments it would apply.

    Another measure announced last week obliges foreign investors who obtain tax exemptions to reinvest in Algeria amounts equivalent to the breaks they have received within four years.

    Mr Bouteflika had lambasted the investment regime at a meeting with local government officials in which he said foreigners had been allowed to profit at Algeria’s expense without reinvesting some of their earnings in the country.

    In spite of sustained economic growth underpinned by high prices for oil and gas, Algeria’s major exports, the country suffers from high unemployment and poor-quality government services to its 34m people.

    Mr Bouteflika cited the example of an unnamed investor who, he said, had turned a $700m (€470m, £366m) investment into $2bn dollars of profit in a few years. “I ought to take half of that [profit],” he said. “He [the investor] will still end up ahead.”

    Oil and gas are already governed by provisions that give the national company, Sonatrach, a 51 per cent stake in all projects.

    Reda Hamiani, the head of the Algerian Forum des chefs d’entreprises, a business association, said Algerian participation in foreign investments outside hydrocarbons could come from the private sector. “The trend now is that foreign investment should be better controlled,” said Mr Hamiani.

    “We are still waiting for the details, though in principle we agree with the decision. However, we don’t think it is necessary for local investors to have the majority stake. Maybe the state should fix a minimum Algerian participation, like 10 per cent.”

    He and others fear the decision might deter investment. “If a foreign investor will not have a controlling stake, how is he going to bring his best people to Algeria to manage his project,” said a foreign business executive who monitors Algeria. “Obviously they feel comfortable [about this] because they are so cash rich.”

    Algerian analysts say the changes are being made in response to criticism that local banks have been funding big projects by foreign interests but that the profits go out of the country.

    They add that the authorities, who are still in the throes of a lengthy transition from a command economy, were rattled when Egypt-based Orascom Construction Industries, OCI, sold its cement business, including its Algerian assets, to the French group Lafarge.

    “They want to be able to control who gets to invest in Algeria,” said Ihsane El Qadi, the economics editor of El Watan newspaper. “But our problem is not the identity or nationality of investors, but the fact that investments are not creating jobs.”

  2. #100
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    Samedi 16 Août 2008 -- L’Algérie a durci les conditions d’investissement étranger en décidant de détenir la majorité du capital dans les futurs partenariats. Le gouvernement a notifié aux différentes administrations concernées par l’octroi des autorisations aux investisseurs qu’à l’avenir l’Algérie entend détenir la majorité du capital dans les projets d’investissement impliquant des capitaux étrangers, selon le communiqué publié par les services du chef du gouvernement. La décision de détenir la majorité du capital par l’Etat répond, selon les économistes, à une nouvelle disposition de la loi de finances complémentaire pour l’année 2008, exigeant des sociétés nationales et étrangères de réinvestir en Algérie la part de leurs bénéfices exonérés d’impôts. Le gouvernement a également décidé de s’octroyer un droit de préemption sur la cession à d’autres groupes étrangers d’entreprises installées en Algérie. Le chef de l’Etat algérien a, rappelons-le, fait part, devant les élus locaux à la fin de juillet dernier, de son désappointement quant aux transactions que contractent les investisseurs étrangers établis en Algérie. Pour installer leurs projets, ces derniers ne pourront, désormais, obtenir de l’Etat que des concessions renouvelables. Un pré-projet avait prévu que ces concessions pourraient être rachetées par les investisseurs au bout de 2 ans d’activité. Une nouvelle législation doit être promulguée, instaurant un régime de «concession permanente» des terrains publics industriels en faveur des investisseurs nationaux et étrangers, selon le communiqué du gouvernement. Le but de la nouvelle législation, comme le précise le texte du gouvernement, est de mettre un terme au détournement du foncier, acquis pour l’investissement, à des fins purement spéculatives, notamment en lotissements constructibles. Il est à relever que l’accès aux terrains industriels reste l’un des principaux freins à l’investissement en Algérie.

