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Thread: Algérie Poste

  1. #85
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    Samia Amine :


    Samedi 19 Mars 2011 -- Pour mettre fin au mouvement de protestation qui commence à voir le jour dans les bureaux d’Algérie Poste, le ministère a instruit le directeur général de cette entreprise publique de procéder à la mise en œuvre d’une série d’actions. Il s’agit de «la mise en œuvre des dispositifs de l’avancement horizontal et de la promotion vertical ; l’assainissement des situations salariales des personnels, dont l’indemnité de zone, la bonification Sud et l’indemnité d’astreint ; la mise en place d’un dispositif permettant d’établir et de valoriser les primes de rendement (PRI/PRC) ; le positionnement des agents sur leurs fonctions réelles ou effectivement tenues et la révision de la convention collective», selon le texte de l’instruction signée par Moussa Benhamadi et dont TSA a obtenu une copie. Ces mesures visent l’amélioration de la situation socioprofessionnelle des employés. Ces nouvelles dispositions, précise le ministre dans son instruction, sont le fruit d’un constat effectué lors de ces visites de travail et d’inspection accomplies à travers dix‑huit wilayas. «J’ai eu à relever, avec satisfaction, l’engagement des cadres et des travailleurs… leur courage à faire face à des situations difficiles en raison, notamment, de l’insuffisance des liquidités, de l’exiguïté des locaux, de l’inadéquation des outils de travail, de l’insuffisance des effectifs…», a‑t‑il souligné. Et d’ajouter : «La mise en œuvre concrète de ces mesures devra garantir aux travailleurs d’Algérie Poste les meilleures conditions en vue d’assurer un service public de qualité…».

  2. #86
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    Rania Hamdi :


    Mardi 12 Avril 2011 -- Quelque 700 salariés du Centre des chèques postaux et les agents de plusieurs bureaux de poste sont en grève illimitée, depuis jeudi dernier. Ils exigent une augmentation de leurs indemnités mensuelles et un avancement de grade en fonction de la compétence et de l’ancienneté. Ils demandent aussi à bénéficier de primes de rendement individuel et collectif (PRI et PRC) avec effet rétroactif à partir de l’exercice 2004. Le directeur général d’Algérie Poste, Omar Zerarka, s’est rendu lundi au Centre des chèques Postaux pour inciter les travailleurs à mettre un terme au mouvement de protestation. Son initiative n’a pas abouti devant l’intransigeance des grévistes à ne pas traiter avec lui. «Il est à l’origine des maux qui rongent l’entreprise car il a été directeur des ressources humaines depuis sa création à sa promotion de PDG d’Algérie Poste» ont témoigné des représentants du collectif. Dans sa crainte que la grève ne se généralise à tous les bureaux de poste au niveau national, M. Zerarka a chargé sa remplaçante à la direction des ressources humaines de tout faire pour apaiser les esprits. Elle s’est déplacée à son tour, ce mardi, au Centre des chèques postaux de l’avenue du 1er Novembre à Alger où elle s’est entretenue avec des délégués du collectif. Elle leur a proposé de lui remettre une plateforme de revendications, qui recevra, de la part de la direction générale, une réponse dans les plus brefs délais. Nouvel échec. Les travailleurs en grève ne veulent négocier qu’avec le premier responsable du secteur, c’est‑à‑dire le ministre de tutelle. Faute de quoi ils menacent de bloquer totalement l’activité des bureaux de poste et par là même, les paies des fonctionnaires (toutes branches confondues), des retraités, des pensionnés (moudjahidine, veuves et enfants de chouhada, personnes handicapées…). Pour l’heure, les chefs de services font passer, en douce, les paies pour que le mouvement de protestation au niveau de l’entreprise n’ait pas un grand écho médiatique.

  3. #87
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    April 13, 2011 -- Mobilis has collaborated with partnered Algérie Poste to launch ‘Racidi,’ an SMS-based m-banking service that allows customers who have Algérie Poste accounts to get information about their account (compte courant postal, CCP). The service is available to both postpaid as well as prepaid customers. To obtain information about their account such as account balance, customers need to send an SMS according to a requested format to 603.

