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  1. #36
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    Mercredi 19 Mars 2008 -- L'oléiculture semble prendre son essor dans les Hauts-Plateaux et le Sud. C'est à l'exemple de la wilaya d'El Bayadh, où le programme d'intensification de la culture d'olivier avance à mesure que les superficies réservées à l'oléiculture sont étendues. Ainsi et rien que pour la période 2006-2007, la superficie plantée d'oliviers a été estimée à 375 hectares avec une densité de 400 arbres à l'hectare. Pour la saison agricole en cours, les responsables de la direction des services agricole projettent de planter 375 autres hectares dans le but de parvenir à la concrétisation des objectifs prévisionnels évalués à 750 hectares plantés d'oliviers. Ce programme d'intensification a ciblé les communes de Bousemghoune et Brézina, à la faveur de la disponibilité des ressources hydriques (puits karstiques) et l'adhésion massive des agriculteurs de ces deux localités à ce programme qui repose sur le système d'irrigation du goutte à goutte. En effet, un débit de 72 litres/seconde d'eau suffit à l'irrigation d'un hectare d'oliviers grâce au système du goutte à goutte.

    Au delà de son impact de lutte contre la désertification, l'olivier contribue également à fixer, dans son emplacement original, le sol et à éviter l'érosion induite par le siroco qui sévit, souvent, dans cette région des Hauts-Plateaux. Cet arbre se fait remarquer, en plus, par son rendement pour la commercialisation de l'olive comme produit brut ou par le biais de sa transformation, explique-t-on à la DAS. Les superficies, nouvellement plantées, seront productives d'ici à trois ans avec une durée de vie de plusieurs années, ajoute-t-on. L'intensification de l'oléiculture aura un impact encore plus significatif avec la promotion de l'investissement à moyen et long terme. Les délégués agricoles au niveau des 22 communes de la wilaya ont proposé, d'ailleurs, 321 projets dans le cadre du développement de l'investissement dans ce créneau.

    Pour rappel, le programme destiné au développement de l'oléiculture en intensif, notamment dans les zones steppiques, sahariennes et présahariennes, vise à augmenter la production afin de répondre aux besoins de l'Algérie qui sont, souligne-t-on du côté du ministère de l'Agriculture et du Développement rural, de plus en plus importants. Il faut dire que la production d'huile d'olive en Algérie a atteint pour l'exercice de 2006, 35 000 tonnes et celle de l'olive de table 80 000 tonnes. L'Algérie fait partie des principaux pays méditerranéens dont le climat est des plus propices à la culture de l'olivier. Elle se positionne après l'Espagne, l'Italie, la Grèce et la Tunisie qui sont par ordre d'importance, les plus gros producteurs d'huile d'olive.

    En Algérie, les superficies occupées par l'olivier sont de l'ordre de 281 000 ha auxquels il faut ajouter 110 000 ha qui doivent entrer progressivement en production à partir de 2007 pour s'étaler sur trois ans. Avec 32 millions d'oliviers l'Algérie est en passe de rattraper son retard et pourquoi pas arracher une place plus honorable dans le classement mondial. L'oléiculture couvre une superficie de 240 000 ha en Algérie, dont 80 % de la récolte sont destinés à la production d'huile. L'Algérie recèle d'énormes potentialités et peut promouvoir cette culture et se positionner sur le marché mondial comme l'a fait la Tunisie.

  2. #37
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    Dimanche 30 mars 2008 -- Dix mille hectares de terres seront consacrés à la plantation d'oliviers dans la vallée de Oued Touil, dans la daïra de Ksar Chellala, à 120 kilomètres à l'est de la wilaya de Tiaret, a annoncé jeudi le directeur des services agricoles, M. Mouissi Aek, lors du forum de la radio locale. En effet et selon le même responsable, cette immense oliveraie qui sera assortie d'une autre superficie dégagée pour l'élevage de 10 000 vaches est le fruit d'un partenariat algéro-émirati conclu dernièrement entre les deux parties. Des huileries et des laiteries seront également réalisées pour assurer une intégration globale du projet dont le montant financier de l'investissement n'a pas été rendu public, a indiqué le directeur des services agricoles qui a ajouté que plus de trois mille emplois seront créés avec la concrétisation de cet important projet.