  3. #101
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    Dimanche 17 Août 2008 -- La part de l’Algérie dans le domaine de l’investissement étranger direct demeure insuffisante comparée aux pays voisins, cette dernière enregistre 10% des promesses d’investissements. Cela est attribué aux grandes difficultés que rencontrent les hommes d’affaires étrangers, qui se rabattent sur d’autres destinations, vu la concurrence pour attirer les capitaux étrangers dans la région, l’Algérie n’a réussi à attirer que moins de deux milliards de dollars en 2007, alors que les pays voisins ont enregistré une évolution importante et à leurs tête l’Egypte et le Maroc.

    Selon les estimations des instances Internationales dont l’Organisation des Nations Unies du Commerce et du Développement, les flux actifs que l’Algérie attire annuellement sont très peu reluisants, au moment où les instances internationales et à leurs tête la Banque Mondiale ont gardé les mêmes opinions concernant l’environnement des affaires et de l’investissement, car la bureaucratie administrative tue l’investissement en Algérie. Durant les années 2005 à 2008, des milliers de promesses d’investissement avaient été enregistrées, mais ces dernières n’ont pas été réalisées du fait que ce sont des projets utopiques, ajoutant à cela un nombre de projets enregistrés a connu un retard important, y compris les investissements arabes les plus importants qui souffrent du retard et de la lenteur dans leurs traitement pour des années malgré le soutien officiel à ces projets.

    Des institutions internationales ont révélé que la valeur de l’investissement étranger direct en Algérie n’a pas dépassé le seuil d’un milliard de dollars, alors que des pays voisins enregistrent une hausse record dans ce domaine. La valeur de l’investissement direct en Algérie n’a pas dépassé deux milliards de dollars entre 2000 et 2007, une période durant laquelle, l’Algérie a profité d’une embellie financière. La valeur de l’investissement direct en Algérie a été estimée à 1,9 milliards de dollars l’année passée, 1,795 milliards de dollars en 2006 et à 1,081 milliards de dollars en 2005. Selon les chiffres avancés par les instances Onusiennes en 2007, le Maroc a enregistré une grande croissance dans le domaine de l’attraction des investissements étrangers directs. Le Maroc a réalisé une valeur d’investissement étranger direct allant de 4 à 4,5 milliards de dollars en 2007, en plus de l’Egypte qui a enregistré 10,2 milliards de dollars d’investissements étrangers directs durant la même année.

  4. #102
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    Sonia Lyes :


    Samedi 23 Août 2008 -- La rentrée s’annonce difficile pour les entreprises étrangères travaillant en Algérie. La semaine dernière, les vérificateurs de la Direction générale des impôts (DGI) ont été rappelés de leurs congés annuels, a appris toutsurlalgerie.com de source proche de cette institution. Le gouvernement va lancer dans les prochains jours une vaste opération destinée à contrôler les entreprises étrangères. En ligne de mire : les transferts de devises vers le pays d’origine de ces sociétés et les réinvestissements des bénéfices réalisés. «L’interruption des congés de hauts responsables des impôts est une mesure exceptionnelle. Elle montre la volonté du gouvernement de contrôler sévèrement les entreprises étrangères », explique notre source. Toutes les entreprises étrangères seraient concernées par cette mesure de contrôle.

    Après les critiques formulées par le président Bouteflika le 23 juillet dernier devant les maires du pays à l’égard des investisseurs étrangers, le gouvernement a décidé de passer à l’action. En réalité, selon nos informations, le discours du chef de l’État a été largement inspiré par le premier ministre Ahmed Ouyahia, contre l’avis de Hamid Temmar.

    M. Ouyahia est partisan d’une relance des entreprises publiques et d’un contrôle accru sur les sociétés étrangères travaillant en Algérie. Une politique opposée à celle menée jusqu’à présent par Hamid Temmar. Cette nouvelle orientation a provoqué de sérieuses tensions entre les deux hommes, à tel point que le président Bouteflika devra procéder à un arbitrage dans les prochains jours. Un arbitrage qui devrait se faire en faveur du Premier ministre. Les orientations proposées par M. Ouyahia, même si elles sont économiquement très contestables, ont en effet l’avantage d’être populaires. A quelques mois de la présidentielle de 2009, le patriotisme économique pourrait s’avérer bénéfique le président sortant dont le bilan économique est loin d’être brillant.