  4. #88
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    Hamid Guemache :


    Samedi 23 Avril 2011 -- L’Algérie vit depuis plusieurs mois une grave crise de liquidités dans les bureaux de poste. Les fonctionnaires et les retraités payés via leur compte CCP souffrent chaque fois pour retirer leur argent. Depuis plusieurs mois, le ministère des TIC, dont dépend la Poste, et la Banque d’Algérie se renvoient la responsabilité de cette situation. Les solutions promises n’ont toujours pas vu le jour ou manquent d’efficacité. Le manque de billets de banques dans les postes est dû à l’incapacité de la Banque d’Algérie à alimenter le marché en billets. Il a révélé l’état du marché monétique national et l’ampleur de l’inflation cumulée depuis le rééchelonnement de la dette extérieure au milieu des années 1990. «Les quantités de billets produites par la Banque d’Algérie ne suffisent plus à satisfaire la demande, en raison de la faible vitesse de circulation de la monnaie et surtout du fait que l’essentiel des transactions commerciales se fait en cash», explique un spécialiste en monétique. D’importantes quantités de billets sortent du circuit officiel et ne reviennent pas assez rapidement pour alimenter le marché monétaire. Résultat : des bureaux de poste sans argent et des désagréments aux détenteurs de CCP. Pour tenter de mettre fin à la crise, la Banque d’Algérie a fabriqué sans interruption de nouveaux billets, sans parvenir toutefois à satisfaire le marché. Sans régler le problème de liquidités, l’utilisation massive de la planche à billets a créé une inquiétude concernant l’inflation et la valeur du dinar. Mais selon un banquier, «la fabrication de nouveaux billets de banque ne mène pas directement à l’inflation. Les quantités fabriquées servent à combler les billets thésaurisés par les citoyens pour des raisons différentes. Une fois les quantités thésaurisées revenues dans le circuit, la Banque d’Algérie procède à leur destruction pour éviter l’inflation».

    La masse monétaire en circulation est très faible

    Dans une économie où seulement 10% des transactions commerciales transitent par le circuit officiel, la Banque d’Algérie est obligée d’assurer la disponibilité des billets pour éviter la pénurie de monnaie sur le marché et ainsi prévenir de graves émeutes dans le pays. Entre le 30 novembre 2009 et le 30 novembre 2010, la masse de pièces et billets en circulation a augmenté de 15%, selon les dernières données de la Banque d’Algérie. Au 30 novembre dernier, 2.132 milliards de dinars étaient en circulation, soit 59.000 DA par Algérien. Insuffisant pour répondre à la demande. À titre de comparaison, dans la zone Euro, cette somme est de 30.000 euros par citoyen. Sachant que l’essentiel des transactions y est effectué via les cartes bancaires et les chèques. Outre le phénomène de la thésaurisation de l’argent propre aux économies dominées par le cash, la situation sur le marché monétique est aggravée par la hausse continuelle des prix des produits. «Les gens préfèrent thésauriser l’argent chez eux que de le mettre dans les banques sous forme d’épargne. Ce qui illustre le manque de confiance des citoyens dans les institutions de l’État», ajoute le même banquier. La Banque d’Algérie peut‑elle donc résoudre la crise de l’indisponibilité des billets dans les bureaux de poste en fabriquant de nouveaux billets de la même valeur faciale ? «Non, il faut créer de nouveaux billets aux valeurs faciales élevées», estime le spécialiste en monétique qui argumente : «aujourd’hui, il faudrait 50 billets de 1.000 dinars pour acheter un meuble dans un magasin de la capitale et une dizaine de billets de la même coupure pour diner à trois dans un restaurant valable d’Alger».

