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  1. #372
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    Samir Allam :


    Lundi 21 Mars 2011 -- «Après quatre années de négociations, nous allons réaliser le plus grand projet d'investissement de la dernière décennie». Hier dimanche 20 mars, en marge de la signature de deux conventions d’investissements avec l’émirati EIIC, Abdelkrim Mansouri, directeur général de l'Agence nationale de développement de l'investissement (ANDI), ne cachait pas son enthousiasme. Les deux conventions portent sur la réalisation du projet Dounya Parc, un hôtel cinq étoiles à l’ouest d’Alger. Selon l’ANDI, le projet Dounya, qui comporte un grand parc, des espaces verts, des aires récréatives, des installations éducatives, un hôpital, une école internationale, des résidences, des villas et des logements, coûtera environ 5,2 milliards de dollars. Comprendre : ce montant représente l’investissement qui sera consenti par le groupe émirati. Sur le site internet de l’ANDI, il n’existe aucune référence aux détails financiers du projet.

    En réalité, pour le projet Dounya Parc, le chiffre de 5,2 milliards de dollars est trompeur. Il ne représente pas, comme le laisse entendre le DG de l’ANDI, le montant de l’investissement mais le coût global du projet, une fois réalisé. Ce coût, selon nos informations, comprend trois parties. La première, qui représente 65% du montant, est constituée de préventes de logements et de villas, soit près 3,4 milliards de dollars. Elle sera entièrement financée par des acquéreurs algériens. Une partie des sommes récoltées sera transférée en devises par EIIC. Le solde, soit 1,8 milliard de dollars, comprend la valeur du terrain – cédé par l’État à un dinar symbolique mais qui sera valorisé à plusieurs centaines de millions d’euros – un financement par la dette auprès de banques publiques algériennes et l’apport en capital d’EIIC. Ce dernier, seul investissement réel du groupe émirati dans le projet, est compris entre 300 et 350 millions de dollars, selon nos sources. Un montant que EIIC pourrait avoir du mal à engager au regard de sa situation financière. En 2009, le fonds émirati a réalisé un bilan total de près de 6 milliards de dollars, dont deux tiers de dettes. Le fonds est virtuellement en faillite.

    Au-delà des avantages financiers, EIIC a obtenu de nombreuses dérogations pour lancer son projet. Il y a par exemple l’autorisation d’effectuer des préventes de logements et de villas. Officiellement, les préventes sont interdites en Algérie depuis 2009. C’est d’ailleurs ce qui a contraint plusieurs groupes immobiliers étrangers à renoncer à leurs projets. L’autre concession de taille concerne la possibilité pour EIIC de céder la totalité de sa structure algérienne à un autre partenaire étranger. Cette opération permettrait ainsi à EIIC de réaliser une plus‑value sans réaliser directement le projet. TSA a tenté de joindre le DG de l'ANDI. En vain.

  2. #373
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    Merouane Mokdad :


    Mardi 29 Mars 2011 -- Les entreprises publiques ont bénéficié d’un soutien de l’État estimé à 1.100 milliards de dinars, soit près de 15 milliards de dollars. L’annonce a été faite mardi par Mohamed Benmeradi, ministre de l’Industrie, de la PME et de la Promotion des investissements, sur les ondes de Chaîne III de la radio nationale. Il a indiqué qu’une évaluation de cet appui se fait actuellement au niveau du Conseil des participations de l’État (CPE). «Il est vrai que par rapport aux 22.000 milliards de dinars du plan quinquennal (2010‑2014), cela ne représente que 4% mais l’État met l’effort dans l’investissement et la mise à niveau du potentiel existant des entreprises publiques. Les entreprises publiques qui ont un marché et un potentiel ont bénéficié de soutiens très importants», a‑t‑il indiqué. Le ministre a rappelé que le gouvernement a adopté depuis une année un programme de mise à niveau des PME du secteur privé d'un montant de 4 milliards de dollars.

