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  1. #15
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  2. #16
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    Mardi 9 Janvier 2007 - - La première journée au tribunal de Blida donne de l’optimisme quant au déroulement de ce qui est dénommé «procès du siècle». L’absence de Abdelmoumene Khalifa pèsera sûrement sur les débats. Il est attendu de l’ex-golden boy, adulé par les médias et les membres influents du régime, des révélations sur ses accointances et les complicités dont il aurait pu bénéficier. Cette absence est compensée par le fait que des ministres, le patron de la centrale syndicale et autres directeurs généraux auront à répondre aux questions publiques des juges et du procureur. Si, au vu du scepticisme ambiant, on peut considérer que les magistrats n’iront pas au fond des choses (un faux procès), rien ni personne n’empêchera les avocats de la défense de poser les bonnes et les vraies questions. Le ton est donné avec l’éventualité de la convocation d’Ahmed Ouyahia en sa qualité de chef de gouvernement au moment où la faillite du groupe Khalifa a été prononcée. Cette possibilité, qui peut devenir une réalité durant les débats contradictoires, ouvre la possibilité de voir d’autres personnalités être convoquées par la justice.

    L’affaire Khalifa est scindée en plusieurs affaires différentes. Les mondes politique, sportif, culturel et médiatique ont eu des contacts privilégiés avec le jeune pharmacien devenu banquier et homme d’affaires par un miracle à l’algérienne. Beaucoup de personnes doivent faire une introspection et craindre de se voir citées à la barre.

    «L’épopée» Khalifa a commencé en 1998 et s’est achevée lamentablement en 2003. Cinq années qui ont vu l’Algérie changer de Président, se succéder plusieurs chefs de gouvernement et ministres ainsi qu’une pléiade de directeurs généraux. Les jeunes Algériens montraient énormément de fierté de travailler pour le «plus» grand groupe privé algérien.

    La qualité du procès et les jugements qui seront rendus au nom du peuple permettront aux Algériens de se faire une idée de ce qu’il pourra advenir des tenants de la «tchipa» et ce, quel que soit le niveau de responsabilité des inculpés.

    Les frères Keramane, deux des accusés et pas des moindres, dénoncent une parodie de justice et une cabale politique. La vox populi veut des têtes. Les magistrats en charge de cette affaire ont, en plus de la responsabilité d’être équitables, de faire en sorte qu’il n’y ait pas que des lampistes qui payent pour «l’escroquerie du siècle».

    En plus de rendre justice, les juges devront, au travers de ce procès, faire en sorte que la confiance dans l’appareil judiciaire soit une réalité pour les années à venir. Ce procès devra permettre aussi à tous les acteurs de la vie publique, politique, financière et médiatique de tirer les enseignements pour que pareille dérive ne survienne plus.

    La réussite et la chute de Rafik Khalifa a posé la problématique des failles dans le code portant monnaie et crédit. Elles ont été corrigées par le législateur. Mais les failles dans le fonctionnement du régime sont toujours là. Il suffit à une personne de faire croire qu’elle possède un parent haut placé ou une relation pour que des portes fermées au commun des citoyens deviennent béantes et laissent entrer n’importe quel sirocco.

    Le népotisme et la concussion ont été pour beaucoup dans l’ascension du jeune loup affamé dans une bergerie avide d’argent. Ce procès permettra, peut-être, d’éviter à l’Algérie d’être appelée à la barre de l’histoire tant la corruption à tous les niveaux et pour tous les montants est répandue.

    L’Algérie à la barre !

  3. #17
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    A trial related to the biggest financial scandal in the history of Algeria began on Monday, as 104 people faced serious charges, including fictitious bankruptcy and forgery, the Algerian daily Al-Fajr reports.

    The large-scale theft was allegedly masterminded by Rafiq Al-Khalifa, who is currently living in Britain. Al-Khalifa will be tried in absentia while the Algerian authorities continue their efforts to have Britain extradite him.

    The "Al-Khalifa Group" is charged with stealing 3.2 billion dinars (320m euros) from the Central Bank of Algeria. One of the key witnesses during the trial will be the country's finance minister, Murad Madlasi.

    Britain had so far refused to extradite Al-Khalifa because Algeria has not abolished the death sentence, Farouq Qasantini, one of the defense lawyers, told Al-Fajr. Nevertheless, Qasantini revealed he thought Al-Khalifa would not be sentenced to death, but only to life in prison.

