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  1. #379
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    Hakim Arous :


    Mercredi 4 Mai 2011 -- L'Afrique est le continent d'avenir pour les investissements étrangers. C'est ce qui ressort d'une étude sur l'attractivité de l'Afrique menée par le cabinet Ernst and Young auprès de plusieurs centaines de décideurs internationaux et qui vient d’être publiée. Les investisseurs étrangers voient d'importantes opportunités de croissance sur le long terme pour le continent. L'étude, titrée It's time for Africa, estime ainsi que les investissements directs étrangers (IDE) atteindront 150 milliards de dollars en 2015 et créeront directement plus de 350.000 emplois. Globalement, l'Afrique se situe juste derrière l'Asie en termes de perception positive des investisseurs étrangers. 68% des opérateurs interrogés estiment ainsi que l'Afrique est devenue plus attractive ces trois dernières années et 75% se disent optimistes pour les trois prochaines années. Cette appréciation repose sur des critères objectifs concernant les potentialités sur le continent. La modernisation des infrastructures et de l'environnement des affaires a assuré une forte croissance économique ces dix dernières années. Les économies africaines, moins financiarisées, se sont aussi mieux tirées de la crise mondiale de 2007‑2008. «Les niveaux de risques sont sans doute plus importants, mais la profitabilité aussi avec une concurrence sur certains secteurs comparativement plus faible qu'ailleurs», indique l'étude.

    Certes, l'Afrique continue de n'accueillir actuellement qu'une faible part des projets d'IDE réalisés dans le monde, soit 4,5% en 2010. Les obstacles avancés par les opérateurs interrogés sont notamment l'environnement politique instable (pour 41% d'entre eux), la corruption (22%), l'insécurité (22%) et le manque d'infrastructures de transport et logistiques (17%). Mais «cela ne reflète pas justement l'attractivité de la région, qui possède un des plus importants taux de croissance économique, les plus hauts retour sur investissements et a fait d'énormes progrès en matière de réforme politique, de stabilité macroéconomique et de développement social», juge Ersnt and Young. «L'Afrique peut rivaliser avec les BRIC (ndlr : Brésil, Russie, Inde, Chine) en matière d'investissement», affirme même le cabinet. Aujourd'hui, la Chine est leader, l'Inde deuxième et l'Afrique est juste derrière, devant la Russie et le Brésil. Autre élément intéressant de cette étude : l'Afrique devient moins dépendante des investissements des pays développés. En effet, les économies émergentes sont de plus en plus présentes sur le continent. Les IDE des pays émergents ont augmenté de 13% par an entre 2003 et 2010 contre 7% pour les pays développés, qui ne représentent en 2010 plus que 62% des IDE faits en Afrique contre 70% en 2003. «Si cette tendance se poursuit, les économies développés seront dépassées par les économies émergentes en terme d'investissements dans de nouveaux projets en Afrique d'ici 2023», selon Ernst and Young.

    Et ce sont également les pays émergents qui sont les plus optimistes sur leurs opportunités en Afrique. 75% des opérateurs interrogés originaires de pays émergents se disent optimistes pour les trois prochaines années contre 53% pour les Européens et 60% pour les Nord‑Américains. Les économies émergentes «estiment que l'Afrique est un marché essentiel pour soutenir leur propre croissance, alors que les pays développés la voient plutôt comme un marché potentiel futur qui doit encore se développer», affirme Ernst and Young. Mais l'Afrique elle-même participe de plus en plus à son propre développement et le mouvement va s'amplifier au cours des prochaines années, selon le cabinet. Les projets d'IDE des acteurs africains dans d'autres pays d'Afrique ont augmenté de 21% entre 2003 et 2010, même s'ils restent moins pourvoyeurs de capital que ceux réalisés par les économies développées et émergentes. Ils n'ont représenté au mieux entre 2003 et 2010 que 27% du capital total investi par les économies émergentes en Afrique.