    Selon M. Benmeradi, les secteurs industriels, qui ont un effet d’entraînement sur les autres activités tels que la mécanique, seront encouragés. La filière mécanique bénéfice déjà d'un plan de 21 milliards de dinars. «Il faut avoir des entreprises crédibles dans leurs structures financières et technologiques et dans leurs managements avant d’aller vers des partenariats. D’où l’importance de la mise à niveau des entreprises publiques notamment dans le secteur de la mécanique», a‑t‑il dit. D'après le ministre, les choix pris ces dernières années pour l’encouragement de l’investissement direct étranger (IDE) et du secteur privé n’ont pas donné de résultats sur le terrain. «Sur toute la décennie 2000‑2010, les IDE, hors hydrocarbures, étaient inférieurs à 2 milliards de dollars. Durant la même période, l’investissement privé représente moins de 25% du total des investissements nationaux. Les investissements par la dépense publique n’ont pas eu d’effet d’entraînement sur la croissance», a‑t‑il expliqué. Par conséquent, le gouvernement a, d’après lui, décidé de donner plus de ressources à l’investissement productif. «C’est l’objectif du plan d’investissement du secteur public. Il s’agit aussi de créer des conditions de relance de l’investissement privé», a‑t‑il dit.

  3. #374
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    ALGIERS, March 31, 2011 (Reuters) -- The lacklustre interest from energy majors in Algerian oil and gas acreage is due to the country's tax rules, a senior energy official said, in the first public acknowledgement of the problem. In a licensing round completed earlier this month, Algeria awarded only two out of 10 oil and gas permits on offer, raising questions about whether it has enough new projects coming on stream to maintain output levels. The bid round was the third in a row that has shown flagging investor interest since a new law imposed tougher financial terms. Foreign energy executives have said the tax terms are not attractive enough, but until now Algerian officials have blamed the global economic downturn for discouraging investment. "We know that they (investors) are unhappy with our tax system," said the energy official, who asked not to be named because he is not authorised to speak to the press on the subject. "We knew that the licensing round would not be a success, but we were forced to go forward to show that Sonatrach is not weak, and that the scandals and change of leadership did not hit it," the official told Reuters. He said Algerian energy officials would be meeting early next week to discuss how they can revive investor interest.

    Algeria is the world's fourth biggest exporter of natural gas - most of it going to Spain and Italy - and it is also a major exporter of crude. Its energy sector was rattled last year when the chief executive of state energy firm Sonatrach was removed from his posts and put under investigation over corruption allegations. The energy minister was also replaced last year. The two firms which were awarded permits in this month's bid round, Sonatrach and Spain's Cepsa, signed the contracts at a ceremony on Thursday. The combined value of the two permits is $220 million. Cepsa acquired blocks 401d, 401c and 403f in the Rhourde Rouni II license area in south-eastern Algeria's Berkine Basin, covering an area of 3,034 sq km. At the same ceremony, Algeria has also signed five gas sales agreements for exports to be shipped via the newly-completed Medgaz pipeline to Spain. Officials said the pipeline was to start commercial operations on Friday. The sales agreements were concluded with Cepsa and fellow Spanish firms Iberdrola and Endesa and France's GDF Suez.

  4. #375
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    Abdellah Allab :


