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  1. #92
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    Dimanche 9 Mars 2008 -- La Société de gestion des participations de l’Etat de l’industrie des produits rouges et céramiques sanitaires (SGP IPRS) propose la privatisation de sa filiale CERAMIR de Tlemcen activant dans le secteur de la céramique, selon un avis d’appel d’offres national et international publié samedi par cette SGP. Cette privatisation porte sur la cession totale du capital de cette entité économique spécialisée dans la fabrication des carreaux, faïences et plinthes.

    D’une capacité de production de 1,68 million de m² par an, CERAMIR est dotée d’un effectif de 236 agents, indique la même source qui précise, cependant, que la privatisation de cette filiale sera opérée à condition du maintien des effectifs et de son activité. Le dernier délai de remise des dossiers de soumission a été fixé au 30 juin prochain, indique cette SGP. Outre CERAMIR, les appels d’offres de privatisation lancés depuis le début de l’année 2008 ont concerné 10 entreprises : 4 entreprises de BTP et métallurgie, une filiale du groupe ENAD, l’Agence nationale des métaux précieux, AGENOR, ainsi que 4 unités agroalimentaires relevant de la SGPCEGRO.

  2. #93
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    Dimanche 9 Mars 2008 -- Lancé au milieu des années 1990, le processus de privatisation de plusieurs entreprises publiques tarde à se concrétiser. La cause ? Invités, dimanche 9 mars, d’une table ronde organisée par le quotidien El Moudjahid , des experts ont évoqué la corruption, l’opacité et la bureaucratie comme étant les principaux facteurs qui plombent le processus de mise en vente des entreprises publiques.

    Consultant international, Malek Serrai a souligné «le manque de transparence, la bureaucratie au niveau des SGP et les pressions de corruption». Réda Amrani, consultant et expert en industrie, a parlé « d’absence de politique transparente » dans ce domaine. «Nous sommes dans l’opacité», a-t-il dit. Faisant observer l’existence d’un système «partisan dans les nominations de managers», cet ancien cadre du secteur public a également regretté la vente de certaines entreprises « juteuses » aux étrangers.

    M. Ghernaout, commissaire aux comptes, a relevé le manque d’empressement des investisseurs étrangers en raison peut être, à ses yeux, du fait que les Algériens « vendent mal » le processus de privatisation. Il s’est aussi interrogé « si le report de la privatisation du CPA et d’Algérie Télécom ainsi que le transfert des SGP à leur tutelle respective, n’est pas une pause dans les opérations de privatisation». Par ailleurs, M. Ghernaout a indiqué que l’implication de l’IGF dans les opérations de privatisation en vertu du nouveau projet de loi adopté récemment par le Conseil des ministres pose le problème de la crédibilité de l’Etat.

    Ce n’est la première fois que des experts s’inquiètent de la gestion du processus de privatisation. Il y a quelques mois, le Forum des chefs d’entreprises (FCE) avait tiré la sonnette d’alarme sur la lenteur du processus de privatisation. Sur les 1200 entreprises mises en vente, près de 400 ont soit été privatisées - partiellement ou totalement - selon Omar Ramdane. Le ministre de la participation et de la promotion de l’investissement, Abdelhamid Temmar lui a avancé le chiffre de 200. Selon de nombreux experts, le secteur public, dont certaines entreprises vivent sous perfusion - grâce aux banques publiques - coûte annuellement quelques 5 milliards de dollars aux caisses de l’Etat.

  3. #94
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    Lundi 10 mars 2008 -- “Faut-il faire une halte en matière de privatisation ?” Pour certains des animateurs de la table ronde, organisée hier par le centre de presse d’El Moudjahid consacrée au processus de privatisations, à la stratégie industrielle et rôle de l’IGF, cette halte s’impose, “pour voir plus clair et revoir le dispositif”. M. Malek Serraï, consultant international, parle “de manque de transparence”, dans de tout le processus de privatisation, “de bureaucratie au niveau des SGP et de pression, de corruption”. M. Réda Amrani, consultant et expert en industrie, lui, évoque des problèmes “de gouvernance de la privatisation”. Il relève l’absence de politique claire dans ce domaine. “Nous sommes dans l’opacité”, souligne cet ancien cadre du secteur public, qui regrette la vente de certaines entreprises “juteuses”, les câbleries et les cimenteries aux étrangers. La privatisation, estime M. Amrani, “est érigée en dogme”. L’expert en industrie déplore l’inexistence “de marché de managers” et évoque l’omniprésence “d’un système partisan dans les nominations de managers”. M. Amrani affirme que le plan de soutien à la relance économique profite davantage aux entreprises étrangères.