    Des cadres de la société émiratie sont déjà sur place pour permettre un démarrage des travaux dès septembre prochain, a indiqué l'invité du forum de la radio locale. La réalisation de ce projet fait suite à une étude de prospection pilotée par le ministère de l'Agriculture et menée par des experts algériens dans le domaine de l'arboriculture et l'élevage de bovins. Le directeur des services agricoles a, par ailleurs, annoncé que plus de trois millions trois cent mille quintaux de maraîchages ont été produits durant l'année écoulée dont un million de quintaux de pomme de terre et un million six cent mille d'oignon. La campagne de vaccination des cheptels ovin, caprin et bovin contre la fièvre aphteuse et la rage avec plus de trois cent mille doses de vaccin mises à la disposition des éleveurs et le programme de reconversion en cours de la céréaliculture vers certaines variétés d'arbres fruitiers ont été les autres points développés par le directeur des services agricoles lors du forum de la radio locale.

  3. #38
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    Mercredi 9 Avril 2008 -- L’huile d’olive de la région de Annaba est inscrite pour pouvoir bénéficier de l’internationale certification à l’appellation d’origine contrôlée (AOC). C’est à l’initiative de M. Messakh que les premières démarches, devant aboutir à cette certification, ont été entamées. Muni d’un dossier exhaustif, cet exploitant d’une oliveraie et propriétaire d’usine de trituration, implantée à la zone industrielle de Berrahal, a réussi à convaincre les participants sur les vertus et la qualité de l’huile d’olive de sa région. Il a également pu décrocher, non sans difficulté, l’engagement d’inscrire cette huile dans le programme européen de certification AOC.

    En sa qualité de dégustateur et membre du très exigent comité de certification aux normes AOC au sein de l’UE, Jean-Marc Bacilini, l’animateur de la rencontre, semble être convaincu de la bonne qualité de l’huile qui lui a été proposée par M. Messakh. Selon celui-ci, la certification ne pourra être obtenue qu’au bout de 5 ans, car elle reste tributaire de la décision que devrait prendre le comité européen après examen de l’étude de la traçabilité préalable de l’huile algérienne et de divers aspects liés à la reconnaissance de la qualité.

    Pour ce faire, l’invité européen a souligné l’impératif de tracer des cartes régionales. « J’irai jusqu’au bout pour décrocher une place de choix pour l’huile d’olive de ma région et de mon pays au sein du très complexe et difficilement accessible marché mondial de l’huile d’olive », dira sur un ton déterminé M. Messakh. Ce marché reste entre les mains d’une poignée de pays du bassin méditerranéen, dont l’Espagne (première place mondiale), suivi par l’Italie et la Tunisie, la Grèce et la Turquie. Bien qu’ils soient à peine naissants sur ce marché mondial, le Liban, la Palestine, la Syrie et le Maroc vont à pas sûrs vers l’affermissement de leur position.

  4. #39
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    Lundi 28 avril 2008 -- L'olivier reprend-il ses droits et occupera-t-il son rang de nouveau ? Tout porte à le croire et se diriger dans cette direction en vue de le réhabiliter dans la wilaya d'Aïn Témouchent est une orientation qui mérite d'être citée à plus d'un titre. Mais l'intérêt qu'on accorde aux plantations doit s'élargir avec la même importance aux actions à entreprendre en parallèle et situées en aval. Arrivent en premières loges des préoccupations, les structures de transformation oléicole et de conservation.