    Vendredi 1 Avril 2011 -- Le ministère de l’Énergie et des mines va entamer en début de semaine prochaine une série de rencontre et de consultations avec des acteurs nationaux et internationaux du secteur des hydrocarbures. Ces réunions constituent la première étape vers une révision de la loi sur les hydrocarbures et les mines. Selon nos informations, Youcef Yousfi, ministre de l’Énergie réunira dimanche 3 avril au siège de Sonatrach plusieurs acteurs et investisseurs nationaux privés pour étudier les possibilités d’investissements dans les secteurs des hydrocarbures et des mines dans le cadre de partenariats public‑privé. Cette rencontre sera l’occasion pour Alnaft de mesurer la disponibilité et la capacité des capitaux privés algériens à mener des projets dans le secteur. Un débat suivra sur les possibilités d’aménager les lois actuelles pour encourager l’investissement national privé dans le secteur. Une rencontre similaire – dont la date n’a pas été précisée – aura lieu avec des investisseurs étrangers du secteur. But : connaître les raisons qui poussent les groupes pétroliers à bouder les appels d’offres lancés pour l’attribution de blocs d’hydrocarbures. Le ministère de l’Énergie va également lancer des consultations auprès de tous les groupes pétroliers et gaziers étrangers présents en Algérie. Le troisième appel d’offres pour l’attribution de 10 blocs de recherche et d’exploration pétrolière et gazière lancé en juillet 2010 s’est soldé par un semi échec. Seuls deux blocs sur les dix proposés ont trouvé preneurs le 17 mars à l’issue de l’ouverture des plis au ministère de l’Énergie à Alger. Quatre soumissionnaires, le groupement algérien formé de Petrogaz et OBG, Sonatrach, Cepsa (Espagne) et Petertamina (Malaisie) ont présenté des offres. Les réformes envisagées donneront aux groupes pétroliers étrangers la possibilité de choisir entre deux options : la constitution de sociétés mixtes avec Sonatrach ou des accords de partage de production. Mais notre source a exclu l’annulation de la taxe sur les superprofits pétroliers. Cette dernière est au cœur de tensions entre l’Algérie et plusieurs groupes étrangers – notamment Anadarko – qui contestent les conditions de son application.

  5. #376
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    Ali idir :


    Dimanche 3 Avril 2011 -- Alors qu’elle vient à peine de voir jour, la filiale algérienne de la compagnie française Macif est déjà confrontée à sa première crise sociale. La raison ? Le salaire du directeur général, de nationalité française, fixé à 12.000 euros par mois, a été jugé «trop élevé» par le PDG de la SAA qui détient 34% de la nouvelle compagnie mixte. «Le PDG de la SAA n’a pas validé ce salaire. Il l’a estimé trop élevé d’autant que lui touche l’équivalent en dinars de 2.500 euros», affirme une source proche de la nouvelle compagnie. La dispute a obligé le directeur général de la Macif à quitter l’Algérie. L’affaire illustre les limites de la règle dite des 49/51 sur l’investissement étranger qui oblige la partie algérienne à prendre la majorité du capital dans tout investissement impliquant des étrangers, tout en accordant à la partie étrangère le management de la nouvelle société. «Les salaires des cadres et directeurs des entreprises publiques sont très bas par rapport aux rémunérations accordées aux responsables étrangers chargés de la gestion de ces nouvelles entreprises mixtes. S’il n’y a pas de conflit, il y a un ressentiment de la part des cadres algériens qui ne comprennent pas cette discrimination au travail», explique la même source. Dénommée «Prévoyance et santé compagnie d'assurance», la nouvelle société est dotée d'un capital social d'un milliard de dinars détenu à hauteur de 34% par la SAA, 15% par la BDL et 10% par la BADR, soit un total de 59% pour la partie algérienne, alors que MACIF détient les 41% restants, selon la même source. L'accord de création de cette société avait été signé le 22 juillet à Alger.

  6. #377
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    Lundi 4 Avril 2011 :


    Au lendemain de la publication d’un article sur le salaire du PDG de la filiale algérienne de la Macif, nous avons reçu une mise au point de l’assureur français que nous publions intégralement :

    « Le groupe Macif souhaite rectifier les informations erronées publiées sur TSA Algérie relatives à la rémunération du directeur général de la SAPS (Société d’Assurance de Prévoyance et de Santé). La SAPS, qui a obtenu son agrément le 10 mars dernier, est en cours d’inscription au registre du commerce à Alger. Si le directeur général de la SAPS a été nommé par le conseil d’administration de la SAPS, aucune discussion n’a été engagée sur la question de son salaire ; le montant annoncé de sa rémunération de directeur général est, de fait, totalement infondé, ainsi que les prétendues disputes dont il est fait allusion dans l’article. Le directeur général de la SAPS travaille actuellement, avec l’aide d’un groupe de travail auquel participent deux administrateurs algériens, aux modalités de la mise en œuvre opérationnelle de la société qui seront soumises pour validation au prochain conseil d’administration».

