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  1. #85
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    Samedi 6 Décembre 2008 -- Pis encore, les produits agricoles, qui constituent l'essentiel des exportations de ces pays, sont quatre fois moins chers que ceux des pays de l'OCDE et des Etats-Unis. Ces puissants, qui ont inventé "le dumping social" pour s'autoriser un protectionnisme, ne sont pas prêts d'ouvrir leurs marchés aux produits des pays en développement grâce aux règles qu'ils ont eux-mêmes mises en place sans possibilité de recours. Quelles sont donc la posture et la marge de manœuvre d'un membre de l'OMC ? L'adhésion de l'Algérie à l'OMC signifie clairement l'abandon d'une part de sa souveraineté nationale. Parce que l'OMC impose des règles supranationales qui ne reconnaissent pas les lois nationales, d'autant plus que ce sont les puissants de ce monde qui fixent l'agenda de l'OMC en fonction de leurs propres intérêts, c'est pourquoi les rounds de l'organisation traînent des années. "Il ne faut pas se leurrer, l'adhésion à l'OMC ne signifie pas du tout l'afflux des investissements et que l'argent va couler à flots ! Il faut d'abord renforcer la compétitivité de votre économie, à moins que vous ne vouliez changer les règles de l'OMC via des alliances… ", a averti l'expert suisse. Cette formule aux accents de mise en garde est accompagnée d'un conseil pour notre pays de voir s'il dispose d'autres alternatives que l'adhésion à l'OMC. La réponse était chez Ouyahia qui avait assuré, jeudi, que l'adhésion de l'Algérie à l'OMC n'est "pas contradictoire" avec les accords bilatéraux de l'Algérie avec d'autres pays ou avec les zones de libre-échange régionales. Dans ce contexte, Ouyahia a souligné que le fait de "progresser avec nos frères tunisiens ou le fait d'être, dans quelques semaines, partie prenante dans la zone de libre-échange arabe, n'est pas du tout contradictoire avec les négociations que nous menons pour adhérer à l'OMC".

  2. #86
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    Dimanche 21 Décembre 2008 -- Les points de divergence entre l'OMC et l'Algérie, qui a entamé depuis plus de 20 ans ses négociations d'adhésion à cette organisation, ont été «sensiblement aplanis», a indiqué dimanche le ministre algérien du Commerce El-Hachemi Dajâaboub. "Les points de divergence entre l'Algérie et les pays membres de l'OMC ont été sensiblement aplanis", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Alger. "Le nombre de questions adressées à l'Algérie est passé de 222 à 96 questions dont 63 émanant des Etats-Unis, a ajouté M. Djaâboub.

    Le ministre a précisé que les points restés en suspens concernent principalement l'ouverture du marché algérien aux voitures d'occasion, dont l'importation est interdite depuis 2005, le prix du domestique du gaz et le foncier industriel. Les prix algériens de l'énergie sont inférieurs aux cours internationaux, alors que Sonatrach a le monopole du marché des services énergétiques. M. Djaâboub a estimé que le prix du gaz appliqué sur le marché algérien est "raisonnable car il couvre les dépenses et génère des bénéfices à la société Sonatrach lui permettant ainsi de les placer dans de nouveaux investissements".

    Il a également indique que le gouvernement refuse d'ouvrir le marché national aux voitures d'occasion en provenance d'Europe car, a-t-il dit, "la commercialisation de ces véhicules constitue une menace pour la sécurité du consommateur algérien", a expliqué M. Djaâboub. Le ministre a évoqué, par ailleurs, "une préoccupation soulevée par les pays membres concernant une décision prise en octobre par le gouvernement et liée à l'annulation de la cession du foncier de l'Etat au profit d'investisseurs et son remplacement par un système de concession".

  3. #87
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    Lundi 22 decembre 2008 -- «L'Algérie ne fera pas de concessions supplémentaires», a déclaré le ministre du Commerce, Hachemi Djaaboub, lors de la conférence de presse tenue hier au siège de son département. Pourtant non prévu au menu de cette rencontre, le dossier de l'adhésion de l'Algérie à l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) a tout de même était largement abordé. «L'Algérie estime avoir fait le maximum d'efforts pour adhérer à l'OMC », estime Hachemi Djaaboub, qui a tenu à mettre en exergue les difficultés que pose cette adhésion. Selon lui, l'Algérie doit répondre à 96 questions émanant de l'Union européenne et des Etats-Unis. Ces questions tournent autour de 7 domaines en suspends. Il s'agit du prix du gaz, de l'importation des véhicules d'occasion, des subventions aux exportations, de la taxe interne de consommation, du droit de pratiquer le commerce extérieur pour les non-résidents, de la non-divulgation des informations protégées dans le domaine du médicament, et de l'annulation de la cession des terres.

