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  1. #183
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    Mercredi 9 mai 2007 -- «L’extradition de Abdelmoumene Khalifa n’aura pas lieu avant quelques mois», nous a déclaré la présidente du Conseil d’affaires algéro-britannique et du Commonwealth et présidente du forum Défense et Sécurité du Royaume-Uni, Lady Olga Maitland. En visite dans notre pays, lundi dernier, cette dernière a évoqué avec le président de la République, lors d’une audience qu’il lui a accordée, les différents domaines de coopération entre les deux pays ainsi que les perspectives de leur renforcement, la lutte antiterroriste étant inscrite parmi les priorités.

    Au sujet de l’affaire Khalifa, elle nous expliquera, peu de temps après cette audience, que la justice britannique s’est saisie de ce dossier depuis deux mois environ, soit depuis qu’elle a reçu le complément d’informations, à la suite du déroulement du premier procès lié à cette affaire, celui de la banque principale du même nom. A la question de savoir si les révélations que ce procès n’a pas manqué d’apporter ne constituaient pas des charges suffisantes pour l’inculpation du concerné, notre interlocutrice affirmera que la justice de son pays devra prendre le temps nécessaire pour bien examiner les pièces du dossier avant de se prononcer sur quoi que ce soit. Quant à savoir si l’ex-milliardaire déchu sera extradé vers la France ou l’Algérie, la réponse a été la même dans les deux cas de figure : «Même lorsque les autorités françaises nous ont demandé son extradition, nous avons exigé qu'elles fournissent les documents justifiant les charges retenues contre lui. Il faut retenir que la justice britannique a de longues traditions de totale indépendance du politique et cela est valable quel que soit son vis-à-vis», précise Lady Olga Maitland.

    Et de rappeler que l’accord d’extradition étant signé entre l’Algérie et la Grande-Bretagne, le problème du cadre juridique pour l’exécution de cette procédure ne se pose plus. En attendant l’examen du dossier Khalifa par les juges britanniques, le concerné continuera à jouir de tous ses droits civiques dès lors qu’aucune charge contre lui n’a été retenue : «Il vit dans un hôtel londonien et dispose encore de moyens financiers pour cela. Il a été convoqué par la police britannique pour motif de séjour illégal mais a été relâché une fois que cette charge n’a pas été prouvée. Il n’est ni en situation irrégulière ni n’a le statut de réfugié sur le sol britannique. Il reste néanmoins à la disposition de Scotland Yard à chaque fois que cela sera nécessaire», nous précise-t-on.

    Pour revenir à la coopération en matière sécuritaire, la présidente du forum Défense et Sécurité du Royaume-Uni nous précisera que sa venue en Algérie a été décidée à la suite des attentats du 11 avril dernier à Alger, une manière pour elle d’exprimer le soutien de son pays au peuple algérien et «l’engagement soutenu» au président Bouteflika en vue de faire revenir la paix et la stabilité en Algérie. «Juste après les attentats, je lui ai envoyé un message pour lui exprimer ma profonde sympathie suite à ce qui est arrivé. En venant ici, je voulais aussi démontrer à la communauté d’hommes d’affaires britanniques que l’Algérie est un pays crédible et sécurisé. Nous avons beaucoup plus de terroristes en Angleterre qu’il n’en existe ici, il y a deux dangereux groupes qui y activent, c’est pourquoi je pense qu’il est moins risqué d’aller dans la Casbah que de prendre le métro à Londres». Lors de l’audience avec le chef de l’Etat algérien, il a donc été beaucoup question de lutte contre le terrorisme et de sécurité, de manière plus globale.

