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  1. #43
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    Dimanche 20 Janvier 2008 -- Le choix des pays arabes pour réaliser des projets d’investissement en Algérie a pour raison les excédents financiers dont disposent ces investisseurs, estimés à plus de 500 milliards de dollars. Ces projets ont pour objectifs d’absorber le chômage, d’engendrer des devises et de créer de la richesse et de pouvoir rapatrier les dividendes des sociétés qui investissent dans notre pays.

    Tous les capitaux à la recherche de pôle d’investissement intéressent l’Algérie. L’Afrique du Nord, notamment notre pays, est considérée par les opérateurs arabes, estime Brahim Bendjaber, président de la Chambre algérienne du commerce et d’industrie (Caci), comme la région la plus importante. La fin du premier semestre de l’année 2007, ces sociétés arabes ont investi une enveloppe de 10 milliards de dollars. Une bonne partie de ce montant est investie dans les secteurs de l’aluminium, le médicament, le tourisme, l’immobilier et les prestations hospitalières.

    Le total des intentions d’investissement est évalué à plus de 40 milliards de dollars, a indiqué Brahim Bendjaber. La somme investie est qualifiée par le président de la Caci d’importante quand on sait, argue-t-il, qu’un pays comme l’Égypte n’a réussi à attirer que 11 milliards de dollars jusqu’à novembre dernier. Pourtant, ce pays est réputé pour sa politique d’ouverture et son attractivité. “Mais, nous pouvons faire plus en réglant nos problèmes internes tels que le foncier. Au plan international, il est impératif de fournir plus d’efforts de marketing de l’image de l’Algérie”, soulignera M. Bendjaber sur les ondes de la radio Chaîne III.

    Il faut pour cela identifier les différentes natures des terrains, à savoir ceux réservés à l’agriculture, aux forestiers ou ceux dédiés aux zones touristiques. Le premier responsable de la Caci soulève aussi un manque de communication sur les diverses potentialités que recèle le pays. Comment intéresser des opérateurs à investir dans le secteur de l’industrie qui ne représente que 6% du produit intérieur brut (PIB) ? “Par les incitations et les facilitations fiscales et parafiscales, ainsi que la création de zones industrielles”, répond-il.

    Les investisseurs cherchent souvent des projets à fort taux de rendement et à une vitesse adéquate. “II faut par conséquent les attirer à travers ces deux aspects”, indique Brahim Bendjaber. Les industries pharmaceutique, mécanique, électronique et la pétrochimie… sont autant de domaines qui peuvent séduire davantage d’investisseurs. Comme les investisseurs arabes ont pour habitude d’investir dans le domaine de l’immobilier, aux pouvoirs publics de les inciter dans d’autres secteurs leur accordant des avantages fiscaux et parafiscaux.

    Par ailleurs, l’Algérie gagnerait plus en adhérant à la zone arabe de libre-échange. Car, pour M. Bendjaber, notre pays profitera de l’ouverture d’un marché de 250 millions d’habitants. Des produits industriels, artisanaux ou agricoles seront introduits ainsi facilement dans ces divers marchés puisqu’ils sont exonérés des droits et taxes. Une fois l’usine d’aluminium, dont le montant d’investissement est de l’ordre de 5 milliards de dollars, entrera en production, elle contribuera, indique le président de la CACI à raison d’un point, voire d’un point et demi du PIB.

    Si l’autoroute Est-Ouest, le doublement de voie et l’extension du réseau du chemin de fer sont achevés, l’alimentation en gaz et l’électricité touche toutes les zones industrielles et les contraintes liées au foncier levées, un taux de croissance avoisinant celui de la Chine, relève M. Bendjaber, ne sera pas une chimère…

  2. #44
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    ALGIERS, January 20, 2008 (Reuters) - On Sunday North African energy exporter Algeria urged Middle Eastern Arab countries to invest more and help reduce its economic reliance on oil and gas.

    Prime Minister Abdelaziz Belkhadem told reporters at an economic forum that he wanted Arab investors to be "more aggressive" in helping create jobs in what he called a very attractive economy.

    "Intentions are good but we need to go beyond that," PM Belkhadem said.

    According to the Algerian Investment Promotion Agency (ANDI), 227 Arab investment projects were registered in Algeria in the past six years, of which 53 were Algerian-Arabian joint ventures and 174 direct Arab investment projects.

    Figures compiled by the Algerian Chamber of Commerce and Industry show that out of $40 billion of pledged foreign investments, including Arab investments, for 2007 only $9.5 billion were actually started.