    Concernant le prix du gaz destiné à l'industrie, les Européens et les USA considèrent qu'il s'agit d'une « subvention déguisée », affirme Djaaboub qui explique que les experts algériens ont démontré, chiffres à l'appui, « que Sonatrach ne vend pas le gaz à perte, et qu'elle fait même des bénéfices qu'elle réinvestit ». En clair, « l'Algérie s'attache à cet avantage comparatif », dit-il, donc il n'est pas question d'aligner les prix du gaz destiné à l'industrie sur ceux pratiqués sur le marché international.

    Pour ce qui est de l'importation des véhicules de moins de 3 ans, l'allusion du ministre du Commerce est plus claire lorsqu'il affirme que « 99 % des voitures d'occasion viennent de France ». Soulevant par ailleurs la question de la fraude constatée sur l'âge des véhicules. Il précise qu'avant l'interdiction, l'Algérie importait quelque 65.000 véhicules usagés, dits de moins de 3 ans, contre environ 200.000 véhicules de tourisme neufs actuellement.

    Sur la question des « subventions à l'exportation », le ministre avoue que les autorités ont été amenées à revoir le Fonds d'aide aux exportations, pour ne laisser que des aides de type logistiques (participation aux foires...). Non sans remarquer que les subventions, en particulier dans le secteur de l'Agriculture, existent bien dans les pays membres de l'OMC dont les USA et la Suisse (dans le cas du lait). Autre sujet de discorde avec les pays de l'UE et les USA, la taxe intérieure de consommation (TIC). Djaaboub réaffirme la position de l'Algérie de ne pas supprimer les taxes sur certains « produits de luxe » comme le kiwi, le whisky et les véhicules tout-terrain (4x4). Même position en ce qui concerne le droit de pratiquer le commerce extérieur pour les non-résidents. Pour le ministre, la loi est claire, pour être importateur, il faut disposer d'une adresse fixe et d'un local.

    Pour ce qui est de la « non divulgation des informations protégées dans le domaine du médicament », Hachemi Djaaboub explique que cela concerne les génériques. Nos partenaires veulent que la composition des médicaments tombés dans le domaine public ne soit pas divulguée. « C'est une bataille féroce qui concerne le générique », dira-t-il, sans toutefois préciser la position précise de l'Algérie (va-t-elle se conformer à la règle que veulent imposer les USA et l'UE ?) sur cette question, même s'il a rappelé le choix pour l'encouragement de la production du générique.

    L'annulation de la cession des terres et son remplacement par la concession de 99 ans pour les investisseurs (étrangers et algériens, sans distinction) ne semble pas plaire également aux partenaires de l'Algérie. À ce propos, Djaaboub rappellera seulement qu'au Royaume-Uni, « il n'existe pas de cession ». En tout cas, la réponse à toutes ces questions est « dans sa phase finale », affirme le ministre qui explique que le « comité gouvernemental » composé des départements concernés par l'adhésion à l'OMC devra se réunir avant de finaliser les réponses et demander une date pour la prochaine réunion avec les pays membres de l'Organisation auteurs des 96 questions.

    Concernant les autres volets de sa conférence de presse, le ministre du Commerce a indiqué que l'Algérie s'apprêtait à adhérer à Zone arabe de libre-échange (ZALE) et qu'un dossier technique sera transmis incessamment à notre ambassade au Caire. Pour ce qui est de l'Accord de commerce préférentiel signé avec la Tunisie, il concerne l'accès de tous les produits algériens au marché tunisien sans droits de douane, contre 2.034 produits tunisiens qui bénéficieront des mêmes avantages sur le marché algérien, et d'une réduction de 40 % des droits de douane pour 1.090 autres produits tunisiens. Les produits agricoles (contingentés) sont également concernés par cet accord. Il s'agit de 19 positions tarifaires (une position tarifaire peut contenir plusieurs produits) du côté algérien, et 25 pour la partie tunisienne. L'accord en question doit être paraphé par le président de la République avant sa mise en application.

