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  1. #36
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  2. #37
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    Dimanche 16 Décembre 2007 -- Près de la moitié des projets d’investissements étrangers déclarés en Algérie au cours de ces cinq dernières années sont l’œuvre de pays arabes, soit 244 projets sur 562 recensés entre 2002 et 2007. En termes de valeur des projets, les investissements engagés par les pays arabes représentent plus de 50 % des montants déclarés par les investisseurs étrangers, à savoir 417,3 milliards de dinars (5,8 milliards de dollars) sur 687,2 milliards de dinars.

    Les investissements arabes sont censés avoir généré entre l’année 2002 et octobre 2007 quelque 33 555 emplois, soit 43 % de l’ensemble des emplois devant être créés par les investisseurs étrangers, d’après le bilan arrêté par l’Agence nationale de développement des investissements (ANDI).

    Selon cette dernière, la part des investissements arabes par rapport à l’ensemble des investissements déclarés (nationaux et étrangers), et dont le chiffre a atteint 32 511 projets d’un montant de 3 195,1 milliards de dinars, reste encore très infime puisqu’elle ne représente que 1,7 % en nombre et 13 % en valeur.

    La répartition des projets d’origine arabe laisse apparaître que la majorité (73,3 %) de ces investissements, soit 179 projets totalisant un montant de 317,6 milliards de dinars, sont des investissements directs susceptibles de générer 28 827 emplois.

    Les 65 projets restants sont des partenariats mixtes entre investisseurs arabes et algériens. Par ailleurs, il a été observé que plus de 65 % des investissements arabes ont été consentis dans le secteur industriel qui a absorbé 159 projets d’un montant de 168 milliards de dinars devant créer 10 399 emplois.

    Il apparaît cependant que le plus grand nombre d’emplois devant être créés (17 428) par les investisseurs arabes concerne le secteur des services, même s’il n’a attiré que 39 projets pour un montant de 58,3 milliards de dinars. Le secteur du bâtiment et des travaux publics s’est quant à lui classé en 3e position en termes de nombre de projets dont 19 ont été recensés pour un montant de 11 milliards de dinars et 1 946 emplois à générer.

    Il est suivi par le secteur des transports (13 projets), du tourisme (7), de la santé (3) et de l’agriculture (2). Le secteur des télécommunications qui n’a comptabilisé que deux projets, arrive néanmoins 2e , à en juger par le montant des projets déclarés qui a atteint 162,5 milliards de dinars pouvant générer 2 454 emplois.

    La Syrie et l’Egypte mènent la course Les investisseurs en provenance de Syrie sont ceux qui ont déclaré le plus grand nombre de projets d’investissements durant les cinq dernières années avec une part de 23,3 % représentant 57 projets dont le montant global n’atteint que 10,5 milliards de dinars loin derrière les 136,9 milliards de dinars des investisseurs égyptiens qui se placent en tête en termes de valeur avec pourtant 27 projets déclarés seulement.

    Le Koweït et les Emirats arabes unis se positionnent derrière l’Egypte avec respectivement 88,5 milliards (2 projets) et 76,6 milliards d’investissements (5 projets) déclarés. La prise en considération du nombre de projets déclarés laisse apparaître que la Syrie est suivie de la Tunisie avec 34 projets totalisant 6,2 milliards de dinars, la Libye avec 33 projets d’une valeur de 6,4 milliards de dinars.

    Les investisseurs algériens non résidents ont pour leur part déclaré 31 projets d’un montant de 7,8 milliards de dinars. A noter que le projet le plus générateur d’emplois est un projet mixte entre des investisseurs de Jordanie, d’Arabie saoudite et de Palestine d’un montant de 32,1 milliards de dinars pouvant créer 14 133 emplois.

    Parmi les investissements arabes phares annoncés en 2007 figurent ceux du groupe émirien Emaar qui a annoncé des investissements d’une valeur de 20 à 28 milliards de dollars, répartis entre cinq grands projets visant notamment la transformation de la baie d’Alger.

    Emaar a été suivi par d’autres groupes émiriens, à l’image du groupe Moubadalate qui projette d’investir 5 milliards de dollars, ou encore du saoudien Cedar dans l’hôtellerie. L’Algérie est devenue une destination de prédilection pour les investisseurs arabes qui y voient un marché à fort potentiel.

    La Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI) a récemment indiqué que le montant des investissements arabes en Algérie a grimpé à 35 milliards de dollars depuis l’année 2000 et jusqu’aux neuf premiers mois de l’année 2007.

