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  1. #22
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    Samedi 12 janvier 2008 -- En raison de la faiblesse avérée de la récolte de l’année en cours, l’huile d’olive n’est plus abondante dans certaines huileries et, dans le cas où elle n’est pas sous tension, elle affiche un prix variant d’une unité de trituration à l’autre, de 350 à 400 DA le litre. Force est d’admettre que comparativement à l’année dernière, dont le prix de vente était de 300 DA le litre, la même quantité affiche donc une augmentation plafonnée à 33%. Pour nous rendre compte de la situation, nous avons pris contact avec deux huileries qui approvisionnent, entre autres, les citoyens de Tigzirt.

    La première dans les environs de Makouda, elle cédait le fameux liquide oléagineux à 350 DA le litre mais «toutes les réserves ont été écoulées et le stock ne sera certainement pas reconstitué en raison de la faible récolte». Dans la deuxième, dans la région de Dellys, le pris de «l’élixir» est fixé à 400 DA et de plus «il n’est pas toujours disponible». Franchement, avec toutes les envolées mercuriales enregistrées durant les derniers mois, de quoi vont encore se priver les pauvres ménages pour joindre les deux bouts ?

  2. #23
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    Dimanche 13 Janvier 2008 -- Dans la région nord de la wilaya de Sétif, l’oléiculture, qui est classée au quatrième rang au niveau national, avec une superficie de 16 000 ha, représentant 4,5% de la surface agricole, est en nette régression. Un paysan de la région dira : « Le fellah, qui produisait, il y a quelques années, plus de 1 000 l, ne peut plus, aujourd’hui, dépasser le seuil des 110 à 120 l. La récolte espérée n’a pu se réaliser à cause du verglas, qui a eu un effet néfaste sur la production de l’olive ; la vieillesse des arbres est l’autre cause de la mauvaise récolte ». Et un autre ajoute : « Cette année, la quantité d’olives récoltée est plus importante par rapport à celle de l’année écoulée, mais le taux d’eau dans l’olive est supérieur à celui de l’huile, et cela pose un sérieux problème, le quintal d’olive ne dépassant pas les 6 ou 7 l au sortir des presses ».

    Selon des sources proches de la direction de l’agriculture, la production est en perpétuelle baisse. La saison 2004/2005 a été exceptionnelle, avec presque 109 000 q d’olives récoltés et 23 000 hectolitres d’huile. Celle des deux dernières années est loin de répondre aux attentes du secteur. En effet, l’année 2005/2006 a enregistré une baisse de la production de 40%, soit une récolte de 72 000 q d’olives et de 2 500 hectolitres d’huile. A cet effet, un homme âgé, habitant la localité de Beni Ourthilene, région connue pour la qualité de son huile et commune parmi les plus productrices de la matière, expliquera : « Pour la saison 2006/2007, Les estimations, données la veille de la clôture de la récolte de l’olive, évoquent une production 5 fois inférieure à celle de la campagne 2004/2005. Les causes de cette régression sont multiples : les facteurs climatiques, d’un côté, le vieillissement des arbres producteurs, ainsi que les obstacles bureaucratiques de l’autre, sont les causes de la mauvaise récolte de l’olivier ».

    Selon El Hacène Benabid, fellah, dira : « La bureaucratie est un vrai obstacle et une menace pour le développement de cette filière. Moi, je m’intéresse à l’investissement en agriculture, et particulièrement à l’olivier sur nos terres agricoles, situées à Maoklane, à 52 km au nord du chef-lieu de la wilaya ; j’ai planté, à ce jour, 1 000 oliviers de variété Chemlal, sachant que le projet a été réalisé avec mes propres moyens, et je n’ai demandé aucune aide financière. Seulement, je me suis aventuré, et j’ai présenté une demande d’autorisation pour un forage. La correspondance traîne entre les services concernés et les bureaux de la wilaya de Sétif depuis 3 ans déjà, sans aucune suite, ni favorable, ni défavorable. Tout le monde sait aussi que plusieurs citoyens de la région creusent, à des fins domestiques ou industrielles, sans aucune autorisation, mais cela va-t-il durer encore longtemps ? ». Et d’ajouter : « Si l’Etat m’avait accordé l’utilisation de la technique du goutte-à-goutte, la production serait déjà disponible sur le marché. J’ai donc perdu 3 années du cycle de cet investissement ».

    La régression de la production, enregistrée cette année, influe directement sur le prix du litre de l’huile d’olive, très prisée par nos ménagères pour la cuisine ou la médication, qui a atteint et dépassé le seuil de 350 DA le litre. Notre interlocuteur dira pour terminer : « Il faut s’attendre à une flambée du prix du litre d’huile cette année. Chose qui se confirme déjà, puisque le litre, qui n’a jamais dépassé les 200 DA, se vend déjà entre 300 et 400 DA. Cette année, les prix s’envolent, car l’huile de qualité devient une denrée presque rare. Pour moi, l’année passée, j’ai récolté jusqu’à 1 000 l, cette année, je n’ai même pas atteint les 100 l, vous voyez donc l’importance de la baisse ». A signaler que selon une documentation établie par les services de la direction de la culture, la wilaya de Sétif compte 25 000 arbres fruitiers, dont 80% composés d’oliviers concentrés dans la zone nord, à savoir Bouaândas, Tala Ifacen, Beni Ourthilène, Beni Mouhli, Aïn Legredj, Draâ Kebila, Guenzet, Harbil et Aïn Sebt, sur une superficie de 11 000 ha, et pas moins de 64% des oliviers sont centenaires. Cette situation exige un rajeunissement de la réserve d’oliviers de la région.

