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  1. #15
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    Samedi 13 decembre 2008 -- Suggéré par l'ancien ministre des Finances Abdelaziz Benachenhou, le gel des projets pétrochimiques de Sonatrach actuellement en maturation se précise. Le PDG de Sonatrach, Mohamed Meziane a confirmé, samedi 13 décembre, la possibilité de renoncer à certains projets dans l'aval pétrolier et gazier, à cause de la chute des prix du pétrole, mais sans donner de détails. Parmi les projets menacés figure le complexe d'aluminium de 700.000 tonnes prévus à Beni Saf à l'extrême ouest du pays. "Ce projet qui est en cours de maturation peut être concerné par le gel", a déclaré M. Meziane à la radio Chaîne III.

    Ce complexe d'aluminum devrait être construit par une société dont le capital est détenu à 30% par Sonatrach et Sonelgaz et à 70% par un consortium émirati formé de Dubal et Moubadala. En fait, la réalisation de cette usine qui n'a jamais fait l'unanimité ni au sein de Sonatrach, ni au sommet de l'Etat, pourrait être abandonné dès 2009. "Les Algériens et les Emiratis sont liés par un accord qui expire fin 2008. Si le projet n'est pas finalisé avant cette date, il sera abandonné", affirme à toutsurlalgerie (tsa-algerie.com), un banquier proche du dossier.

    La crise économique mondiale pourrait servir d'arguments aux deux parties pour justifier leur divorce, mais en réalité la querelle entre les partisans et les adversaires de ce projet concerne les 70% de parts du capital attribué aux émiratis. En plus, l'usine devrait bénéficier en effet d'un terrain au bord de la mer, d'un gaz très bon marché et d'un financement de la part des banques publiques, autrement dit d'une garantie de l'Etat, en cas d'un défaut de remboursement. "Après le dicours du président fin juillet sur les investisseurs étrangers, les Algériens ont décidé de reprendre la majorité, ce qui n'a pas plu aux Emiratis", affirme le banquier.

  2. #16
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  3. #17
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    Ali Idir :


    Samedi 24 Janvier 2009 -- Le projet algéro-émirati d'une aluminerie à Beni Saf dans la wilaya de Ain Temouchent peine à voir le jour. Révélée par toutsurlalgerie (tsa-algerie.com) dès le 27 juillet 2008, la décision des autorités algériennes de revoir la répartition du capital entre Algériens et Emiratis a été confirmée aujourd'hui par le PDG de Sonatrach, Mohamed Meziane. Dans un entretien au quotidien El Watan, le patron de la société nationale des hydrocarbures a déclaré: "Il (le projet) est en cours de maturation et de discussion. Il n'y a pas eu de décision finale encore. On n'a pas terminé les études. De plus, il fallait rectifier le système 51-49% avec l'augmentation de la participation de Sonatrach...".

    C'est la première fois depuis l'éclatement de la polémique sur ce projet controversé que le PDG de Sonatrach s'exprime directement sur le sujet. Dans le montage initial, les Emiratis du consortium Dubal-Moubadala détenait 70% du capital de la société en charge d'exploiter la future usine contre seulement 30% pour le groupement constitué par Sonatrach et Sonelgaz.

    Cette répartition jugée trop favorable aux Emiratis a fait et fait encore grincer des dents parmi les cadres de Sonatrach et au sein du gouvernement. Beaucoup n'ont pas compris pourquoi Sonatrach a fait un "tel cadeau"aux groupement Dubal-Moubadala. D'autant que les émiratis bénéficieront d'un terrain situé au bord de la mer, d'une zone industrielle aménagée avec un port. Ils auront également accès à un gaz à prix réduit pour produire l'énergie nécessaire au fonctionnement de l'aluminerie.

    Ce dossier a pesé dans la récente décision du gouvernement de revoir les conditions d'investissement en limitant la participation des investisseurs étrangers à 49% dans les projets en Algérie. Le capital national doit en effet être majoritaire et la règle s'applique désormais à cette aluminerie.

  4. #18
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    Rafik Tadjer :


    Dimanche 15 Mars 2009 -- La perspective avait été évoquée fin décembre par le PDG de Sonatrach Mohamed Meziane avant d'être démentie quelques jours plus tard par le ministre de l'Energie et des mines Chakib Khelil. Finalement, c'est le premier qui semble avoir raison. La société nationale des hydrocarbures a décidé de geler tous ses projets prévus dans les futures zones industrielles de Tiaret et Beni Saf en raison de la crise financière mondiale et de la baisse annoncée des revenus pétroliers de l'Algérie attendue durant les deux prochaines années, a indiqué à TSA (tsa-algerie.com) une source proche du dossier.

    Selon nos informations, Sonatrach a décidé il y a quelques jours de «mettre au placard » tous ses projets dans la pétrochimie et l'aluminium prévus dans ses deux futures zones industrielles. « Tous les projets inscrits dans l'aval pétrolier et gazier actuellement en maturation et prévus à Tiaret et Beni Saf ont été mis au placard jusqu'à nouvel ordre, en attendant de voir plus clair en qui concerne les conséquences de la crise économique mondiale», explique notre source.

