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  1. #435
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    Hamid Guemache :


    Mardi 29 Mars 2011 -- La circulation est quasiment bloquée. Des files de poids lourds et de voitures avancent très lentement. Vingt minutes pour à peine un kilomètre, de la fin de l’autoroute qui contourne Lakhdaria jusqu’au carrefour qui mène vers Bouderbala. Le bouchon s’étend de cette partie de l’autoroute Est‑Ouest, où le chantier s’est arrêté, jusqu’au barrage fixe de la gendarmerie de Beni Amrane. Tous les jours ou presque, c’est le même calvaire que vivent les automobilistes. Les jeudis et samedis, la circulation est infernale. Pour des centaines d’automobilistes des régions de l’est du pays, la route d’Alger est devenue fatigante, stressante et très longue. De nombreuses voitures bifurquent donc pour emprunter la route sinueuse qui relie Lakhdaria à Larbatache, pour rejoindre Boudouaou et éviter ainsi l’autoroute et les barrages fixes de la gendarmerie de Lakhdaria, Beni Amrane, Thenia et Boudouaou. Du carrefour de Bouderbala jusqu’à Reghaïa, sur 50 km environ, il faut compter au minimum deux heures, en empruntant cette route sinueuse et à peine carrossable.

    La construction de l’autoroute Est‑Ouest entre la capitale et l’est du pays n’avance plus depuis plusieurs mois. Le groupement chinois Citic-Crcc exige le paiement des travaux supplémentaires d’un montant de 60 millions de dollars sur cette partie pour reprendre le chantier. «Les Chinois ont repris timidement le travail en fin de semaine dernière, après avoir touché 10% d’une situation qu’ils ont présentée à l’administration. Mais ils ne mettent pas encore les grands moyens», explique un proche du projet. Les Chinois maintiennent leur bras de fer avec l’Agence nationale des autoroutes (ANA) et refusent de reprendre les travaux avant d’être payés. C’est le signe que l’État algérien n’inspire plus confiance aux groupes étrangers. En fait, le différend entre les Algériens et les Chinois porte sur le paiement de travaux supplémentaires comme le traitement des glissements de terrain qui n’étaient pas prévus dans le contrat initial. «Le contrat signé en 2006 a été très mal rédigé. Il y a beaucoup de failles et les interprétations diffèrent entre l’entreprise de réalisation et l’administration», explique le proche du dossier.

    Les mauvais choix de l’ANA

    Malgré les déclarations d’Amar Ghoul, ministre des Transports, il n’y a aucun délai pour livrer la totalité de l’autoroute Est‑Ouest. Les prévisions évoquent désormais l’année 2013. Le retard enregistré dans la réalisation de ce tronçon, le plus important de toute l’autoroute Est‑Ouest, en termes de trafic, illustre l’incapacité de l’administration notamment l’Agence nationale des autoroutes (ANA) et le ministère des Travaux publics à gérer des projets d’envergure mondiale. «L’administration aurait dû exiger que les travaux de l’autoroute dans la partie centre commencent par ce tronçon, le plus justifié économiquement et socialement. La partie de l’autoroute située entre Lakhdaria et Alger supporte un trafic de plus de 60.000 véhicules par jour», explique un ingénieur ayant travaillé sur le projet. Mais l’ANA et le ministère des Travaux publics ont préféré commencer par des tronçons faciles à réaliser, notamment les parties situées à l’ouest du pays, où le terrain est plat. Sans doute pour montrer au président que les choses avancent. À l’est du pays, le groupement japonais Cojaal, comme Citic‑Crcc, n’arrive pas à avancer sur le tronçon situé à la sortie de Constantine en raison du terrain glissant.