    Pour preuve, alors que le BTP connaît une croissance, le chômage augmente et l’industrie enregistre une baisse de la croissance. M. Mohamed Ghernaout, commissaire aux comptes, est plutôt favorable au désengagement de l’État de la sphère de production. “Il faut privatiser”, plaide-t-il. Selon lui, le secteur public a englouti 60 milliards de dollars. Il coûte annuellement 5 milliards de dollars à l’État. “C’est l’équivalent de 500 000 logements”, indique-t-il. “Il faut privatiser au risque de voir le secteur industriel public disparaître”, insiste M. Ghernaout. Faisant le bilan des privatisations réalisées, le commissaire aux comptes parle de centaines opérations par an. Il relève 29 opérations de partenariat sur 417 opérations de privatisation. “Les investisseurs étrangers ne se bousculent pas bien que les conditions doivent les inciter à venir. Les Algériens vendent, peut-être, mal le processus de privatisation”, estime M. Ghernaout.

    Le commissaire aux comptes s’interroge “si le report de la privatisation du CPA et d’Algérie Télécom ainsi que le transfert des SGP à leur tutelle respective, n’est pas une pause dans les opérations de privatisation ?” Évoquant la stratégie industrielle, M. Mohamed Ghernaout relève l’exclusion du secteur privé. “Nous n’avons pas retenu les leçons des années 1970”, a-t-il dit. “Beaucoup d’argent a été injecté dans l’économie, pourtant la croissance est faible et le chômage est élevé”, constate M. Ghernaout. “Il faut construire des champions nationaux”, plaide M. Zaïm Bensaci, président du Conseil national consultatif de la petite et moyenne entreprises. M. Zaïm Bensaci a accueilli favorable la mesure relative à l’intervention de l’Inspection générale des finances (IGF) pour engager des missions de contrôle au sein des entreprises publiques économiques. “C’est une bonne chose”, souligne-t-il. Pour rappel, le Conseil des ministres a adopté le 27 février dernier un projet de loi complétant l'ordonnance n°01-04 du 20 août 2001 relative à l'organisation, la gestion et la privatisation des entreprises publiques économiques.

    Ce projet de loi a pour objet de donner un ancrage juridique au contrôle externe exercé par l'Inspection générale des finances (IGF) qui intervient à la demande des autorités habilitées pour engager des missions de contrôle au sein des entreprises publiques économiques. M. Mohamed Ghernaout ne partage pas l’opinion du président du Conseil national consultatif de la petite et moyenne entreprises. “L’IGF n’est pas qualifié pour faire le travail du commissaire aux comptes. Il ne peut pas certifier les comptes”, explique-t-il. “C’est un double emploi”, ajoute-t-il. Par ailleurs, M. Ghernaout estime que l’implication de l’IGF dans les opérations de privatisation “n’a pas lieu d’être”, précisant que cette intervention pose le problème de crédibilité de l’État. Le commissaire aux comptes craint que cette mesure induise “des blocages et des lenteurs”.

  4. #95
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    Lundi 10 Mars 2008 -- Le paysage économique national est en phase de connaître un nouveau plan organisationnel. La fin des Sociétés de gestion des participations (SGP) de l’Etat a sonné. On assiste, en effet, à la disparition progressive de ces structures créées après la promulgation de l’ordonnance n° 01/04 du 21.09.2001, portant privatisation et gestion des Entreprises économiques publiques (EPE). Ainsi, après les holdings, c’est au tour des SGP (dont le nombre était de 69 au début) de fermer boutique pour laisser la gestion des entreprises aux ministères. 15 SGP ont déjà été dissoutes en attendant le tour de 15 autres, selon des sources proches des SGP. Les EPE passeront directement sous la tutelle des départements ministériels.

