Amendement de la loi sur les hydrocarbures, paiement d’une grande partie de la dette extérieure, coup d’envoi du processus de privatisation de la première banque publique et première visite d’un chef d’Etat algérien au Royaume-Uni auront été les principaux faits marquants de l’année 2006 en Algérie, selon le bureau d’expertise londonien Oxford Business Group (OBG).

Ce dernier observe que, durant l’année écoulée, l’Algérie a utilisé ses revenus pétroliers pour «activement rembourser sa dette auprès de ses débiteurs étrangers, notamment le Club de Paris et le Club de Londres». A cela s’ajoute le fait que la Russie a décidé d’effacer la dette de l’Algérie pour un montant de 4,74 milliards de dollars.

Ces paiements anticipés attestent, selon le bureau londonien, que «l’Algérie est en train de démontrer sa bonne santé financière, mais aussi d’éviter des dépenses d’intérêts considérables à moyen et long terme». Ainsi, à la fin de 2006, le montant de la dette extérieure s’élevait à 4,7 milliards de dollars, soit à peine 6 % des réserves en devises.

Ces remboursements, estime-t-on, «devraient renforcer la position financière de l’Algérie au plan international, ainsi que sa crédibilité et son attractivité en tant que destination d’investissement». Toujours dans le domaine des finances, OBG relève qu’en septembre 2006, le gouvernement algérien a décidé d’ouvrir 51 % du capital du Crédit populaire d’Algérie (CPA) et que la privatisation de cette banque devrait être conclue d’ici à mars 2007.

Les experts londoniens soulignent, dans ce cadre, que les services bancaires et financiers en Algérie sont depuis plusieurs années, «en dessous des standards internationaux» et estiment qu’une privatisation réussie du CPA «devrait ouvrir la voie à celle de deux autres banques et donner un élan attendu au secteur bancaire algérien».

OBG revient, par ailleurs, sur la promulgation d’un décret comportant 19 amendements à la loi sur les hydrocarbures qui maintiendra désormais «le monopole de Sonatrach». Pour les experts britanniques, «l’Algérie espère que ces changements prolongeront la durée de vie des réserves gazières et pétrolières, alors qu’une très grande partie du pays n’a pas encore été explorée», d’autant que «la loi «permet également de ralentir le rythme des explorations, même si la vitesse de production ne sera pas affectée», notent-ils.

Le bureau britannique fait remarquer que depuis la décision de l’OPEP de réduire la production de pétrole en réaction à la baisse des prix, les pays tels que l’Algérie prennent, à leur tour, des mesures appropriées dans le but de sauvegarder leur principale source de revenus.

Les autres faits marquants à retenir en 2006 sont, selon OBG, la visite de deux jours du président Bouteflika à Londres, qui visait essentiellement à «promouvoir l’Algérie auprès des investisseurs britanniques et à l’ensemble de la communauté internationale» et la concrétisation du projet de l’autoroute Est-Ouest à travers le choix des entreprises réalisatrices.

Selon les experts d’Oxford Business Group : 2006, une année marquante pour l’Algérie