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  1. #71
    Guest 123 is offline Registered User
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    Dimanche 18 Octobre 2009 -- Des sources bien informées ont indiqué à El Khabar qu’un projet était actuellement préparé en collaboration avec la Banque d’Algérie et le ministère de tutelle, en vertu duquel les banques devraient adopter le week-end universel. Le projet impose une heure de travail quotidienne supplémentaire, l’ouverture des banques jusqu'à 17h au lieu de 16h, et libérer le personnel pour une pause consacrée à la prière du vendredi. Cependant, il est également prévu que les heures supplémentaires remplaceront, celles effectuées en temps de prière, le vendredi. Ce nouveau projet propose un système de travail qui coïncide avec les créneaux horaires en vigueur dans les ports internationaux, en plus des exigences du travail en fonction de ces nouvelles procédures appliquées par les autorités locales, en particulier la présence obligatoire qui demande un surcroît de travail, sachant que les services extérieurs des banques et des structures chargés des transferts et des transactions vers l’étranger, travaillaient les vendredis afin de garantir la continuité et le bon déroulement des opérations. Ce système permettra, s’il est appliqué comme prévu, en début d’année prochaine, de réduire le volume de travail des banques et de mettre en place un système adéquat à la gestion des banques et institutions financières internationales.

    Dans le même contexte, la charge de travail des banques, s’est accrue au vu des ses obligations et de la mise en place de crédits documentaires. Les banques devaient, en effet, intervenir, traiter, gérer et contrôler l’exécution de tous les dossiers, contrairement aux anciennes méthodes relatives au transfert libre, les banques font ainsi un double travail, les crédits documentaires représente maintenant 99.8% des opérations de commerce internationales, au lieu des 40 à 45 % d’avant. Il reste, néanmoins, des situations exceptionnelles relative aux possibilités de transferts ne dépassant pas les 0.2%, et ayant une accréditation de la banque d’Algérie, et du ministère de tutelle, qui sont des transferts libres. Il est par ailleurs, probable dans le cas où cette décision serait appliquée qu’elle soit étendue aux autres institutions de même statut que les banques, particulièrement, les compagnies d’assurances, en raison de leur complémentarité. Cette décision ne sera cependant adoptée qu’après étude des répercussions que celle-ci pourraient entraîner, et si son application aura des avantages, notamment, l’augmentation du volume horaire de travail, au regard du manque de moyens accusés par les banques et du retard considérable qu’a connue l’opération d’extension des systèmes de paiement par carte bancaire. Les objectifs fixés par le ministère de la tutelle dans ce domaine n’ont, en effet, été réalisés qu’a hauteur de 40 ou 50 %.

  2. #72
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    Ali Idir :


    Lundi 19 Octobre 2009 -- Deux mois après l’instauration, le 14 août, du nouveau week-end, ce responsable des Ressources humaines (DRH) d’un groupe privé de production, a dressé son premier bilan. Avec un constat préoccupant : la courbe de l’absentéisme a sensiblement grimpé ces dernières semaines. « Les travailleurs s’absentent souvent dans la semaine pour aller à la banque retirer de l’argent, se rendre dans les administrations pour établir des papiers ou aller chez le médecin», explique-t-il. Un constat partagé par d’autres responsables d’entreprises. « On ne peut pas faire autrement que délivrer des autorisations d’absence, poursuit le DRH. Avant, ces démarches étaient effectuées le jeudi. Maintenant, les travailleurs n’ont plus de journée pour eux ». Les banques et les administrations notamment les mairies ferment durant le nouveau week-end. Du coup, les travailleurs sont obligés de s’absenter durant les jours de semaine pour s’occuper des tâches qu’ils accomplissaient jeudi.

    Le passage au nouveau week-end s’est fait dans la précipitation. Annoncée à la surprise générale fin juillet, en pleine période des congés annuels, la mesure est entrée en vigueur le 14 août. Le nouveau week-end a été instauré sans concertation avec les entreprises ni même l’UGTA. Il est entré en vigueur sans préparation. « Les entreprises auraient pu par exemple négocier avec les banques pour l’installation de distributeurs automatiques dans leurs locaux et distribuer des cartes de retrait aux salariés », explique un chef d’entreprise. Outre les conséquences néfastes sur le secteur économique, le nouveau week-end a complètement chamboulé les habitudes des enseignants et des écoliers. Plus de 700 écoles qui connaissent des surcharges de classe sont confrontées à un véritable dilemme depuis l’instauration du week-end dit semi universel. Comment ces établissements peuvent-elles adapter leurs programmes horaires pour récupérer la demi-journée du jeudi de l’ancien week-end et permettre aux écoliers de suivre l’intégralité des cours, dans des conditions acceptables ? Le ministère de l’Education nationale n’arrive pas à trouver une solution.

