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  1. #1
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    Algeria's biggest financial scandal (so far) - The Khalifa trial


    Abdelmoumen Rafik Khalifa

    ALGIERS (AFP) - A fraud trial involving more than 100 defendants in Algeria's biggest financial scandal since independence was due to open Monday, but the main defendant, a high-living tycoon, is currently exiled in London.

    The accused, on trial before a court at Blida west of Algiers, will have to answer 30 charges including fraudulent bankruptcy, criminal association, abuse of trust, embezzlement, forgery and bribery.

    The main charge concerns a sum of 3.2 billion dinars (320 million euros/420 million dollars) missing from the accounts of the Khalifa Bank following alleged irregularities in the management of deposits and failure to observe proper safety precautions in granting loans.

    The main accused, Algerian tycoon Abdelmoumen Rafik Khalifa, will be tried in absentia.

    The flamboyant billionaire who once had three villas in on the French Riviera, has been living in exile in London since 2003.

    British authorities have not authorised his extradition despite recently signing an extradition agreement with Algeria, a former French colony which became independent in 1962.

    Algerian authorities have issued an international warrant for Khalifa's arrest.

    Penalties for those convicted could be as high as 10 years' jail.

    Five accused have already been in custody for three years, 108 are provisionally at liberty and seven are fugitives.

    Khalifa, 40, a pharmacist and son of a former minister in the government of Algeria's first post-independence president Ahmed Ben Bella, built up a business empire employing more than 20,000 over a period of five years between 1998 and 2003.

    Khalifa Bank, Algeria's first privately owned bank, was the the hub of this empire with some 7,000 employees.

    The group also comprised an airline, Khalifa Airways, and a television station in France.

    The empire first started to crumble in 2003 at Algiers airport when three employees were arrested while allegedly trying to smuggle two million euros out of the country. Khalifa's group collapsed later that year.

    Trial starts Monday in Algeria's biggest finance scandal

  2. #2
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    Les avocats se sont pliés à la volonté de leurs prévenus qui veulent éviter tout éventuel incident lors du déroulement du procès Le procès de l’affaire Khalifa s’ouvre, bel et bien, après-demain, lundi 8 janvier, au tribunal de Blida, a confirmé encore le chef du gouvernement, M. Abdelaziz Belkhadem, lors de sa sortie médiatique de jeudi dernier.

    S’abstenant de désavouer publiquement son ministre de la Justice, M. Tayeb Belaïz, qui avait, le 26 décembre écoulé, annoncé que ce procès se tiendra le 14 janvier, M. Belkhadem, a préféré aborder ce volet avec beaucoup de diplomatie.

    «Le ministre de la Justice est certes le premier responsable du secteur mais, moi, je vous confirme que tous les prévenus ont reçu leur convocation pour le 8 janvier, jour de l’ouverture du procès (…) Il n’a jamais été question d’une autre date au niveau du tribunal de Blida», insiste-t-il.

    Par ailleurs, le Jeune Indépendant a appris, de source judiciaire, que le spectre du boycott de l’audience soulevé par les avocats a été définitivement dissipé, dans la mesure où ces derniers ont décidé d’éviter «toute éventuelle tension lors de ce procès».

    «Les prévenus que nous représentons disent avoir confiance en notre système judiciaire et nous ont demandé unanimement d’assurer un déroulement ordinaire du procès et d’éviter la création de tensions inutiles», nous confie l’un des avocats, contacté hier.

    Belkhadem confirme la tenue du procès Khalifa ce lundi, les avocats décident de ne pas boycotter

  3. #3
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    ALGIERS, Jan 6 (KUNA) -- ....Algerian justice minister Al-Tayyeb Belaiz said in a statement the Algerian government was seeking extradition of Algerian businessman Abdulmumen Khalifa, who is residing in Britain since 2003, on charges of fraud and theft of money of thousands of people in Khalifa Bank.

    He voiced optimism to reaching an agreement with London, noting that Algeria and Britain had already signed an agreement to swap convicts.

    Some 104 people out of 124, linked with the so-called Khalifa trial, would stand trial on Monday on charges of theft, fraud, forgery and kick-backs.