    Comme elle diversifie ses sources d'IDE, l'Afrique a également réussi à diversifier les secteurs d'activités vers lesquels se dirigent les IDE. Sans surprise, l'énergie et l’exploitation des ressources naturelles restent en tête. Dans les deux prochaines années, les secteurs qui offrent le plus d'opportunités selon les opérateurs interrogés sont les mines et les métaux (44%), le pétrole et le gaz (21%), l'exploitation des ressources naturelles (15%) et le tourisme et l'hôtellerie (15%). Mais dans les faits, entre 2003 et 2010, la part des IDE réalisés dans secteur du pétrole et du gaz est passée de 17 à 5%, les métaux de 11 à 5%, alors que pour les services financiers par exemple, elle est passée de 11à 16%. Même chose pour les domaines d'activités. La part des activités d'extraction primaire est passée de 25 à 5% quand celle de la vente et du marketing est passée de 8 à 21% et celle des services aux entreprises (business services) de 13 à 22%. Bien sûr, les perceptions des opérateurs économiques restent dépendantes des situations dans chaque pays du continent. L'Afrique est vaste et certaines régions restent plus attractives que d'autres. Entre 2003 et 2010, l'Afrique du Sud a ainsi attiré 15% des IDE réalisés du le continent, suivie de l'Égypte (12%), du Maroc (10%), de l'Algérie et de la Tunisie (7%), du Nigeria (6%) et de l'Angola (5%). Dix pays concentrent ainsi 75% des IDE réalisés en Afrique.

  2. #380
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    Yazid Slimani :


    Vendredi 6 Mai 2011 -- Les troubles politiques qui agitent le Maghreb et le Moyen‑Orient inquiètent les investisseurs étrangers. Depuis le début de l'année, plusieurs projets ont déjà été mis en sommeil dans toute la région. C'est évidemment surtout le cas dans les pays les plus touchés par les tensions, comme la Tunisie, l'Égypte ou la Libye. Mais en Algérie aussi, certaines entreprises étrangères se posent des questions sur leur avenir dans le pays. Cas extrême, celui du groupe indien VA Tech Wabag, spécialisé dans les infrastructures hydrauliques. Il a décidé, selon l'agence d’information financière Bloomberg, de transférer ses activités implantées en Tunisie, Algérie et Libye vers de nouveaux marchés, principalement en Turquie et aux Philippines. Mais la plupart des groupes étrangers présents en Algérie, ou ceux qui avaient des projets d'investissement, n'ont pas choisi la même option. Depuis le début de l'année, plusieurs projets qui étaient en discussion depuis longtemps ont abouti. C'est le cas par exemple dans le secteur des assurances. Après l'installation de la Macif, ce sont désormais deux autres compagnies françaises, Axa et Groupama, qui se sont dites intéressées par l'Algérie. L'italien Eni a signé de nouveaux contrats avec Sonatrach sur l'exploitation de ressources gazières. La compagnie s'est dite, ce jeudi 5 mai, «pas inquiète des risques de tensions en Algérie», selon l'agence Bloomberg. «Les évènements ont été si rapides, importants et inattendus, que la sensibilité aux risques politiques va désormais être plus importante. Mais les investissements étrangers ne vont pas s'arrêter. Beaucoup d'investisseurs vont attendre jusqu'à ce que les choses se calment», analyse aussi Simon Williams, économiste chez HSBC spécialiste du Moyen‑Orient. En ce qui concerne l'Algérie, le problème de la faiblesse des investissements étrangers existait déjà avant les tensions dans la région. Il s'explique surtout par les conditions réglementaires appliquées aux IDE.

  3. #381
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    Merouane Mokdad et Samir Allam :


    Jeudi 19 Mai 2011 -- Une trentaine d’hommes d’affaires américains sont attendus à Alger à partir de samedi prochain. La délégation se déplacera ensuite à Oran. L’annonce a été faite par Smail Chikhoun, président du Conseil d’affaires algéro-américain, invité ce jeudi 19 mai de la Chaîne III de la radio nationale. Deux jours auparavant, l’ambassade de France à Alger, dans un communiqué, annonçait que 160 entreprises françaises prendront part au forum de partenariat et d’affaires algéro-français qui se déroulera à l’hôtel Hilton d’Alger les 30 et 3 mai prochains, en présence de Jean‑Pierre Raffarin.