    Algeria is enjoying a petrodollar windfall, earning about $1 billion a week in oil and gas exports, but has been slow to create more jobs. Unemployment among adults under 30 is running at about 70 percent.

    Arab investors are already significant investors outside the energy sector. They say privately they would like to invest more but find Algeria very bureaucratic.

    Top Arab investor is Egyptian company Orascom with almost $10 billion already invested in the booming telecom sector, cement, and water desalination. Kuwaiti Wataniya is also present in the mobile sector.

    UAE's Emaar company is planning to invest $20 billion in development projects, but observers say they fear that it could be years before the projects are implemented due to red tape and lack of access to property.

    UAE's Etisalat has also shown interest in buying shares in the privatization of Algerie Telecom, but the government has not yet decided when and how much it would sell.

    "Algeria should do much more to attract investors. It should reduce bureaucracy, fight corruption, and be more transparent" Algerian economic expert Malek Serrai told Reuters.

    He added that red tape and graft were helping to prevent the implementation of President Abdelaziz Bouteflika's $140 billion, five year investment programme aimed at rebuilding the country after 15 years of political violence.

    Algeria sank into violence in 1992 when the military-backed government scrapped elections a radical Islamic party was poised to win. Up to 200,000 people were killed in subsequent violence.

    "The government is unable to transform the oil money into concrete projects that provides jobs to the youth," Serrai told Reuters.

  3. #45
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  4. #46
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    Mardi 22 janvier 2008 -- Dans une brève conférence de presse qu’il a tenue au terme du troisième forum arabe sur l’investissement dont les travaux ont commencé dimanche dernier à l’hôtel Sheraton, Club des Pins, Abdelhamid Temmar, ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements a essayé de tirer au clair les chiffres liés à l’investissement arabe en Algérie, après les données pas toujours approximatives fournies au premier jour du forum par différentes institutions, dont l’ANDI. Abdelhamid Temmar a ainsi avancé que le total des investissements arabes enregistrés entre 2002 et 2007 s’élève à 1 700 milliards de dinars, consentis dans l’hôtellerie, la téléphonie, la santé, la pétrochimie… et que 250 projets, pour un investissement estimé à 422 milliards de dinars, ont été avalisés par l’ANDI.

    Le conférencier a ajouté que ces projets représentent 56% du volume global des investissements captés par l’Algérie. Il a par ailleurs indiqué que des discussions sont en cours actuellement entre le gouvernement et le groupe Imaar et qu’elles portent sur quatre projets totalisant 5,5 milliards de dollars d’investissements. Des négociations similaires sont engagées également avec le groupe El Kodra, un conglomérat qui a des ramifications dans beaucoup de pays. Reste que le gros des investissements arabes est concentré dans le secteur des services.

    Une tendance conjoncturelle ?

    Le ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements a souligné, dans ce chapitre, que l’Algérie veut rendre périodique le forum arabe sur l’investissement. Elle entend ainsi l’organiser une fois par an, a-t-il dit. Mais ce n’est pas tout, l’Algérie veut des forums spécialisés, a-t-il ajouté. Le prochain rendez-vous, par exemple, elle projette le consacrer à l’automobile, une industrie à laquelle l’Algérie souhaite associer les opérateurs arabes, a annoncé Abdelhamid Temmar, au cours de cette conférence de presse.

    Le ministre s’est, dans un autre registre, attardé sur les obstacles à l’investissement dont se plaignent les opérateurs économiques, y compris les nationaux, notant que ce qui pose problème aujourd’hui, c’est la mise en œuvre des projets proposés à l’investissement, c’est l’administration.
    «Ca va s’améliorer», a-t-il promis. «Des fonctionnaires ont été formés pour que ça avance, d’autres le seront.»

    Abdelhamid Temmar a ajouté que des fonctionnaires ont été envoyés en Corée du Sud pour suivre une formation spécialisée dans des entreprises locales, que le travail administratif que faisait l’ANDI, «c’est terminé». Le ministre a affirmé que la législation et le règlement en matière d’investissements en Algérie sont parmi les meilleurs au monde. Il a parlé aussi du foncier, de la fiscalité.

    Ce troisième forum, dont la portée a été mise en exergue en plénière, a permis de présenter les possibilités d’investissements qui s’offrent aux opérateurs arabes dans différents secteurs, à l’exemple des banques, de l’hydraulique, de l’énergie ou encore de l’habitat.

