Vendredi 24 Juillet 2009 -- La décision du gouvernement de modifier le weekend satisfait la centrale syndicale UGTA. Le syndicat dirigé par Abdelmajid Sidi Said a salué la décision prise en Conseil des ministres relative à l'aménagement du repos hebdomadaire. « L'UGTA, qui a plaidé depuis longtemps avec d'autres partenaires sociaux pour cet aménagement, se félicite du consensus obtenu pour aider à une meilleure performance économique et pour s'adapter au contexte international dominé par les lois universelles de la concurrence et de la compétitivité », a indiqué l'UGTA dans un communiqué. Les syndicalistes de l'UGTA avaient déjà soutenu les décisions prises il y a plusieurs mois de certaines entreprises privées et de filiales locales de grands groupes étrangers comme Arcelor-Mittal et Air Liquide de modifier les journées de repos hebdomadaires du jeudi-vendredi au vendredi-samedi. De son coté, le Forum des chefs d'entreprises (FCE) a également applaudi la décision du Conseil des ministres d'adopter un nouveau weekend, semi universel, pour permettre aux entreprises algériennes de limiter les pertes induites par le décalage de deux jours entre le weekend algérien (jeudi-vendredi) et celui en vigueur dans les pays occidentaux (samedi-dimanche). Cette situation a fait que les entreprises algériennes ne travaillaient que trois jours par semaines avec l'Occident, principal partenaire économique de l'Algérie.
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24th July 2009 18:46 #36
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Rafik Tadjer :
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25th July 2009 00:30 #37
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25th July 2009 00:31 #38
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Samedi 25 Juillet 2009 -- Le nouveau week-end algérien, à gué entre l'universel et l'ancienne formule islamo-révolutionnaire, n'aura certainement pas été sans être commenté, longuement et parfois avec véhémence, par une rue, prise à témoin à son corps défendant par des décisions gouvernementales «inattendues». Si, pour le monde de l'entreprise, ce «verdict» était dans l'air du temps depuis quelques années et intervient pour rétablir une situation pénalisante, pour le commun des mortels, il vient s'ajouter aux «surprises», bonnes ou mauvaises, c'est selon, concoctés dans les laboratoires de l'Etat sans pour autant qu'on prenne la peine de le consulter. «Comme toujours, le peuple est le dernier à être informé», ironisera Samir, la quarantaine, exerçant dans une boite privée. «Le problème n'est pas dans le fond mais c'est le mépris qu'on affiche envers le citoyen qui n'a pas son mot à dire et qui doit s'exécuter manu militari», ajoutera-t-il, complètement désabusé. Salah, 44 ans, fonctionnaire dans une administration publique, ne se pose pas trop de questions et estime que «tout est relatif». Philosophe jusqu'à sa dernière cigarette de Rym, il considère que le nouveau week-end finira par rentrer dans les moeurs nationales avec le temps, «on s'habitue à tout», finira-t-il par décréter. «Ce n'est qu'un juste retour à la normale, et encore !», affirmera de son côté, Amar, 55 ans et seulement quelques cheveux blancs sur la tête. Lui, il a pleinement vécu la période d'avant 1975 alors que l'Algérie n'avait pas «encore basculé de l'autre côté de la barrière». «Tout était clair, il n'y avait aucune ambiguïté, le vendredi les gens, ceux qui le voulaient, allaient accomplir leur devoir religieux et le samedi et dimanche étaient consacrés au repos», se rappellera-t-il, la voix empreinte de nostalgie. «Je n'arrive vraiment pas à m'expliquer pourquoi l'Algérie est leader mondial dans les mauvais choix, regardez simplement vers ce qui se passe dans le secteur de l'éducation et vous comprendrez que ce n'est pas demain qu'elle cèdera son trône», dénoncera-t-il. Youcef, la trentaine, chômeur professionnel, se veut moins conciliant. «Ils n'ont même pas le courage d'aller au fond des choses, ou ils laissent le week-end en l'état ou ils s'alignent carrément sur le modèle universel, de toutes les manières, ça ne change rien pour moi».