    Pourtant, au départ, le ministère des Travaux publics avait présenté ces deux groupements asiatiques comme étant les champions du monde de la réalisation rapide et de la maîtrise technologique. Plus de quatre ans après l’attribution de ce projet en 2006, les deux groupements ont montré qu’ils n’ont rien de «grands». Les Chinois, comme les Japonais ont sous‑estimé des problèmes techniques et pris en otage les automobilistes algériens dans leur conflit avec l’administration sur le paiement des travaux supplémentaires. «Les Chinois ont conditionné l’ouverture en septembre prochain d’un sens du tronçon de Lakhdaria par le paiement d’une partie des travaux supplémentaires, sinon rien», affirme le proche du projet. Le refus de l’administration de payer est dû à deux facteurs. Le premier est technique, lié à un désaccord sur le prix des travaux supplémentaires effectués. Le second est politique, en relation avec les enquêtes en cours depuis 2008, sur la grande corruption dans la passation des marchés publics, qui concernent justement l’autoroute Est‑Ouest. «Les responsables refusent de payer parce que le contrat est ferme et ne prévoit pas de surcoûts. Personne ne veut prendre de risques», explique notre source.

    En attendant, les automobilistes de l’est du pays passent des heures entières dans les bouchons entre Lakhdaria et l’entrée de la capitale. Ces bouchons sont aggravés par la présence d’au moins cinq barrages fixes de la gendarmerie qui ralentissent et parfois bloquent la circulation comme pour narguer les automobilistes. Cette situation décourage les habitants de l’est du pays de se rendre sur Alger et a favorisé l’apparition de nouveaux phénomènes dangereux sur les routes. Lorsqu’il y a des bouchons sur un sens de l’autoroute, des chauffeurs n’hésitent pas à emprunter l’autoroute dans le sens inverse de la circulation, en roulant sur les accotements, s’exposant ainsi à de graves accidents de la circulation.

    ***

    En juin 2010, Amar Ghoul évoquait un taux d'avancement de 98%


  2. #436
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    Hamid Guemache :


    Dimanche 10 Avril 2011 -- Alors que l’autoroute Est-Ouest n’est pas entièrement achevée, les premiers défauts techniques commencent à apparaître sur les tronçons livrés à la circulation automobile. Sur la partie reliant Alger à Oran, entre Hoceinia et Khemis Miliana, un important glissement de terrain menace l’autoroute. Des plaques de signalisation demandant aux automobilistes de réduire leur vitesse et un affaissement de la chaussée indiquent le début de ce glissement de terrain qui risque d’emporter l’un des tronçons les plus accidentés de la partie ouest. «Le glissement est très sérieux. Il risque d'emporter une partie de l'autoroute, ce qui provoquera sa fermeture et la déviation du trafic routier sur l'ancienne route nationale N°4», affirme un proche du projet.

    Ce tronçon, situé entre Oued Djer et Khemis Miliana, à 90 km à l’ouest d’Alger, se distingue par sa topographie très accidentée, ses virages et surtout ses pentes dangereuses notamment pour les poids lourds. La route a été taillée quasiment sur le flanc d’une montagne constituée d’un sol instable, avec des talus de plusieurs mètres de hauteur, traités avec du béton projeté pour éviter leur glissement sur la route. Ce début de glissement de terrain illustre en fait la mauvaise qualité de réalisation et de contrôle des travaux sur certains tronçons de l’autoroute est-ouest, dont le budget s'est révélé pourtant très élevé (12 milliards de dollars, sans les surcoûts). Le glissement de terrain était en effet prévisible dès le départ, selon des techniciens interrogés par TSA.

    Sur des projets autoroutiers, ce genre de fautes techniques ne devraient pas se produire. Les études sont censées prendre en compte tous les risques liés à d’éventuels glissements de terrain ou éboulements qui emporteraient la chaussée et obligeraient les autorités à fermer l’autoroute et à dévier la circulation pendant de longs mois. Les Chinois ont-ils donc bâclé les études de l'autoroute ? Ou la faute revient-elle aux Algériens en charge de la gestion du projet ? «Il était prévu de réaliser un tunnel pour relier Hoceinia à Khemis Miliana, mais les Algériens avaient imposé un contournement de la montagne au lieu du tunnel en dépit des mises en garde du groupement chinois Citic-Crcc sur les dangers de réaliser ce contournement», affirme un proche du dossier.