    Cette orientation correspond aussi aux attentes du patronat. Ce dernier, notamment le Forum des chefs d'entreprises (FCE), avait demandé à maintes reprises au gouvernement de modifier les lois sur l'investissement étranger, de contrôler les groupes étrangers présents en Algérie et d'obliger les étrangers à s'associer avec des partenaires locaux pour réaliser leurs projets. Mais en s’attaquant aux entreprises étrangères, le gouvernement prend le risque de créer des tensions avec d’autres pays. Ces derniers vont sans douter chercher à protéger leurs sociétés implantées en Algérie.

  5. #103
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    Sonia Lyes :


    Dimanche 24 Août 2008 -- Un mois après le discours du président Bouteflika devant les maires, les premiers effets des mesures annoncées concernant les investisseurs étrangers commencent à se faire sentir. Les milieux d’affaires occidentaux et arabes ont accueilli avec beaucoup de prudence et d’étonnement l’annonce des nouvelles orientations en matière d’investissements étrangers. La semaine dernière, le journal britannique Financial Times, très influent parmi milieux d’affaires, a publié une analyse dans laquelle il s’est montré très critique à l’égard de la politique économique algérienne. Quelques jours auparavant, le quotidien économique français La Tribune faisait un constat encore plus sévère concernant la politique du chef de l'Etat algérien.

    Plus inquiétant, en France, plusieurs entreprises ont gelé momentanément des projets prévus en 2008 en Algérie, a appris toutsurlalgerie.com auprès de source proche du patronat français. Les investisseurs français veulent d’abord connaître les détails des nouvelles mesures que comptent mettre en place le gouvernement avant de se lancer dans des projets. Ces annonces interviennent dans un contexte d’incertitude politique sur fond de retour en force des attentats terroriste et de préparation de la révision de la Constitution. A Paris, les milieux d’affaires redoutent que l’Algérie adopte la même politique que le Vénézuela. Ce dernier s’est en effet lancé dans une politique de nationalisation qui touche la quasi-totalité des secteurs. «Le résultat est là : toutes les entreprises quittent le Vénézuela. Si le pétrole baisse, ce pays va se retrouver dans une situation catastrophique», explique un économiste.

    Les milieux d’affaires français se méfient particulièrement d’Ahmed Ouyahia. Ils estiment qu’il a largement inspiré le discours du chef de l’Etat devant les maires, le 23 juillet dernier. Le nouveau Premier ministre a la réputation d’être un partisan d’une relance du secteur public. «M. Ouyahia ignore les réalités économiques mondiales. Au moment où la Chine et la Russie sortent progressivement du tout-Etat, l’Algérie veut y retourner. Le terrorisme fiscal et administratif n’a jamais été efficace pour une économie», souligne le même économiste.

    Mais si les milieux d’affaires français sont prudents depuis les dernières annonces, ceux des pays Golfe sont carrément furieux. Ils estiment que le discours du président de la République a nuit considérablement à leur image de marque. «Le président Bouteflika a mis tout le monde dans le même sac, les spéculateurs et les investisseurs sérieux. Pourquoi dans tous les pays arabes, les fonds du Golfe ont lancé des projets et pas en Algérie ? M. Bouteflika devrait se poser cette question au lieu d’accuser tout le monde», explique une source proche d’un grand fonds d’investissement du Golfe. Fin juillet, moins d’une semaine après le discours de Bouteflika, Emaar, qui a gelé ses projets en Algérie, lançait la commercialisation d’une des plus importantes stations touristiques du nord du Maroc, un projet de plus d’un milliard de dollars.