    Le secteur des forêts avait planté utilement car l'olivier, arbre rustique et centenaire, est considéré à la limite comme une espèce forestière au même titre que le figuier et l'amandier. Vouloir revenir aux plantations d'oliviers dans les terres relevant du domaine public forestier est dicté par la nécessité d'avoir en face des partenaires du secteur qui veilleront à la préservation du patrimoine forestier tout en profitant de la production d'olive. Une manière aussi de protéger la forêt (olivier), de l'entretenir et de la préserver contre les aléas et les fléaux (incendie). Outre ces bienfaits révélateurs, ceci permet la lutte contre l'érosion hydrique et l'amélioration des revenus des fellahs.

    C'est dans cette optique que le secteur des forêts dans la wilaya oeuvre présentement. Le verger comprend un volume global de 689 ha dont la moitié est réservée pour la commune de Hassi El-Ghella. Pratiquement les périmètres retenus entrent dans le cadre du développement rural en faisant bénéficier au moins 230 attributaires à raison de 3 ha par individu. Ce sont les collectivités rurales de Oulhaça, Sidi Ouriache, Emir Abdelkader, Tamzoura, Hassasna, Aïn Tolba, Aghlal, Sidi Safi, Sidi Ben Adda, Chentouf et les zones éparses d'El-Amria. Selon le conservateur des forêts avec lequel on s'est entretenu, les objectifs visent à produire de l'olive de table et de l'huile d'olive. Présentement, il existe trois unités de transformation et de production d'olives de table dans la wilaya d'Aïn Témouchent.

    D'ores et déjà, les réflexions doivent porter la discussion autour des unités de production d'olives de table et d'huile d'olive car, selon la projection de la conservation des forêts, le verger entrera en production en 2010. Il ne faut pas que les problèmes vécus par les viticulteurs le seront pour l'oléiculture. A ce titre, il y a lieu dès maintenant de clarifier les choses et situer les attributions des uns et les prérogatives des autres. Un tel travail doit prendre route dès maintenant et l'on ne veut pas que les olives subissent le même sort que le raisin.

  5. #40
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  6. #41
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    Lundi 23 juin 2008 -- L'oléiculture à Sig semble perdre de sa productivité. Au cours de cette saison 2008, la production sera estimée à 30.000 quintaux contre 45.000 quintaux l'exercice écoulé. Un constat qui nous a été dressé par le président de l'Association des confiseurs d'olives Elagag Hadj. Les 200 unités de transformation oléicole, qui emploient 10.000 agents en pleine campagne pour 1.500 permanents, seront contraintes de réduire de nombre d'employés et les causes sont nombreuses, selon le président de l'association des unités de transformation d'olives. A commencer par la mévente due principalement à la concurrence déloyale causée par l'introduction clandestine du produit marocain. Un autre facteur qui pénalise les confiseurs d'olives est celui du taux de TVA de 17 %. Notre interlocuteur nous informe qu'un dossier a été remis aux ministères et aux instances habilitées de l'APN dans le but de revoir cette taxe à la baisse, à l'image des producteurs d'huile d'olive qui a été abaissée à 7 %. Une cause jugée légitime si on veut préserver les deux produits et l'olive et l'huile d'olive. D'autres contraintes qui s'ajoutent à la perturbation de la production oléicole sont celles liées à la mauvaise irrigation et les nombreuses maladies. Le périmètre d'oliviers qui avoisinent les 4.500 ha accuse un déséquilibre dans le quota réservé à l'irrigation où le nombre de tours a été limité à un seul, de 4 millions de m3, au lieu de deux tours. Une quantité d'eau desservie durant le mois de juin par le barrage de Chorfa et dont la moitié est perdue le long du chemin vers les vergers suite à la dégradation du réseau d'irrigation qui nécessite une rénovation totale de 140 km. Quant aux maladies, notre interlocuteur nous signale que 60 % du parc d'oliveraies est touché par les diverses maladies qui perturbent d'une manière très sensible la production d'olives, à l'image de la cochenille (insecte qui attaque la sève), la scolyte (insecte qui creuse des galeries rayonnantes entre les branches, très nuisible sur les bourgeons). Les associations des confiseurs d'olives sollicitent les services de la DSA (direction des Services agricoles) pour venir assister les petits fellahs dans le cadre de la lutte contre ces maladies. On note que la production de Sig alimente l'ensemble du marché national. Quant à la promotion de l'exportation, notre interlocuteur nous informe que l'exportation est subordonnée à une qualification des entreprises où une cinquante de confiseurs ont été choisis pour subir un test de sélection dans le cadre du programme du Fonds national de mise à niveau des entreprises (FNMNE). Pour rappel, les qualités d'olives de la région de Sig sont nommées la Sigoise et la Siviane.