  4. #4
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    Le procès de la caisse principale de Khalifa Bank s’ouvre demain à la cour de Blida:

    Dimanche 7 Janvier 2007 - - Le procès de la caisse principale de Khalifa Bank, actuellement en liquidation, débutera demain à la cour de Blida. 35 sur les 104 inculpés ont passé hier leur première nuit en cellule dans la salle de transit de la prison de Blida. Ceux détenus dans la prison d’El Harrach ont été transférés hier dans le même lieu. Une trentaine de chefs d’inculpation sont retenus contre l’ensemble des 104 personnes mises en examen par le juge d’instruction près le tribunal de Chéraga. Il s’agit entre autres d’association de malfaiteurs, d’abus de confiance, de faux et usage de faux, de faux en écritures publiques, de corruption, d’escroquerie, de trafic d’influence et de faillite organisée et banqueroute.

    L’ouverture et le déroulement du procès se feront, personne n’en doute, en l’absence du principal mis en cause, en l’occurrence le patron du Groupe Khalifa, Rafik Abdelmoumene Khalifa, contre lequel un mandat d’arrêt international a été émis via Interpol et dont l’extradition tarde à se concrétiser. Mais les inculpés susmentionnés ne seront pas les seuls à comparaître devant la cour de Blida. «Théoriquement, tous ceux qui ont été cités dans l’ordonnance du juge sont concernés par la comparution, même s’ils ne sont que témoins», nous dira une source proche du dossier. A propos des hautes personnalités, dont des ex et actuels ministres, bénéficiant de l’exception de juridiction, notre source nous indiquera qu’à sa connaissance deux personnes de très haut rang, et de surcroît toujours en poste, ont reçu leur convocation. Sans exclure cependant que le procès pourrait être reporté –au plus d’une semaine- dès lors qu’il risque d’y avoir beaucoup d’absents. Beaucoup de gens concernés résident à l’intérieur du pays. Lancées il y a une quinzaine de jours, les convocations continuent d’arriver progressivement à leurs destinataires. Au moins 140 témoins et 40 victimes sont convoqués à comparaître au procès.

    Si report il y a, cela confirmera les déclarations de Tayeb Belaïz le 26 décembre dernier, en marge de la rencontre Bouteflika/cadres de la nation, selon lesquelles le procès a été fixé pour le 14 janvier. Une déclaration qualifiée par les avocats de la défense de «flagrante ingérence» qui remet en cause grandement l’indépendance de la justice. Revenant sur la mise en inculpation de hauts responsables de l’Etat dont l’implication avérée est constatée par le juge d’instruction, notre source affirme que l’instruction se poursuit toujours pour ces cas et que, pour le moment, aucun dossier n’a été transmis à la Cour suprême. Rappelons à ce sujet que les personnes entendues dans le procès de la caisse principale de Khalifa et bénéficiant du privilège de juridiction -à l’exemple des walis, des ministres, des présidents d’APC, des magistrats, etc.- ne peuvent être inculpées par le magistrat instructeur. Lorsque ce dernier estime qu’il a assez d’éléments contre tel ou tel haut responsable, il transmet le dossier à la cour qui, elle, l’adresse au président de la Cour suprême. Lequel désigne un magistrat instructeur à charge et à décharge pour le déférer devant la juridiction appropriée. Jusqu’à aujourd’hui aucun dossier n’a été transmis. Prévu initialement pour le mois de juillet, le procès, qui s’ouvrira demain, a été reporté à plusieurs reprises, notamment en raison des pourvois en cassation introduits auprès de la Cour suprême par la centaine d’avocats pour la libération de leurs clients. Cela après que la chambre d’accusation près la cour de Blida eut décidé de non-lieux pour une vingtaine de personnes et maintenu le contrôle judiciaire ou la liberté provisoire pour les 104 autres. La plus haute instance de justice avait alors statué sur les pourvois en les rejetant en bloc, ce qui a suscité le courroux des défenseurs qui menacent de boycotter le procès. Ainsi, avant même la tenue de ce procès, la bataille juridique entre la défense et le tribunal a bel et bien commencé et le déroulement du jugement risque d’être très houleux. Précisons qu’outre Abdelmoumene Khalifa, qui sera jugé par contumace, cinq autres personnes, se trouvant en France et en Grande-Bretagne, font l’objet d’un mandat d’arrêt international. Il est important de signaler enfin que le procès de demain ne constitue qu’une partie du volumineux dossier Khalifa, composé de quatre autres volets, Khalifa Airways, transferts illicites de devises, l’importation de deux stations de dessalement de l’eau de mer et Khalifa Construction.