    Un chiffre considérable mais qui s’explique par le fait qu’il prend en considération les investissements prévus par le groupe Emaar. Selon le président de la CACI, ce montant devrait s’accroître pour atteindre jusqu’à 50 milliards de dollars en 2008, reléguant au second plan les investisseurs occidentaux qui dominaient jusque-là le marché algérien.

    Selon des statistiques européennes, entre 2003 et 2007, l’Algérie a drainé 379 projets d’IDE pour un montant de 22 milliards d’euros. L’Espagne se classe première avec 4,2 milliards d’euros, devant l’Egypte (2,2 milliards), les Etats-Unis (1,4 milliard) et le Koweït (1 milliard).


  3. #38
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    Mercredi 26 Décembre 2007 -- Maintenant que les Egyptiens ont montré leur capacité et leur expertise en Algérie, avec des investissements de plus de 4 milliards de dollars, il faut, selon le ministre de l'Industrie et la Promotion des investissements que les investisseurs algériens aillent en Egypte pour exporter leur expérience. "C'est à nous de bâtir notre capacité pour pouvoir ainsi aller vers l'extérieur", dira M. Abdelhamid Temmar.

    Dans une déclaration à Alger, en marge du forum qui a réuni les hommes d'affaires algériens avec leurs homologues égyptiens, tenu lundi soir, M. Temmar a souligné que l'Algérie a déjà des grandes compagnies qui ont investi à l'extérieur, comme le cas de Sonatrach et il faudrait que le privé suive la trace. "Nous avons maintenant suffisamment de capacités dans le secteur privé pour aller vers l'extérieur".

    Pour ce qui est de l'évolution de l'investissement étranger dans notre pays, il a affirmé qu'il n'est plus question d'investissement dans le domaine des hydrocarbures, du fait que tout l'investissement égyptien est hors hydrocarbures et spécialement dans les domaines des télécommunications et les grandes industries, notamment la sidérurgie et la mécanique. Dans le cadre de ce rapprochement entre l'Egypte et l'Algérie, il a dit que "c'est aussi paradoxale ; moi-même je suis surpris de voir à quel point nous sommes complémentaires avec l'Egypte et je pense que maintenant que nous avons ouvert cette page avec eux, nous allons la continuer".

    Dans le cadre de la 11e session du congrès des hommes d'affaires arabes, qui se tiendra en mars prochain au Caire, la capitale égyptienne, en marge de la Foire internationale qu'abritera cette ville à laquelle l'Algérie prendra part, le ministre a été interrogé sur la possibilité d'attirer les capitaux arabes vers l'Algérie. Il a souligné "nous n'avons pas à les attirer, ils sont déjà là", ce qui prouve, selon le ministre, que l'économie algérienne et les réformes engagées ont marché.

    Dans le même sens, il a ajouté que "nous n'avons pas fait un effort particulier, nous avons notre code des investissements et nous avons certainement arrangé notre économie de telle manière qu'il n y a que nous pour ne pas s'apercevoir que notre économie a changé et est devenue intéressante, puisque les investissements égyptiens ne sont pas des investissements dans les hydrocarbures mais ce sont des investissements hors hydrocarbures".

    Il a également indiqué que 80% des investissements qui arrivent depuis six mois sont des investissements hors hydrocarbures, notamment dans la mécanique, les chantiers navals et la sidérurgie, "donc, incontestablement ce que nous ne comprenons pas très sincèrement, et ceci d'ailleurs on doit reprendre confiance, c'est que notre économie est suffisamment complexe et s'est transformée suffisamment pour maintenant être une économie qui est recherchée par l'investisseur beaucoup plus que nous recherchons maintenant l'investisseur".

    Concernant le problème de la réforme financière et bancaire et la stratégie industrielle, M. Temmar a souligné que le système bancaire est certes dominé par les banques publiques mais le système de paiement est l'un des plus modernes de la région. Il a ajouté qu'il est clair que l'Algérie a maintenant ouvert le système financier aux banques privées et a déjà 10 banques privées en 2006 et 14 qui sont inscrites pour 2007.

    Pour le ministre, à partir du moment où il y a des banques privées qui s'installent dans une économie c'est que ces dernières vont à la rencontre des entreprises et donc cela signifie que l'économie algérienne commence à être attractive aux entreprises moyennes.

    Enfin, le ministre a affirmé qu'il reste maintenant la grande aventure que l'Algérie est en train d'entamer, qui est la mise à niveau des entreprises privées pour qu'elles puissent être productives et aller vers l'extérieur. 3 000 entreprises privées sont concernées par cette opération.