    Depuis mois après l’entrée en vigueur du nouveau week-end, la décision de modifier les journées de repos hebdomadaire s’avère pénalisante pour le secteur économique et l’éducation nationale. Cette modification décidée sans aucune mesure d’accompagnement commence à susciter des interrogations concernant son pertinence. Le gouvernement aurait du d’abord généraliser la monétique pour permettre aux travailleurs de retirer leurs salaires grâce à des cartes bancaires. Il aurait du aussi commencer par l’informatisation de l’état civil et régler le problème de la surcharge des écoles en construisant rapidement de nouvelles écoles. La décision de modifier le week-end a été prise officiellement pour permettre aux entreprises algériennes de travailler une journée supplémentaire avec les pays occidentaux où le week-end est fixé au samedi et dimanche. Mais cet argument, même soutenu par les chefs d’entreprises, est peu convaincant. L’Algérie exporte des hydrocarbures et importe presque tout ce qu’elle consomme pour 40 milliards de dollars par an. Notre pays est donc en position de client. « Et en tant que client, un pays peut exiger de ses fournisseurs de lui livrer les marchandises comme il le souhaite. C’est même la règle dans les transactions commerciales », conclut un économiste.

  3. #73
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    Ali Idir :


    Dimanche 25 Octobre 2009 -- Le nouveau week-end du vendredi et samedi pénalise les enseignants et les élèves dans les écoles primaires et les CEM. Depuis la rentrée scolaire, des enseignants se plaignent des conséquences négatives de ce nouveau congé hebdomadaire sur la qualité de l'enseignement et la concentration élèves. Les écoles sont obligées de dispenser en cinq jours, de dimanche à jeudi, les programmes qui étaient assurés en cinq jours et demi avant le passage au nouveau week-end. Soit une demi-journée de cours à récupérer au détriment des écoliers et collégiens, obligés de suivre un rythme infernal. « Les élèves sont obligés de suivre des cours de 8h jusqu'à 17h30, chaque jour de dimanche à jeudi. Il y a seulement une petite pause pour le déjeuner. Ils viennent à l'école fatigués, avec des cartables surchargés », affirme une enseignante dans un CEM (Collège d'enseignement moyen). Première conséquence négative de cette situation : les élèves ne font plus leurs devoirs à la maison, ont constaté de nombreux enseignants, notamment dans les régions où les établissements scolaires sont situés loin des habitations. « Lorsqu'un élève sort de l'école à 17h30, il lui faut parfois plus d'une heure pour rentrer chez lui. Arrivé à la maison, il est fatigué et oublie de faire ses devoirs », ajoute la même enseignante. Outre des cours dispensés au pas de charge, les enseignants dénoncent également la lourdeur des cartables, chargés d'une dizaine de livres et de cahiers pour s’adapter aux nouveaux cours. « Les élèves portent des cartables trop lourds, se fatiguent rapidement et ne suivent pas convenablement les cours », ajoute-t-elle. Selon plusieurs enseignants, le changement de week-end pourrait avoir des conséquences sur la qualité de l'enseignement et la santé des élèves. Plus d'un mois après la rentrée scolaire et deux mois après l'entrée en vigueur du nouveau week-end, le ministère de l'Education nationale peine à trouve des solutions et à mettre en place un emploi du temps adéquat aux enseignants et élèves. Et les spécialistes du domaine restent curieusement silencieux, évitant de participer aux débats sur un dossier aussi sensible.