  7. #378
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    Samir Allam :


    Mercredi 20 Avril 2011 -- On ouvre. On ferme. Puis on promet une nouvelle ouverture. Les errements du gouvernement Ouyahia en matière de lois sur l’investissement étranger continuent. En visite à Paris, Mohamed Benmeradi, ministre de l'industrie, de la PME et de la promotion de l'investissement, a promis une amélioration du climat des investissements en Algérie. «Le gouvernement s'attelle, à la lumière du dernier discours à la Nation du président Bouteflika, à la mise en place d'une véritable refonte du système juridique afin d'améliorer le climat des investissements et des affaires», en Algérie, a‑t‑il assuré lors d'une rencontre avec des entreprises françaises. M. Benmeradi n’a pas fourni de précisions concernant ces améliorations. Peut‑on encore le croire ? Ce jeudi, le gouvernement devrait se réunir pour préparer la loi de finances complémentaire (LFC) 2011. Cette loi devrait définir les nouvelles mesures d’investissements évoquées à Paris par M. Benmeradi. Depuis quelques années, le dossier des investissements étranger est devenu une variable d’ajustement pour le gouvernement Ouyahia. À chaque crise diplomatique avec la France ou lors d’une baisse continue des prix du baril, le gouvernement revoit toutes les lois sur l’investissement. Aujourd’hui, le pouvoir a besoin de soutiens à l’étranger. Il s’apprêterait donc à rouvrir les vannes. Mais les investisseurs semblent refroidis par ces changements de lois. Il y a quelques années, l’annonce de M. Benmeradi aurait suscité l’enthousiasme dans les milieux d’affaires français et étrangers. L’Algérie, avec 160 milliards de dollars de réserves de change et un programme d’investissements publics de 286 milliards de dollars sur la période 2009‑2014 a tout pour séduire. Mais cette fois, l’annonce d’une grande souplesse pour les investisseurs étrangers n’a même pas fait l’objet d’une dépêche d’agence étrangère. À force de promettre l’amélioration du climat des affaires, le gouvernement algérien a fini par se discréditer aux yeux des investisseurs étrangers.

    La venue de M. Benmeradi à Paris est passée inaperçue dans les médias français. Ni entretien ni annonce dans la presse. C’est Jean‑Pierre Raffarin qui a parlé dans Le Figaro pour annoncer que le métro d’Alger sera livré avant la fin 2011. Une annonce reprise par toutes les grandes agences d’information. Mais pourquoi un responsable français parle‑t‑il du calendrier de livraison d’un projet algérien ? Difficile à comprendre. Même le consortium en charge du projet n’est pas tout à fait français. Cette intervention de M. Raffarin montre à quel point le gouvernement algérien a perdu toute crédibilité, y compris celle d’annoncer la date de livraison d’un projet que les Algériens attendent depuis plus de 20 ans. Le gouvernement algérien a‑t‑il décidé de communiquer avec le peuple via des responsables français ? D’autant que Raffarin n’en est pas à sa première sortie médiatique du genre. Nommé Monsieur Algérie par le président français Sarkozy, l’ancien Premier ministre français est en train de devenir le porte‑parole de l’État algérien. En février, après un entretien avec le président Bouteflika à Alger, Raffarin révélait aux Algériens les confidences de leur Chef d’État sur son état de santé et ce qu’il comptait faire en matière économique et politique !

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