    Le billet de 2000 DA pour tenter de résoudre la crise

    L’utilisation de la carte bancaire et du chèque pour le paiement des transactions commerciales est quasiment nulle en Algérie. Les Algériens sont donc obligés de se déplacer avec des liasses de billets dans les poches pour faire face à leurs dépenses quotidiennes. «Dans plusieurs magasins, les prix des produits sont quasiment identiques à ceux pratiqués en France. La petite monnaie a pratiquement disparu du marché», ajoute le même spécialiste. Face à la dépréciation continuelle du dinar et à la crise de liquidités, la Banque d’Algérie a décidé de fabriquer un nouveau billet de 2.000 dinars qui sera mis en circulation le 28 avril. Ce nouveau billet va‑t‑il atténuer la crise de liquidités comme le soutient le gouvernement ? «Oui, le nouveau billet va résoudre en partie de la crise, mais pas pour longtemps. Ce nouveau billet d’une valeur faciale de 2.000 dinars va permettre de fabriquer, dans les mêmes délais, le double de la quantité de billets de 1.000 DA nécessaires», explique le spécialiste en monétique. Dans les années 1970, le salaire d’un cadre était constitué de 5 billets de 500 dinars. Aujourd’hui, le même salaire est l’équivalent d’une liasse de 40 billets de 1.000 dinars. Faut‑il avoir peur des billets de 2.000 dinars ou de 10.000 dinars ? «À la fin des années 1970, le dinar était plus cher que le franc français et nous avions des billets de 500 dinars. Aujourd’hui, en Europe, il y a des billets de 100, 200 et 500 euros. La présence dans un pays de billets d’une valeur faciale élevée n’est pas synonyme d’inflation. Tout dépend des besoins du marché. Aux États‑Unis, il y avait même des billets de 1.000 dollars qui ont disparu aujourd’hui», ajoute le spécialiste. En Algérie, la création de nouveaux billets d’une valeur faciale supérieure à 1.000 dinars était envisagée depuis plusieurs années. Mais la Banque d’Algérie a différé à chaque fois leur production. «Le billet de 2.000 dinars va résoudre momentanément la crise de liquidités, mais il faudrait des billets de 5.000 dinars et 10.000 dinars pour satisfaire le marché», affirme le banquier. Le gouvernement doit toutefois accélérer la généralisation de l’usage du chèque et des moyens de paiement électronique dans les transactions commerciales pour résoudre définitivement la crise des liquidités et lutter contre l’informel. «La justice ne joue pas son rôle pour imposer le chèque. Les utilisateurs du chèque doivent être protégés par la loi et les émetteurs de chèques en bois doivent être sévèrement punis», explique le banquier. Depuis l’indépendance, le gouvernement n’a jamais pris les mesures nécessaires pour imposer le paiement par chèque. Des chèques sont restés impayés depuis des dizaines d’années, ce n’est pas normal, ce qui a engendré une grande méfiance vis‑à‑vis de ce moyen de paiement pourtant indispensable à la bonne marche de l’économie et à la lutte contre l’informel et l’argent sale.

  5. #89
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    Bachar El Baqui, Dimanche 24 Avril 2011 :


    La banque d’Algérie a annoncé, pour le 28 avril, la mise en circulation d’un billet de banque de 2000 DA. Celui‑ci est‑il propice ou inadapté à l’économie algérienne d’aujourd’hui ? Avant de parler du billet de banque proprement dit, il est nécessaire de préciser préalablement quelques concepts et définitions et ce afin de mieux pour compléter le pertinent article signé Zoheir Aït Mouhoub, intitulé «La mafia politico financière vide ses comptes», paru dans El Watan Week end du 22/04/2011 et l’appréciable article signé Hamid Guemache, intitulé «Manque de billets dans les postes : les raisons de la crise et de la création du billet de 2.000 dinars» paru sur TSA, en date du 23/04/2010.

    1. La monnaie au sens strict, appelée généralement M1, est composée de la monnaie fiduciaire en circulation et des dépôts à vue. La monnaie fiduciaire est formée de billets de banque et des pièces métalliques en circulation tandis que les dépôts à vue sont les soldes des comptes courants et des comptes chèques des résidents ouverts auprès des banques commerciales, du CCP et du Trésor public. Si la monnaie fiduciaire peut se suffire à elle-même pour être active ou en circulation, les dépôts à vue nécessitent un support à cet effet. Ces supports peuvent être le chèque, la carte de crédit ou le virement bancaire. La monnaie est d’abord une unité de compte servant à évaluer et à mesurer de façon analogue les transactions sur les biens et services produits par l’activité économique. En second lieu, la monnaie sert d’intermédiaire ou de facilitateur pour les échanges économiques vu qu’elle est acceptée en contrepartie de biens et de services mis en vente. En dernier lieu, elle sert de réserve de valeur, c'est-à-dire qu’elle permet de reporter un pouvoir d’achat d’une période sur une autre. C’est grâce à cette troisième fonction que l’épargne se constitue et que des crédits sont proposés. Ce qui permet aux investissements de se réaliser. Lesquels investissements créent des emplois, produisant des biens et des services, qui vont recevoir en contrepartie de leur travail des revenus entrainant des échanges puis de la consommation et de nouveau de l’épargne.