  6. #104
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    Sonia Lyes :


    Lundi 25 Août 2008 -- Le ministère du commerce a confirmé aujourd’hui le lancement d’une enquête générale sur les activités des entreprises étrangères en Algérie, comme l’a déjà révélé toutsurlalgerie.com il y a deux jours. Dans un entretien à la radio nationale Chaîne I, un haut responsable de ce ministère a confirmé le rappel des vérificateurs des impôts de leurs congés annuels pour préparer des missions d’inspection au niveau des entreprises étrangères. Ces enquêtes, qui seront lancées dans les prochains jours, concerneront notamment les transferts de devises et le respect du dispositif d’investissement par ces sociétés, a indiqué à la radio Houcine Boubtina, directeur à l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur, qui dépend du ministère du Commerce.

    M. Boubtina a évoqué des « dépassements » de la part des entreprises étrangères, sans donner davantage de détails. Mais une source gouvernementale a indiqué il y a quelques jours à toutsurlalgerie.com que de lourds soupçons pèsent actuellement sur l’opérateur Orascom Telecom Algérie, qui exploite la marque Djezzy. La Banque d’Algérie a alerté les autorités sur des transferts de devises jugés élevés de la part de l’opérateur mobile.

    Le lancement de cette opération, la première du genre dans l’histoire du pays, confirme une tendance au durcissement des conditions d’investissements pour les entreprises étrangères. Cette nouvelle politique, largement inspirée par le nouveau premier ministre Ahmed Ouyahia, a été officialisée par le discours du président Bouteflika le 23 juillet dernier devant les maires du pays.

    Cette nouvelle orientation devrait avoir au moins deux conséquences. Sur le plan interne, Hamid Temmar pourrait faire les frais de ce changement, avec un probable départ du gouvernement dans les prochains jours. M. Temmar s’est en effet opposé à ces mesures, les qualifiant en privé de désastreuses. Les nouvelles orientations pourraient également créer des tensions avec des pays étrangers. Ces derniers vont chercher à protéger leurs entreprises qui investissent en Algérie.

  7. #105
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    Sonia Lyes :


    Lundi 25 Août 2008 -- C’est parti. Les opérations de contrôle fiscal des entreprises étrangères implantées en Algérie ont officiellement commencé depuis le début de cette semaine, a appris toutsurlalgerie.com de source proche du dossier. Plusieurs filiales de groupes étrangers ont déjà reçu les visites des contrôleurs des impôts. Ces derniers s’intéressent particulièrement aux transferts de devises et au respect du dispositif d’investissement par ces sociétés.

    D’autres sociétés seront concernées dans les prochains jours, selon la même source. Ces opérations devraient toutefois se limiter à quelques entreprises, sans doute les plus importantes : banques, opérateurs mobiles.... Selon notre source, contrôler l’ensemble des entreprises étrangères implantées en Algérie, comme l’a annoncé le ministère, demanderait plusieurs années aux inspecteurs des impôts. Le fisc algérien n’a pas les capacités de mener une opération d’une telle envergure.

    Les critères de choix des entreprises étrangères à contrôler restent inconnus. Mais les entreprises concernées ne semblent se faire aucune illusion concernant la finalité de l’opération. Selon une source proche des milieux d’affaires étrangers à Alger, beaucoup d’entre elles redoutent le pire : des redressements fiscaux de plusieurs centaines de millions de dinars.

    Au lendemain des révélations par toutsurlalgerie.com concernant ces contrôles, les investisseurs étrangers sont partagés entre colère et incompréhension. «C’est contraire à toutes les règles d’équité et à toutes les conventions internationales signées par l’Algérie. C’est une véritable chasse à l’homme qui vient d’être lancée. Parler d’entreprises étrangères est stupide : il s’agit d’entreprises de droit algérien, mais détenues par des capitaux étrangers. C’est de la discrimination !», s’indigne un chef d’entreprise étranger qui a requis l’anonymat.

    "Si des abus ont été constatés, il existe des procédures légales pour y mettre fin et punir les coupables. Mais on n’annonce pas ce genre de choses dans la presse. C’est du lynchage médiatique inutile», explique un autre entrepreneur étranger.

    Certains milieux d’affaires étrangers soupçonnent le président Bouteflika d’agir de la sorte pour des raisons électoralistes. D’autres évoque une guerre des clans qui prendrait en otage les investisseurs étrangers…

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