    Optimiste, Smail Chikhoun a estimé que l’investissement américain hors hydrocarbures en Algérie commence à prendre forme même s’il est encore minime. «Il y a des PME qui travaillent dans les secteurs de la construction et des médicaments. L’Algérie doit être plus attractive dans les autres secteurs. Il y a une compétition féroce de par le monde pour attirer les investisseurs. Pour les hydrocarbures, il est important de garder la règle du 51/49. En dehors de ce secteur, il va falloir revoir cette formule et alléger la loi sur l’investissement», a-t-il dit.

    Même s’il se contredit par rapport à ce qu’il déclarait en octobre dernier lors d’une visite d’une délégation de cinquante hommes d’affaires américains – il déclarait sur la Chaîne III : «la règle du 51/49 ne gène pas les entrepreneurs américains» – Smaïl Chikhoune délivre un discours qui va dans le sens de celui du gouvernement algérien : malgré des lois contraignantes, l’Algérie intéresse toujours les investisseurs étrangers. Mais dans les faits, l’intérêt des visites de délégations d’hommes d’affaires est à relativiser. Les précédentes visites n’ont pas donné lieu à des projets d’investissements. Au mieux, les patrons s’intéressent aux projets publics inscrits dans le cadre du programme quinquennal ou viennent s’informer sur l’environnement économique du pays.

    Les visites annoncées de délégations d’hommes d’affaires américains et français marquent certes un intérêt stratégique renouvelé pour l’Algérie de la part de ces deux puissances dans un contexte marqué par les révoltes dans le monde arabe. Mais sur le plan économique et de l’investissement, ces visites ne devraient avoir aucun impact. Les problèmes qui ont conduit les investisseurs étrangers à déserter l’Algérie restent toujours posés : un environnement juridique changeant et instable, des décisions incohérentes, etc. Illustration de cette situation : mercredi, le groupe Orascom Telecom annonçait qu’il renonçait à distribuer des dividendes à ses actionnaires à cause des problèmes de sa filiale algérienne, Djezzy. Cette dernière est soumise à de fortes contraintes de la part des autorités algériennes, selon Orascom. Une annonce qui aura sans doute un fort impact sur la perception du marché algérien par les investisseurs étrangers.

    En fait, analyse un connaisseur des milieux économiques, «les affaires ne se font jamais dans le cadre de délégations, de voyages officiels ou de commissions mixtes. Elles se font dans un cadre privé». Selon lui, «la venue de délégations répond souvent à une demande du gouvernement algérien qui commence à maîtriser le "news cycle". Il veut positiver son action». Alors que sa politique économique est vivement critiquée, le gouvernement tente de prouver le contraire en exhibant des délégations d’hommes d’affaires étrangers. C’est aussi une manière pour lui d’éviter d’aborder les problèmes de fond de l’économie nationale.

  4. #382
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    Jeudi 19 Mai 2011 -- Selon le directeur général du Conseil d'affaires algéro-américain (USABC), Smail Chikhoune, des grandes entreprises américaines de l'industrie pharmaceutique vont proposer, lors d'une visite qu'ils effectueront à Alger en juin prochain, au gouvernement des projets d'investissement en Algérie. Mais, il a considéré, toutefois, qu'il est nécessaire de revoir la règle des 51/49%, régissant l'investissement étranger, pour que le marché algérien soit davantage attractif aux yeux des américains. "Il faut garder cette règle pour les hydrocarbures mais la revoir et l'alléger dans les autres secteurs d'activité", a estimé ainsi Smail Chikoune.