  7. #42
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    Mardi 7 octobre 2008 -- Essartage, nettoyage des oliveraies, sorties collectives aux champs, réapparition des pulls et vestes après leur longue éclipse en été… l’automne est bien là avec ses parfums et ses travaux qui annoncent l’approche de la cueillette des olives. A peine les premières averses tombées et la fête de l’aïd el fitr expédiée, que les paysans de plusieurs localités de Sidi Aïch se sont précipités vers leurs oliveraies pour y procéder à divers travaux de nettoyage avant l’ouverture de la saison des olives. Les pluies abondantes qui se sont abattues sur la région, ces derniers jours, sont arrivées à point, d’autant que la canicule qui a sévi pendant le mois de ramadhan a failli compromettre la récolte de cette saison qui s’annonçait pourtant prometteuse.

    En plus de faciliter les travaux champêtres, ces pluies augurent aussi d’une bonne récolte. C’est donc, avec joie que l’on se rend à ses olivettes et que l’on s’adonne à ces préparatifs qui sont adoptés comme de véritables rituels qui facilitent la cueillette des olives. « Comme on ne se souvient de nos oliviers qu’en automne et que nos champs sont devenus de véritables maquis, ce nettoyage d’automne est devenu quasiment une obligation pour rendre la cueillette moins ardue » nous dit un paysan qui regrette le bon vieux temps où les champs étaient travaillés à longueur d’année. En cette première semaine d’octobre, dans beaucoup de localités de la daïra de Sidi Aïch, on réapprend enfin à vivre la terre après la vie assourdissante de la saison estivale. On essarte, on nettoie les herbes folles, on procède au brûlage du bois et des broussailles essartés….

    On tient à être à jour et avoir ses oliveraies bien nettoyées avant le lancement de la récolte, une étape appelée « Lahlal » et qui se situe, à Sidi Aïch, dans la dernière semaine d’octobre. Le spectacle qu’offre les oliviers cette année est tout simplement réjouissant ; ils croulent sous d’abondants fruits contrairement à la saison passée où la récolte a été très maigre ce qui fait d’ailleurs qu’actuellement le litre d’huile d’olive vierge de certaines régions est cédé à 450 ou 500 dinars. Le métayage qui était auparavant un mode d’exploitation agricole marginal devient, ces dernières années un fait à la mode. Plusieurs propriétaires d’oliveraies, pour une raison ou une autre, cèdent leurs champs à récolter à un autre en contrepartie de la moitié de la récolte. Ils sont ainsi des dizaines parmi les nouvelles générations à laisser aux autres le soin de travailler leurs oliveraies.

    « Si c’est compréhensible pour ceux qui sont installés en ville, c’est inadmissible pour ceux qui habitent dans les villages ; on doit ramasser soi-même sa récolte » nous déclare Da Tahar, en pestant contre « Lqarn khamsetache », le XVe siècle de l’hégire. Les vieux, en cet automne, regardent avec amour leurs oliveraies, ils guettent quotidiennement le ciel attendant quelques pluies régénératrices, ils prient le Ciel pour rendre le temps plus clément, et la récolte abondante…. Les gestes de l’automne c’est finalement chez eux qu’on les retrouve. Ils sont à la terre ce que sont les jeunes aux rêves. Que deviendra le travail de la terre dans nos montagnes une fois ces derniers paysans disparus ? Les préparatifs de la saison des olives ont, à Sidi Aïch, le parfum devieux paysans.

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