    Le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme, Noureddine Moussa, présent aux travaux du deuxième jour de ce forum, a expliqué vaguement la politique adoptée par le gouvernement en faveur de la réalisation du programme d’un million de logements ainsi que des programmes complémentaires relatifs au développement des Hauts Plateaux et du Sud. N. Moussa a ainsi indiqué que 900 000 logements étaient en chantier jusqu’à la fin 2007 tandis que 400 000 autres seront lancés durant l’année 2008. Il a signalé que l’Etat continuera à prendre en charge le logement destiné aux ménages à revenu moyen ou limité (logements sociaux et la formule location-vente). Il a ainsi considéré que la formule du logement socio-participatif était plus attractive pour les investissements étrangers en général et arabes en particulier, et ce, en raison de son caractère promotionnel, d’une part, et du fait que c’est l’Etat qui prend en charge l’opération de dégagement des assiettes foncières, d’autre part.

    Le ministre a appelé les promoteurs immobiliers arabes à contribuer au développement du tissu urbain en Algérie à travers les logements promotionnels de haut standing destinés aux ménages à revenu élevé. Et d’ajouter : «La capacité d’absorption du marché algérien dans ce domaine varie entre 40 000 et 50 000 logements.» Noureddine Moussa a cependant évoqué des difficultés que l’on rencontre dans le secteur dont il a la charge. Le ministre a ainsi estimé que les capacités de réalisation dont disposent nos entreprises sont limitées par rapport au volume important des différents programmes engagés par l’Etat dans le domaine de l’habitat. C’est une opportunité que les opérateurs arabes doivent saisir, parce qu’ils ont les moyens de réalisation. L’intervention faite par le ministre de l’Habitat a suscité des débats.

    Des participants ont demandé au ministre des éclairages sur la problématique du foncier devant servir d’assiettes à la construction de logements. Mais pas seulement. L’urbanisation des zones enclavées en manque d’infrastructures de base ainsi que le prix des logements revenaient également dans les interventions des participants. En réponse aux interrogations des uns et des autres, Noureddine Moussa a souligné que le problème du manque d’assiettes foncières se pose plus particulièrement dans les grandes villes du littoral. Aussi, il a appelé les investisseurs arabes à orienter leurs éventuels projets dans ce secteur vers l’intérieur du pays notamment dans les Hauts Plateaux et les régions du sud du pays.

    S’agissant du prix des logements, le ministre a expliqué que cette mesure s’applique uniquement aux logements sociaux et à ceux relevant de la formule location-vente. Quant aux autres catégories de logements, notamment promotionnels, elles ne sont pas soumises à un plafonnement de tarification, a-t-il rappelé. Pour ce qui est de l’urbanisation des zones enclavées, le ministre a noté que le plan d’occupation du sol, élaboré récemment par le gouvernement, prévoit de fournir toutes les structures nécessaires avant même le lancement de tout projet urbanistique.

    Autre secteur présenté à la faveur de ce forum, celui des ressources en eau. Le ministre en charge du secteur a brossé un tableau exhaustif de ce qui a été réalisé, de ce qui est en perspective. Abdelmalek Sellal a appelé les investisseurs arabes à saisir les opportunités qu’offre le secteur des ressources en eau au regard des importants projets inscrits dans le nouveau programme complémentaire 2009-2010 des régions du Sud et des Hauts Plateaux. Sellal a indiqué que les programmes d’envergure élaborés par l’Etat qui a dégagé à cet effet une enveloppe de seize milliards de dollars seront finalisés fin 2009.

    Les études de la plupart des nouveaux projets sont finalisées, a-t-il ajouté, précisant qu’ils seront réalisés après 2009. Ils portent sur la réalisation de vingt-cinq stations de dessalement de l’eau de mer - qui viendront s’ajouter aux treize déjà enregistrées - de vingt-sept nouveaux barrages et de soixante-douze stations de traitement des eaux usées à l’horizon 2010. Il s’agit en outre de produire des canaux d’eau et d’irrigation. Le ministre a souligné que le secteur a également élaboré des projets gigantesques dont la réalisation requiert la participation totale d’investisseurs arabes sous forme de partenariat avec les entreprises algériennes. Le marché algérien, a dit le ministre, est vaste et est ouvert à tous les investissements arabes dans le secteur des ressources en eau.

