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  1. #50
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    Yazid Slimani :


    Samedi 2 Janvier 2010 -- Les réserves de change de l'Algérie ont atteint 146 milliards de dollars à la fin septembre 2009, a annoncé, jeudi, le ministre des Finances, Karim Djoudi à l'APN. Une excellente nouvelle pour le ministre, qui s'est empressé d'affirmer que cela permettait à l'Algérie « d'assurer trois années d'importations ». Cette sortie de Karim Djoudi se veut rassurante : les Algériens ne souffriront pas de pénuries dans les trois prochaines années. Le message est donc principalement politique. Mais il résume aussi la logique économique du gouvernement depuis quelques années : vendre du pétrole et utiliser les revenus pour importer tout ce que les Algériens consomment. Autrement dit, le gouvernement ne sait pas vraiment quoi faire de cette somme colossale. Certes, le gouvernement a annoncé un plan de 150 milliards de dinars de dépenses publiques il y a un an, mais il s'agit essentiellement de projets d'infrastructures, souvent mal gérés. Au même moment, les économistes pointent les lacunes du pays en termes d'aide à la création d'entreprise, au suivi des PME et à la mise en place d'un véritable tissu industriel capable de créer de l'emploi et une offre nationale pour réduire réellement les importations. Ainsi par exemple, dans son rapport 2009, le FMI notait que « L'Algérie reste confrontée à des défis majeurs. La baisse des prix du pétrole mettent en lumière l'urgente nécessité d'accélérer les réformes structurelles afin de diversifier l'économie tout en assurant une croissance hors hydrocarbures soutenue ». Pour œuvrer dans cette direction, on en revient toujours aux mêmes nécessités préalables. Assainir le climat des affaires, faire émerger des investisseurs nationaux capables de produire localement. Sur tous ces points bien sûr, le gouvernement a fait des annonces, notamment en ce qui concerne la réduction des importations. La loi de finances complémentaires de 2009 est d'ailleurs allée dans ce sens, mais les résultats observés restent timides au vu des besoins du pays. Et Karim Djoudi vient une nouvelle fois de confirmer que le gouvernement n’a qu’une seule stratégie économique : vendre des hydrocarbures et importer des produits que consomment les Algériens.

  2. #51
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    Samir Allam :


    Mercredi 13 Janvier 2010 -- L’Algérie a perdu entre 15% et 20% de capacité de pouvoir d’achat à l’étranger en deux ans, entre 2007 et 2009, selon des estimations obtenues par TSA auprès de sources concordantes. La cause ? La gestion des réserves de change et la faiblesse du dollar. La quasi-totalité de nos réserves de change est en effet placé dans des bons du Trésor américain. Même si le gouvernement ne fournit aucune indication sur les caractéristiques techniques des bons américains détenus par l’Etat algérien – la gestion du dossier est entouré d’une grande opacité – les placements ont été effectués en majorité sur des produits à maturité courte de deux ans. « Ce choix correspond à l’objectif de liquidité et de lissage du cycle économique. L’Algérie n’a pas besoin de bloquer de l’argent pour une période de 10 ans ou 30 ans qui correspondent aux maturités des autres bons américains », explique un financier. Deux éléments ont contribué à la dégringolade du pouvoir d’achat de l’Etat algérien à l’étranger : la forte baisse du rendement des bons du Trésor (voir notre schéma). Il est passé de plus de 5% début 2007 à moins de 0,88 actuellement. Autrement dit, les 146 milliards de dollars placés dans les bons du Trésor rapportent un peu plus de 1,2 milliards de dollars par un. Avec l’inflation et la chute du dollar, il s’agit d’un placement à perte. Autrement dit, les réserves de change algériennes servent seulement à financer le déficit américain. Cette perte de pouvoir d’achat de l’Etat algérien vient s’ajouter à la dévaluation du dinar. Depuis 2008, la Banque d’Algérie a initié une politique de dévaluation de la monnaie nationale qui a perdu près de 30% de sa valeur face à l’euro, principale monnaie utilisée pour nos achats à l’étranger. Or, selon un récent rapport de l’OCDE, l’Algérie importe 92% de sa consommation. Des importations facturées en euro. Cette situation explique la hausse vertigineuse des prix des produits et l’incapacité du travailleur à faire face à la cherté de la vie. Depuis quelques jours, les mouvements de protestation se multiplient à travers le pays.

