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  1. #50
    Guest 123 is offline Registered User
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    Samedi 15 Décembre 2007 -- Certains milieux sécuritaires et politiques ont tiré la sonnette d’alarme concernant le processus de privatisation des branches de la CNAN, dans le cadre des accords d‘association conclus avec les groupes étrangers de l’Europe, du Golf, et hommes d’affaires algériens.

    L’Algérie ne possède pas de grandes parts du groupe CNAN. C’est le seul pays au monde qui ne possède pas la majorité des parts de sa flotte marchande.

    Ces cercles politiques et sécuritaires ont exprimé leurs craintes, après que les parts de la flotte du groupe CNAN aient été partagées entre des étrangers et des hommes d’affaires algériens, qui ont pris une part de 2% sur chaque accord d’association.

    Suite à l’égalité des parts des deux parties, algérienne et étrangère, le pourcentage des parts dans chaque accord d’association est désigné par ces deux parties. Selon des sources bien informées de ce dossier, la situation actuelle de ce secteur sensible, totalement contrôlé par les étrangers et les hommes d’affaires algériens, coûte à l’Algérie des pertes financières estimées entre 600 et 800 milliards de centimes. Ces pertes sont dues essentiellement aux tarifs très élevés des navigations marchandes, imposés par les nouveaux propriétaires.

    Selon les sources d’El Khabar, les cercles qui ont signalé la gravité de ce qui se passe avec la flotte marchande ont réagit une fois que sa privatisation était presque terminée. D’autres conventions ont déjà eu lieu, à l’instar de celles qui ont été signées avec un groupe d’investisseurs Saoudiens, Emiratis et Jordaniens, sous la direction de l’investisseur Saoudien Moumen Feraoun.

    Last edited by Guest 123; 23rd December 2007 at 16:13.

  2. #51
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    Dimanche 23 Décembre 2007 -- La privatisation de Socothyd a été, encore une fois, repoussée, si l’on en juge par la décision du Conseil de participation de l’État (CPE) qui a estimé dernièrement que “les offres des soumissionnaires pour la reprise de l’entreprise sont encore insuffisantes”, recommandant ainsi à la Société de gestion des participations (SGP) Gephac, propriétaire de l’entreprise, de “poursuivre les négociations pour obtenir de meilleures conditions”.

    Le CPE fait allusion notamment à la société jordanienne, Vapco, et à l’entreprise SNC Doudah, intéressées par le rachat de Socothyd. Ces deux dernières ont offert ensemble plus de 1 milliard de DA pour la reprise de cette entreprise qui emploie plus de 600 travailleurs et se sont engagées à investir plus de 1 350 milliards de centimes pour le développement des activités ainsi que la création de 250 emplois supplémentaires. Vapco est une entreprise jordanienne implantée au Moyen-Orient, elle est spécialisée notamment dans le médicament et possède plus de 4 usines semblables à celle de Socothyd. Elle est implantée en Algérie, à Boumerdès, grâce à son partenaire SNC Doudah, un groupement d’entreprises exerçant dans divers secteurs d’activité, notamment dans l’importation des herbicides, des insecticides et autres produits agricoles.

    Même si l’offre de ces deux entreprises paraît intéressante, en tout cas meilleure que les propositions précédentes, elle est loin de faire l’unanimité aussi bien chez les cadres dirigeants que chez les représentants des travailleurs. Ces derniers, tout comme les cadres, ont toujours souhaité que la reprise de Socothyd se fasse à la valeur de son actif net. Or, cet actif net est de 630 681 millions de DA auquel il faut ajouter un stock de matières premières et pièces de rechange évalué à 650 683 millions de DA, sans parler du patrimoine immobilier évalué à 128 millions de DA correspondant à 85 345 m2 de terrain, dont 26 863 m2 bâtis situés en plein centre-ville, dans une zone hautement sécurisée. Ainsi, l’entreprise est évaluée à près de 2 000 milliards de centimes avec, en plus, un nom, une référence et un label qu’elle détient depuis 7 ans, affirme son P-DG, M. Mustapha Achaïbou, qui a précisé que l’entreprise vient juste de passer avec succès son “examen” pour le renouvellement de ses certificats Iso 9000/2000 et iso 13 485/2003.