  4. #74
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    Jeudi 11 Mars 2010 -- Six mois après l'instauration du week-end semi-universel en Algérie, on s'interroge si la nouvelle formule a généré un quelconque gain en terme de réduction des manques à gagner pour les entreprises travaillant avec des partenaires étrangers. Des opérateurs économiques, interrogés par l'APS, dressent un premier bilan. Réclamé de longue date par les entreprises confrontées à de petites semaines de travail (3-4 jours) avec leurs partenaires étrangers, le basculement du repos hebdomadaire est entré en vigueur depuis le 14 août dernier. Le Conseil des ministres avait entériné la réorganisation du repos hebdomadaire qui a basculé au vendredi et samedi, avec maintien de la possibilité pour les entreprises de s'organiser au niveau du travail posté, selon leurs plans de production.

    Premier à réagir, le président du Forum des chefs d'entreprises (FCE), Réda Hamiani, a estimé que «même s'il est encore trop tôt pour évaluer l'impact de la mise en application du nouveau week-end sur l'économie nationale -aucune évaluation n'ayant été faite -, l'on peut dire que le basculement à la formule semi-universelle a généré un appréciable gain pour les entreprises». Explication de ce chef d'organisation patronale: «Les relations économiques de l'Algérie avec ses partenaires étrangers sont désormais plus raffermies. La nouvelle formule a élargi la flexibilité des journées de travail.» Le FCE avait estimé les pertes à «quelque 150 à 800 millions de dollars par an», en s'appuyant sur des évaluations faites par plusieurs sources. Autre responsable à s'exprimer: le directeur général de l'Agence nationale de promotion du commerce extérieur (ALGEX), M. Mohamed Benini, soutient que l'ancien week-end revenait cher à l'économie nationale, les entreprises qui travaillent avec des groupes implantés dans l'autre rive de la Méditerranée ne disposant alors que de trois jours pour effectuer leurs opérations. «Avec le nouveau week-end, constate-t-il, les entreprises ont pu gagner une journée de travail supplémentaire qui a été mise à profit dans les échanges économiques et commerciaux avec les partenaires étrangers.» «Cependant, estime M. Benini, il y a encore des efforts à faire sur le plan de l'aménagement des horaires.» Le président de la Confédération algérienne du patronat (CAP), M. Boualem M'rakach, soutient également que le changement du repos hebdomadaire a permis à l'Algérie de se rapprocher de l'environnement international. «L'organisation du repos hebdomadaire durant le vendredi et samedi est de bon augure pour l'économie algérienne, appelée à évoluer dans un environnement mondialisé, ouvert et fortement concurrentiel», a-t-il positivé.

    Le président de la Confédération générale des entrepreneurs algériens (CGEA), M. Habib Yousfi, considère, quant à lui, que la nouvelle formule est «tout à fait logique». Le président de la Confédération nationale du patronat algérien (CNPA), M. Mohand Saïd Naït Abdelaziz, estime que l'actuel repos a certes permis aux entreprises de gagner une journée supplémentaire de travail, mais que «cela reste insuffisant». «Le nouveau week-end est peut-être une option transitoire avant d'aller vers le week-end universel. Nous allons plaider dans ce sens», a-t-il ajouté. De son côté, le président de la Fédération nationale de l'industrie agroalimentaire, affiliée à la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA), Abdelouahab Ziani, qualifie la nouvelle formule d'«excellente». «Certaines entreprises qui étaient obligées de réduire les manques à gagner avaient changé de week-end avant même son instauration officielle. D'autres avaient opté carrément pour le week-end universel, ce qui a quelque peu perturbé les salariés», a dit M. Ziani. La CIPA souhaite, toutefois, un retour au week-end universel. «Ce serait vraiment l'idéal. Les entreprises seront plus compétitives», a-t-il plaidé. D'autres opérateurs estiment que «le changement du week-end n'a pas beaucoup réduit les surcoûts financiers générés par le décalage entre le week-end algérien et celui en vigueur à l'étranger où sont implantés les clients ou les fournisseurs extérieurs».