  3. #52
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    Rafik Tadjer :


    Mercredi 13 Janvier 2010 -- Pour le placement de ses réserves de change, l’Algérie a opté pour les Bons du Trésor américain. En apparence, le choix est prudent, celui d’un père de famille soucieux de ne pas exposer son argent –celui du peuple- aux fluctuations des marchés boursiers. Résultat, l’Algérie a été épargnée par la débâcle des marchés financiers. Mais elle a perdu en pouvoir d’achat en s’exposant fortement à une seule monnaie : le dollar. En deux ans, la perte de pouvoir d’achat à l’étranger de l’Etat algérien avoisine 20%. « Tout miser sur une seule monnaie est en réalité un choix très spéculatif. Les conséquences auraient pu être plus graves pour l’économie algérienne si le dollar avait chuté plus fortement», explique un analyste financier interrogé par TSA. « L’Algérie a fait un choix extrêmement prudent. Certes, l’Algérie n’a pas perdu d’argent directement d’autant qu’elle n’a pas revendu ses positions sur les Bons américains. Mais avec une monnaie fortement indexée au dollar, l'Algérie se doit aujourd'hui de diversifier son risque de change en contrebalançant en euro une partie de ses placements libellés en dollar », estime-t-il. Pour un autre économiste, l’Algérie doit revoir fortement sa stratégie en matière de gestion de ses réserves de change. « Il semble important pour un pays comme l’Algérie, soucieux d’accélérer et de diversifier son développement, d’utiliser une partie de ses réserves afin de dynamiser le secteur privé et accélérer le transfert de technologies et de savoir faire des groupes internationaux vers l’Algérie : fonds de private equity local sous forme de partenariat public-privé pour dynamiser les PME ; prises de participations minoritaires dans des groupes internationaux, dans des secteurs importants pour l’Algérie afin de pousser ces groupes vers des partenariats avec des entreprises algériennes, partenariats qui aideront au transfert de technologies et savoir faire ; partenariat avec des entreprises algériennes pour l’acquisition d’entreprises étrangères de construction, de services pétroliers, d'industries de transformation…», explique-t-il. Et d’ajouter : « le comportement spéculatif de certains fonds souverains avant la crise n’est clairement pas à recommander. À titre d’exemple, le fonds souverain d’Abou Dhabi avait confié 400 millions de dollars en gestion à Madoff. Par contre, une approche long termiste associée à une stratégie de développement bien articulée, peut bénéficier d’une exécution opportuniste pour bénéficier de certains mouvements extrêmes de marchés tel que celui de mars 2009 ». L’Algérie, en ignorant les marchés financiers et les autres économies, s’est privée d’une possibilité de diversifier ses placements pour réduire son exposition au dollar et à l’économie américaine. Elle s’est également privée d’un outil efficace pour peser sur les décisions des grands groupes internationaux. « Si l’Algérie était actionnaire à hauteur de 5% dans Renault, le groupe automobile français aurait sans doute fait un autre choix que celui d’aller implanter sa première usine au Maroc », conclut le même analyste financier.