    Aujourd’hui, l’Agence nationale des autoroutes (ANA) doit constater les conséquences de sa gestion approximative. «Les Chinois avaient clairement mis en garde les Algériens sur les risques de glissement de terrain, les risques d’accidents de la circulation en raison de la forte pente du contournement qui se termine par un virage dangereux et éprouvant pour les poids lourds et enfin sur la fatigue accélérée, deux à trois fois plus importante que sur les autres tronçons à cause des poids lourds obligés de freiner continuellement pour descendre la forte pente», ajoute la même source. Malgré l’insistance des techniciens de Citic-Crcc, les Algériens avaient fait la sourde oreille. Résultat : moins de trois ans après sa mise en service, le tronçon reliant Hoceinia à Khemis Miliana risque d’être emporté par un glissement de terrain.

  3. #437
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    Yazid Slimani :


    Mardi 10 Mai 2011 -- Quand l'autoroute Est‑Ouest sera‑t‑elle entièrement terminée ? Le ministre des Travaux publics Amar Ghoul a récemment affirmé que 93% des 1.720 km ont déjà été livrés. «Les 7% restants représentent quelques tronçons et différents ouvrages, dont six tunnels». Jeudi dernier, en visite à Annaba, le ministre a indiqué que le tronçon Est de l'autoroute reliant les wilayas de Constantine et El Tarf «doit impérativement intervenir en novembre prochain». Mais ces prévisions viennent d'être contredites. Et par un acteur très au fait du dossier : la société Covica, sous-traitant du groupement Cojaal en charge de la réalisation du tronçon Est du projet. L'entreprise, basée au Vietnam et cotée au marché Nasdaq, a annoncé ce mardi 10 mai qu'elle venait de terminer la percée de la partie droite du tunnel T1 situé à Constantine. Cette partie est longue de 1,19 mile, soit 1,91 kilomètre. Covica indique qu’elle va entamer l’excavation de la partie gauche du tunnel qui sera achevée en septembre 2012. La remise totale du projet interviendra en mars 2013, a encore précisé Covica. On est loin des dates annoncées par le ministre. Alors qui les Algériens doivent‑ils croire ? Le gouvernement ou une entreprise directement impliquée dans les travaux ? En réalité, les prévisions de Covica confirment celles d’un rapport adressé dès l’été 2009 à la présidence de la République et dont TSA avait fait état. Depuis, le ministre des Travaux publics a publié des fausses annonces sur les délais de livraison du projet. Ainsi, par exemple, le 14 mars 2010, Amar Ghoul déclarait, cité par le quotidien El Moudjahid, que la tranche Est de l'autoroute entre Constantine et Annaba serait achevée «au début de l'été 2011 au plus tard». Été 2011, novembre 2011… Il semblerait que les prévisions du ministre soient extensibles selon les circonstances. Elles ont d'ailleurs beaucoup évolué depuis le début des travaux en fonction des difficultés qui apparaissaient dans le projet. Et la parole du gouvernement perd chaque jour en crédibilité.

  4. #438
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    Ali idir :