    La volonté de sauvegarder les entreprises publiques s’affiche donc de plus en plus du côté des pouvoirs publics qui ont, faut-il le noter, déjà donné la couleur à ce mouvement de réaménagement sur la scène économique. L’ensemble des entreprises de gestion touristique et hôtelières n’est plus sous la coupe de la SGP Gestour mais sous la tutelle du ministère de l’Aménagement du territoire, de l’environnement et du Tourisme. La SGP services et presse est également passée sous la tutelle du ministère de la Communication.

    Le Conseil des participations de l’Etat a, pour sa part, réuni mi-février les SGP pour leur faire part des changements prévus dans ce cadre. En somme, d’ici quelque temps, ces entités n’auront plus de portefeuilles à gérer. A travers cette procédure, tout porte à croire que M. Abdelhamid Temmar, qui était d’abord à la tête du ministère des Participations et de la Promotion des investissements (MPPI) et aujourd’hui à la tête du ministère de l’Industrie et de le Promotion des investissements (MIPI), n’aura plus à gérer le dossier des privatisations.

    Un dossier qui a connu de nombreuses mutations depuis sa relance en 2004, avec un lot de 1 200 entreprises, pour être mené aujourd’hui avec prudence, de manière à sauvegarder les grandes entreprises publiques qui font partie du patrimoine économique national. Il y a en fait sélection dans les formes et les manières des privatisations, avec cette nouvelle stratégie annoncée par le gouvernement.

    Parallèlement à ces changements, certaines SGP continuent à travailler normalement. La Société de gestion des participations de l’Etat de l’industrie des produits rouges et céramiques sanitaires (SGP-IPRS) a proposé à la privatisation sa filiale Ceramir de Tlemcen activant dans le secteur de la céramique, selon un avis d’appel d’offres national et international publié samedi par cette SGP. Cette privatisation porte sur la cession totale du capital de cette entité économique spécialisée dans la fabrication des carreaux, de la faïence et des plinthes.

    Globalement, les appels d’offres de privatisation, lancés depuis le début de l’année 2008, ont concerné 10 entreprises : 4 entreprises de BTP et métallurgie, une filiale du groupe ENAD, l’Agence nationale des métaux précieux Agenor ainsi que 4 unités agroalimentaires relevant de la SGP-CEGRO. Le MIPI avait indiqué, pour rappel, que 100 entreprises publiques seront concernées par la privatisation durant le premier semestre de l’année 2008.

  5. #96
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    Ghania Amriout :


    Mardi 11 Mars 2008 -- Le Conseil des Participations de l’Etat (CPE) a donné, lundi 10 mars, son feu vert pour la relance du processus de privatisation de l’Entreprise nationale de sucre (Enasucre). Cette mis en vente qui a démarré en 2002 sans jamais aboutir résume, à elle seule, les non-dits, les flous et les enjeux qui entourent les questions de privatisations en Algérie. Autant d’éléments qui hypothèquent aujourd’hui les chances de cette EPE à trouver un repreneur.

    Deux unités de l’Enasucre sont concernées par ce nouveau processus de privatisation : celles de Mostaganem et de Sidi Lakhder. Elles seront cédées totalement au futur repreneur. En février 2002, le CPE avait opté pour une ouverture de capital à hauteur de 70%. Bien que l’Enasucre affichait déjà à cette époque une situation peu reluisante (perte de parts de marché, endettement important, outil de production obsolète…), elle n’a pas manqué de susciter un grand intérêt auprès notamment d’opérateurs nationaux.

    Après un premier examen des manifestations d’intérêt, le CPE avait autorisé le Ministère délégué chargé des participations et de la promotion de l’investissement (MDPPI) et la SGP Tragral (transformation agro-alimentaire) d’engager les négociations avec le groupe Blanky. Durant toute la période des pourparlers, l’entreprise publique a survécu grâce aux contrats de conclus avec des opérateurs nationaux tels Blanky et Cevital, …Le 22 août 2004, le CPE valide l’ouverture de capital de l’Enasucre au profit du groupe Blanky. Ce dernier s’était notamment engagé à préserver les 1200 emplois de l’entreprise et à reprendre ses dettes qui se chiffraient alors à des milliards de dinars. Un pacte d’associés a été ainsi signé entre l’Etat et le groupe privé.