    Ainsi, Socothyd est maintenue pour plusieurs années encore dans la cour des grands, affirment avec fierté les représentants des travailleurs et les cadres de l’entreprise. Pour rappel, Socothyd occupe 80% des parts de marché dans la production du tissage, de la gaze, d’articles d’hygiène divers et surtout de la bande plâtrée. Un produit lancé il y a un peu plus de deux ans à coups de millions de dollars et qui a réduit considérablement la facture de l’importation et soulagé les hôpitaux. Par ailleurs, on estime, selon les prévisions attendues, que le chiffre d’affaires de Socothyd atteindra près de 1 300 milliards de centimes en 2008.


  3. #52
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    Rafik Tayeb :

    Quote Originally Posted by Al-khiyal View Post

    Mercredi 26 Décembre 2007 -- Comme nous l’avions révélé le 18 novembre dernier, la privatisation de l’entreprise publique BCR, spécialisée dans la boulonnerie et la coutellerie, a échoué. Cet échec a obligé la holding à relancer le processus de privatisation des trois filiales du groupe : Saniak (Aïn Kebira, Sétif), Ofree (Bordj-Ménail, Boumerdès) et Orsim (Oued Rhiou, Rélizane).

    Si les discussions concernant les deux premières filiales n’ont pas abouti pour des raisons liées à l’ampleur de la contrefaçon et à des divergences sur la gouvernance, l’échec de la privatisation d’Orsim est plus inquiétant.

    Dès le lancement du processus de privation en 2005, le groupe portugais Pecol se montre intéressé par l’opération. Rapidement, il engage des discussions avec le ministère des privatisations qui gère directement l’opération. Pecol réalise un audit d’Orsim et confirme son intérêt pour cette filiale spécialisée dans la boulonnerie. Le portugais, leader européen de la boulonnerie, est très intéressé par une implantation sur le marché algérien.

    Mais rapidement les premiers différends apparaissent entre les deux parties. Le plus important concerne l’utilisation des futurs bénéfices d’Orsim. Pecol souhaite réinvestir une grande partie des sommes mais le ministère des privatisations exige qu’elles soient distribuées sous forme de dividendes aux futurs actionnaires : l’État algérien et le groupe portugais.

    Malgré ces divergences, les deux parties décident de poursuivre les discussions et tentent de se mettre d’accord sur un document de travail. Mais, rédigé par les services du ministère de Temmar, le document proposé allait provoquer une rupture brutale des négociations.

    La cause ? Non seulement le document proposé ne contenait que des généralités, mais les représentants de Pecol ont remarqué qu’il mentionnait une activité liée à la fabrication d’éviers de cuisine, une spécialité d’une autre filiale de BCR, Saniak. En réalité, le document était une copie de celui proposé par les Algériens au groupe espagnol Teka, qui était en négociations pour une prise de participation dans Saniak. Pour les représentants de Pecol, cette maladresse confirmait le « peu de sérieux » de leurs interlocuteurs algériens.


  4. #53
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  5. #54
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    Dimanche 30 Décembre 2007 -- Suite à l’article paru dans le journal Liberté du 23 décembre dernier, sous le titre “La privatisation de Socothyd reportée”, le président-directeur général, les cadres dirigeants ne sont en aucun cas contre la privatisation de Socothyd et que les chiffres et les informations rapportés dans cet article ne reflètent en aucun cas la réalité des données de la Socothyd et n’engagent que l’auteur de l’article. Par ailleurs, le président-directeur général et les cadres dirigeants restent engagés quant au respect et à l’exécution des décisions des pouvoirs publics.

  6. #55
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    Safou Djamel :


    Dimanche 30 Décembre 2007 -- Annoncées en grande pompe au début de cette décennie comme étant le remède aux rentes, et donc à l’immobilisme économique et à la destruction de valeur, la privatisation et/ou ouverture de capital des entreprises publiques présentent un bilan très mitigé, alors que la concurrence s’installe et dirige habilement les décisions économiques.