    2. Il y a lieu de distinguer d’ores et déjà la différence notable existante entre la valeur faciale des billets de banque (billets de 200, 1.000 ou 2.000 DA) et le total des billets et pièces en circulation auquel on ajoute le total des dépôts à vue auprès des banques, du Trésor et des CCP pour former la monnaie. Il est évident qu’on peut avoir 10 milliards de dinars en circulation composé seulement de billet de 200 DA ou seulement de billets de 2.000 DA. Une telle situation n’aura d’impacts, que sur la facilitation des échanges. Elle ne sera aucunement inflationniste, c'est-à-dire qu’il n’y aura pas de perte de pouvoir d’achat de cette monnaie. La confiance mise en cette monnaie n’en sera pas modifiée. Les transactions ou les échanges de petits montants seraient favorisés par les billets de petites coupures (200 DA par exemple) tandis que les transactions de grands montants seraient mieux assurées par les billets de grosses coupures. La valeur intrinsèque d’une monnaie est avant tout la confiance qui est mise en elle, donc en ses émetteurs. Une monnaie peut très vite perdre la confiance mise en elle, lorsque la perte du pouvoir d’achat qu’elle véhicule se détériore trop vite dans le temps, c’est le cas d’une inflation élevée. L’émission, la défense de la garantie de la valeur d’une monnaie est du ressort exclusif de la banque centrale. En Algérie, c’est le rôle principal de la banque d’Algérie, tel qu’il est stipulé par l’article 35 de la Loi portant monnaie et crédit.

  6. #90
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    continued.....

    3. Dans les pays où les chèques et la carte de payement sont développés, les billets de valeurs faciales importantes sont peu ou pas utilisés, vu que les transactions aux gros montants sont dénouées par virement bancaires, remises de chèques ou cartes de paiements. On ne peut imposer le chèque ou tout autre moyen de paiement. On motive et convainc à l’utilisation de tel ou tel moyen de paiement. On peut toujours imposer une déclaration des transactions, de même que d’apporter la preuve de la provenance des fonds. À l’exemple des USA, les billets de 1.000, 500 et 200 dollars qui avaient longuement subsistés ont été retirés de la circulation lorsque le virement, le chèque et la carte de paiement se sont développés. Il est rare d’y voir aujourd’hui quelqu’un s’y promener avec des espèces d’une valeur totale supérieure à $100. La valeur faciale de billet de banque la plus élevée actuellement n’y est plus que de $100. En Europe, parallèlement à une utilisation importante du chèque et de la carte de paiement dans tous les pays, les billets de banque de grandes valeurs faciales tels que le 200 euros, 500 euros ou 1.000 francs suisse sont différemment appréciés d’un pays à un autre. Autant en France, il est difficile de trouver preneur des billets de 200 euros, en Allemagne le billet de 500 euros est très usité. En Suisse le billet de 1.000 FS (équivalent à 750 euros) est d’une utilisation courante.

    En Algérie, le faible déploiement du chèque et de la carte de paiement fait que les besoins en monnaie fiduciaire sont devenus très importants pour la réalisation des échanges entre agents, alors que la valeur faciale la plus élevée de billet n’est que de 1.000 DA, qui ne vaut plus que 10 dollars ou 7 euros, tandis que le niveau des prix des produits, non soutenus par l’État, en Algérie est le même qu’en Europe. En Algérie, à l’exception de quelques virements bancaires entres agents, le plus souvent il est fait recours à la monnaie fiduciaire pour activer les dépôts à vue. On fait des retraits auprès des guichets de banque pour procéder ensuite à des versements auprès d’autre guichets, même lorsqu’il s’agit d’organismes publics, car la confiance dans le chèque est quasi nulle, la carte de paiements est inexistante (il n’est utilisé que des cartes de retrait), et le virement bancaire est encore faible malgré les efforts déployés pour les différentes modes de virements ou de compensations électroniques. Par ailleurs, il n’existe pratiquement pas d’autres actifs moins liquides, qui pourraient servir de réserve de valeur au lieu et place de la monnaie fiduciaire. La situation prévalant aujourd’hui en Algérie permet, sans se tromper, d’assimiler monnaie (M1) à de la monnaie fiduciaire. Quelle est donc la part de la monnaie fiduciaire mise en circulation qui viendrait palier à la faiblesse d’utilisation du chèque et de la carte de paiement ?