    Mercredi 18 Mai 2011 -- Le projet de la liaison autoroutière entre la ville de Bejaïa et l’autoroute Est‑Ouest prend forme. La Commission nationale des marchés publics (CNMP) a validé l’attribution provisoire de ce projet au groupement de bureau d’études sud‑coréen Kungdong‑Saman pour un peu moins de deux millions d’euros. Cette attribution provisoire a été annoncée il y a plus d’une année. Le contrat entre l’ANA et le bureau d’études devrait être signé au plus tard fin juin prochain, a‑t‑on appris ce mercredi 18 mai de sources proches du projet. La pénétrante reliera la ville de Bejaïa à l’autoroute Est‑Ouest au niveau de Mechedellah dans la wilaya de Bouira. Elle traversera les localités de Sidi Aich et d’Akbou. «Les études de cette pénétrante vont commencer dès la signature du contrat. Elles vont durer une année», ont précisé nos sources. La pénétrante autoroutière de Bejaïa sera réalisée en deux fois deux voies et pourra être élargie ultérieurement à deux fois trois voies. Les travaux de réalisation de cette autoroute devraient commencer dès 2012, après le lancement de l’appel d’offres. La pénétrante autoroutière de Bejaïa va désengorger la ville et son port, en allégeant le poids du trafic routier sur les routes nationales No 9 (Bejaïa‑Sétif) et No 12 (Bejaïa‑Alger), actuellement saturées. Il faut actuellement près de trois heures pour faire le trajet Mechdellah-Bejaïa par voiture sur 90 km, en raison d’un trafic routier très important. Cette pénétrante va aussi favoriser le développement économique de la vallée de la Soummam où sont implantées de nombreuses entreprises privées dans l’agroalimentaire comme Danone et Soummam, leaders nationaux dans la fabrication de yaourts et de produits dérivés du lait.

  5. #439
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    Dimanche 22 Mai 2011 -- Lors d’une cérémonie officielle ayant eu lieu jeudi dernier, le wali d’El Tarf a remis 15 permis d’exploitation de carrières à Cojaal, le consortium japonais qui construit le tronçon de l’autoroute Est-Ouest entre Bordj Bou Arréridj et la frontière tunisienne. Les autorisations pour ces gîtes d’emprunt d’agrégats et de sable ont été spécialement délivrées par le Premier ministre Ahmed Ouyahia. Interrogés sur les délais de livraison de cet interminable dernier segment du «projet du siècle», les responsables de l’entreprise ne se sont hasardés à aucun pronostic, réfutant au passage les dates avancées par-ci par-là. Sur le territoire d’El Tarf, le taux d’avancement des travaux sur les 87,6 km qui le traversent serait de 65%. Il était de 55% l’an dernier à la même époque. Les travaux auraient pris du retard sur 29 km de zones inondables qui nécessitent des apports supplémentaires en enrochement. Les problèmes financiers et de trésorerie qui on été à l’origine, l’automne dernier, de remous et de débrayages et du retrait des chantiers de Kajima, le leader du consortium, ont été passés sous silence. Selon le wali, les difficultés rencontrées par Cojaal vont maintenant se résorber avec les carrières qui doivent pouvoir venir à bout des énormes besoins: 9 millions de mètres cubes de gravier et 13 millions de mètres cubes de sable et tout-venant. Les constructeurs ont également annoncé la création de 800 nouveaux emplois avec la réactivation attendue des chantiers, ce qui portera à 2.300 le nombre des nationaux recrutés par Cojaal.

    Les responsables japonais n’ont toutefois pas caché leur déception de ne pas avoir bénéficié de la carrière du Kef Ennaga, près de Hammam Sidi Djaballah, exploitée par un privé auprès duquel ils s’approvisionnaient avant sa fermeture décidée après la découverte d’une peinture rupestre dans un abri sous roche à 50 m du plan de taille. Une fresque unique en son genre dans la région, particulièrement riche en vestiges préhistoriques et antiques. Une découverte qui a été le clou de la superbe exposition sur la richesse archéologique d’El Tarf organisée pour la clôture du mois du patrimoine, et à laquelle on n’a pas accordé l’importance qu’elle mérite. Faute de public, les conférenciers venus spécialement de l’université de Trente (Italie) n’ont pas donné la communication qu’ils préparaient depuis plusieurs mois. Interrogés sur les précautions prises pour préserver la nature, les constructeurs ont déclaré que les ouvrages ont été réalisés avec le souci de laisser le passage aux animaux sauvages. Une réponse qui donne à douter de la teneur de la panoplie de mesures annoncées par le ministre Amar Ghoul pour contrecarrer les défenseurs du Parc national qui s’étaient opposés au passage de l’autoroute dans l’aire protégée. En effet, il n’existe à ce jour aucune étude scientifique sur les passages de la faune sauvage.