Quant à Fatima, employée dans une agence CNEP, cette nouvelle ne la concerne vraiment pas puisque son secteur, tout comme les postes, les mairies ou encore les banques, fonctionne depuis toujours selon le week-end semi-universel. Pour les zélés défenseurs d'un mode de vie importé du lointain désert d'Arabie, cette «volte-face gouvernementale» est la preuve tangible d'un rapport de force qui a basculé du côté des tenants d'un libéralisme outrancier à l'ombre de certains partis laïcs. Mais, tout le monde s'accorde à dire que quelle que soit la formule du week-end, le problème premier est de s'y adapter. «Il faut tout simplement s'adapter, ça prendra du temps mais on y arrivera», expliquera Samira, 22 ans, secrétaire de direction qui trouve que la décision est à saluer tout comme Mohamed Moro, représentant de l'UDR à Oran. «Cette une décision qu'on a longtemps attendu est un des chevaux de bataille de Amara Benyounes lors des dernières législatives», dira-t-il avant d'expliquer que cette formule «inédite» répond au souci de ne pas froisser les susceptibilités en présence avant de passer au week-end universel, une étape transitoire qui ne saurait prendre beaucoup de temps, prédira encore Mohamed Moro. Quant aux opérateurs économiques, un chef d'entreprise, préférant garder l'anonymat, affirmera que cette décision ne changera rien au sort des petites entreprises. Mme Lazouni, gérante d'AUDIFEL, une boite spécialisée dans les prothèses auditives, estimera, pour sa part, que cette nouvelle formule, «un compromis intelligent» ne peut qu'apporter un mieux à l'économie nationale.
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25th July 2009 17:52 #39
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Samir Allam :
Samedi 25 Juillet 2009 -- L'Algérie a décidé d'adopter un nouveau weekend en instituant le samedi comme une journée de repos hebdomadaire à la place du jeudi. Cette décision, prise le 21 juillet, entrera en vigueur à partir du 14 août prochain. Les Algériens se reposeront le vendredi et le samedi au lieu du jeudi et vendredi. Officiellement, cette décision semble obéir à des considérations économiques. Selon les estimations de la Société financière internationale (SFI, filiale de la Banque mondiale), l'Algérie perd chaque année, près d'un milliard de dollars, à cause du décalage entre le congé hebdomadaire local et le weekend universel, en vigueur dans les pays occidentaux, avec lesquels notre pays réalise l'essentiel de ses échanges commerciaux.
L'annonce de la mesure a été saluée par le Forum des chefs d'entreprises (FCE), la principale organisation patronale du pays. Sans surprise, le syndicat UGTA s'est également félicité de la mesure. Les autres organisations professionnelles ne se sont pas encore exprimées. Et aucune expert sérieux n'a encore donné son avis la question. Le gouvernement n'a pas pris le soin d'expliquer sa décision, prise sans débat ni concertation. Aucune étude sérieuse n'a en effet montré l'impact du changement des jours de repos hebdomadaire sur l'économie nationale. La SFI s'est intéressé au seul impact du décalage entre notre weekend et celui des pays occidentaux sur les activités liées aux importations. Or, l'économie algérienne est certes dépendante des importations mais elle n'est pas structurée autour de cette activité. Les commerces et les petites entreprises jouent un rôle de premier plan. C'est eux qui nourrissent la majorité des familles algériennes.
Le changement de weekend pourrait s'avérer désastreux pour ces petites entreprises. Dans tous les pays le premier jour du weekend est souvent celui durant lesquels les ménages font leurs achats. Le second jour est réservé au repos, aux activités de loisirs et à la famille. Or, dans les sociétés musulmanes, le vendredi est une journée durant laquelle l'activité s'arrête durant la période de la prière hebdomadaire. Et beaucoup de personnes prolongent ce « repos » jusqu'à la fin de la journée. Ce qui pénaliserait l'activité commerciale. Beaucoup de petites et moyennes entreprises qui avaient l'habitude de faire travailler leurs salariés les jeudis auront beaucoup de mal à le faire un vendredi. Il faudra encore plusieurs années pour que des Algériens, habitués à ne pas travailleur le vendredi, acceptent de le faire. Enfin, le délai entre l'annonce de la décision et son entrée en vigueur - trois semaines seulement - devrait perturber le fonctionnement de l'économie nationale durant plusieurs mois. Un exemple illustre le désordre qui s'annonce : les banques qui travaillaient le jeudi vont-elles décaler leur weekend et travailler vendredi?