    4. Y-a-t-il trop ou pas assez de monnaie fiduciaire en circulation en Algérie, vu que les dépôts à vue sont essentiellement mis en action grâce à de la monnaie fiduciaire ? La théorie économique nous apprend qu’il existe une relation étroite entre le Produit Intérieur Brut (PIB) et la monnaie (M1). Ces deux agrégats sont égaux à un facteur diviseur près, lequel à court terme est stable. Il s’agit de la vitesse de circulation de monnaie (V). Cette relation mathématique peut s’écrire M=PIB/V. Comme V est stable et ne varie pas à court terme, la variation de la monnaie dépend alors essentiellement de la variation du PIB en terme prix (inflation) et en termes de volume (croissance réelle). À l’exception du cas où les taux d’intérêt créditeurs sont faibles (situation actuelle de l’Algérie), alors l’ajustement entre la monnaie et le PIB se fait sur la vitesse (V), vu que la monnaie fiduciaire est gardée sous forme d’encaisse hors banques (dans des bas de laine et transportés dans les sachets en plastique noir). Dans les statistiques monétaires publiées par la banque centrale dans ses rapports annuels, il est mit en relation la Monnaie et le PIB, mais il n’est fait état que du PIB courant officiel. Il n’a pas été procédé à l’évaluation, ou tenu compte, du PIB du marché informel de l’économie nationale, alors que la monnaie fiduciaire en circulation répond en réalité aussi bien à la demande du marché officiel qu’à celle du marché informel. À aucun moment il n’a été fait mention non plus à l’estimation de la vitesse (V) de circulation de la monnaie qui est différente des ratios de liquidité affichés dans Ces ratios, expression mathématique, inverse de la vitesse de circulation ne sont définis qu’ex-post. Certes ils renseignent sur la liquidité mais ne permettent pas de déterminer la monnaie à mettre en circulation. Par conséquent, il existe certainement actuellement un manque flagrant de monnaie fiduciaire en circulation. Ce qui nous est révélé à la fin de chaque mois par le manque de billets de banque au niveau des guichets des postes vu qu’il n’est pas mis en circulation de la monnaie fiduciaire pour, à la fois aux besoins de l’économie en général, pour répondre au besoin du marché informel, pour palier aux carences du chèque et de la carte de paiement, pour remplacer le manque d’actifs servant de réserves de valeur, ainsi que pour répondre à l’évolution de la production en terme de prix que de quantités. Une analyse statistique approfondie des données y relatives, aboutira exactement à la même conclusion.

    5. Quelle valeur faciale à donner à la plus grosse coupure de billet de banque ? Quelle valeur faciale à donner à la plus petite coupure de billet de banque ? Quelle structure à donner à nos billets de banques en termes de valeurs faciales et de nombres sachant leur valorisation globale est déjà prédéfinie en fonction PIB et de la vitesse (V) de circulation de la monnaie ? Si le coût de fabrication est un élément primordial pour la détermination de la valeur faciale
    de la plus petite coupure, la valeur faciale du plus gros billet de banque est déterminée en fonction du niveau des revenus de la population et du niveau des prix des produits. L’examen de l’évolution des prix en Algérie depuis l’avènement du billet de 1.000 DA, compte tenus des données statistiques officielles des prix publié par l’ONS, les prix se seraient multipliés par 10 durant ces 20 dernières années. Durant cette même période le SNMG est passé de 1.000 DA (1/1/1990) à 15.000 DA actuellement, soit une multiplication par 15. Les salaires les plus élevés (ceux des ministres, sénateurs, députés, Gouverneur et autres PDG et grands responsables) seraient passé de l’ordre de 15.000 DA à 400.000 DA au moins, soit une multiplication par 30. Tout le monde sait qu’en Algérie, le chèque (non certifié) est honni même par les administrations publiques, les règlements se font par paquets de billets de 1.000 DA.