    For his part, chairman of the Parliamentary Committee for Legal Affairs, Mas'ud Sheihub, said the extradition treaty between Algeria and Britain must be implemented, no matter what.

    Most of the accused are expected to serve up to 10 years in prison if found guilty. The trial is likely to end within one month.

    Algerians who stole 320m euros stand trial

  4. #18
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    Les avocats de la défense dans l’affaire Khalifa ont réclamé, hier, le témoignage d’Ahmed Ouyahia, en sa qualité d’ex-chef de gouvernement, une fonction qu’il exerçait encore en 2003 au moment où l’ex- Khalifa Bank a été mise sous administration provisoire.

    En effet, au moment de l’ouverture solennelle du procès et juste avant la clôture de la séance du matin, M. Merghale, avocat de quatre chefs d’agence de l’ex-banque Khalifa, mis sous mandat de dépôt, a pris la parole. Il a surpris l’assistance en réclamant la présence de M. Ahmed Ouyahia au nom, précise-t-il, de plusieurs de ses confrères.

    Gérant parfaitement la situation et vraisemblablement préparée pour ce genre de «surprises», la présidente du tribunal, Mme Fatiha Brahimi, s’est contentée de répondre que cette personne n’était tout simplement pas inscrite sur la liste des témoins.

    «J’ai déposé une demande auprès du tribunal soulevant l’impérativité du témoigne de M. Ouyahia depuis déjà plusieurs semaines», a rétorqué l’avocat. Affichant une nette disponibilité du tribunal à œuvrer en faveur de l’application de la notion de droit des inculpés à la défense, Mme Brahimi a promis de «faire venir à la barre tous les témoins dont les propos seront considérés important pour mettre la lumière sur toute la vérité».

    D’ailleurs, quelques minutes auparavant, des noms de témoins cités, inattendus du reste, ont répondu favorablement à l’appel de Mme Brahimi. MM. Mourad Medelci et Karim Djoudi, respectivement ministre des Finances et ministre délégués auprès du ministre des Finances chargé de la Réforme financière, et M. Teboune, ancien ministre de l’Habitat, ont été ajoutés à la liste des témoins.

    Les ministres en poste ont tenu à préciser, dans une déclaration à la presse, que leur présence au tribunal était nécessaire pour apporter leur témoignage. D’ailleurs, ils ont tenu à soulever qu’ils n’avaient pas besoin de l’accord du gouvernement pour être présents.

    «Le procès Khalifa devait se tenir en tout état de cause et, maintenant qu’il a commencé, il ne s’arrêtera que lorsque les verdicts seront prononcés», a affirmé M. Medelci. Se déclarant compréhensive au sujet de l’agenda chargé des actuels ministres, la présidente du tribunal a décidé d’éviter leur présence quotidienne tout au long du procès et leur a accordés la latitude de ne «venir qu’au moment de leur témoignage» M. Mohamed Laksassi et l’ancien administrateur de la banque Khalifa ont également été convoqués pour témoigner.

    Toutefois, le ministre d’Etat, M. Aboudjerra Soltani, et le secrétaire général de l’UGTA, M. Abdelamdjid Sidi Saïd, ne s’y sont pas présentés pour témoigner. «Nous les ferons ramener (…) Si les avocats l’exigent, nous avons les moyens de les forcer à se présenter», explique à leur sujet Mme Brahimi.

    Plus de 300 témoins sont appelés à être entendus lors du procès prévu pour durer plusieurs semaines. Les accusés, de leur côté, sont défendus par quelque 150 avocats. Les témoins sont, pour leur majorité, d’anciens hauts cadres d’entreprises publiques ou toujours en fonction.

    Onze inculpés absents à la barre Le premier des quatre procès du scandale du groupe Khalifa s’est ouvert hier comme prévu à la cour de Blida. Il est 9h30, lorsque les accusés sont entrés dans la salle. Peu de temps après, la présidente de la cour, Mme Brahimi Fatiha, déclare l’ouverture du procès de la caisse principale de Khalifa Bank.

    Fait inattendu, elle annonce la couleur pour écarter toute éventualité de report. Le procès pourrait même durer une quinzaine de jours. Nous sommes appelés à travailler ensemble pendant plusieurs jours, dit-elle d’emblée. Un important dispositif de sécurité est mis en place.

    La présidente a entamé la procédure par l’appel des 104 accusés, qui a duré plus d’une heure. Le plus grand absent est évidemment Abdelmoumène Rafik Khelifa, le patron du groupe, en exil à Londres depuis 2003. Sept autres cadres du groupe sont en fuite et contre lesquels un mandat d’arrêt international a été lancé.