  4. #39
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    Mercredi 9 Janvier 2008 -- Les investissements étrangers directs ont battu, l’an dernier, leur record de l’an 2000, mais l’année en cours pourrait être celle d’un coup de frein, a estimé hier la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced). Les investissements transnationaux ont atteint l’an dernier le chiffre record de 1 538 milliards de dollars, selon les premières estimations communiquées par la Cnuced. Le record de l’an 2000 (1 400 milliards), juste avant l’éclatement de la bulle Internet, est ainsi battu à la faveur d’une hausse moyenne de 18%.

    L’investissement a profité de la hausse des bénéfices des entreprises multinationales, qui ont procédé à un grand nombre de fusions et acquisitions, a relevé la Cnuced. Les États-Unis sont restés le premier pays d’accueil des investissements internationaux, avec 193 milliards de dollars, mais avec une progression relativement lente de 10%. Le Royaume-Uni arrive en deuxième position (171 mds, +22%), devant la France, qui, avec 123 milliards, signe un bond de 52% par rapport à 2006. Pour 2008, l’organe onusien a mis en garde contre “plusieurs risques” qui pourraient avoir un effet “réfrigérant” sur les flux de capitaux, notamment la hausse du prix des matières premières, l’inflation, la hausse des taux d’intérêt et les fortes variations des taux de change.

    Le risque d’une récession américaine pourrait inciter les investisseurs à la prudence, même si la crise de l’immobilier à risque a pour l’heure eu peu d’effet sur les flux à destination des États-Unis, selon la Cnuced. La faiblesse du dollar a, en effet, rendu l’économie américaine attirante aux yeux des investisseurs internationaux en 2007. Globalement, les pays développés ont continué l’an dernier à se tailler la part du lion des investissements transfrontaliers, avec les deux tiers du total (+17%). L’Union européenne à 25 a accueilli à elle seule 40% des investissements mondiaux, avec une hausse de 15%. La hausse de l’investissement est un peu moindre à destination des pays en développement (+16%). Les chiffres de la Cnuced révèlent un tassement des entrées d’investissement à destination des deux géants asiatiques que sont la Chine (-3% à 67 mds) et l’Inde (-9% à 15 mds). La Cnuced décèle un “glissement” au profit de l’Asie du Sud-Est, avec des progressions de plus de 50% par exemple à destination du Singapour et de la Malaisie.

    Vers les pays en transition (ex-URSS et sud-est de l’Europe), la progression est restée soutenue (+41%), la Russie bénéficiant à elle seule de l’arrivée de 49 milliards, soit une hausse de 70%. Les perspectives pour la Russie sont affectées toutefois par le resserrement de la réglementation sur les ressources naturelles de ce pays ainsi que par les polémiques qui entourent l’environnement, selon la Cnuced. En Amérique latine, les arrivées d’investissements étrangers ont pratiquement doublé à destination du Brésil, du Mexique et du Chili, avec une hausse moyenne de 50% pour l’ensemble du continent.

    En Afrique, l’investissement a stagné, mais à un niveau relativement élevé grâce à la bonne tenue des matières premières, selon la Cnuced, qui note que l’Égypte, le Maroc et l’Afrique du Sud ont été les principaux bénéficiaires du mouvement.

  5. #40
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    Dimanche 13 janvier 2008 -- La part de l’Algérie en matière d’investissements étrangers demeure faible, dans la mesure où elle n’a pas dépassé le seuil de1,2 milliard de dollars en 2007, alors qu’elle était de 1,7 milliard en 2006, selon les estimations du Congrès des Nations-unies pour le développement et le commerce dans son rapport annuel sur les flux financiers internationaux, estimés à 1,5 trillion de dollars en 2007.

    Contrairement aux estimations officielles qui se basent sur les promesses d’investissement, l’Algérie est encore loin du niveau atteint par beaucoup de pays africains et arabes, en matière d’attraction de flux financiers étrangers, notamment dans les secteurs hors hydrocarbures.

    Le Maroc a connu par exemple un taux de croissance de 78, 6 % en passant de 2,9 milliards de dollars en 2006 à 5, 2 milliards, alors que l’Egypte est passée de 10,0 milliards de dollars en 2006 à 10, 2 milliards en 2007, avec un taux de croissance de 1,6 %.

