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  1. #15
    Guest 123 is offline Registered User
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    Mardi 13 Novembre 2007 -- Un Salon national du tapis se tient à Tlemcen. Selon le directeur de la Chambre d’artisanat, cette manifestation entre dans le cadre du panel des 9 salons qui touchent les métiers du cuir, de la poterie, de la céramique, du costume traditionnel, etc. et qu’organise le ministère de la PME et de l’Artisanat à l’occasion de la Journée de l’artisanat. Au total, ce sont 15 wilayas, dont Tizi Ouzou, Khenchela, Oran, Relizane, Tlemcen, Batna, Blida, Tipasa, qui participent à cet événement culturel qu’abrite la maison de la culture Abdelkader Aloula de Tlemcen.

    Selon certains artisans, le tapis est l’un des objets les plus traditionnels du décor d’Orient. Simple natte de paille au début, il s’harmonisa et se colora avec l’utilisation de la laine. A ce sujet, un enseignant du centre de formation professionnelle nous révèle que l’un des plus vieux tapis a été retrouvé dans l’Altaï sibérien, et il date du Ve siècle avant J.C, et que c’est à partir des XVe et XVIe siècles que l’art du tapis à points noués a atteint son plein épanouissement, avant de tomber en décadence au XVIIIe siècle.

    Mais c’est aux XVIe et XVIIe siècles que l’art de la tapisserie atteindra son apogée en Iran, tant du point de vue artistique que par la virtuosité et la technique des artisans tapissiers qui étaient en fait de véritables artistes. Le tapis de chez nous, a-t-on expliqué, est très souvent fabriqué en laine, et en dehors des tapis noués, il existe des tapis tissés. Lors de ce salon, indique le directeur de la Chambre d’artisanat, une conférence sur l’estampillage des tapis sera donnée par des experts. Rappelons que le centre régional d’estampillage, longtemps fermé pour cause de quasi-disparition du tapis traditionnel, a été rouvert à Beauséjour et que des estampeurs ont été formés.

    Ce premier Centre régional rouvert à Tlemcen –d’autres suivront pour le Centre et l’Est– a pour mission de conseiller et d’orienter les artisans vers la confection de tapis destinés à l’exportation et devant porter l’estampille qui est une garantie de qualité et un argument commercial nécessaire sur les marchés extérieurs, voire une condition à l’exportation. Aussi, nombreux sont les artisans, comme les responsables, qui soutiennent que ces centres d’estampillage sont un atout important dans la dynamique de relance du secteur. D’autant que le tapis algérien qui, comme l’avait expliqué le ministre de la PME et de l’Artisanat, répond aux normes, s’est bien exporté durant les années 1970 et Tlemcen était à la tête du peloton des exportateurs sur le plan qualité et quantité. Malheureusement, un réel déclin est enregistré actuellement, que ce soit à Tlemcen ou ailleurs.

    Le tapis en fibre synthétique, fabriqué industriellement à moindre coût et donc vendu moins cher, a sonné le glas du tapis traditionnel qui est plus cher. Ainsi, c’est la mort lente et le tapis artisanal allait disparaître avec les derniers artisans. En l’absence d’un marché pour ce produit artisanal, aucune relève ne pouvait être formée. Il aura fallu que l’Etat réagisse en redonnant à l’artisanat sa place et son importance en tant qu’expression culturelle économiquement exploitable. Grâce à une politique de soutien et d’accompagnement des artisans, le tapis de Tlemcen, des Beni Snous ou d’autres régions, amorce une remontée. Mais il y a loin de la coupe aux lèvres. Pour dépasser la situation de crise, le secteur de l’artisanat et ses différents acteurs doivent relever plusieurs défis.

    Le secteur devra déjà se doter d’une organisation performante qui permettra de sauvegarder et surtout de transmettre le savoir-faire tout en améliorant le niveau social, culturel, ainsi que le niveau de formation des artisans afin de les intégrer dans le processus de développement économique et global du pays. Tel est le cas aujourd’hui, «mais à une échelle réduite», avec les coopératives, les chambres artisanales et les ensembles artisanaux sous l’égide du ministère. Les artisans devront inévitablement relever les défis de la mondialisation en mettant en place une symbiose alliant tradition, créativité et innovation. Or, cette innovation ne sera possible qu’avec l’apprentissage de techniques nouvelles. L’activité de tissage, à Tlemcen, est sans conteste l’activité artisanale la plus ancienne.