    Eu égard à ce qui précède, nous déduisons, sans risque de nous tromper, que l’avènement de billets de banque d’une valeur de 10.000 et 5.000 DA est plus que nécessaire. Le billet de 2.000 DA auraient du voir le jour déjà depuis plus de 10 ans. Par ailleurs il est temps de retirer de la circulation les pièces de monnaie métallique d’une valeur inférieur au dinar qui ne sont plus usitées depuis fort longtemps. Pour l’anecdote, la raison du manque de monnaie fiduciaire au niveau des postes de même que le maintien en circulation des anciens billets de banques de 200 DA, tous déchirés et crasseux, est une question de capacité de production insuffisante au niveau l’imprimerie apte à faire face à la demande de monnaie fiduciaire et au remplacement de billets usés. L’impression de billets de valeurs supérieures aurait pu régler de problème de capacité de production aisément. Mais Il n’avait pas été imprimé des billets de valeurs supérieures parce que personne ne voulait décider des motifs et images à faire figurer sur les nouveaux billets de banque. Leur attitude inertielle perdure depuis 1992, lorsqu’ils avaient opté pour des animaux sur les billets et pièces mis en circulation. À l’époque, ils y ont imprimé des animaux, comme s’il n’y avait pas assez de valeureux martyrs algériens à qui ils auraient pu rendre hommage. On prenait alors les Algériens pour des bêtes au point de tomber même dans la vulgarité. Pour ce dernier terme, il suffit de bien examiné le billet de banque de 1.000 DA et surtout la petite pièce métallique de 1 DA sur les deux faces pour le comprendre. Espérons qu’aujourd’hui, nous aurons droit à plus de respect et de décence.

  7. #91
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    Rania Hamdi et Hadjer Guenanfa :


    Lundi 30 Mai 2011 -- La grève déclenchée dimanche par les employés d’Algérie Poste et de la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) s’est durcie lundi et s’est étendue, paralysant l’activité dans des dizaines de ces bureaux, touchant le Centre des chèques postaux, tandis que pas un train n‘a sifflé dans les gares désertées par des voyageurs désorientés et en colère. À l’origine de ces grèves, des revendications salariales et sociales, notamment des plans de carrière.

    Alors que dimanche, la grève était circonscrite à quelques bureaux de poste, elle a touché lundi le centre névralgique des chèques postaux de l'avenue du 1er novembre à Alger et quasiment l'ensemble des structures opérationnelles d'Algérie Poste dans quinze wilayas. Oran a battu un record, puisque 98 bureaux sur les 120 que compte cette ville, sont à l’arrêt. Le service des Comptes chèques postaux (CCP) a été arrêté plusieurs fois dans la journée de lundi, en signe d’«avertissement aux responsables». Les grévistes menacent de «bloquer tout le système» des CCP si leurs revendications «ne sont pas satisfaites». Dépendant entièrement de ce service, les fonctionnaires, les retraités, les invalides, les moudjahidine et les enfants de chouhada risquent de durement ressentir la fermeture du Centre des chèques postaux.

    La direction générale d'Algérie Poste, qui a jugé la grève illégale, n'a pas entamé d’action en justice contre les salariés grévistes. Le directeur général de l’entreprise s'est cependant déplacé dimanche à la Grande Poste pour discuter avec les travailleurs et, lundi, au Centre des chèques Postaux, sans obtenir un arrêt de la grève. Les grévistes exigent de discuter directement avec le ministre de tutelle alors que la décision de dissoudre le syndicat de l'entreprise devrait être prise mercredi prochain, lors d'une réunion de délégués des agents d'Algérie Poste en grève.

    De leur côté, les cheminots en arrêt de travail depuis samedi soir ont poursuivi leur grève, les négociations avec la direction de la SNTF n’ayant pas abouti. Les grévistes accusent la direction de ne pas avoir tenu ses promesses de satisfaction de leurs revendications, rejetant l’argument financier avancé par celle‑ci à l’appui de son opposition à la revalorisation des salaires et au paiement des primes de zone et de technicité. Plusieurs grèves avaient été organisées par les cheminots, depuis le début de l'année. En mai, une grève de neuf jours avait coûté 50 millions de dinars à la SNTF qui doit faire face à des dépenses élevées d’investissement pour moderniser son réseau, notamment l’électrification des lignes et le remplacement de ses vieux trains par des voitures électriques et des autorails.

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