    On attendait Air Algérie, Algérie Télécom, les cimenteries, la Cnan, le CPA, les hôtels et Saidal, et on a eu droit à rien de tout cela. Par contre, on voit tous les jours un peu plus les concurrents directs de ces compagnies qui accaparent une part de marché un peu plus importante et installent ainsi des barrières à l’émergence de nouveaux entrants locaux ou internationaux : Air France/Aigle Azur dans le transport aérien, CMA-CGM / GoFast dans le transport maritime, Orascom et Wataniya sur la téléphonie, Lafarge sur les cimenteries, Accor sur les hôtels, BNP et Société Générale sur les banques.

    On ne peut pas attendre que ces groupes privés agissent commercialement pour “protéger” les entreprises publiques concurrentes. Au contraire, c’est de bonne guerre que ces groupes utilisent tous les moyens du bord pour s’installer durablement et minimiser toute concurrence. Ainsi, ne pas doter les grands groupes publics de compétences managériales et de moyens capables de faire face à cette concurrence, c’est les condamner à une mort lente et c’est surtout alimenter tous les facteurs nécessaires à l’émergence de nouveaux monopoles privés qui dicteront leur loi et leurs prix. Certes, il est difficile pour le régulateur/organisateur du marché qu’est l’État de combiner privatisation et attrait de nouveaux investisseurs dans un même secteur d’activités car il est nécessaire de permettre à ces investisseurs d’assurer un retour sur un investissement acceptable, mais, et après dix années, il est temps de permettre à nos entreprises publiques de se défendre et d’être à leur tour agressives sur le marché intérieur.

    Il n’est point question de s’attaquer au reste du monde, d’exporter, mais seulement assurer un service économique, pratique et une bonne gestion des ressources et maintenir ainsi la valeur des actifs de l’État. Les seules entreprises privatisées à ce jour sont celles qui ne “dérangeaient” personne dans l’économie nationale : les entreprises de céramique, les dépôts/ventes de matériel, l’entreprise de gaz industriel, les briqueteries, les câbleries, les foncières intéressantes, les entreprises nécessitant toujours une présence de l’État actionnaire (les ferroviaires). Le MPPI est devenu le MIPI : on ne parle plus de privatisation, mais on s’avance vers une structuration des organismes de décision, c’est parfait. Le MIPI va dégraisser les SGP ; on arrive vers une organisation plus souple, plus flexible, plus réactive, c’est extraordinaire, mais on attend toujours un organe de planification, un ministère de l’Économie peut être intégré dans le ministère des Finances qui gérerait ces actifs de l’État directement et déciderait ainsi plus vite.

    Aujourd’hui, on attend que la privatisation du CPA réussisse dans les termes déjà définis et que l’ouverture du capital à hauteur de 30 à 35% des autres groupes que sont Air Algérie, Algérie Télécom et la BDL débute au plus tôt. Le constat est clair : il faut un partenaire stratégique étranger pour gérer ces entreprises comme n’importe quelle entreprise avec des objectifs de rentabilité clair, et non la servitude d’intérêts particuliers.

    Cette étape d’ouverture du capital de ces groupes est fondamentale pour l’économie algérienne et, n’ayons pas peur des mots, pour la société algérienne. C’est peut-être pour cela que le temps paraÎt très long. Il n’y a aucune crainte, le cadre légal de la privatisation protège les travailleurs de ces entreprises pour au moins cinq années, et il ne faut pas avoir peur du marché, un élément de valeur sera toujours performant ; il n’y a que les médiocres et les bras cassés qui auront raison d’avoir peur.

  7. #56
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    Dimanche 30 Décembre 2007 -- Le processus de privatisation et de restructuration des entreprises publiques tel que mené actuellement par les Sociétés de gestion de participation est vivement dénoncé par les travailleurs et les syndicalistes. “Les opérations de privatisation des entreprises sont menées dans l’opacité la plus totale”, n’ont cessé d’affirmer les syndicalistes de la zone industrielle de Rouiba qui viennent de brandir la menace d’une grève générale pour se faire entendre. Même si les syndicalistes sont foncièrement contre la privatisation de leur entreprise, ils s’élèvent aussi contre la forme et la manière utilisées pour la cession de leurs outils de travail. La Centrale syndicale semble, elle aussi, embarrassée par la manière dont est mené le processus de privatisation et M. Lakhdar Badredine, secrétaire chargé de l’économie à l’UGTA, n’a pas caché son désarroi face à cette situation.