    Des générations de jeunes filles et de femmes se sont succédé derrière des métiers à tisser verticaux et rudimentaires pour la confection de tapis depuis la nuit des temps. Aujourd’hui, force est de constater que le secteur de l’artisanat, à Tlemcen surtout, est en pleine crise. Il souffre de son manque d’organisation et d’une faible représentativité institutionnelle. Aucune définition juridique claire n’a été mise en place pour encadrer la profession, entraînant un phénomène de dégradation des conditions sociales des artisans qui s’aggrave année après année.

    Devant cette situation, même le chef de l’Exécutif lors de l’ouverture de ce salon a critiqué le secteur qui a consommé de faramineux budgets sans donner de résultats positifs. Le secteur de l’artisanat, expliquent des artisans, souffre également de la concurrence. Aujourd’hui, l’artisanat a subi de nombreux changements liés aux influences étrangères et à l’évolution des modes de vie et de production qui se ressentent dans les créations. Ainsi, l’artisanat doit se façonner lui aussi au gré des tendances et osciller entre tradition, authenticité et modernité, s’il veut perdurer.


  2. #16
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    Jeudi 15 Novembre 2007 -- Un salon artisanal a été organisé récemment par la direction des PME et PMI de la wilaya de Tébessa, dans le cadre de la promotion des produits artisanaux spécifiques à cette région. Les journées réservées à cet événement artisanal ont connu une forte présence de la part des jeunes artisans locaux et des wilayas limitrophes. C’était une opportunité aux amateur de l’artisanat pour faire connaître leur savoir-faire, d’une part, et attirer l’intention des responsables concernés, d’autre part, afin de leur faciliter l’octroi des fonds de financement dans la cadre des micro- entreprises pour jeunes. Mais le comble, c’est que, en réalité, certains produits artisanaux ont disparu de la scène artisanale tel que la kachabias et la selle.

    En effet, les participants et les visiteurs ont constaté la disparition de ces deux produits spécifiques à la région et qui ont connu une régression et un désintéressement de la par de tout le monde. Les maîtres selliers et leurs bêtes ont disparu de la scène authentique et de la vie quotidienne des Tébessis. Et les maîtres tisserands, autrefois populaires, on les voit plus qu’en nombre très restreint. Une autre activité artisanale, enterrée déjà, c’est celle des produits à base d’alfa. Cette plante, originaire de Tébessa et qui n’avait pas de secret, était un produit naturel dont les usages variés ont été presque oubliés. Elle servait à fabriquer des lits, des commodes, des sommiers, des chaises, des espadrilles et des chapeaux et, après transformation, on l’utilisait dans la fabrication des vêtements d’antan.

    Aussi, les familles tébessies l’utilisait autrefois pour la confection du fameux kaskas (tamis), pour la préparation du plat national algérien, le couscous. Il revient à tous les responsables concernés de se pencher sur les originalités artisanales de la région de Tébessa, afin de réhabiliter ce patrimoine traditionnel qui risque de tomber profondément dans les oubliettes et qui était, sans équivoque, celui des Nemmamchas. Jadis, dans la plupart des souks de la région, les Tébessis arrivaient rapidement à identifier les pièces d’un seul regard.

    Actuellement, et malgré la réputation de la région de Tébessa, étant une zone agropastorale disposant d’un cheptel ovin de renommée mondiale, le travail de la laine ne se fait plus ni à domicile ni ailleurs. Il est à signaler aussi que d’autres facteurs inhibiteurs de l’activité artisanale locale ont contribué de façon néfaste à la disparition des produits originaires et authentiques de Tébessa, à savoir le vieillissement des maîtres tisserands dont la relève n’a pas été assurée puisque les Tébessis sont attirés par d’autres activités rémunératrices, tel le commerce de la friperie qui a effacé complètement la filière des vêtements artisanales qui a connu des difficultés dans leur commercialisation dues au manque de promotion et d’encouragement. Concernant la confection du cuir, à savoir le croupon, la vachette, le chevreau et la basane, la ville de Tébessa disposait de plusieurs tanneries qui ont, malheureusement, disparu !