    Notre interlocutrice nous révélera avoir proposé au président Bouteflika la coopération de son pays, notamment en matière de «conseil stratégique», en recourant notamment aux instruments technologiques pour faire face à toutes les menaces de ce type. Il s’agira, dans ce sens, d’apporter une assistance à notre pays pour lui permettre d’être au diapason des évolutions permanentes et rapides de la technologie. Lady Maitland soutient à ce propos que la coopération entre les services de sécurité des deux pays s’est accrue ces derniers temps, aussi bien dans un cadre bilatéral que régional. Cette dernière, rappelons-le, préside l’IAMTN, un organisme financier de contrôle des mouvements des capitaux à l’échelle internationale, l’intérêt étant d’avoir un œil sur le blanchiment d’argent, souvent utilisé pour l’approvisionnement de la drogue, dont les ressources servent souvent, à leur tour, aux financements des activités terroristes. A ce titre, elle révélera que 50 % du trillion de dollars d’argent liquide qui circule par an dans le monde l’est de manière informelle.


  2. #184
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    Samedi 26 mai 2007 -- Selon des informations rapportés hier par le site Afrik, le frère de l’ex-gouverneur de la Banque d’Algérie a été libéré avant-hier du centre de rétention administrative de Vincennes après y avoir été placé la veille. Il aurait dû être déféré devant le tribunal administratif de Paris ou reconduit en Italie, le pays qui lui a délivré son visa Schengen, afin d’y déposer une demande d’asile.

    Il n’est pas certain qu’un mandat d’arrêt ait été délivré contre lui par la justice algérienne. Et même si un mandat aurait été délivré, l’absence d’accord d’extradition entre l’Algérie et la France – à ne pas confondre avec l’accord de réadmission des irréguliers – , peu de chance existe pour que la justice française y réponde favorablement.

    L’ex-ministre a été interpellé mercredi dernier au niveau même de la préfecture de Paris, où il avait été convoqué pour une réadmission, puis placé au centre de rétention administrative de Vincennes en banlieue parisienne. Il était arrivé en France avec un visa Schengen délivré par l’Italie pour déposer une demande d’asile.

    Or, selon le règlement européen Dublin II, le pays membre de l’Union européenne responsable de la présence sur le sol communautaire d’un étranger qui souhaite demander l’asile doit prendre en charge cette demande. Les avocats d’Abdenour Keramane ont fait un recours en référé non suspensif devant le tribunal administratif de Paris.

    Mais alors qu’il devait être reconduit en Italie pour y faire une demande d’asile ou entendu par le tribunal – sans doute cette fin de semaine au en début de la semaine prochaine – l’ancien ministre a été libéré avant-hier. Abdelwahab Keramane, ex-gouverneur de la Banque d’Algérie jusqu’en mai 2001 et qui a été condamné par la même juridiction à vingt années de prison ferme, a déposé une demande d’asile actuellement traitée par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA).

    Immédiatement après l’annonce du verdict, les frères Keramane ont adressé un communiqué de presse où ils qualifient leur condamnation comme «un acte discrétionnaire mis en œuvre par une utilisation arbitraire et illégale de l’appareil judiciaire à des fins autres que l’application de la loi».

    Mami, Keramane et Khelifa non extradables ! Remis en liberté en février dernier après avoir payé une caution de 200 000 euros (environ 2 milliards de centimes) et la remise de ses deux passeports, Cheb Mami en a profité pour quitter la France.

    Selon les premières informations publiées par la presse française, il serait allé en Espagne puis aurait embarqué pour l’Algérie muni d’un passeport périmé. Aucun accord d’extradition n’existant entre les deux pays, Mami, de son vrai nom Mohamed Khelifati, ne risque donc rien en Algérie.

    Au contraire, ses chansons passaient en boucle, raisonnant comme un défi, pendant la dernière campagne électorale ainsi que le jour du scrutin sur la télévision et les stations de radio étatiques. Les cas de Mami et Keramane viennent en outre confirmer la thèse de ceux qui estiment que l’ex-golden boy Abdelmoumène Khelifa, en détention depuis plus de deux mois à Londres, a assuré, avec la demande d’extradition française pendante, de ne jamais rendre compte à la justice de son pays.