    M. Badredine a d’ailleurs exprimé avant-hier à la Chaîne III son étonnement suite à la décision prise par le ministère des Participations de ne pas céder aux travailleurs les entreprises qui emploient plus de 30 personnes. En effet, aucun texte ne fait mention à cette condition pour la formule de cession RES (reprise de l’entreprise par les salariés), la non-cession. Pour M. Messaoudi de l’union locale de Rouiba, aucun texte n’est venu pour le moment remplacer le décret n°2001-353 du 2 mai 1998 révisé relatif à la cession des entreprises au profit des salariés ou l’ordonnance 10/11/2001 définissant les conditions et modalités de reprise d’une entreprise publique économique par ses salariés.

    “En plus, des structures syndicales n’ont à aucun moment reçu un écrit ou instruction même émanant du CPE qui évoque cette condition”, affirme un cadre syndical de Rouiba qui s’interroge, par ailleurs, depuis quand une instruction verbale ou écrite remplace ou abroge un décret présidentiel. “Si c’est de l’idjtihad, qu’on nous le dise”, ironise M. Messaoudi qui affirme n’avoir jamais pris connaissance d’un document concernant la formule de cession “RES” autre que le décret précité ou l’instruction n°3 du 2 mai 1998 relative à cette formule. “Les lois de la République sur la privation sont bafouées, et on comprend maintenant pourquoi le partenaire social est marginalisé et pourquoi on n’est pas informés”, soutient un responsable syndical de la zone industrielle.

    L’autre décision qui a laissé pantois les syndicalistes de l’union locale de Boumerdès est celle concernant la non-application de l’article 28 du décret 2001-04 du 20/08/2001 relatif à la quote-part de 10% qui revient de droit aux salariés au niveau de certaines entreprises. C’est le cas de l’entreprise MAG Sahel de Corso (ex-Enafroid), qui va être cédée à une entreprise privée algérienne et dont les travailleurs ont été surpris par la décision de la SGP Sotracov qui leur a indiqué verbalement qu’ils n’ont droit qu’à 5%. Selon M. Cherifi, secrétaire général de la section syndicale de cette entreprise, aucun écrit ne leur a été donné excepté une annonce faite lors d’une réunion tenue au siège de la SGP qui, par ailleurs, n’a pas été sanctionnée par un procès-verbal de réunion. Les syndicalises et même les instances syndicales locales de Boumerdès sont intervenus pour exiger qu’un document faisant ressortir les 5% leur soit remis, en vain.

    Par ailleurs, selon un responsable syndical national, aucune entreprise sur le territoire national n’a été cédée avec mois de 10% de quote-part pour ses travailleurs. Par ailleurs, les SGP ont été destinataires d’une note ministérielle datée du 20 mars 2007 dont nous détenons une copie, les invitant à appliquer l’article 28 du décret en question. Dans le deuxième paragraphe de cette note, il est mentionné que “cette quote-part de 10% est représentée par des actions sans droit de vote ni de représentation au conseil de l’administration”. Le même document invite “les SGP concernées à l’effet de réserver la quantité maximale de 10% du produit de cession correspondant aux 10% des actions cédées à titre gracieux au collectif des salariés”.

    Ainsi, les travailleurs de MAG Sahel de Corso, dans la wilaya de Boumerdès, n’arrivent toujours pas à comprendre la décision “verbale” des 5% qui leur ont été proposés bien que leurs collègues de l’unité Soummam de Béjaïa aient eu droit à leurs 10% réglementaires. Mais ce qui courrouce les travailleurs et leurs représentants, c’est l’absence de communication de la part des Sociétés de gestion de participation bien que la résolution n°6 du 4 juin 2004 émanant du CPE insiste sur l’association du partenaire social dans toutes les étapes du processus de privatisation de l’entreprise. Cette cacophonie n’a pas laissé indifférents les travailleurs et les syndicalistes de la base qui menacent d’entreprendre des actions soutenues pour se faire entendre.

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