    L’Algérie ne parvient pas à convaincre les investisseurs étrangers à cause de multiples contraintes et des lenteurs dans la concrétisation des projets d’investissement, vu que la durée de concrétisation d’un projet en Algérie oscille entre 3 et 5 ans, soit deux fois plus longtemps que dans les pays voisins, ce qui a poussé de nombreux investisseurs à virer de cap, après avoir essayé plusieurs fois de pénétrer le marché algérien, qui souffre de la prévalence de la gestion bureaucratique, la lenteur des procédures administratives, la centralité décisionnelle et le problème du foncier.

    Sur cette base, l’Algérie a été classée à la 110e place sur un total de 140 pays, par l’instance onusienne dans son rapport annuel sur les flux financiers internationaux.

  6. #41
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    Jeudi 17 janvier 2008 -- Les investissements arabes en Algérie ont atteint à la fin du premier semestre 2007 10 milliards de dollars, selon l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI), alors que les prévisions pour la même période étaient de 25 milliards de dollars. Cela dit, «les chiffres définitifs et officiels seront connus à la fin du mois en cours», a déclaré M. Brahim Bendjaber, président de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI), lors d’une conférence de presse organisée hier en préparation du troisième forum économique arabe prévu pour les 20 et 21 janvier prochains à Alger.

    Cet événement a été organisé sous le thème «Algérie, terre des opportunités», qui prévoit le regroupement de quelque 500 opérateurs économiques arabes, «un nombre qui aurait pu être plus important, car faute de visa, certains opérateurs économiques ne participeront pas à cet événement», a indiqué le président-directeur général de l’Entreprise publique économique d’approvisionnement et de distribution des produits chimiques, Diprochim, M. Omar Kachouane, présent pour l’occasion. S’agit-il d’une réciprocité ? Puisque le problème des visas se pose même pour quelques opérateurs économiques algériens ?

    Si c’est le cas, il est utile de souligner que l’Algérie, contrairement à certains pays arabes, a besoin de ces investisseurs qui, avec leur savoir-faire, peuvent participer à la redynamisation de l’économie nationale, toujours à la traîne par rapport aux pays voisins. Par ailleurs, M. Bendjaber a déclaré que «les travaux du troisième forum focaliseront sur les secteurs qui enregistrent des déficits en matière de développement tels que l’agroalimentaire et l’agriculture». Il a, sur la même lancée, évoqué le secteur industriel qui a connu une décadence très importante ces dernières décennies. «Le secteur de l’industrie ne représente actuellement que 6 % du PIB, alors que durant les années 70 il représentait 20%.»

    Le directeur régional de la région nord- africaine du groupe Al Iktissad Wal Aamal, M. Hussein Fawaz, a indiqué que «50 sociétés arabes dont dix tunisiennes ont investi en Algérie», avant d’ajouter que «les investisseurs arabes viennent en deuxième position en ce qui concerne les secteurs hors hydrocarbures». Il a par ailleurs soulevé une problématique relative aux domaines d’investissements : «l’Etat algérien propose des investissements dans certains secteurs qui n’intéressent pas certains opérateurs économiques arabes», appelant ainsi les pouvoirs publics à revoir la politique de l’investissement afin d’ouvrir de nouveaux horizons pour les investisseurs en général et les Arabes en particulier. Cette réflexion a mené l’intervenant à mettre en relief l’importance que doivent accorder les pouvoirs publics algériens aux propositions d’investissements. «Il n’est pas normal qu’on présente une projet d’investissement sous forme de fiche technique, cela demande une étude en bonne et due forme !» Il citera un exemple à ce sujet : «Une étude d’un projet d’investissement en Tunisie a coûté quelque 3 millions de dollars.» A bon entendeur...

  7. #42
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    Jeudi 17 janvier 2008 -- En plus des nombreuses contraintes qui entravent l'investissement en Algérie, les hommes d'affaires étrangers déplorent les difficultés qu'ils rencontrent pour l'obtention du visa d'entrée et le transport pour y venir.