    Les trois Keramane, à savoir Abdelouahab, ancien gouverneur de la Banque d’Algérie, Abdenour, ex-ministre sous le gouvernement de Ghozali, et Yasmine, ancienne représentante de Khalifa Airways à Milan (Italie) n’ont pas répondu aux convocations de la juge, alors qu’ils étaient présents tout au long de l’instruction.

    Un mandat d’arrêt sera lancé contre eux, apprend-on. Un procès exceptionnel Les accusés du procès 2006/142 répondent d’une trentaine de chefs d’accusation, dont faillite frauduleuse, association de malfaiteurs, abus de confiance, détournement de fonds, faux et usage de faux et corruption.

    Ce n’est qu’à 14h45 que l’arrêt de renvoi a commencé à être lu. Les témoins et les victimes ont été autorisés à quitter la salle durant l’après-midi. Ils seront convoqués au moment opportun, a déclaré la présidente de la cour. Pour ce qui est des accusés qui seront traduits devant la cours criminelle, la prise de corps appliquée dimanche durera tout au long du procès.

    La présidente du tribunal n’a pas manqué de relever, dès les premières heures de l’ouverture du procès, son «caractère exceptionnel». «Ce n’est pas un procès comme tous les autres», a-t-elle affirmé. D’ailleurs, des mesures exceptionnelles ont été prises, dont celle de l’adjonction de deux assesseurs en réserve à ceux déjà notifiés par la cour de Blida.

    De même, deux autres membres de jury ont également été mis en réserve ; ils ont été tirés au sort.

    La défense exige le témoignage d’Ouyahia

  5. #19
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  6. #20
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    Mercredi 10Janvier 2007 - - A son deuxième jour, le procès de la plus «grande arnaque du siècle», comme l’avait qualifié l’ex-chef de gouvernement Ahmed Ouyahia, dont le témoignage est demandé par la défense, commence à révéler une partie de l’iceberg. Même si les avocats estiment que beaucoup de personnes ne sont toujours pas inquiétées, celles qui se sont succédé à la barre commencent déjà à faire des révélations fracassantes et à donner des noms de personnalités connues sur la scène politico-médiatique. Comme elle l’avait promis avant l’ouverture officielle du procès, la présidente de l’audience, Mme Brahimi, a commencé le déroulé du procès depuis la naissance de la banque Khalifa. Appelant le notaire Rahal qui a établi les statuts de la création de cette banque et ceux de sept filiales, Mme Brahimi prendra toute la matinée pour essayer de comprendre comment Abelmoumene Khalifa a réussi à falsifier les premiers documents pour créer sa banque.

    A 78 ans, Omar Rahal a eu beaucoup de difficultés à se rappeler certains détails. Il était voisin des Khalifa à Hydra et son bureau de Chéraga était adjacent à la pharmacie de cette famille. Il se rappelle qu’en 1998, au mois d’avril, il avait établi les statuts d’une société par action (SPA) pour la création d’une banque à la demande de Abdelmoumene Khalifa et de son oncle Ghazi. Au nombre de 9, les actionnaires, dans leur majorité membres de la famille Khalifa, auraient tous signé l’acte de création. Premier point noir dans cette affaire : la sœur de Abdelmoumene, vivant au Maroc, n’aurait jamais fait le déplacement en Algérie pour cette signature, relève la présidente qui se base sur le témoignage de cette dernière. Mieux, le capital social de la SPA était de 500 millions de dinars.