    "Toutes les grandes entreprises américaines de l'industrie pharmaceutique et biotechnologie seront à Alger les 8 et 9 juin pour faire une proposition au gouvernement algérien en matière de recherche et de développement, de formation, de l'innovation, de création de nouveaux laboratoires et de fabrication de médicaments", a-t-il indiqué encore jeudi sur les ondes de la Radio nationale. "Si ces projets aboutissent, l'Algérie va devenir une destination mondiale pour la recherche et le développement puisque le climat y est favorable et le potentiel humain existe pour faire du transfert de technologie", a-t-il souligné. Rappelant que l'expérience de créer un pôle mondial de la recherche et développement a déjà été menée par les américains à Singapour, Smail Chikhoune a affirmé que les chercheurs et les scientifiques algériens seront associés à ces projets qui permettront, selon lui, la création de "beaucoup d'emplois".

    Pour rappel, une trentaine d'hommes d'affaires américains effectueront à compter de samedi prochain une visite en Algérie au cours de laquelle ils se rendront dans plusieurs régions du pays comme Oran pour rencontrer des opérateurs économiques nationaux. Selon Smail Chikoune, les entreprises américaines seront également "très nombreuses" à prendre part à la prochaine Foire internationale d'Alger, a-t-il déclaré. "Les américains ne connaissent pas bien le marché algérien. C'est pour cela qu'il faut encourager les échanges de visites entre les opérateurs et les hommes d'affaires des deux pays", a-t-il suggéré. Il est à signaler en dernier lieu que les échanges entre l'Algérie et les Etats Unis ont atteint près de 16 milliards de dollars en 2010, dont 13,7 milliards de dollars d'exportations algériennes vers les USA et plus de 2,1 milliards de dollars d'importations.

  5. #383
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    Rafik Tadjer :


    Jeudi 26 Mai 2011 -- Après avoir affirmé pendant plusieurs années que l’Algérie avait besoin uniquement de transfert de savoir‑faire et non d’investissements, le gouvernement est‑il en train de revoir sa stratégie ? Dans un entretien à l’agence AFP, diffusé ce jeudi 26 mai, Mohamed Benmeradi, ministre de l'Industrie, de la PME et de la promotion de l'investissement, a reconnu que l’Algérie avait besoin d’investissements et de savoir-faire pour sortir de sa quasi‑dépendance du secteur des hydrocarbures. «L'Algérie c'est un marché potentiel, elle a des programmes d'investissements, elle a des ressources, elle a des capacités», a‑t‑il dit. «D'un autre côté, nous sommes devant un dilemme : nous avons une économie extravertie qui dépend d'un seul secteur. Nous souhaitons à tout prix la diversifier», a‑t‑il ajouté, reconnaissant que «les 15 dernières années nous ont montré que nous n'avions pas réussi cette diversification».

    Mohamed Benmeradi a tenté d’expliquer et de justifier les mesures prises depuis 2008, notamment celles concernant les investissements étrangers, très critiquées dans les milieux économiques. Il a d'abord expliqué qu'il y avait eu une rectification fondamentale en 2008 avec la loi de Finances complémentaire en vue notamment d'imposer aux investisseurs étrangers des partenariats avec l'Algérie. Celle‑ci a été complétée les années suivantes, affinée. «Ce n'est pas de l'instabilité c'est une rectification de fond», a‑t‑il affirmé. «Notre objectif est de mettre en place un mécanisme» qui permette un développement des partenariats pour acquérir un savoir‑faire, plus important que le simple commerce entre pays. Mais, «dans notre dispositif il y a énormément de lacunes», a‑t‑il reconnu. «Nous faisons face à des incohérences : nous sommes en train de les corriger», évoquant notamment toutes les lenteurs administratives. Selon lui, Abdelaziz Bouteflika a demandé à ses ministres «d'engager de manière radicale une débureaucratisation» dans tous les secteurs. «Malheureusement, nous avons hérité de la bureaucratie du droit français», a déclaré M. Benmeradi, soulignant que les entreprises algériennes se plaignaient des mêmes maux.