    Sur les 104 inculpés, 35 ont passé hier leur première nuit en prison

  5. #5
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    Azzedine Chabane:

    Dimanche 7 Janvier 2007 - - Personne n’y croyait vraiment, les supputations et les commentaires les plus pessimistes couraient bon train sur l’impossible procès des responsables de la plus grande escroquerie du siècle commise en Algérie, l’affaire Khalifa. Comme arguments, on avançait l’impunité inéluctable dont se prévalent de hauts responsables ou des proches de certains dirigeants du pays.

    Au terme d’une longue instruction qui a duré plus de trois années, le procès Khalifa s’ouvrira finalement demain, comme indiqué par une source judiciaire du tribunal criminel près la cour de Blida qui instruira le dossier. Dans le box des accusés, il y aura, bien sûr, les cinq prévenus détenus depuis l’ouverture de l’instruction (des ex-cadres de Khalifa Bank) ainsi que 104 personnes sous contrôle judiciaire et soumises, depuis hier, à la prise de corps légale qui précède l’ouverture d’un procès. Tous répondront aux chefs d’inculpation de constitution d’association de malfaiteurs, d’abus de confiance, de corruption et de détournement de fonds. Ce procès du 8 janvier qui pourrait durer une douzaine de jours portera sur l’affaire de la caisse principale de Khalifa-Bank, l’une des principales filiales de l’empire Khalifa, et dont l’enquête a établi qu’elle a engendré une perte de 320 milliards de centimes. Faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international lancé contre lui par la justice algérienne, Abdelmoumene Khalifa sera néanmoins jugé par contumace.

    L’enjeu est énorme pour la crédibilité de l’Etat et pour son image de marque, au plan national et international. Il s’agira d’abord d’administrer la preuve que la réforme de l’appareil judiciaire, engagée à grands frais depuis trois ans, est fructueuse et que les magistrats disposent aujourd’hui des moyens juridiques et matériels pour faire appliquer la loi, toute la loi, et rien que la loi, loin de tout esprit de népotisme, de clanisme ou de clientélisme.

    L’un des objectifs majeurs de la réforme a trait à la restauration de la confiance du citoyen dans son appareil judiciaire, il n’y a pas si longtemps discrédité et accusé de tous les maux, dont la corruption et l’incompétence n’étaient pas les moindres. Tambour battant, la réforme de la justice, accompagnée d’un statut du magistrat qui réhabilite la fonction et les hommes, a ouvert la voie à toute une série d’actions d’envergure : modernisation et informatisation des structures, stages de formation et rencontres didactiques avec des magistrats étrangers de haut niveau, signature d’accords et de conventions bilatérales d’entraide et d’extradition avec plusieurs gouvernements, etc. Peu à peu, ces efforts commencent à porter leurs fruits, même s’il est évident que le processus demeure une œuvre de longue haleine.

    Tout au long du procès de Khalifa-Bank qui sera suivi par d’autres procès concernant les autres affaires pendantes, les regards des Algériens et de nombreux étrangers seront tous braqués sur le tribunal criminel de Blida où se jouera une partition singulière, celle de la transparence, de la sérénité et donc de la crédibilité de la justice, armée par la réforme de toute une panoplie de textes et de moyens qui visent à renforcer son indépendance et son efficacité. En d’autres termes, de son aptitude à conduire «le procès du siècle» dépend le verdict du citoyen dont la rancœur et la désaffection sont encore présentes envers une institution qui doit démontrer, en cette circonstance, son aptitude à juger sereinement, méthodiquement, complètement, n’épargnant aucun mis en cause, si puissant soit-il, ne cédant à aucune pression, d’où qu’elle vienne, examinant les faits et seulement les faits, loin de toute démagogie et de toute velléité de règlement de comptes.

    Ainsi, le procès de Khalifa-Bank ne doit pas être celui des lampistes et des petits malfrats, au risque d’accréditer la certitude que les grands corrupteurs et corrompus ont encore de beaux jours devant eux. Il doit, au contraire, illustrer la volonté maintes fois réaffirmée par le président Bouteflika de réhabiliter la justice en lui donnant les moyens modernes et efficients de sa mission afin que cet instrument névralgique de l’Etat de droit puisse exercer pleinement ses prérogatives, loin de toute instrumentalisation et de tout passe-droit. Ce qui signifie que tous les prévenus et mis en cause, à quelque niveau qu’ils se situent, doivent rendre compte à la justice des faits et méfaits dont ils sont comptables. Un défi, sans doute, mais aussi une exigence de l’ancrage de l’Etat dans les eaux démocratiques.

