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  1. #15
    Guest 123 is offline Registered User
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    Jan 2006
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    Dimanche 30 Décembre 2007 -- Le soleil s’est mis à peine à poindre que les villageois commencent à emprunter les sentiers menant vers leurs oliveraies. Hommes, femmes de tous âges comptent bien donner un cachet particulier à cette journée. Cette dernière semble tellement propice à cette activité que même les enfants, en bas âge sont de la partie. Cependant, la saison ne s’annonce pas prometteuse comparativement à celle de l’année écoulée. Les facteurs agro-écologiques tels que la baisse de la pluviométrie, la hausse de la température et les vents chauds qui viennent particulièrement des régions du sud sont généralement défavorables à la floraison allant du mois de mars jusqu’au mois de juin. Ces facteurs seraient donc à l’origine de l’insuffisance de ce fruit précieux cultivé principalement dans la région et qui jadis constituait sa fierté. Il est à déplorer également l’inexistence d’aides de l’Etat via le service d’agriculture. Ce service censé aider les agriculteurs et donner une nouvelle impulsion à l’activité oléicole, se trouve méconnu de la part de la grande majorité des paysans, qui avec beaucoup d’espoir, souhaitent la redynamisation de ce secteur longtemps laissé en jachère. Pour ce faire, de nouvelles plantations et des greffages à même de revaloriser cette activité sont espérés. Sans vouloir verser dans le pessimisme, la récolte de cette année s’annonce des plus médiocres.

  2. #16
    Guest 123 is offline Registered User
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    Jan 2006
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    Mercredi 2 Janvier 2008 -- Pourquoi la production d'olives a chuté durant cette campagne ? S'agit-il de facteurs climatiques qui sont à l'origine de cette baisse ? Existe-t-il d'autres qui ont engendré ce recul ? Que pensent la profession et l'autorité agricole de la wilaya d'Aïn Témouchent ? Quelles explications attend-on des spécialistes et des transformateurs de la région ? Ces interrogations et d'autres venant s'imbriquer et s'enchevêtrer posent évidemment toute la problématique de l'oléiculture, la nouvelle vocation que veulent lancer les autorités de la wilaya d'Aïn Témouchent et qui constituera l'orientation essentielle pour le secteur de l'Agriculture, notamment en ce qui concerne les nouveaux périmètres de développement agricole lancés au titre du quinquennal 2005-2009, pendant lequel pas moins de 400 ha devraient être plantés en plantations utiles à dominance olivier. Ce sont les zones montagneuses, traditionnellement à essence forestière qui ont été élues pour cet important programme de développement.

    La baisse sensible de la production d'olives dans la wilaya d'Aïn Témouchent est due principalement au lancement des opérations de taille de couronnement ou de rajeunissement du vieux parc d'oliviers constitué principalement de vieilles plantations de plus de 50 ans. Organiser des opérations à grande échelle est une action qui a donné un coup fatal à la production. Il fallait agir selon un planning bien étudié et par zone en prenant en considération l'entrée en production des jeunes plantations pour équilibrer le parc. Cela n'a pas été pris en compte et l'on s'est retrouvé en quelques années avec un parc improductif. L'opération a été financée au titre du programme PNDA et financée par le FNRDA à raison de 500 DA la coupe d'un olivier. Les observateurs pouvant constater aisément que les oliviers couronnés n'ont pas subi la coupe des gourmands, une pratique indispensable permettant la reprise végétale des oliviers d'une manière rapide. Il fallait prévoir ce genre de travaux et le poser comme condition sine qua non pour l'obtention du financement.