  3. #185
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    Dimanche 27 mai 2007 -- Le premier responsable de la Centrale syndicale est-il concerné par un autre procès de l’épisode Khalifa ? Deux publications, en l’occurrence l’hebdomadaire en langue arabe El-Mouhakik et le quotidien l’Authentique ont respectivement rapporté dans leurs éditions de jeudi dernier et d’hier citant des sources proches de la Cour suprême, que le «secrétaire général de l’UGTA a été placé sous contrôle judiciaire par le conseiller rapporteur de cette institution judiciaire».

    Selon les deux journaux, cette décision serait liée à l’ouverture d’une autre instruction relative à l’affaire Khalifa et dont Sidi Saïd serait concerné. Pour cette fois-ci, ce dernier aurait été entendu par la justice au sujet de son témoignage devant le tribunal criminel de Blida, lors duquel, il avait déclaré : «J’assume la responsabilité de la résolution du 12 février qui a couvert le placement de janvier 2001.» Or, une source proche de l’UGTA a démenti cette information. Pour elle, il s’agit «d’une information rapportée dans un premier temps par un hebdomadaire paru en fin de semaine dernière et relayé par un quotidien en ce début de semaine». Mieux, une autre source, en charge des questions juridiques, nous a indiqué que conformément à la procédure judiciaire, «le secrétaire général de l’UGTA ne peut être placé sous contrôle judiciaire par une institution comme la Cour suprême, puisque ce dernier ne bénéficie pas de privilège de juridiction».

    Selon notre source, «dans le cas échéant, il faut que la personne concernée soit d’abord inculpée et son dossier transmis devant le juge d’instruction d’une juridiction que la Cour suprême aura à définir. C’est au niveau de cette dernière, qu’il sera décidé ou non de le mettre sous contrôle judiciaire, après lui avoir signifié les chefs d’inculpation». Ceci étant, selon l’hebdomadaire El-Mouhakik, Abdelmadjid Sidi Saïd a été entendu il y a quelques semaines deux fois de suite par le juge instructeur et des questions lui ont été posées «autour de son témoignage tenu devant le tribunal criminel près la cour de Blida, lors du procès de l’affaire Khalifa».

    Les deux publications, faut-il le noter, n’ont pas précisé si le secrétaire général de l’UGTA a été ou pas inculpé dans cette affaire. Pour rappel, lors de son audition en sa qualité de témoin, Abdelmadjid Sidi Saïd, secrétaire général de l’UGTA et ancien président du conseil d’administration (CA) de la Caisse nationale des assurances sociales (Cnas), avait déclaré assumer ses responsabilités quant à la résolution relative au placement des fonds des caisses à El Khalifa Bank. En effet, l’ancien président du conseil d’administration de la Cnas qui a reconnu que «le conseil d’administration qui s’est réuni le 1er février 2002» a indiqué : «Au début d’avril 2001, il y a eu une délibération sur le placement des excédents de la trésorerie», tout en soulignant que «le ministère a approuvé la délibération de ce placement et celle de l’augmentation des salaires du personnel des caisses dans le cadre des conventions de branches».

    La présidente du tribunal criminel près la cour de Blida avait insisté sur l’une des questions posées à Sidi Saïd sur la résolution du 12 février 2002. Ce dernier a rétorqué en déclarant qu’il l’a signée au titre de président du conseil d’administration et transmise à la tutelle, précisant qu’il ne s’agit pas de faux. Il dira également «n’avoir pas été informé des cinq placements et que sa résolution a été transmise à la tutelle », précisant que si cette correspondance a disparu entre son bureau et celui du ministre, cela ne relève pas de ses responsabilités. «Je vous redis que ma grande surprise fut de me rendre compte que les placements avaient déjà eu lieu», a-t-il souligné.