    Les défis du procès Khalifa

  6. #6
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    Malgré les moyens mis en œuvre pour la tenue, dans les meilleures conditions possibles, du plus grand scandale que l’Algérie ait connue, l’absence des principaux accusés, en fuite, risque de peser sur le déroulement du procès dont l’ouverture est prévue ce matin à Blida.

    En plus de l’absence du principal accusé, Rafik Abdelmoumène Khelifa, réfugié à Londres, et dont les autorités algériennes disent travailler à son extradition, sept autres cadres et proches de Rafik Khelifa se sont mis officiellement ou officieusement sous la protection des autorités françaises ou britanniques.

    En outre, une partie des 33 inculpés concernés par la prise de corps (devant être jugée non libre) n’a pas rejoint hier la prison de Blida, comme exigé par l’ordre de prise de corps. Selon des sources judiciaires, un peu plus de 20 inculpés, dont l’ex-DG de Digromed, l’ancien directeur technique national de l’EN de football Ighil Meziane ainsi que d’ex-cadres de Khalifa, se sont constitués prisonniers.

    Il manquerait à l’appel une dizaine d’inculpés ; parmi eux les deux frères Keramane, l’un ex-gouverneur de la Banque d’Algérie, et le second un ancien ministre, qui a réalisé des affaires avec le groupe. Un troisième membre de la famille Keramane, une femme, ancienne représentante de la défunte Khalifa Airways à Rome, serait cité également en tant qu’inculpé.

    Selon une source proche de l’ex-gouverneur et qui nous a déclaré être sans nouvelles de son «ami» depuis quelques jours, les Keramane ont le sentiment qu’ils seront les boucs émissaires d’un scandale dont l’instruction n’a pas prouvé qu’ils ont profité directement des fonds du groupe.

    Etant les plus «gradés» des inculpés, les Keramane, pense notre source, qui jouissaient d’une totale liberté de mouvement y compris de voyage tout au long de l’instruction, créeront la surprise, qu’ils soient présents ou absents lors du procès.

    Toujours selon notre source, les inculpés qui passent en jugement sous des chefs d’inculpation relevant du criminel avaient jusqu’à hier 20 heures pour se présenter à l’établissement pénitentiaire de Blida. Il n’est pas exclu que des inculpés choisissent de se présenter ce matin directement au tribunal, ce qui rend aléatoire tout pronostic sur la présence ou l’absence de la dizaine d’inculpés encore en liberté.

    Les «corrompus» jugés en fonction de la nouvelle loi sur la corruption La deuxième partie des inculpés, constituée par des P-DG, DG d’entreprises publiques et cadres d’institutions étatiques laissés en liberté provisoire, sera jugée pour des charges relevant de la correctionnelle.

    Ils encourent au maximum 10 ans d’emprisonnement en vertu de la nouvelle loi sur la corruption. Seront présents au box des accusés les DG de Saidal, de l’AADL, des OPGI et EPLF, de la CNAS, de la CNAC… poursuivis pour corruption active.

    C’est à l’issue de l’appel des 104 inculpés par le greffier du tribunal criminel que l’assistance, en particulier les avocats, sera fixée sur l’attitude à prendre face à un procureur mieux préparé et mieux armé, et que l’assistance saura qui a ou n’a pas répondu à la tenue du procès.

    Les avocats, quelque peu désarçonnés après l’inattendu rejet en bloc des pourvois en cassation par la cour suprême, ensuite par la programmation du procès, un mois plus tard, tenteront de peser le rapport de force qui se dessinera après la lecture de l’arrêt de renvoi.

    Est-il juste de tenir un procès alors que les principaux antagonistes sont en fuite ? Est-il possible de défendre des clients peu de temps après avoir reçu les convocations ? Telles sont les principales questions que tenteront de poser une partie des avocats hostiles à la tenue du procès et qui reviendront à la charge pour soulever ce qu’ils considèrent comme des vices de procédure que la chambre d’accusation de la Cour suprême a balayés sans prendre de gants.