    L'on ne doit pas s'étonner de voir le prix des olives collectées passé de 120 à 240 DA le kilogramme et celui des conserves variées de 160 à 260 DA/kg en l'espace de deux saisons consécutives. Quant à l'huile d'olive, son coût est passé de 300 à 400 DA le litre durant les mêmes repères de référence. Aucune des quatre huileries de la wilaya d'Aïn Témouchent ne dispose actuellement d'huile. Toutes se plaignent de la mauvaise récole due pour les causes énumérées plus haut mais aussi, comme pour les cas de celles de Aïn El-Arbaâ, Hammam Bou-Hadjar et Aïn Témouchent à cause de la non obtention de crédits de campagne formulés auprès de la BADR et non honorés à ce jour. Les unités toutes regroupées qui font travailler 200 ouvriers en plein campagne rencontrent présentement, des difficultés financières aiguës et sont sommées de rembourser les crédits d'investissement et d'équipement octroyés par les banques aux échéances fixées alors que ces dernières, pour y arriver, il fallait que les établissements financiers leur accordent des prêts de campagne destinés à l'achat des olives nécessaires pour la production de l'huile et des conserves.

    Au centre et à l'Est du pays, des agriculteurs ont obtenu une récolte intéressante et faute de coordination inter profession et interrégion, ces derniers n'ont pu tisser de bonnes relations avec les opérateurs de l'Ouest du pays et du Témouchentois en vu de leur vendre les olives. Des agriculteurs de Bougara ont essayé de toucher leur homologue d'Aïn Témouchent mais en vain, apprend-on. C'est un problème de communication qui fait défaut dans la plupart des cas. En principe, c'est la chambre nationale de l'agriculture qui devait jouer le rôle de fédérateur, de modulateur et de régulateur afin de favoriser l'écoulement de la production. Cependant, il appartient à la direction de la PME, PMI d'Aïn Témouchent de se pencher de ce problème épineux qui empeste les huileries d'Aïn Témouchent. Le rééchelonnement des dettes des opérateurs est une question à débattre à haut niveau afin d'éviter l'agonie et de pousser les huileries à jeter l'éponge.

  3. #17
    Guest 123 is offline Registered User
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    Jan 2006
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    Dimanche 6 janvier 2008 -- Le prix de l’huile de table a connu une hausse significative ces derniers mois. Une augmentation qui, avec celle qui a touché d’autres produits de large consommation, a contribué à l’érosion du pouvoir d’achat des ménages. A Tizi-Ouzou, cette flambée des prix n’a pas épargné, non plus, l’huile d’olive.

    Le «pétrole de la Kabylie», comme aiment à l’appeler certains, est ainsi écoulé à 400 DA le litre et ceux qui ne peuvent pas s’en passer sont prévenus : dans quelques semaines, ils n’en trouveront plus, même plus chère. Contrairement à l’or noir ou à certains produits dont les prix dépendent des fluctuations du marché mondial, l’huile d’olive dépend, elle, des paramètres socio-économiques locaux.

    D’abord, en Kabylie, il n’y a pas une véritable industrie oléicole. La collecte des olives s’est toujours faite de manière traditionnelle. Menée par tous les membres de la famille, son but principal était de répondre aux besoins de la consommation du foyer, même si on procédait volontiers au troc de l’excédent, quand l’opportunité se présentait. Il reste que son caractère artisanal, tant dans la collecte que dans la transformation, ne permettait pas l’optimisation de la production. Ensuite, cette dernière a sensiblement diminué avec «la ruralisation de nos villes» ou «l’urbanisation de nos campagnes », c’est selon.

    En effet, de nombreux chefs de famille ont abandonné le mode de vie paysan et se sont fonctionnarisés dans les administrations et autres entreprises de production publiques ou privées. Pour de nombreuses familles, la collecte des olives est devenue une activité marginale quand elle n’est pas définitivement jetée dans la poubelle de l’histoire. L’offre ayant sensiblement diminué, l’huile d’olive est naturellement devenue plus chère. Mais force est de reconnaître que ces dernières années son prix s’est stabilisé autour de 200 DA.