    Mais plusieurs mois après la conclusion de cet accord, rien de ce qui a été convenu n’a vu le jour. Face au silence du gouvernement, le groupe Blanky annonce, fin 2004, son retrait de cette privatisation. Ni la situation de l’Enasucre, ni le sort des 1200 travailleurs de l’entreprise n’ont réussi à faire réagir Ahmed Ouyahia, alors chef du gouvernement. En mars 2005, M. Ouyahia a été officiellement saisi par les syndicats de l’EPE qui lui ont exprimé leur inquiétude sur l’avenir de l’entreprise suite à l’annonce de Blanky de se retirer. Cette correspondance est restée « lettre morte », selon des sources syndicales.

    Trois ans après, la situation de l’Enasucre s’est nettement détériorée. Le marché national est désormais alimenté à 100% par des raffineries privées qui ont vue le jour à notamment Oran et à Bejaia.

  6. #97
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    Mardi 11 Mars 2008 -- Le ministère de l’Industrie et de la Promotion de l’investissement a établi le bilan des opérations de cession des entreprises décidées par le Conseil des participations de l’Etat dirigé par le chef du gouvernement. Un bilan qui contredit pour le moins toutes les déclarations du premier responsable du secteur de l’industrie faites en diverses occasions et dans les séminaires nationaux et internationaux. Nous sommes, en effet, loin des 600 entreprises vendues en 2006. Ou encore des 200 dont il prévoyait le transfert de propriété partiel ou total, ou encore où il souhaitait introduire un partenariat.

    Les chiffres établis par le département de Abdelhamid Temmar montrent que, de 2003 à 2007, le CPE a tenu 73 sessions durant lesquelles pas moins de 682 résolutions ont été prises, mais pas toutes exécutées. Les raisons sont, bien sûr, multiples. De la résistance des employés à voir leur entreprise rentable et bénéficiaire «tomber» entre les mains d’un privé à l’infructuosité des appels d’offres en passant par la corruption (dans certains cas), l’opacité et l’absence tout simplement de repreneurs, le rythme de privatisation reste en deçà de ce que s’est assigné l’Exécutif à travers le Conseil des participations de l’Etat. Pour preuve, seules 417 entreprises ont fait l’objet de cession partielle ou totale en cinq ans.

    Etrangement, c’est l’année 2003 qui a enregistré des résultats désastreux en ce sens que 5 entreprises ont été privatisées totalement. Une seule a bénéficié d’une prise de capital de 50%. Pour la même année, le bilan du ministère de l’Industrie et de la Promotion des investissements a enregistré 8 entreprises reprises par les employés, 4 ont trouvé des partenaires nationaux ou étrangers, alors que 2 seulement ont fait l’objet de cession d’actifs (foncier) à des repreneurs privés. Enfin, les institutions publiques ont bénéficié de transfert de propriété et de cession de 12 entreprises.

    Il semblerait, selon ce bilan, que les salariés se taillent quelque part la taille du lion en termes de reprise de leur outil de production. En effet, le nombre des entités économiques prises en main par les employés est passé en 2004 à 23. Soit 50% de plus que l’année précédente, contre 29 entreprises en 2005. Une année qui, du point de vue du rythme des opérations, n’a pas été des plus reluisantes. Tant il est vrai que le bilan pour cette année n’a pas dépassé 50 entreprises privatisées totalement. Un chiffre qui contraste avec l’optimisme de Abdelhamid Temmar et contredit les déclarations faites en plusieurs occasions, comme celles émises lors d’une conférence de presse au siège du Medef à Paris en octobre 2005. Il avait, en effet, déclaré que 200 entreprises avaient été privatisées en six mois.