    Pour rappel, le patron de la Centrale syndicale avait déclaré lors d’une rencontre syndicale à l’occasion du congrès de la Fédération des pétroliers, «qu’il n’a jamais trahi la confiance des travailleurs », faisant ainsi allusion aux commentaires qui ont suivi son témoignage lors du procès Khalifa.


  4. #186
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    Dimanche 27 mai 2007 -- Prudence au sein de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) à propos de l’information faisant état de la mise sous contrôle judiciaire, par le conseiller rapporteur de la Cour suprême, d’Abdelmadjid Sidi Saïd, secrétaire général du syndicat.

    Le responsable de communication de la centrale syndicale, M. Rachid Aït Ali, ne voulant ni confirmer ni infirmer hier la nouvelle, a déclaré que «ce ne sont que des allégations de presse qui est libre de publier ce qu’elle veut». Clamant l’innocence du secrétaire général de l’UGTA quant au placement des avoirs du syndicat dans la banque Khalifa, il a «rappelé» que la responsabilité revient à Abdelmadjid Benacer, directeur général de la Caisse nationale des assurances sociales (CNAS), actuellement en prison.

    Allant plus loin, notre interlocuteur a affirmé que le mis en cause n’a rien reconnu au tribunal de Blida avant de finir par lâcher que «ça reste à vérifier». De son côté, M. Salah Djenouhat, chargé de l’organique au sein de l’UGTA, a refusé de commenter cette information.

    Il est à noter qu’Abdelmadjid Sidi Saïd avait reconnu, il y a deux semaines, être convoqué par la Cour suprême dans le cadre de l’affaire Khalifa. Selon des informations de presse, Sidi Saïd a été placé au courant de la semaine dernière sous contrôle judiciaire par le conseiller rapporteur de la Cour suprême.

    Ce dernier est chargé d’établir son rapport relatif aux déclarations faites lors du procès Khalifa. Ainsi, le patron de l’UGTA est poursuivi pour faux et usage de faux dans des documents officiels et administratifs et imitation de signatures.

    Le rapporteur de la Cour suprême a procédé également à la confiscation du passeport du mis en cause, tout en lui interdisant de quitter le territoire national. En l’absence de démenti officiel et à quelques mois de la tenue du XIe congrès de la centrale syndicale, la guerre de succession pourrait être relancée.

    Il convient de rappeler qu’au lendemain de la comparution de Sidi Saïd devant le tribunal de Blida, un appel de certaines figures syndicales, sous la houlette du membre de la commission nationale exécutive et sénateur Amar Mehdi, pour la tenue d’un congrès extraordinaire, a alors été lancé.

    Ce dernier a été déféré devant la commission de discipline avant d’être suspendu pour infraction au règlement principal de l’UGTA et expression en dehors des structures du syndicat. Considérant la décision de sa suspension comme une déclaration de guerre, il avait alors souligné que son initiative ne s’arrêtera pas avec cette mesure.


  5. #187
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    PARIS, May 29, 2007 (AP) - French police on Tuesday detained the wife and two former associates of wanted Algerian banking mogul Abdelmoumen Rafik Khalifa, who was convicted in absentia of involvement in the 2003 collapse of the country's largest private bank, police officials said.

    Nadia Amirouchane, Ghazi Kebbache and Mohammed Nanouche were detained in three Paris locations by officers in France's organized crime brigade, police officials said.

    The three are wanted by Algerian authorities for their roles in the collapse of the Khalifa Bank. Kebbache worked as the bank's manager, and Nanouche was its director general.

    In March, an Algerian court convicted the three of «criminal conspiracy and fraud» in absentia.

    The three were expected to be extradited to Algeria. As part of extradition procedures against them, they were to appear at a hearing by a Paris judge later Tuesday.

    The bank was the backbone of Khalifa's financial empire. It collapsed after three executives - but not Khalifa himself - were arrested in February 2003 at the airport in the Algerian capital, Algiers, while trying to leave the country with suitcases stuffed with ¤2 million (US$2.24 million) in cash. They were reportedly planning to board Khalifa's private jet for Paris. The company denied any role.