    Mais alors, qu’est-ce qui explique cette soudaine augmentation de 100% ? Ce sont les feux de forêt enregistrés l’été dernier, affirment de nombreux propriétaires d’huileries que nous avons interrogés. L’on se rappelle effectivement que les incendies qui s’étaient déclarés pratiquement sur tout le territoire de la wilaya avaient, en plus des pertes humaines déplorées, ravagé les oliveraies et causé la disparition de milliers d’oliviers.

    D’ailleurs, face l’ampleur des dégâts, des membres de l’APW avaient demandé la tenue d’une session extraordinaire pour entreprendre des mesures d’indemnisation en faveur des victimes de ce véritable sinistre dont les conséquences s’étalent sur une période de dix ans. Tous ces oliviers partis en fumée, c’est de l’huile en moins sur le marché. Ce sont des ressources en moins pour certaines familles, il est vrai, peu nombreuses. C’est une industrie oléicole, certes précaire, qui se fragilise davantage menaçant de faire disparaître quelques emplois saisonniers.

    En fait, avec cette saignée, ce sont les efforts entrepris, il y a quelques années, par les services de l’agriculture à travers des mesures incitatives, telles les campagnes de taille de régénération, qui sont remis en cause. Et c’est justement vers les services agricoles que sont tournés les regards, non seulement pour parer aux conséquences de la catastrophe de l’été dernier, mais aussi pour redynamiser une culture séculaire qui peut être hissée en activité rentable.

  4. #18
    Guest 123 is offline Registered User
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    Dimanche 6 Janvier 2008 -- C’est la mauvaise saison oléicole à Bouzeguène où quasiment tous les ménages ont eu l’amer constat d’une production oléicole dérisoire. Deux raisons majeures sont avancées dans cet état de fait. D’abord une saison estivale particulièrement chaude et ensuite les nombreux incendies qui ont ravagé des centaines d’hectares à Azaghar et Idjer. Chez les Ath Ghobri, c’est la même impression de désespoir, tant les mouvements habituels des femmes à la pareille période sont quasi inexistants. On ne manque pas d’évoquer l’éventualité d’une prise en charge par l’État des dégâts causés par les incendies, provoqués en majorité par les pilonnages par l’armée nationale dans les régions d’Idjeur et d’Azaghar pour détruire des sites soupçonnés abritant des casemates terroristes.

    Les arbres situés tout le long du CW251 sont tristement démunis de fruits. À Bouzeguène, cette situation a créé un autre phénomène, qui n’est pas nouveau, certes, mais qui s’est amplifié cette année. Il s’agit du vol des olives et même du matériel de récolte, selon un paysan, qui a évoqué dans ce contexte que l’an dernier le prix du litre d’huile d’olive était de 300 DA. Cette saison, celui-ci risque de subir une augmentation, avec des ruptures de stock chez les ménages et les huileries pouvant provoquer le déséquilibre entre l’offre et la demande. Cependant, l’on signale que dans certaines régions, comme à Illoula Oumalou et dans les proches territoires de la basse Kabylie (Ighzer Amokrane et Akbou), la production serait, plutôt, meilleure. Cela compensera, sans doute, la piètre récolte dans la région de Bouzeguène. Beaucoup de ménages des Ath Yedjer, rappelle-t-on, s’approvisionnent en basse Kabylie où l’huile est souvent moins chère.

  5. #19
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    Dimanche 6 Janvier 2008 -- Le prix du litre de l’huile d’olive varie entre 350 et 400 DA contre 250 à 300 DA l'année écoulée. Selon des agriculteurs de la petite Kabylie, qui s'attendaient à cette flambée des prix, la cause n'est autre que la faible récolte due au manque de pluies et de neige durant la saison qui a précédé l'olivaison, ainsi que le vieillissement des oliviers dans cette région au nord de la wilaya de Sétif. Selon des statistiques des services de la wilaya, les oliviers occupent une superficie de 16 279 hectares avec une production annuelle moyenne de 51 367 quintaux. La direction des services agricoles de Sétif, dans le cadre du remplacement des vieux oliviers, a entamé, depuis deux ans, une grande opération qui vise à améliorer le rendement de la wilaya réputée pour la qualité de ses huiles d'olive.