  4. #53
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    Hakim Arous :


    Mercredi 20 Janvier 2010 -- Comment sont utilisées exactement et où sont placées les réserves de change de l'Algérie? Cette question, à laquelle le gouvernement n'a jamais réellement et entièrement répondu, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD) la reprend aujourd'hui à son compte. À travers une question écrite au gouvernement, le député de Béjaïa, Atmane Mazouz, a interpellé mardi 19 janvier, le ministre des Finances, Karim Djoudi. Pour Atmane Mazouz, « tous les observateurs s’accordent à dire que l’économie nationale, qui souffre du manque de compétitivité, aurait amplement gagné en performance si davantage les réserves de change avaient été injectées d’une manière transparente et judicieuse dans les secteurs productifs ». En effet, une bonne partie des 146 milliards de dollars de réserves de changes issues de la rente pétrolière, ont été placées en Bons du trésor américain. Un placement certes prudent, mais qui avec la crise financière et la baisse du dollar ne s'est pas avéré au final le plus judicieux. En effet, selon les économistes, la valeur des placements de nos réserves aurait perdu 20%. Sur le reste des réserves, le citoyen algérien ne sait rien, si ce n'est qu'elles sont placées à l'étranger.

    «Le citoyen algérien ignore tout des emplois des disponibilités financières du pays et des moyens qui peuvent être mobilisés pour alléger ses souffrances. (...) La bonne gouvernance suppose une transparence totale », dénonce ainsi Atmane Mazouz. « Les dépenses publiques de plus en plus importantes pour maintenir une paix sociale illusoire, la mauvaise gestion des deniers publics, la corruption généralisée, ajouté à cela la crise financière mondiale qui n’a pas épargné notre pays malgré vos assurances, nous amènent à vous demander des comptes et à exiger de vous d’être plus attentifs à la gestion de nos réserves de change », ajoute-t-il. Le député s'interroge de plus sur la pertinence de ces placements. « Tous les observateurs s’accordent à dire que l’économie nationale, qui souffre du manque de compétitivité, aurait amplement gagné en performance si davantage les réserves de change avaient été injectées d’une manière transparente et judicieuse dans les secteurs productifs », écrit-il. Reste à savoir quelle réponse le gouvernement apportera à cette interrogation légitime, qui a d'ailleurs déjà été posée à plusieurs reprises, et jusque là toujours ignorée.

  5. #54
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    Merouane Mokdad :


    Mardi 16 Mars 2010 -- L’utilisation des réserves de change divise le gouvernement. Pour la première fois, Abdelhamid Temmar, ministre de l’Industrie et de Promotion des investissements, et Karim Djoudi, ministre des Finances, ont étalé publiquement leurs divergences sur l’utilisation des devises de l’Algérie placées à l'étranger. M. Temmar a plaidé en début de semaine en faveur d’un « rapatriement des placements de l’Algérie à l’étranger afin de pouvoir financer les projets industriels en Algérie ». Selon lui, une telle option pourrait permettre de consolider le Fonds national d’investissement, chargé de financer les gros projets en Algérie. M. Temmar a également souligné que les avoirs déposés dans les banques étrangères ne sont pas « totalement en sécurité ». Abdelhamid Temmar rejoint ainsi l’avis de plusieurs économistes qui plaident depuis plusieurs années en faveur d’une autre utilisation des réserves de change. Actuellement, l’Algérie dispose de près de 150 milliards de dollars de réserves de change, essentiellement placées dans des bons du Trésor américain.

    Mais Karim Djoudi n’est pas de cet avis. « On investit déjà nos réserves de change dans la monnaie locale. Cet investissement a de l’impact sur la croissance économique, sur la consommation interne et sur le mouvement d’importation », a déclaré, mardi 16 mars, le ministre des Finances, en marge d’une réunion à Alger des ministres maghrébins des Finances. « Les réserves de change ont une contrepartie en dinars qui se retrouve pour l’essentiel dans les recettes fiscales. Recettes utilisées pour élaborer le budget d’Etat pour les programmes d’investissements publics et comme levier pour le développement de l’investissement privé », a-t-il ajouté en guise de réponse à la suggestion de Abdelhamid Temmar. La gestion des réserves de change repose, selon M. Djoudi, sur les principes de sécurité et de liquidité de ces actifs.