    Selon la loi, un quart du 1/5 de cette somme devait être libéré et donc déposé au niveau du Trésor. Cette somme qui représente 25 millions de dinars n’a jamais été libérée entièrement. «Pourtant, vous étiez tenu d’avoir un récépissé de dépôt, M. Rahal, avant de remettre l’acte de création ?» demande Mme Brahimi. M. Rahal bafoue, se trompe, se rappelle que des sommes ont été versées et que «normalement le montant a été libéré». Il justifie ensuite son ignorance de la loi spécifique régissant les banques, celle sur la monnaie et le crédit. Mais c’est sans compter sur l’habilité de Mme Brahimi qui, doucement mais méthodiquement, revient à la charge, plus d’une heure après, pour montrer à M. Rahal un acte établi par sa personne où, dans une clause, il précise que le document a été élaboré dans le respect de la loi sur la monnaie et le crédit. «Pouvez-vous faire référence à une loi sans en prendre connaissance ?» s’interroge la présidente de la séance. «Passons. Il y a encore d’autres questions», lâche Mme Brahimi, d’un air sûr. Elle reviendra alors sur la façon dont Abdelmoumene Khalifa a réussi à obtenir un crédit de 9 milliards de centimes auprès de la BDL de Staouéli. Un crédit obtenu grâce à la mise en gage de la villa familiale de Hydra et de la pharmacie de Chéraga. Les actes établis sont des faux, «le cachet est bien le vôtre mais la signature a été falsifiée», explique encore Mme Brahimi qui se base sur une expertise demandée par le juge instructeur. Les faits reprochés à M. Rahal ne s’arrêtent pas là. Ce dernier a accepté d’établir, quelques mois après seulement, en septembre plus précisément, de nouveaux statuts permettant à Abdelmoumene Khalifa d’être propulsé à la tête de la SPA en devenant le P-DG de la banque Khalifa. «Vous avez établi de nouveaux statuts où ont été changés le capital social, les membres fondateurs et une cession des actions. Tout cela sans avoir recouru au respect de la loi. Vous n’avez même pas demandé à voir l’autorisation de la Banque d’Algérie !» «Je ne connaissais pas cette loi», lâche M. Rahal. Mme Brahimi, très patiente avec l’inculpé, précisant qu’elle le ménageait pour son âge avancé, ne peut s’empêcher d’élever la voix et de s’étonner : «Un notaire qui prétend ne pas connaître la loi ? C’est aberrant !» La présidente se tait un moment avant de dire : «Si vous aviez respecté les lois, après la faillite de la banque, les citoyens auraient pu récupérer leur argent.» Le procureur général, qui a confirmé tout au long de la journée d’hier sa connaissance parfaite du dossier, posait des questions précises et ne se gênait pas pour établir les liens de «voisinage» et de «parenté» à chaque fois que l’occasion lui était donnée. Il commencera d’ailleurs par cette question : «Abdelmoumene Khalifa était-il bien ton voisin ? Tu connaissais son père, sa mère et toute la famille ?» La réponse est, bien sûr, affirmative. Le procureur reviendra ensuite sur le détail des papiers que Abdelmoumene Khalifa a présentés, ceux qui ont manqué dans le dossier et que le notaire devait exiger et sur la présence effective des signataires des actes falsifiés de la mise en gage des biens de la famille. «La mère de Abdelmoumene, vous la connaissez. Elle est membre fondateur de la SPA. Où a-t-elle signé ? Devant vous ? A la maison ?» Le notaire inculpé commence a se sentir mal. Il s’assoit et une bouteille d’eau lui est ramenée. «Si vous ne vous souvenez pas de vos propos devant le juge d’instruction, je peux vous les rappeler. Vous avez été entendu 7 fois par ce dernier», précise encore le représentant du ministère public. Ce dernier mettra en exergue le non-paiement des droits d’enregistrement des actes falsifiés, les falsifications de documents du notaire où il est clairement rédigé que les associés de la SPA avaient libéré le quart du capital et que ces derniers s’étaient tous présentés pour la signature de l’acte de mise en gage de leurs biens. Mme Brahimi revient à la charge pour demander à M. Rahal : «Est-ce que vous saviez qu’il y a des conditions qu’il faut respecter pour une personne qui veut créer une banque ? Il faut des qualifications, une expérience, des diplômes […].» «Non je ne sais pas», dit toujours M. Rahal. «C’est désolant qu’un notaire dise cela», lâche la présidente de la séance qui poursuit : «Vous aviez établi les statuts de toutes les filiales à l’exception de deux d’entre elles. El Khalifa Bank détenait des parts dans toutes ces entreprises créées. Il y a des lois à respecter quand une SPA est créée et dont un des associés est une banque.» «Je ne le savais pas», insiste l’inculpé. Ce dernier préférera parler de la réputation de Abdelmoumene Khalifa, des connaissances qu’il avait et de tous les gens qui le soutenaient : «Tout le monde disait qu’il était intègre, gentil et prêt à aider autrui […].» La présidente l’interrompt : «Il ne s’agit pas là de réputation mais du respect des lois.» Le procureur général enfoncera le clou en ce qui concerne M. Rahal en lui demandant : «Quand un officier public, et c’est ce que vous êtes, fait quelque chose de contraire à la loi, comment peut-on qualifier cela ?» M. Rahal refuse de répondre. «C’est votre droit», dit le procureur général avant de demander : «Comment avez-vous pu établir un acte foncier entre le beau-frère de Abdelmoumene et ce dernier sans mentionner de date ?» «C’est des oublis qui peuvent se produire. Généralement on corrige dès qu’on se rend compte de cette erreur.» Le représentant du ministère public laissera entendre que cet acte a été établi après que M. Rahal eut pris sa retraite. Un deuxième inculpé suivra à la barre. Il s’agit de Djamel Guelimi, l’homme fort de Abdelmoumene Khalifa, disons plutôt son «bras droit» même si ce dernier réfutera tous les faits. Pour rappel, l’inculpé a été condamné dernièrement dans l’affaire des transferts illégaux d’argent vers l’étranger, après avoir été arrêté avec deux autres personnes à l’aéroport d’Alger avec une valise contenant 2 millions d’euros.....