    Parmi les projets gelés figurent l'usine d'aluminium de Beni Saf et la raffinerie géante de pétrole de Tiaret d'une capacité de 15 millions de tonnes par an. Ces projets Sonatrach voulait les réaliser en partenariat avec des groupes arabes du Golfe : les Emiratis de Dubal-Moubadala pour l'aluminium et Delta Oil pour la raffinage. Mais la crise économique mondiale et la baisse des prix du baril ont contraint le groupe algérien à revoir ses ambitions. Cette crise fait baisser considérablement les prix du pétrole, passés de 147 dollars en août 2008 à 40 dollars actuellement. Cette baise affecte directement les revenus de Sonatrach qui, après un record en 2008 (76 milliards de dollars), doit s'attendre à des recettes compris entre 30 et 40 milliards de dollars en 2009, selon le prévisions de Chakib Khelil.

    Outre la baisse des recettes pétrolières et les conséquences négatives de la crise sur le marché mondial de l'aluminium, Sonatrach était également confrontée au problème de la renégociation de sa part du capital dans l'aluminerie de Beni Saf. La répartition initiale qui était de 70% pour les Emiratis (Dubal-Moubadala) et 30% pour les Algériens (Sonatrach-Sonelgaz) n'a jamais fait l'unanimité au sommet de l'Etat. Le président Abdelaziz Bouteflika avait d'ailleurs décidé de modifier les conditions d'investissement étranger pour donner au capital national la majorité dans tous les projets d'investissement impliquant des étrangers. Les négociations entre Sonatrach et les Emiratis sur ce point ont échoué, accélérant la décision de geler le projet, ajoute notre source.

  5. #19
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    Rafik Tadjer :


    Dimanche 22 Mars 2009 -- Comme nous l'avions révélé en exclusivité dès le 15 mars, Sonatrach a décidé de geler ses investissements dans la pétrochimie et l'aluminium, officiellement en raison de la crise économique mondiale. Les projets concernés par cette décision sont prévus dans les futures zones industrielles de Beni Saf à Ain Temouchent et de Tiaret.

    Parmi les investissements gelés figurent la raffinerie géante de 15 millions de tonnes prévue à Tiaret et l'usine d'aluminium de 700.000 tonnes de Beni Saf. Ces deux projets devaient être réalisés en partenariat avec le saoudien Delta Oil pour le raffinage et le consortium émirat Dubal-Moubadala. Résultat de ce gel, la création de des zones industrielles est reportée à une date non définie et avec elles le développement de cette région, les créations d'emplois qui étaient attendues et la réduction de la dépendance de l'économie nationale vis-à-vis de l'exportation d'hydrocarbures.

    Mais, loin d'être applaudie, la décision de Sonatrach de reporter à plus tard ses investissements dans ces deux secteurs suscite des interrogations, voire des critiques. La cause ? Des experts interrogés par TSA (tsa-algerie.com) estiment que la crise mondiale n'est pas un obstacle. Elle constitue, bien au contraire, une opportunité pour les groupes algériens qui souhaitent investir.

    Les prix des équipements ont en effet fortement baissé sur les marchés internationaux du fait de la multiplication des faillites dans les pays développés et d'un ralentissement des investissements dans ces mêmes pays. « La crise mondiale a fait baisser le prix des installations et des équipements. C'est le moment d'investir et d'acheter des usines. Ce qui était proposé à « 100 » il y a quelques mois est cédé à « 20 » aujourd'hui. L'Algérie doit saisir les opportunités offertes par la crise mondiale pour investir massivement dans l'industrie et acquérir des sociétés étrangères», estime un consultant dans le secteur industriel.

    L'argument de Sonatrach de renoncer à certains investissements dans l'aval pétrolier en raison de la crise mondiale intervient au moment où les prix des installations et de la construction connaissent des baisses après plusieurs années de forte hausse. Autrement dit : Sonatrach avait décidé d'investir massivement au moment où les coûts d'investissement étaient au plus haut mais dès que les prix des équipements ont baissé, le groupe a gelé ses investissements. « Cette décision est contraire aux intérêts nationaux de l'Algérie. La conjoncture devrait inciter Sonatrach à investir pour réduire la dépendance du pays à l'égard du pétrole brut et devenir un acteur majeur de la pétrochimie en Méditerranée », souligne un expert pétrolier.

    La décision de Sonatrach de suspendre ses projets parait d'autant plus surprenante que la société nationale des hydrocarbures dispose de moyens financiers importants. Elle a réalisé un bénéficie net de 7 milliards de dollars en 2008 et plus de 8 milliards de dollars en 2007. De même que les banques publiques disposent de 25 milliards d'euros qui dorment sans savoir dans quoi les utiliser.

  6. #20
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    Dimanche 14 Juin 2009 -- L’aluminerie de Béni-Saf n’est plus à l’ordre du jour, a indiqué Amar Tou dans le développement d’une réponse en relation avec la situation des deux ports de la wilaya, celui de Béni-Saf relevant de la Sogeport de Ghazaouet et celui de Bouzedjar dépendant de celle d’Oran, ce qui empêche la mise en œuvre d’une politique de gestion centrée sur les intérêts de la wilaya plutôt que sur ceux de deux entités économiques excentrées par rapport à celle-ci. Lorsque la crise économique mondiale aura cessé et que l’intérêt pour l’aluminerie renaîtra, il est possible de revoir le statut du port de Béni-Saf. Dans une première réponse, le ministre avait éludé notre question, en nous invitant à la poser au ministre de la Pêche.

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