  6. #55
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    M. Iouanoughane :


    Jeudi 18 Mars 2010 -- Est-ce que l’Algérie puisse récupérer les réserves de change qu’elle a déposées à l’étranger ? Et est-ce que le trésor américain ou les autres trésors des autres pays où sont déposées ces réserves sont prêts à répondre à la demande algérienne ? Pourquoi est-ce que l’Algérie dépose-t-elle ses réserves à l’étranger au lieu qu’elle les investisse localement ?...ce sont des questions qui se posent sur la scène nationale depuis des années et auxquelles les responsables n’ont pas donné de réponses convaincantes. Ces responsables qui ont prouvé leur incapacité de communiquer avec les citoyens dans plusieurs occasions et c’est, d’ailleurs, ce qu’a reconnu le premier ministre, il y a quelques jours.

    Quant aux spécialistes, ils savent que ces questions n’ont aucun sens dans le langage économique et que l’Algérie n’a pas de réserves stockées à l’étranger qu’elle puisse récupérer. Cependant, le mot des spécialistes algériens n’est plus entendu depuis qu’on a décidé de fermer le champ du dialogue et le remplacer par les discours destinés à mobiliser les publics à suivre des fausses promesses dont on ne peut voir les traces dans le terrain. Parmi les répercussions de ces promesses imaginaires, le fait qu’on accuse à tort le gouvernement, tels qu’on l’a accusé à propos du destin des réserves de changes, déposées à l’étranger. Il est naturel que le citoyen se doute des intentions de ses responsables, du moment qu’ils le provoquent quotidiennement avec des chiffres imaginaires sur le succès économiques que le pays a réalisés, sans que ce citoyen ne voit le fruit de ces succès sur le terrain et sans que ces succès ne diminuent la cherté de la vie et du recul des prestations sociales.

    Le gouvernement a longuement illusionné le peuple avec le chiffre de 17 milliards de dollars de réserves de change. Il lui a promis de créer des postes d’emploi et de baisser les prix des produits et de résoudre la crise du logement avec ces réserves. Lorsque Temmar a parlé de changement de politique de l’Algérie sur les réserves de changes, le ministre des finances est sorti de son mutisme, une fois qu’il a senti qu’on a surpassé ses prérogatives. Il a expliqué que les serves de change en devise ont leur équivalent en dinars, c'est-à-dire, les entrées fiscales. Ce qui veut dire que le chiffre de 147 milliards de dollars de réserves de change ne signifie pas seulement de l’argent stocké aux Etats-Unis et en Europe que l’Algérie peut retirer à tout moment, mais une modalité parmi tant d’autres de calcul des capacités économiques de tout pays.

    Parmi les indices de la santé de l’économie nationale, ce chiffre gigantesque de réserves de change dont la banque centrale place l’équivalent en dinars en circulation sur le marché national. De ce fait, le gouvernement est innocent des accusations de transfert des réserves de changes vers l’étranger, ou vers des comptes personnels de ministres ou de généraux ou frères du président…Il est, toutefois, responsable de la dilapidation des richesses nationales. Dans ce sillage, il est utile de signaler que le taux des rentes en pétrole qui ne sont pas exploitées sur le marché national est estimé à environ 50%, stockés en tant que réserves de changes, exposées et à la hausse et à la baisse, tout dépend de l’état du marché financier international. Il aurait été, donc, préférable de laisser cette fortune sous les sols algériens afin que les générations futures les retrouvent, au lieu de les gaspiller fortuitement.

  7. #56
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    ALGIERS, March 25, 2010 (Reuters) -- OPEC member Algeria's foreign exchange reserves rose 4 percent to $148.9 billion at the end of 2009 versus the previous year, the country's central bank governor said on Thursday. Reserves covered 36 months of imports of goods and services last year, up from 35 months in 2008 when reserves stood at $143.1 billion, Mohamed Laksaci was quoted by the official news agency APS as adding. The country's foreign currency holdings at the end of 2009 were 42 percent in the U.S. dollar, 36 percent in the euro and 22 percent in other currencies, he said after a meeting with top bank managers. Oil and gas sales abroad accounts for 97 percent of Algeria's total exports.

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