    Abdelmalek Sellal a également parlé de la gestion et de la tarification de l’eau, expliquant que l’Algérie continue à subventionner l’eau. Il a évoqué aussi les fuites d’eau et les mécanismes à mettre en œuvre pour les contenir. Le ministre a indiqué que de trente pour cent, on les a réduites à vingt pour cent dans la région d’Alger. Elles restent toutefois élevées à Constantine (45 à 50%). Soulignons que la gestion de l’eau dans l’Algérois a été confiée à Suez, que dans la région d’Oran, c’est une société espagnole qui s’en occupe. A Constantine, le partenaire étranger n’a pas encore été sélectionné. Le troisième forum dont il s’agit s’est déroulé en deux jours. Il a réuni plus de sept cents opérateurs économiques.

  5. #47
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    Mercredi 23 Janvier 2008 -- Contrairement au Maroc et à la Tunisie, l’Algérie éprouve du mal à attirer les investisseurs étrangers. Dans l’art de rater les opportunités, les responsables algériens excellent. Près de 4000 investisseurs étrangers ont renoncé à l’Algérie entre 2006 et 2007, affirment des sources crédibles. Les intentions des investisseurs ont buté sur plusieurs contraintes.
    Absence de foncier, bureaucratie, corruption sont les principales contraintes bloquant les projets d’investissements. En outre, compte tenu des lenteurs administratives, les investissements étrangers sont détournés vers le Maroc et la Tunisie. Décidément, on fait tout pour «chasser» les investisseurs étrangers.

    A titre illustratif, on rappellera l’exemple du constructeur français Renault qui a dû renoncer à l’Algérie pour s’installer au Maroc. Ses projets avaient buté sur la question de l’accès au foncier industriel. Un vrai camouflet pour l’Algérie et ses 2 millions de km² et plus. Selon les propos de la présidente de la Chambre française de commerce et d’industrie en Algérie (Cfcia), Michelle de Caffarelli, rapportés alors par le magazine Jeune Afrique «Renault a négocié pendant 3 ans sans résultat». De guerre lasse, Renault a dû s’installer au Maroc avec un investissement de 600 millions d’euros. «La société y a trouvé plus de facilités et toutes les infrastructures nécessaires», a encore indiqué Mme Caffarelli. Mais l’exemple le plus frais vient du groupe émirati Emaar qui a revu à la baisse ses intentions d’investissement en Algérie. En effet, après avoir annoncé 25 milliards de dollars, le groupe ne compte finalement investir que 5,5 milliards dans 4 grands projets. Deux exemples parmi tant d’autres.

    L’ambassadeur des Etats-Unis en Algérie, Robert S. Ford, avait dénoncé, dans un entretien accordé à L’Expression, les difficultés rencontrées par, entre autres, les entreprises américaines désirant s’installer en Algérie. «En général, nous souhaitons que le climat des affaires s’améliore en Algérie. (...) il y a encore de nombreuses difficultés», a regretté l’ambassadeur, citant entre autres «les problèmes de dédouanement au niveau du port, des problèmes de fiscalité puisqu’il y a des impôts qui ne sont pas clairs, il y a le problème des visas pour les hommes d’affaires américains qui trouvent d’énormes difficultés pour avoir un visa en Algérie.»

    Ainsi, près de 4000 investisseurs étrangers ont donc été poussés à renoncer à investir en Algérie. Faisons un petit calcul arithmétique de base en simulant que chaque opérateur étranger investira 100 millions d’euros pour créer uniquement une centaine d’emplois directs. Faites vos comptes...perdus. Et dire que lors du dernier Forum économique d’Alger, on appelait encore les hommes d’affaires arabes à investir en Algérie pour qu’ils soient confrontés aux problèmes liés au foncier industriel, au droit de propriété, aux prêts bancaires, à la modernisation du système fiscal, la réalisation des grandes infrastructures (autoroute Est-Ouest, développement du réseau ferroviaire...), l’indépendance et l’impartialité de la justice, ainsi que d’autres obstacles bureaucratiques.

    Il est clair que de multiples facteurs influent sur les décisions des investisseurs. Parmi ces facteurs, la qualité des institutions économiques et politiques est un élément crucial. Or, une étude sur la gouvernance, réalisée par la Banque mondiale, une référence en la matière, montre que la performance de l’Algérie, relative aux variables institutionnelles et de gouvernance, reste faible. L’analyse des conditions du classement de l’Algérie a montré une forte perception de l’environnement dégradé des affaires dans ce pays. Ainsi, l’Algérie est classée dans le dernier quart du classement en matière de lourdeur des réglementations, d’efficacité du gouvernement et de l’Etat de droit.