  6. #384
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    Samir Allam :


    Vendredi 27 Mai 2011 -- La réunion tripartite (gouvernement, patronat et UGTA) aura lieu ce samedi 28 mai. Les patrons privés algériens vont enfin pouvoir rencontrer le gouvernement et essayer d’exposer leurs nombreux problèmes. Depuis plusieurs années, le dialogue patronat‑gouvernement est réduit aux réunions tripartites. Des rencontres formelles qui se tiennent une fois par an. C’est très peu pour construire une économie performante et doter le pays d’entreprises publiques et privées compétitives capables de concurrencer les sociétés étrangères afin de réduire la facture des importations. En Algérie, les ministres reçoivent rarement les patrons nationaux. Certains chefs d’entreprises attendent depuis quelques années des réponses à leurs projets d’investissements. D’autres souhaitent exposer les problèmes auxquels ils sont confrontés au quotidien. Mais les ministres en charge des dossiers économiques méprisent les patrons nationaux. Ils ont d’autres sujets de préoccupation et préfèrent discuter et recevoir les patrons étrangers.

    Le comportement de Mohamed Benmeradi, ministre de l’Industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement, illustre cette situation. Depuis quelques mois, il semble n’avoir qu’une seule préoccupation : les investissements français en Algérie. Le 20 avril dernier, il était à Paris pour annoncer en avant‑première aux entreprises françaises que les lois sur les investissements vont changer en Algérie. Cette démarche a de quoi surprendre. Les Français ne sont pas de gros investisseurs sur le marché algérien. C’est le gouvernement lui‑même qui leur reproche depuis des années de ne chercher qu’à faire du commerce avec l’Algérie. Ensuite, de telles annonces devraient être d’abord dévoilées en interne et aux premiers concernés – les députés qui votent les lois, les patrons algériens et l’opinion publique nationale – avant d’être annoncées à l’étranger. Jeudi, Mohamed Benmeradi est allé encore plus loin. Dans un entretien à l’AFP – pourquoi parler dans un média français des problèmes économiques et bureaucratiques en Algérie ? – le ministre a tenté de justifier les récents changements économiques et a multiplié les messages en direction des entreprises françaises. «Ce n'est pas de l'instabilité c'est une rectification de fond», a‑t‑il affirmé concernant les changements de lois sur les investissements. «Notre objectif est de mettre en place un mécanisme» qui permette un développement des partenariats pour acquérir un savoir‑faire, plus important que le simple commerce entre pays, a‑t‑il ajouté.

    Mohamed Benmeradi reconnaît que les entreprises algériennes se plaignent des mêmes problèmes que les groupes étrangers. Mais il semble consacrer une grande partie de ses efforts à essayer de trouver des solutions aux problèmes des entreprises françaises en Algérie. Les négociations sur 12 dossiers phare de collaboration franco‑algérienne sont «totalement réglées à 90%», a‑t‑il ainsi annoncé à l’AFP. Et combien de dossiers de groupes algériens ont été réglés sur la même période par M. Benmeradi ? Et combien d’emplois ces douze «dossiers phare» français ont‑ils créé en Algérie ? Cette obsession à vouloir satisfaire des patrons français qui boudent toujours le marché algérien et à se justifier continuellement devant les Français est incompréhensible de la part d’un ministre censé d’abord écouter et répondre aux doléances des chefs d’entreprises algériens. En se focalisant sur les réclamations françaises, le ministre de l’industrie a même oublié le dossier d’investissement dans la fabrication de voitures présenté en octobre dernier à Alger par le groupe allemand Volkswagen. Il a fallu que les Marocains s’intéressent au projet pour que le ministre algérien affiche de nouveau son intérêt. Cette communication sur les projets français cache aussi un bilan désastreux d’un ministre présenté comme «ne comprenant absolument rien à l’économie». Depuis sa nomination à ce poste il y a deux ans, le 28 mai 2009, M. Benmeradi n’a réussi à attirer aucun grand investissement étranger ni à relancer l’investissement national dans l’industrie qui ne représente plus que 4% du PIB de l’Algérie. On attend toujours les détails de son projet pour l’industrie nationale. Au lieu de cela, il parle aux Algériens des douze projets français.

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