  5. #75
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    Dimanche 15 Août 2010 -- Le 14 août 2009, les jours de repos hebdomadaire des Algériens ont changé. Un an après, ils ont adopté le nouveau régime qui n'a rien changé dans leurs habitudes. Pour les gains engrangés par l'économie, le bilan reste à faire. La réforme du «week-end» est- elle ratée ? À la rentrée 2008 et avec l'approbation silencieuse et intéressée de l'Etat, ArcelorMittal d'El-Hadjar, «NCA» de Rouiba et Air Liquide Algérie sont passés au week-end dit «semi-universel», c'est-à-dire au repos hebdomadaire le vendredi et samedi au lieu du jeudi et vendredi. Ils s'alignaient ainsi sur le repos des banquiers qui a été également adopté par des compagnies d'assurances et de téléphonie mobile. L'objectif était clairement annoncé: se rapprocher du week-end universel pour réaliser des gains financiers et/ou de productivité dans leurs rapports avec l'étranger. Le 14 août 2009, le week-end «semi-universel», soit vendredi-samedi, était généralisé à l'ensemble du pays. Techniquement, cela ne devait être qu'un décalage, le vendredi remplaçant le jeudi, avec une demi-journée de travail ouvrable. Avec une telle transposition, la majorité des Algériens en repos pouvaient accéder à des services publics ouverts (banques, administrations…). L'économie algérienne gagnait ainsi la totalité du jeudi et une demi-journée du vendredi. Elle se rapprochait de la norme universelle. L'Etat algérien, croyait-on, montrait ainsi - conformément d'ailleurs à une lecture stricte de la religion - que si la prière du vendredi était une obligation, le repos hebdomadaire ce même jour ne l'était pas. Le gouvernement avait tous les arguments religieux à opposer à d'éventuels contradicteurs islamistes ou fondamentalistes. Décréter le vendredi jour ouvrable, le désacraliser en quelque sorte, ne posait pas de problème religieux, mais il comportait un risque, réel, d'impopularité dans une société qui a pris des «habitudes».

    La sacralisation du vendredi

    Le gouvernement n'a pas osé toucher aux habitudes et donc au vendredi qui est ainsi sacralisé et rend difficile le passage pur et simple au week-end universel. Ainsi, un an, après l'entrée en vigueur du nouveau week-end, le gros des Algériens a tendance à répondre que «rien n'a changé» dès lors que le vendredi est toujours «préservé». Beaucoup regrettent même leur «jeudi» - qui n'a pas été remplacé par le samedi - où ils pouvaient aller à la banque et dans d'autres services publics. Désormais, ces actes sont pris, de fait, sur le temps de travail. Certains, cultivant l'optimisme, estiment que la généralisation de l'utilisation de la carte bancaire devrait suppléer au fait que désormais tout le monde s'est mis au «repos du banquier». Cela mettra encore du temps quand on apprend que plus de 50% des cartes bancaires distribuées en Algérie ne sont pas utilisées. Mais hormis ces désagréments, le week-end semi-universel, parce qu'il n'a pas touché aux habitudes, est désormais adopté par les Algériens.

    Heureux, les banquiers

    Ceux qui ont le plus profité du nouveau week-end sont les employés des banques: leurs familles se reposent les mêmes journées qu'eux. Abderrahmane Benkhalfa, délégué général de l'Association bancaire et des établissements financiers (ABEF), estime que les établissements bancaires ont gagné au change. «Il n'y a plus de séparation entre le monde économique et bancaire, du fait qu'il y a optimisation des relations durant 5 jours par semaine». Dans le secteur économique, on se retrouve avec une diversité de week-ends même si le gros s'aligne sur la tendance générale du vendredi-samedi. Au plan économique, alors que des estimations - non officielles - chiffraient les pertes dues au «week-end spécifique» entre 500 et 600 millions de dollars, on n'a pas encore une évaluation de l'incidence économique d'une année de «week-end semi-universel». Abderrahmane Benkhalfa, de l'ABEF, a estimé qu'il y a un gain de productivité et les échanges entre entreprises de l'ordre de 20%. On peut supposer qu'avec le «gain» du jeudi, des progrès ont été effectivement enregistrés. Mais sur le fond, le but de la réforme était bien de tendre vers le week-end universel et il n'est pas sûr qu'on ait vraiment avancé. Le recul sur le vendredi en a fait une réforme inaccomplie et velléitaire. Pour les économistes, le gouvernement n'a fait que couper la poire en deux et l'Algérie continue à perdre de l'argent en s'abstenant de sauter le pas. La désacralisation du vendredi aurait pu préparer les Algériens dans ce sens pour peu que l'on organise les choses de manière à ce que la prière du vendredi puisse être aisément accomplie par les pratiquants.

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