  6. #440
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    Riyad Hamadi :


    Dimanche 22 Mai 2011 -- L’autoroute Est-Ouest sera plus chère de 1,5 milliard à 2 milliards de dollars par rapport au prix initial plafonné à 11,14 milliards de dollars, a indiqué ce dimanche 22 mai le directeur de la Caisse nationale d’équipement pour le développement (CNED), Farouk Chiali. Le contrat programme, conclu avec les groupements chinois Citic‑Crcc et japonais Cojaal chargés de la réalisation du projet, «porte sur un coût plafonné de 11,14 milliards de dollars», a‑t‑il déclaré à l’APS. Ce «prix plafonné» n’inclut pas les coûts des équipements et infrastructures supplémentaires, a précisé M. Chiali. La CNED est un établissement rattaché au ministère des Finances chargé d’évaluer les grands projets d’investissements publics. Il a ajouté que les contrats signés avec ces groupements ne prévoyaient pas «plusieurs équipements supplémentaires comme les échangeurs, les gares de péage ou les aires de services». «Les marchés conclus avec ces deux groupements s’élevaient à environ 756 milliards de DA et portent seulement sur la réalisation d’une autoroute reliant l’Est à l’Ouest, dotée de plusieurs ponts et tunnels», a‑t‑il ajouté.

    M. Chiali n’a pas donné d’estimations du montant de ces travaux supplémentaires. Il a répondu que la CNED «n’a pas une estimation précise du prix mais dispose seulement de données internationales sur le prix des aires d’accompagnement qui coûtent en général entre 10 et 15% du montant global du projet». «Avec un calcul simple, le prix de cette infrastructure est appelé à augmenter de 1,5 millard à 2 milliards de dollars», en incluant seulement le coût des aires d’accompagnement sans les échangeurs, selon M. Chiali, qui a précisé que «jusqu’ici, le taux global de consommation des crédits alloués à ce projet a atteint 72%». La réalisation des aires de repos n’est pas inclus dans le contrat initial. De nombreux échangeurs ont été rajoutés pendant la réalisation de cette autoroute pour la relier au réseau routier existant. Ces oublis coûteront à l’État plusieurs milliards de dollars. Ils illustrent la légèreté avec laquelle les études de cette autoroute avaient été menées par l’Agence nationale des autoroutes et les deux groupements asiatiques.

  7. #441
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    Hamid Guemache :


    Lundi 23 Mai 2011 -- Le directeur général de l’Agence nationale des autoroutes (ANA) Mohamed Ziani et le directeur régional Mohamed Rouini, ont bénéficié dimanche d’un non-lieu de la 7e chambre du tribunal de Sidi Mhamed d’Alger dans le cadre de l’enquête sur l’autoroute Est-Ouest, a-t-on appris ce lundi 23 mai de source judiciaire. "Aucune preuve n'a été retenue contre ces deux responsables", selon la même source. Le patron de l’ANA ainsi que son collaborateur étaient sous contrôle judiciaire depuis fin décembre 2010 dans le cadre de l’enquête sur le non-respect du code des marchés publics lors de la passation d’un contrat attribué de gré à gré par le ministère des Travaux publics à l’Entreprise de viabilisation de Sidi Moussa (EVSM, publique). Le projet concerne la mise à niveau de l’autoroute sur le tronçon entre El Affroun et Birtouta, dans la wilaya de Blida. Pour sa part, l’EVSM a sous-traité une partie du contrat avec deux groupes privés algériens, le premier pour les travaux de bitume et le second pour la signalisation. Plusieurs responsables du secteur des travaux publics ainsi que des représentants de groupes privés impliqués dans ce nouveau scandale ont également été entendus par la justice. Lancée en 2009, l’enquête sur de présumées malversations autour de la réalisation de l’autoroute Est-Ouest se poursuit. Arrêté et placé sous mandat de dépôt en septembre 2009, le secrétaire général du ministère des Travaux publics, Mohamed Bouchama avait été ensuite remis en liberté provisoire en novembre dernier.

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