  3. #24
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    Jeudi 17 janvier 2008 -- Les mauvaises conditions climatiques et en premier lieu la pluie sont la première cause de la chute vertigineuse de la production oléicole, environ de 50%, dans la wilaya de Boumerdès. Même si le potentiel de production de l'huile d'olive de Boumerdès est loin de rivaliser avec ceux des wilayas limitrophes de Tizi Ouzou et Bouira, il n'en demeure pas moins que de gros efforts ont été consentis, ces dernières années, pour développer cette culture, surtout de montagne, par la plantation des nouvelles oliveraies.

    Implantée dans 22 communes sur les 32 que compte la wilaya de Boumerdès, l'oléiculture se concentre, essentiellement, sur un territoire de 100 km de long, couvrant de l'est (Afir) à l'extrême ouest du territoire de Boumerdès, à savoir la commune de Khemis El-Khechna.

    Cependant, pour mieux expliquer la faiblesse des rendements de l'olivier, il y a lieu de mettre en évidence le caractère très hétérogène de la répartition des pluies durant le dernier cycle végétatif de l'arbre. Autrement dit, il faut savoir que l'année 2006 a été caractérisée par une quantité de pluies d'une hauteur de 34 mm représentant 10 % de la moyenne annuelle comme dans les régions de cultures de l'olivier.

    D'autre part, notre interlocuteur, qui est spécialisé en irrigation, nous a fait remarquer que le mois de mai 2007 a vu des précipitations abondantes ce qui a provoqué une grande chute de fleurs censées donner des fruits, à la fin septembre.

    En plus des conditions climatiques défavorables, il est à noter que les feux de forêts de l'été 2007 ainsi que l'âge avancé d'un nombre important d'oliviers sont également responsables de la médiocrité de la récolte, néanmoins de moindre importance que le facteur eau.

    Par ailleurs, malgré le regain d'intérêt de quelques investisseurs dans la filière de la trituration, l'activité est très affectée comme le moral des propriétaires du huileries auxquels nous avons rendu visite, tout récemment. Ces derniers ont vite déchanté faute de disponibilité du produit et cela risque, vraisemblablement, de porter un coup dur à la profession.

    Ainsi, il faut s'attendre, sans doute, à une hausse brutale du prix du litre d'huile d'olive sur le marché, du fait de la faible production des oliviers comme démontré auparavant.

    Ce prix, dont tout le monde en parle, est promu à des hauteurs jamais égalées dans le temps et donc il est fort probable qu'il oscillera entre 300 et 500 DA, selon la qualité du produit.

    En tout état de cause, la situation actuelle observée sur le terrain relative à la cueillette et la trituration est, malheureusement, très mal vécue par les acteurs de la campagne oléicole, à Boumerdès.

    D'ailleurs, au train où vont les choses, on s'attend à une fin de campagne précoce, au plus tard vers la fin du mois de janvier, ce qui nous permettra de faire un bilan définitif de cette campagne qui s'annonce, pour le moins, très morose.

  4. #25
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    Dimanche 20 janvier 2008 -- Alors qu’il est cédé habituellement entre 200 et 250 DA, le prix du litre d’huile d’olive a atteint cette année un seuil jamais égalé de mémoire d’homme dans la région de Maâtkas. Les acquéreurs qui avaient l’habitude par le passé durant certaines saisons de disette d’une légère augmentation de ce produit, très prisé il est vrai du reste, n’en reviennent pas quand présentement, le litre est proposé à 500 DA. Certains pensent que ce prix exorbitant était prévisible vu que cette saison la récolte a connu une baisse très significative.

    Le verger oléicole n’a pas du tout été prolifique et les oliviers n’ont produit qu’une quantité très infime de fruits. A ce sujet, nous avons appris au niveau de la subdivision de l’agriculture de la circonscription que les statistiques sont très pessimistes. La quantité produite cette année ne dépasserait pas les 9 quintaux par hectare, contre beaucoup plus pour une saison à productivité normale et que seul 16 à 18 litres d’huile sont obtenues par la triburation d’un quintal d’olives. Malheureusement, la mauvaise récolte est constatée partout, sans distinction de régions. Beaucoup de facteurs défavorisants se seraient conjugués pour aboutir à cette récolte très insuffisante. L’on nous cite les chaleurs de l’été passé et les pluies abondantes de cet automne qui auraient fait que l’olive soit chargée de beaucoup d’humidité à la place de l’huile et le vieillissement du verger oléicole.

  5. #26
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    Dimanche 20 janvier 2008 -- L’olivier n’est plus l’apanage de la Kabylie. En témoigne l’intérêt porté par les régions... sahariennes à cet arbre rustique et profondément méditerranéen, notamment la vallée du M’Zab. Selon les statistiques de la direction des services agricoles de Ghardaïa, ce sont pas moins de 746 ha qui sont consacrés à l’oléiculture avec une projection de 1050 ha pour l’année 2008. Bien adaptée au climat de la région, cette culture strictement « nordiste » comptabilise un « parc » de 170 200 oliviers. Avec deux huileries, respectivement à El Meneâa et à Guerrarra, « l’huile mozabite » (par analogie à l’huile kabyle ou ezzit kbaïl) sera bientôt sur les étals, promet-on à Ghardaïa.

  6. #27
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  7. #28
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