    Khalifa, who was sentenced in absentia to life in prison, has been living in London since 2003. In February, British authorities arrested him on suspicion of money laundering, later releasing him on bail. Algeria is seeking his extradition from Britain.


  6. #188
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    Mercredi 30 mai 2007 -- L'épouse de l'ex-magnat algérien Rafik Khalifa ainsi que deux anciens dirigeants de la banque dirigée par l'homme d'affaires ont été interpellés mardi à Paris, a-t-on appris de source policière. Ces trois personnes font l'objet de mandats d'arrêts internationaux émanant de la justice algérienne, a précisé la source. Ils pourraient faire l'objet d'une extradition dans ce pays, a ajouté la source.

    Nadia Amirouchène et les deux hommes ont été interpellés par la brigade nationale de recherche des fugitifs, sans autre précision de lieu précis ni des conditions d'interpellation. Mme Amirouchène avait été condamnée par contumace en Algérie à une peine de dix ans de prison, en mars 2007, pour de présumées malversations et escroqueries au sein de l'empire Khalifa, conglomérat disparate alliant banque, transport aérien, télévision, location de voitures de luxe, édition, santé et textile. Les deux autres personnes interpellées avaient pour leur part écopé d'une peine de vingt ans de prison en Algérie. Rafik Khalifa, fondateur de la banque du même nom, a été arrêté le 27 mars à Londres dans le cadre d'un mandat d'arrêt européen délivré par le tribunal de grande instance de Nanterre, en région parisienne, puis maintenu en détention depuis.


  7. #189
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    Rebondissement dans l'affaire Khalifa :

    Mercredi 30 mai 2007 -- Selon la même source, l’interpellation entre dans le cadre de l’exécution de mandats d’arrêts internationaux délivrés, en 2004, par la justice algérienne, a précisé la même source. Nadia Amirouchène et les deux anciens dirigeants de la banque, mis en examen et laissés en liberté provisoire pour des affaires en France, ont été interpellés par la brigade française de recherche des fugitifs, sans autre précision de lieu précis ni des conditions d’interpellation.

    Les personnes arrêtées devraient être extradées vers l’Algérie après que la justice française se sera prononcée sur leurs cas respectifs, a ajouté cette source. Mme Khelifa, née Amirouchène, avait été condamnée par contumace en Algérie à une peine de 10 ans de prison, le 22 mars dernier, pour de présumées malversations et escroqueries au sein de l’empire Khalifa, conglomérat disparate alliant banque, transport aérien, télévision, location de voitures de luxe, édition, santé et textile.

    L’identité des deux autres personnes interpellées n’a pas été révélée mais il pourrait s’agir de deux des cinq anciens dirigeants de Khalifa Bank, Krim Smaïl, Salim Bouabdellah, Faouzi Baïchi, Mohamed Nanouche ou Kebbache Ghazi, condamnés par contumace à 20 de prison ferme.

    L’inattendu coup de filet des policiers français intervient cinq jours après l’arrestation de l’ancien ministre de l’Industrie, Abdenour Keramane, condamné à 10 ans de prison par contumace, intervenue également à Paris au moment où il répondait à une convocation de la préfecture pour une demande de réadmission.

    Il a été conduit au centre de rétention administrative de Vincennes avant d’être relâché au bout de vingt-quatre heures. Quant à Abdelwahab Keramane, ex-gouverneur de la Banque d’Algérie, condamné par le tribunal criminel de Blida à 20 années de prison ferme, il a pu déposer une demande d’asile, actuellement traitée par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA).

    Rafik Khelifa, quant à lui, arrêté le 27 mars à Londres dans le cadre d’un mandat d’arrêt européen délivré par le tribunal de grande instance de Nanterre, en région parisienne, attend que la justice britannique se prononce sur la demande d’extradition française.


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