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26th July 2009 00:05 #40
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Dimanche 26 Juillet 2009 -- Le mouvement d’Ennahda a appelé le gouvernement à renoncer à la décision, relative au changement des jours de repos de fin de semaine, et considère qu’elle « affecte les mœurs du peuple algérien » Le mouvement a déclaré « au lieu de penser à changer les jours de repos des fins de semaines, il aurait mieux valu que le gouvernement relance l’économie nationale ». Le parti affirme également, « que la réalisation de ce projet aura des conséquences sur des secteurs stratégiques dans la société, tels que l’éducation, et la santé ». Le mouvement marque son opposition et considère que cette décision met à l’écart, le parlement. Ennahda considère que 750 millions de dollars ne justifient pas une décision aussi capitale, pour l’avenir de la nation. Le mouvement propose au gouvernement de traiter des situations plus prioritaires, telle que la lutte contre la corruption qui a touché tous les secteurs.
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26th July 2009 11:30 #41
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Ali Idir :
Dimanche 26 Juillet 2009 -- Décidée mercredi dernier par le Conseil des ministres, la modification des journées de repos hebdomadaire ne fait pas l'unanimité parmi les chefs d'entreprises. Soutenue par le Forum des chefs d'entreprises (FCE) et le syndicat UGTA, la décision est dénoncée par de nombreux patrons de sociétés privées. Ces derniers prévoient des conséquences néfastes sur leurs activités du nouveau week-end du vendred-samedi. En remplaçant le jeudi par le samedi comme deuxième jour de repos hebdomadaire, le Conseil des ministres a pensé uniquement au commerce extérieur, estiment des patrons interrogés par tsa-algerie.com. Il a oublié la vraie économie, celle qui nourrit les Algériens.
« Beaucoup de travailleurs profitaient du jeudi pour régler leurs problèmes au niveau des banques, les assurances et se rendre dans nos bureaux pour déposer ou retirer un dossier et prendre connaissance de nouveaux produits », explique un promoteur immobilier. «Maintenant, poursuit-il, ils devront s'absenter un jour de semaine pour faire ce qu'ils faisaient jeudi à moins de réaménager le week-end des banques et permettre aux entreprises d'ouvrir vendredi matin, ce qui n'est pas chose facile», craint-il. Dans le bâtiment, de nombreux entrepreneurs n'ont pas modifié le calendrier de leurs chantiers, se reposant uniquement le vendredi. « Nous allons travailler les jeudis et les samedis et se reposer vendredi. Les travailleurs ne se soucient pas trop des week-ends, ils veulent travailler même les jours fériés, sauf durant les deux fêtes de l'Aid. Le gouvernement doit repenser les jours fériés en supprimant certains et en rallongeant les congés durant les fêtes de l'Aid », estime le gérant d'une entreprise de bâtiment.
Le nouveau week-end du vendredi-samedi qui entre en vigueur le 14 août prochain va chambouler les habitudes des Algériens et compliquer la vie de beaucoup de personnes, remarque une autre chef d'entreprise. « Quand les Européens ont introduit l'euro, ils ont mis plus de deux ans entre son annonce et sa mise en circulation. Et pendant la mise en circulation de la nouvelle monnaie, ils avaient laissé le temps à leurs populations de s'habituer en utilisant alternativement la nouvelle et l'ancienne monnaie. Chez nous, c'est comme un ordre dans une caserne : il faut appliquer, sans demander d'explication ».
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27th July 2009 00:12 #42
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Lundi 27 Juillet 2009 -- L’aménagement et la répartition des horaires de travail dans le secteur des institutions et administrations publiques sont fixés du dimanche au jeudi à partir de 14 août, a indiqué hier la direction générale de la Fonction publique. Cet aménagement entre dans le cadre des dispositions du décret exécutif n° 09-244 du 22 juillet 2009, modifiant le décret exécutif n°97-59 du 9 mars 1997 déterminant l’aménagement et la répartition des horaires de travail au courant de la semaine dans le secteur des institutions et des administrations publiques, précise-t-on de même source dans un communiqué. Les horaires de travail dans les conditions normales de travail sont fixés de 8h00 à 12h00 le matin et de 13h00 à 16h30 le soir. Il est prévu une heure de pause de 12h00 à 13h00, indique le communiqué. Concernant les wilayas d’Adrar, Tamanrasset, Illizi, Tindouf, Béchar, Ouargla, Ghardaïa, Laghouat, Biskra et El-Oued, l’aménagement des horaires de travail est fixé, durant la période allant du 1er juin au 30 septembre, du dimanche au jeudi, ajoute-t-on. Les horaires de travail sont fixés de 7h00 à 12h00 et de 12h30 à 15h00.







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