  3. #17
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    Mardi 4 novembre 2008 -- Un riche programme de festivités est concocté pour célébrer la Journée nationale de l’artisanat qui se tiendra cette année dans la ville de Biskra le 9 novembre prochain. Le directeur général au ministère de la PME et de l’Artisanat, Belabdelhadi Ahmed, a donné hier au siège du ministère devant les médias les détails des manifestations. Ainsi, il sera procédé à la remise des prix aux lauréats du concours national du meilleur produit de l’artisanat traditionnel et de l’artisanat d’art. A ce sujet, le ministre a tenu à expliquer que «ce sera l’aboutissement d’une année de compétition entre un grand nombre d’artisans de l’ensemble du territoire national». Et de préciser : «La première sélection s’est opérée au niveau local. Elle a permis de retenir 199 produits qui seront exposés dans la capitale des Ziban et parmi lesquels la commission nationale doit en choisir 6 [3 dans le domaine de l’artisanat traditionnel et 3 dans l’artisanat d’art]». A propos du menu des festivités, Benbada a annoncé que la ville de Biskra aura à accueillir 3 séminaires techniques consacrés à plusieurs thèmes. Un relatif aux produits dérivés du palmier organisé en collaboration avec le centre de recherche scientifique et technique sur les régions arides de Biskra. Un second autour de la céramique en relation avec l’université Complutense de Madrid. Le troisième portera sur le design et l’exportation et dont l’auteur est la fondation espagnole Fundesarte. «Viendront s’ajouter à ces deux manifestations d’autres plus culturelles telles que des expositions de produits de la région de Biskra et un défilé de chars comportant des ateliers vivants dans les métiers de l’artisanat.» Après l’exposé sur les festivités de la Journée nationale de l’artisanat, le ministre s’est prononcé sur l’activité du secteur de l’artisanat.

    A propos des inscriptions au registre de l’artisanat et des métiers tenu par les Chambres d’artisanat et de métiers, «le secteur a enregistré une augmentation de 8 908 activités nouvelles, ce qui porte le nombre d’activités totales inscrites à 114 352 avec une précision de clôture à décembre 2008 de 153 000 activités», a révélé Benbada. Ce dernier est revenu sur le dernier plan engagé depuis 2007 par son département, consistant en la mise en place d’une nouvelle forme d’organisation des activités connue sous le titre de Système de production locale (SPL). Selon le ministre, «le secteur a procédé au lancement de 7 projets–pilotes de SPL répartis sur le territoire national». Et d’expliquer : «A Tamanrasset, le projet va concerner la bijouterie traditionnelle ; à Bouira, la poterie et la céramique ; à Constantine, la dinanderie ; à Oran, la réhabilitation du bâti culturel ; à M’sila, le tissage wabri en poils de chameau ; à Ghardaïa, le tapis traditionnel et à Mostaganem, les métiers du BTPH.» Concernant cette nouvelle forme d’organisation encadrée par les chambres d’artisanat et des métiers, le ministre a rappelé qu’«elle a permis à certains SPL d’accéder à des marchés de travaux, à l’exemple des wilayas d’Oran et de Sétif». C’est dire que le secteur de l’artisanat et des métiers va trouver à travers cette nouvelle démarche de quoi élargir son champ d’action et donner plus d’espoir à tous les jeunes talents en quête de faire valoir leur savoir-faire.

  4. #18
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    Lundi 10 Novembre 2008 -- Ce sont 120 professionnels, venus des quatre coins du pays et spécialisés dans les métiers de la poterie, de la dinanderie, de la joaillerie, de la couture et autres activités usant de matériaux du terroir, qui se sont donnés rendez-vous dans l’enceinte du complexe historique de la Wilaya VI à Biskra pour commémorer la journée nationale de l’industrie artisanale. Ce salon a ouvert ses portes hier et fait office de véritable vitrine d’un savoir-faire car il permet aux visiteurs de découvrir tout ce que l’on peut réaliser avec des moyens du bord et la panoplie de produits spécifiques à chaque région du pays. Le ministre de la PME et de l’Artisanat, Mustapha Benbada, qui a inauguré officiellement cette manifestation, a tenu à rappeler aux exposants lors de sa tournée à travers les stands que c’est là un rendez-vous qui traduit fidèlement tout l’intérêt qu’accordent les pouvoirs publics à un secteur d’activité. Un secteur qui peut, selon lui, «avec un soutien continu, prendre de l’essor et par là même devenir source de postes d’emploi et de revenus à des centaines de jeunes animés par la soif de faire valoir tout ce qu’ils sont capables de réaliser avec leurs mains».