    Les difficultés en matière de transport et d'obtention de visa pour venir en Algérie, si elles sont dénoncées par les investisseurs étrangers, sont aussi reconnues par ceux nationaux. Et même ceux parmi les gestionnaires relevant du secteur public. C'est le cas du PDG de Diprochim qui reconnaît que les investisseurs étrangers souffrent du manque de desserte aérienne et maritime vers l'Algérie et des difficultés qu'ils rencontrent pour obtenir un visa d'entrée des autorités algériennes. Le président de la Chambre algérienne de commerce et d'industrie (CACI) a été le premier à l'affirmer. Saâd Bendjaber l'a fait hier au cours d'une conférence de presse qu'il a animée conjointement avec le directeur régional Afrique du Nord d'Al-Iktissad Wal-Aamal, un groupe de presse libanais chargé d'organiser la troisième édition du Forum arabe sur l'investissement en Algérie. Parrainé par le président de la République et avec la collaboration du ministère de l'Industrie et de la CACI, le «3rd Algeria Economic Forum» est prévu pour les 20 et 21 janvier à l'hôtel Sheraton-Club des pins d'Alger. Le représentant d'Al-Iktissad Wal-Aamal, Hussein Fawaz, fera savoir aux journalistes présents au siège de la CACI que le forum attend d'être animé par près de 200 investisseurs venant de tous les pays arabes. Bendjaber, pour sa part, indique qu'à ce jour, les organisateurs ont enregistré l'inscription pour participation de 270 entreprises nationales en plus de la représentation de plusieurs ministères.

    Organisé déjà en 2002 et en 2006, le Forum arabe sur l'investissement en Algérie ne plaît pas à tout le monde. Des milieux d'affaires algériens estiment que «le Forum permet à ceux qui l'organisent (le groupe libanais) de gagner beaucoup d'argent sans rien apporter de concret à l'Algérie.» Hussein Fawaz s'en défend en expliquant que «si certains pensent que le sponsoring, c'est gagner de l'argent, cela veut dire aussi qu'il y a des investisseurs qui sont prêts à investir.» Il note pour convaincre que «parmi les 200 participants arabes, il y aura les représentants de 50 sociétés arabes qui ont déjà investi en Algérie et qui ont assisté aux deux précédents forums du groupe.» Il tient à citer une entreprise de céramique algéro-libanaise née grâce à ce genre d'espace de contacts, comme c'est le cas de cinq banques arabes présentes en Algérie depuis 2000 et une dizaine de sociétés tunisiennes. «Le résultat de l'investissement décidé dans ce genre d'espace n'apparaît pas de suite, il lui faut du temps», dit-il pour convaincre de la bonne foi de la démarche. Il vante même les mérites de banques de pays du Golfe notamment l'une d'entre elles «qui ne vient pas prendre des dépôts mais elle vient avec un portefeuille pour chercher des investissements.» Mais reconnaît-il, «l'investissement est une affaire difficile.»

    Présent donc lui aussi à la conférence de presse, le PDG de Diprochim, qui est en même temps membre du Conseil exécutif du Forum des chefs d'entreprises (FCE), s'est plaint des problèmes qu'il rencontre depuis 2002 pour lancer un projet avec un groupe tunisien de production de certaines matières chimiques. Omar Kachouane reconnaît la sensibilité que les autorités accordent au volet chimique en raison de la situation sécuritaire qui règne dans le pays. Mais son rappel des péripéties d'ordre bureaucratique par lesquelles il a été obligé de passer avec son partenaire tunisien, ne plaide pas en faveur des précautions que l'Etat algérien tient à prendre face à ce genre de produits mais plutôt à la paresse, la complexité et l'incompétence dans laquelle baignent les institutions censées promouvoir et encourager l'investissement. Kachouane ne le dit pas aussi clairement mais affirme que «il nous est très difficile d'obtenir les autorisations nécessaires pour passer à la phase exploitation du projet.» Il propose même d'organiser un séminaire pour situer d'une manière précise les contraintes qui bloquent l'investissement en Algérie notamment celui étranger.

    Durant cette manifestation, il sera question pour l'Algérie de plaider en faveur de l'investissement dans les infrastructures touristiques, dans l'agroalimentaire, la pétrochimie et l'industrie en général.

    En plus d'une séance plénière et d'ateliers pour les contacts, le Forum programme d'honorer le groupe Baraka «pour être le premier investisseur arabe (1987) en Algérie», notera Hussein Fawaz, Arab Bank Corporation (ABC), «la première banque arabe en Algérie» ainsi que les caisses égyptienne et saoudienne d'investissement. Pour le premier semestre 2005 - le reste n'a pas encore été évalué -, le montant des investissements arabes s'élève à 11 milliards de dollars. «Ce sont des projets qui sont enregistrés au niveau de l'ANDI», précise Bendjaber. Pour ce qui des intentions, le président de la CACI rappelle celle du groupement émirati de construction pour un montant de 25 milliards de dollars et celle de l'allemand Siemens pour la production de l'énergie et le dessalement de l'eau pour 3 milliards d'euros. Le volume d'échanges entre l'Algérie et le reste du monde arabe est de juste 2 %.

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