    En Algérie, chaque ministre, chaque responsable arrive avec une nouvelle stratégie qui divorce avec la stratégie précédente, raison pour laquelle les projets et intentions d’investissement n’arrivent toujours pas à concrétisation. En outre, l’Etat n’arrive toujours pas à aménager des zones industrielles. Rater des opportunités, faire fuire des investisseurs, tourner le dos à des millions de dollars et refuser des milliers de postes d’emploi à ses concitoyens, est apparemment un art qu’affectionnent ceux qui tiennent les rênes de ce pays.

  6. #48
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    Lundi 28 janvier 2008 -- Des sources bien informées ont assuré à El Khabar que le gouvernement étudie en ce moment des propositions pour l’amendement de l’actuelle loi sur l’investissement, afin de lui conférer plus de flexibilité et d’efficacité, surtout en ce qui concerne le volet lié aux services du guichet unique, stipulé par la loi, même si son activité est toujours gelée, ou même ignorée par de nombreux investisseurs.

    L’introduction de cet amendement s’est avérée nécessaire à la suite du troisième forum économique de l’Algérie abrité à Alger les 20 et 21 janvier, un certain nombre d’investisseurs nationaux et étrangers avaient fait part de leurs préoccupations à ce sujet et ils s’étaient plaints au Chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, d’être « ballotés » entre les différentes administrations du ministère de l’Industrie et de la Promotion des investissements et celles de l’Agence nationale du développement de l’investissement.

    Les propositions qui sont à l’étude au niveau de la Chefferie du gouvernement ont trait principalement au transfert des services du guichet unique, à partir de l’Agence nationale du développement de l’investissement vers la Chambre algérienne de commerce et d’industrie. Les sources justifient cette orientation par l’aptitude des « professionnels » de la chambre à régler les procédures administratives au profit des opérateurs qui déposent les demandes d’investissement.

  7. #49
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    Lundi 28 janvier 2008 -- En dépit de ses opportunités avérées, le marché algérien reste méconnu par les hommes d’affaire canadiens, a déclaré hier le conseiller commercial de l’ambassade du Canada en Algérie, M. Gilles Poirier. Pour attirer les investisseurs étrangers, ce responsable préconise aux Algériens de promouvoir l’image de leurs pays à l’instar la Chine et de l’Inde qui deviennent la destination préférée des investisseurs à travers le monde.

    Dans ce même contexte, il a recommandé aux hommes d’affaire algériens de participer massivement aux foires et expositions internationales en étant munis de leur carte de visite et de leur adresse mail. «Une société qui ne dispose pas de carte de visite ou de site web est inexistante», a-t-il prévenu en soulignant par contre qu’il y a des sociétés fantômes qui disposent bel et bien d’un local mais qui sont inexistantes sur la scène économique.

    M. Poirier a affirmé que le Canada, l’un des plus gros investisseurs miniers en Afrique, manifeste un grand intérêt pour le secteur minier algérien qui reste encore vierge. Il a indiqué que l’Algérie est conviée à la foire internationale des mines qui aura lieu cette année à Toronto afin de lier d’éventuels partenariats avec les sociétés minières de son pays.

    En dehors des hydrocarbures, les Canadiens s’intéressent également au secteur de la construction, notamment celle d’immeubles en charpentes métalliques, en bois et en plâtre qui sont plus faciles à réaliser. Ce responsable a admis toutefois que l’Algérie reste le premier partenaire économique et commercial du Canada en Afrique et au Moyen-Orient.

    Les échanges commerciaux entre les deux pays ont dépassé 4 milliards de dollars durant les neuf premiers mois de l’année écoulée avec une balance commerciale favorable à l’Algérie. Les exportations nationales vers le Canada, de 3,7 milliards de dollars, sont constituées essentiellement des hydrocarbures alors que les importions algériennes en provenance du Canada ont atteint 348 millions de dollars.

    Elles sont constituées de céréales, de légumes secs et d’équipements industriels. Le représentant du ministère des Affaires étrangères, M. Boukhmis, a estimé, pour sa part, que les deux pays devraient optimiser leurs créneaux potentiels en dépassant le partenariat strictement commercial.

    Il a affirmé que l’Algérie a plus besoin du savoir-faire canadien et de son apport, notamment dans le secteur de l’éducation, de la formation professionnelle, du management et de la gestion. Un avis corroboré par M. Poirier qui estime que l’Algérie est un pays riche qui a plus besoin de soutien et de conseil technique que d’aide financière.

    Il a toutefois regretté que l’Algérie ne puisse bénéficier du programme canadien de développement industriel destiné exclusivement aux pays les moins avancés. La raison, a-t-il expliqué, est que le PIB de l’Algérie est établi à 3900 dollars par habitant, un critère qui l’exclut de ce programme».

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