    Les exposants ont saisi l’occasion du passage du premier responsable du secteur de l’artisanat traditionnel pour soulever les problèmes qu’ils rencontrent, notamment l’absence de locaux commerciaux pour exposer leurs productions. «C’est là une condition sine qua non si l’ont veut maintenir en activité des métiers qui risquent d’être délaissés, voire abandonnés faute de pouvoir écouler le produit d’un savoir-faire», a lancé au ministre un potier de la wilaya de Tipasa, soutenu par une dame des Aurès qui, elle, ne peut plus se contenter de fabriquer sans réussir à commercialiser ses produits. Et d’expliquer au ministre et à sa délégation : «Il faut bien que je réalise un minimum de recettes de ventes ne serait-ce que pour pouvoir m’approvisionner en matière première. Même si celle que j’utilise pour certains produits ne me coûte rien car je l’extrais d’un petit gisement d’argile proche de l’endroit où j’habite, il reste d’autres composants qui me sont indispensables et que je dois acheter auprès de fournisseurs. Ces derniers, connaissant nos conditions de travail, nous livrent à crédit, ce qui nous encourage à rester en activité dans l’attente de bénéficier d’un local pour exposer et faire connaître à une plus grande échelle le produit de mon activité artisanale.»

    A ces doléances, le ministre a rappelé l’engagement de son département à prendre ce dossier en charge. Et d’arguer : «En guise d’approche du problème, nous nous attelons à mettre en place tout un réseau pour la prise en charge des produits de l’artisanat et leur vente afin de libérer les artisans de ce spectre. Nous nous sommes rapprochés des patrons de grandes surfaces pour qu’ils réservent des rayons aux produits de l’artisanat et jusqu’à présent nous avons reçu des échos favorable de leur part.». La voie de l’exportation a été également soulevée lors de la visite des stands. M. Benbada a interpellé à l’occasion les responsables des Chambres de l’artisanat pour faire en sorte qu’ils assument pleinement leur mission de regrouper par segment d’activité les artisans et par voie de conséquence «les organiser pour qu’ils puissent exporter leurs produits au lieu de le faire individuellement».

    Notons, enfin, cette approche d’un tisserand de la wilaya de Tiaret qui nous a lancé sans ambages : «C’est dans le secteur du tourisme que réside la survie de l’industrie artisanale.» Car, d’après lui, «qui sont les consommateurs des produits de l’artisanat sinon les touristes locaux ou étrangers ? Et quand ceux-ci se font rares notre production ne peut trouver de déboucher conséquent.» En clair, pour lui, il aurait été préférable que les pouvoirs publics s’attèlent d’abord à développer le secteur du touriste et penser ensuite à l’industrie artisanale. En d’autres termes, pour cet artisan versé dans la production de tapis de label contrôlé, «mettre la charrue avant les bœufs». Un message lancé aux responsables des deux secteurs.

  5. #19
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    Mercredi 11 Novembre 2009 -- À l’occasion de la Journée nationale de l’artisanat et des arts traditionnels, la direction de la petite et moyenne entreprise de la wilaya de Tizi Ouzou organise depuis avant-hier et jusqu’au 13 novembre une foire au niveau de la maison de la culture Mouloud-Mammeri. Cette manifestation porte sur les arts traditionnels, domaine d’activité très répandu dans la région et qui fait sa renommée. Des stands sur la poterie, les bijoux et les tapis sont ouverts au niveau de la grande salle des expositions de maison de la Culture. Plus de 40 artisans venus des quatre coins de la région ainsi que d’autres wilayas prennent part à ce grand rendez-vous culturel. En cette première journée, pluvieuse, les visiteurs n’étaient pas très nombreux. Et les quelques visiteurs parlaient de prix inabordables pour de tels produits. Nous nous sommes rapprochés des exposants pour mieux comprendre cet état de fait. Un artisan de bijoux d’Aït Yenni disait que cela était dû aux élevés de la matière première. Une exposante de tapis avait également déploré les conditions difficiles et le désintérêt des autorités pour ce genre de d’activité. Pour sa part, M. Osmani, responsable du secteur de l’artisanat dans la wilaya de Tizi Ouzou, a mis en exergue les efforts consentis par l’Etat dans le but de développer ce secteur d’activité. Le responsable a assuré que les dirigeants se sont attelés à susciter une grande mobilisation pour une meilleure prise en charge du secteur de l’artisanat. En plus de l’annulation des dettes des artisans, le directeur a aussi annoncé que les travaux de réalisation de la seconde maison de l’artisanat de la wilaya sont en bonne voie. Le coût de ce projet est estimé à 100 millions de dinars, a-t-il précisé. Cette maison de l’artisanat comprendra 38 ateliers, des halls d’exposition, des espaces pour la formation et une salle de stockage des produits de confection. Enfin, M. Osmani, a débattu des assises nationales avec les directeurs du secteur de l’artisanat des différentes wilayas. Une rencontre qui aura lieu à Alger du 20 au 23 novembre prochain.

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