    La défense, du moins une partie, tentera à travers un discours lyrique de faire pression sur le tribunal qui, même s’il est très peu probable qu’il accepte un report, pourrait être amené, face à la ténacité des avocats, à adopter une attitude non hostile vis-à-vis des prévenus.

    Bien entendu et conformément à la loi, les avocats des inculpés en fuite n’auront pas droit à la parole. L’ancien patron du groupe Khalifa, Rafik Abdelmoumène Khelifa, 40 ans, réfugié à Londres depuis 2003 ainsi que les autres inculpés en fuite seront jugés par contumace, en même temps que les 90 autres inculpés.

    Ils sont accusés de faillite frauduleuse, vol qualifié, association de malfaiteurs, faux et usage de faux, corruption. La genèse du scandale La Khalifa Bank, épine dorsale du groupe, avait été mise en liquidation en mai 2003 après la découverte d’un «trou» de caisse de 32 millions de dinars (320 millions d’euros), selon l’enquête qui a duré trois ans.

    Le procès d’aujourd’hui n’est donc que le premier des 4 procès attendus pour juger ceux qui sont responsables, directement ou indirectement, d’un préjudice évalué à au moins 1,2 milliard d’euros au détriment de petits épargnants, d’institutions étatiques, d’entreprises publiques, de fournisseurs de biens et services… L’astuce est simple : des rabatteurs sollicitent des patrons d’institutions et d’entreprises publiques pour qu’ils placent leur argent chez la Khalifa Bank.

    En contrepartie, il est accordé différents avantages : voyages de luxe, villas, appartements, cartes de crédit, embauche de la progéniture (élève pilote avec le niveau de terminale !), invitations en France, billets d’avion gratuits… Les fonds récoltés serviront en partie à faire tourner les filiales du groupe largement déficitaires.

    L’autre partie a été transférée illégalement à travers des opérations fictives de commerce extérieur ou à travers des escroqueries. C’est le cas de deux unités de déssalement d’eau de mer importées à l’état de ferraille, sans dossier.

    Bien que l’opération ait été présentée comme un don, elle a permis à Moumène de transférer 63 millions d’euros ! Poussé à la faute, l’irréparable est alors commis Le vent a définitivement tourné pour Rafik Khelifa lorsqu’en novembre 2002, après plusieurs mois d’hésitations de la Banque d’Algérie et du ministère des Finances, les opérations de commerce extérieur de Khalifa Bank sont gelées et l’établissement placé sous tutelle administrative, à la suite de malversations décelées par deux enquêtes ordonnées par la Banque d’Algérie.

    Entre novembre et février 2003, les dirigeants du groupe sont poussés à la faute afin de justifier la déconfiture qui allait fatalement suivre devant une opinion publique incrédule. La débâcle se confirme donc lorsqu’en février 2003 trois des proches de Rafik Khelifa sont arrêtés à l’aéroport d’Alger alors qu’ils tentaient, une énième fois, de faire embarquer à bord du jet privé de Moumène une mallette contenant deux millions d’euros.

    L’argent devait servir à desserrer l’étau sur la moribonde chaîne de télévision satellitaire qui émet depuis Paris et dont les employés restaient sans salaires depuis novembre 2002. Mettre au chômage 13 000 personnes ? Impensable ! Pendant que la souricière se refermait sur ses proches, Moumène tenta de faire pression à travers les 13 000 personnes qu’il employait dans ses différentes filiales.

    Mettre au chômage autant de personnes dont une partie sont des proches de ministres ou d’anciens ministres, de généraux en exercice ou en retraite, de hauts responsables, de magistrats, de P-DG, de syndicalistes… Impensable, soutenait-on à l’époque, surtout que l’un des avocats du groupe est le propre frère du président de la République.

    N’ayant plus le contrôle de la banque pour supporter les découverts de ses filiales, Khelifa assistera, impuissant, à la liquidation de Khalifa Airways, KTV ainsi qu’une demi-douzaine d’autres entreprises. Le système mis en place par Moumène Khelifa reposait sur le principe du fameux jeux de dinarjet ou dollarjet : le dernier qui mise perd ! En 2004, le golden boy a mis à la disposition d’Ali Benflis, candidat malheureux aux élections présidentielles, une chaîne de télévision émettant à partir de Londres avec des moyens rudimentaires et passant en boucle de la propagande anti-Bouteflika.