  6. #20
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    Dimanche 6 Janvier 2008 -- Un incendie a causé d'importants dégâts matériels, hier vers 2 heures du matin, dans une huilerie au village Takeroucht, dans la commune des Ouacifs, distante d'une trentaine de km au sud du chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou, a-t-on appris auprès du lieutenant Ghezali Chrif, chargé de communication de la protection civile. L'incendie a détruit tous les équipements de l'huilerie, un véhicule de marque 404 bâché, 1.250 litres d'huile d'olive, notamment. La protection civile a mobilisé durant trois heures une quinzaine de pompiers et 4 engins dépêchés depuis Ouadhias et Tizi-Ouzou en renfort. L'intervention rapide des éléments de la protection civile a empêché la propagation des flammes aux bâtisses voisines. Hier, on ignorait encore l'origine de l'incendie.

  7. #21
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    Mardi 8 Janvier 2008 -- La collecte des olives dans la wilaya de Skikda tire à sa fin et la production actuelle est considérée comme quantitativement et qualitativement bien meilleure que l'année passée. Cependant, le prix du litre de l'huile d'olive affiche une augmentation de près de 150 DA par litre. En effet, la faiblesse de la production de l'année écoulée a fait augmenter le prix de 200 DA à 250 et 300 DA. Cette année a enregistré un bien meilleur rendement au litre mais le prix se discute entre 350 et 400 DA.

    Cela s'explique par la flambée généralisée des prix des produits alimentaires mais particulièrement par l'augmentation des prix des huiles végétales. L'un des agriculteurs que nous avons interrogé nous dira qu'heureusement que la production de cette année, qui est considérée comme excellente, a atténué sensiblement une flambée qu'aurait connue l'huile d'olive.

    Les prévisions de la DSA, en matière de production oléicole, seront certainement dépassées cette année. L'objectif est de 22 000 quintaux d’olives et 45 000 hectolitres avec un rendement à l'huile de 15 l par quintal. Actuellement, la campagne de trituration des olives bat son plein et les quantités triturées avoisinent les 15 000 quintaux, pour une récolte totale estimée à 68 000 quintaux. Sachant que la campagne de récolte des olives se poursuit au niveau des grandes zones de production, à savoir Sidi Mezghiche, El Harrouch, Azzaba et le massif de Collo.

    La wilaya de Skikda dispose d'une superficie oléicole de 9 359 hectares dont 5 150 hectares en production, le reste a été touchée par les incendies, ainsi que leur inexploitation pour vieillesse des oliveraies et qui sont, notamment, situées dans le massif de Collo. Une aide conséquente pour le rajeunissement des oliveraies s'impose, afin d'améliorer la production de cet aliment fortement prisé dans la région et également très demandé à l'exportation pour ses qualités et ses bienfaits. Cette aide contribuera, également, au retour des familles qui ont fui la région pour des raisons sécuritaires.

    La modernisation des huileries contribuera aussi à une meilleure productivité. Sachant que sur les 70 huileries en activité dans la wilaya de Skikda, seulement 30 sont considérées comme relativement modernes. Cependant, la récolte des olives ne passe pas sans dommages pour les familles propriétaires. Les chutes sont fréquentes, notamment, parmi les femmes. Pour cette récolte, le deuil a frappé quatre familles. Il s'agit de deux femmes, un homme et un enfant, victimes de chutes mortelles. Plusieurs autres ont subi des fractures aux différentes parties du corps. D'où la nécessité de lancer des campagnes de sensibilisation avant chaque récolte.

    Rappelons que la collecte des olives reste toujours traditionnelle. Elle exige des personnes bien rodées pour pouvoir grimper et atteindre certaines branches isolées et fragiles.

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