  7. #21
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    ...Djamel a 42 ans. Il a le niveau de terminale. C’est un ami d’enfance de Moumene Khalifa, comme il le dira devant le tribunal criminel. Ce dernier, qui habitait non loin du bureau du notaire, M. Rahal, travaillera des années chez ce dernier comme clerc. Son père, Omar, est un des membres fondateurs de la banque Khalifa. «Moumene m’a proposé que mon père, en retraite, s’associe avec lui pour la création d’une banque car il avait besoin d’une personne ayant des connaissances juridiques. J’ai proposé à mon père, lequel, après avoir discuté avec mon ami, a accepté», raconte Djamel. Ce dernier niera tout lien avec la banque Khalifa : «Je n’ai commencé à travailler avec Abdelmoumene qu’une fois Khalifa Airways créée. Je n’ai aucun lien avec la banque.» Difficile de le croire puisque Mme Brahimi lui rafraîchira la mémoire en lui rappelant que le jour où les statuts de création de la banque ont été signés, il avait bien accompagné Abdelmoumene et le P-DG de la BDL Staouéli chez le notaire M. Rahal, absent ce jour-là. «C’était une pure coïncidence», dit l’inculpé. D’ailleurs, les coïncidences vont se succéder. Djamel Guelimi dira tout au long du procès n’avoir occupé aucun poste à El Khalifa Bank. «Pourtant, l’assistante et secrétaire personnelle de Abdelmoumene Khalifa, dans son témoignage devant le juge instructeur, a bien précisé que tout passait par vous. Vous avez reçu toutes les personnalités et c’est vous qui aviez négocié le placement des banques dans les comptes de Khalifa.» Djamel nie. Les précisions de Mme Brahimi et du procureur général vont venir l’enfoncer. «Vous avez occupé quel poste ? Pour quelle raison ? Quelles sont vos qualifications ?» Djamel a été inspecteur en 2000 de Khalifa Airways, il a été nommé ensuite P-DG de Khalifa TV. Le représentant du ministère public demande alors : «Qui a été l’intermédiaire pour que la fille Keramane, Yasmine, obtienne des millions d’euros pour partir à Milan ? Comment expliques-tu les versements que tu faisais à Amel Ouahbi dans ses comptes ?» En clair, Djamel Guelimi était le bras droit de Abdelmoumene Khalifa. Il recevait et négociait à sa place pour le placement de l’argent des entreprises publiques. Il ne trouvera rien à dire quand le procureur général commencera à lire son premier P-V d’audition : «Vous avez rencontré Benouis, Mami, Deriassa, Amel Ouahbi, Benhouna, Keramane, le frère de Bouguerra Soltani et d’autres ministres […].» Djamel commence à reconnaître peu à peu avoir rencontré ces personnes : «La fille Keramane devait assurer l’ouverture d’une ligne de Khalifa Airways […] le frère de Bouguerra Soltani que j’ai rencontré en France avait besoin d’interprète parce qu’il ne maîtrisait pas la langue de Molière […] J’ai rencontré Benouis mais je ne lui ai pas adressé la parole. Moumene m’avait juste demandé de prendre un café avec lui, le temps qu’il le reçoive […] Benhoune, ex-membre de la commission bancaire de la Banque d’Algérie, j’ai reçu son fils en France, il cherchait un travail […] J’ai versé des sommes dans le compte d’Amel Ouahbi mais à la demande de Abdelmoumene sans me rappeler combien de fois ni la somme à chaque fois […].» Le procès s’annonce déjà, à son deuxième jour, très riche en révélations.

    Révélations fracassantes du chef de cabinet de Abdelmoumene Khalifa

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