    Mis à part une interview accordée à un magazine français, Moumène Khelifa se fait plus discret, surtout depuis la signature des accords judiciaires entre Alger et Londres. Des accords qui rendent en théorie possible son extradition, dans la mesure où il ne risque pas la peine de mort…

    Ouverture ce matin du premier des quatre procès du scandale du groupe Khalifa: La justice, rien que la justice !

  7. #7
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    Annoncé comme “le procès du siècle”, le procès Khalifa s’ouvre ce matin en l’absence du principal accusé. Ni Moumène Khalifa, ni encore moins les hauts cadres de l’Etat auditionnés par la justice ne seront sur le banc des accusés. Bouteflika qui espérait marquer son quinquennat par un procès exemplaire n’aura pas réussi à le faire. Ceux qui s’attendaient à voir la vérité éclater à l’issue du procès seront déçus. C’est à une parodie qu’ils assisteront avec comme acteurs principaux, d’ex-employés de Khalifa et quelques directeurs d’entités publiques ayant déposé leurs fonds au niveau de Khalifa Bank.

    Comptant sur l’effet d’annonce, les ministres de la Justice et celui de l’Intérieur se sont chargés de multiplier les déclarations. Belaïz et Zerhouni n’ont eu de cesse de promettre que “toute la vérité” sera enfin connue sur ce qu’ils appellent l’escroquerie du siècle. Sans jamais l’évoquer directement dans ses nombreux discours, Bouteflika a de son côté donné le ton, promettant de sévèrement punir “tous” les auteurs de la corruption. Ses “efforts” pour extrader Khalifa sont pourtant rester vains. Ni son déplacement à Londres, ni encore moins la visite de Jack Straw à Alger n’ont réussi à faire fléchir la position londonienne. A Alger qui souhaitait juger Khalifa, les autorités londoniennes ont répondu que le réfugié Khalifa ne pouvait faire l’objet d’une telle mesure. En février dernier, le secrétaire d’Etat au Foreign Office, usant d’une formule très diplomatique, avait expliqué : “Nous comprenons le souci des autorités algériennes concernant cette personne. Cependant, cela ne dépend pas de la signature du traité d’extradition. Il demeure toutefois possible qu’il y ait extradition, conformément à nos lois et à nos engagements internationaux.” Pourtant, le garde des Sceaux algérien s’était empressé de dire que le dossier d’extradition de Khalifa est en voie d’être réglé, laissant supposer que ce dossier devrait connaître son épilogue sous peu. Il n’en sera rien. Khalifa est absent de son procès. Une situation qui doit arranger beaucoup de personnes du sérail pour qui l’ancien golden boy algérien pourrait être un témoin gênant.

    Beaucoup d’entre eux ont bénéficié des “largesses” de Khalifa et ne voudraient certainement pas être mêlés à cette affaire. Aujourd’hui donc, c’est le procès de la faillite de Khalifa Bank qui implique 104 accusés qui débute. Ils doivent répondre d'une trentaine de chefs d'accusation, dont ceux de faillite frauduleuse, association de malfaiteurs, abus de confiance, détournement de fonds, faux et usage de faux, corruption. Ils encourent des peines allant jusqu'à dix ans de prison et des amendes. Au cours des audiences, il sera question du trou de 3,2 milliards de dinars constaté dans la caisse principale de la banque à la suite d'irrégularités dans la gestion des dépôts et de la nonobservation des règles prudentielles dans l'octroi des crédits. Après avoir été dans les bonnes grâces du système, Khalifa qui a arrosé un nombre incalculable de personnalités est tombé en disgrâce en février 2003, lorsque trois de ses cadres qui tentaient de sortir frauduleusement une mallette contenant deux millions d’euros avaient tenté de quitter le territoire national. Depuis, ses déboires n’ont pas cessé. En 2002, les pouvoirs publics avaient gelé les opérations de commerce extérieur de Khalifa Bank et mis l'établissement sous tutelle administrative. Elle a été suivie par la faillite du groupe en juin 2003 et la fuite à Londres de Khalifa. Jouissant du statut de réfugié, il n’est inquiété ni par les autorités anglaises ni encore moins par l’agitation des Algériens autour d’une hypothétique extradition qui n’interviendra sans doute jamais.

    L'affaire Khalifa devant le juge sans Khalifa

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