    Toutefois, c’est l’année dernière qui semble avoir été celle du nouveau souffle. Puisque 68 entités économiques ont été vendues. Ce qui nous donne un total de 192 privatisées totalement en cinq ans, 41 ont fait l’objet de privatisation partielle à – 50% et + 50%, 69 ont été reprises par les salariés et 83 sont entrées en partenariat. Sur les 417 privatisations, notons que 92 concernent des agences pharmaceutiques de l’ENDIMED cédées aux pharmaciens avec maintien des employés. Un échec cuisant, s’il en est, pour le patron de l’industrie algérienne. Certes, l’échec n’est pas nouveau puisque, depuis son lancement il y a plus de douze ans (depuis l’adoption en juillet 1995 par le Conseil national de transition de l’ordonnance relative aux privatisations), le processus (qui devait toucher 1 200 entreprises) n’a pas connu d’avancée pour une multitude de raisons, dont celle sécuritaire).

    Mais, faut-il le souligner, la détermination affichée par l’ex-membre de la commission de l’agriculture du FLN n’avait d’égale que son enthousiasme à vouloir dans un premier temps tout vendre. On se souvient qu’il avait déclaré dans une rencontre avec la presse quelques jours après sa nomination qu’il était venu «pour vendre et non pas faire du sentiment». Aussi, le gouvernement, en accord avec le Conseil des ministres, a décidé de revoir sa copie, notamment dans le cadre de la stratégie industrielle et du processus de privatisation.

  7. #98
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    Dimanche 16 Mars 2008 -- L’Inspection général des Finances (IGF) a, désormais, toute latitude pour contrôler la gestion et la comptabilité des entreprises publiques économiques (EPE). La loi qui l’y autorise est publiée dans le journal officiel N° 11 du 2 mars 2008.

    Après son adoption par le conseil du gouvernement et celui des ministres, l’ordonnance du 20 août 2001 relative à l’organisation, la gestion et la privatisation des EPE a subit un premier lifting qui autorise donc l’Inspection générale des finances à suivre de très près la gestion des entreprises publiques : « Nonobstant les dispositions prévues par le code de commerce, les entreprises publiques économiques peuvent faire l’objet de contrôle et d’audit de gestion par l’inspection générale des finances à la demande des autorité ou organes représentant l’Etat actionnaire, selon les conditions et modalités fixées par voie réglementaire », stipule le texte en question. Ce contrôle peut être décidé par les institutions et administrations publiques quant il s’agit des EPE qui sont en charge des projets financés par l’Etat.

    Les résultats de l’enquête sont transmis évidemment à l’auteur de la saisine et le Conseil des participations de l’Etat en est informé : « le rapport, lit-on dans l’ordonnance, de contrôle et d’audit, est transmis à l’auteur de la saisine qui statue sur les suites à donner. Le Conseil des participations de l’Etat en est tenu informé ».

    Pour mener à bien sa mission, l’IGF peut « faire participer à ses travaux des agents qualifiés des institutions et administrations publiques après accord de l’autorité hiérarchiques dont ils relèvent ». Elle est habilitée également à « consulter des spécialistes ou désigner des experts susceptibles de l’assister dans ses missions ». Ces agents, experts et consultants ont accès à toutes les informations, renseignements et documents dont elles peuvent avoir besoin mais doivent « s’interdire toute ingérence dans la gestion ou tout acte et injonction susceptible de mettre en cause les prérogatives des gestionnaires ou des décisions des organes sociaux de l’entreprise, préserver en toutes circonstance le secret professionnel et effectuer leur mission en toute objectivité et fonder leurs constatations sur des faits établis ».

    Quant aux gestionnaires des EPE qui sont soumis au contrôle de l’IGF, ils «sont tenus à première demande de présenter aux inspecteurs les fonds, les valeurs et justificatifs nécessaires à l’accomplissement de la mission ». Ces gestionnaires, indique-t-on enfin, «peuvent communiquer toutes informations, pièces ou commentaires qu’ils estiment utiles à expliciter tout acte de gestion ».

    Rappelons que des opérations pilotes de contrôles de gestion par l’IGF ont été engagée au niveau de quelques entreprises. Il s’agit, comme l’a déjà rapporté toutsurlalgerie.com, de SNVI, des EPLF et du port d’Alger.

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