    Le ministre du Commerce a également fait part de l'existence de discussions avec la Norvège, la Suisse, le Lichtenstein et l'Islande pour la conclusion d'accords de libre-échange. « N'étant pas membres de l'Union européenne, ces pays ne sont donc pas concernés par l'Accord d'association signé entre l'Algérie et l'UE », explique Djaaboub. D'où leur insistance pour un tel accord, dit-il encore. Il s'agit d'un démantèlement progressif des droits de douane pendant une durée de 12 années. L'Algérie bénéficiera d'aides techniques et de formation, selon le ministre. Un autre accord est actuellement en négociation. Il s'agit de l'Accord de commerce avec l'Union économique des pays de l'Afrique de l'Ouest (UEMOA). « Nous estimons que nos produits sont exportables dans cette région », affirme Hachemi Djaaboub à ce propos.

  4. #88
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    Lundi 16 Février 2009 -- L'Union européenne appuie l'adhésion de l'Algérie à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a affirmé lundi l'ambassadrice de la Commission européenne en Algérie, Laura Baeza. « Nous n'avons pas l'impression de bloquer les négociations sur l'accession de l'Algérie à l'OMC. Au contraire nous sommes en train de les appuyer », a indiqué Mme Baeza lors d'une conférence de presse à Alger. L'Algérie a entamé en 1987 des négociations d'adhésion à l'OMC qui butent encore sur l'ouverture des services énergétiques à la concurrence internationale et la double tarification du prix de l'énergie entre le marché intérieur et l'international.

    Concernant l'accord d'association conclu en 2002 entre l'Algérie et l'UE, Mme Baeza a estimé que "ses fruits ne seront réellement visibles qu'au terme du démantèlement tarifaire par l'Algérie prévu pour 2016". "C'est à compter de 2016 que les entreprises européennes seront plus animées à venir investir en Algérie, car elles vont pouvoir importer les équipements (européens) et exporter leurs produits sans payer de droits de douanes", a-t-elle dit. Elle a précisé que le coût des projets d'investissements lancés dans le cadre de ce partenariat s'élève à 500 millions d'euros.

    L'ambassadrice a également indiqué que la coopération entre l'UE et l'Algérie "progresse de façon satisfaisante dans différents domaines à l'instar de la modernisation de l'économie algérienne". "Une enveloppe de 2,2 milliards d'euros a été allouée par l'UE au soutien du processus de réforme économique, du secteur des finances, des banques et assurances, de l'industrie (PME-PMI), du commerce, de la poste et télécommunications et à la gestion des ports en Algérie durant la période 2007-2010", a-t-elle dit.

    Concernant la coopération énergétique, elle a indiqué que les deux parties ont entamé des « discussions préliminaires visant la conclusion d'un mémorandum d'entente entre l'Algérie et l'UE sur l'énergie". Mais elle a précisé que "les négociations (sur cette question) n'ont pas encore été engagées". L'Algérie est le 3e fournisseur de gaz de l'Europe après la Russie et son 13e fournisseur de pétrole.

  5. #89
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    ALGIERS, February 16, 2009 -- The European Union is not blocking Algeria's bid to join the World Trade Organisation (WTO), the bloc's ambassador to the North African country said on Monday.

    "We do not have the impression that we are blocking negotiations on Algeria's accession to the WTO. On the contrary, we are supporting them," Laura Baeza told a press conference in Algiers.

    Algeria, which launched its bid in 1987, has resisted WTO requirements that it end protectionist energy pricing and open energy services to international competition.

    Baeza said that an EU-Algeria agreement signed in 2002 would not start to bear fruit until Algeria undertook a pricing overhaul set for 2016.

    "Starting in 2016, European companies will be more motivated to invest in Algeria, because they will be able to import (European) equipment and export their products without paying tariffs," she said.

    The EU had set aside 2.2 billion euros (2.8 billion dollars) to invest in Algeria between 2007 and 2010, Baeza said, adding that the bloc had begun energy talks with Algeria, Europe's third largest gas supplier.

  6. #90
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    Mardi 7 Avril 2009 -- L’Algérie ne compte pas se laisser faire face aux exigences de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en vue de son adhésion. C’est ce qu’a assuré hier le négociateur en chef de l’Algérie, M. Saïd Djellab, qui a confirmé que des membres de l’OMC essayent «d’imposer des choses à l’Algérie». Il n’a pas indiqué de qui il s’agit, mais a néanmoins affirmé que notre pays «prendra tout son temps pour bien négocier». L’Algérie, selon le négociateur en chef, n’a «aucun problème sur la question de conformité avec les accords de l’OMC [...] mais tout ce qui est en plus de l’accord est inacceptable, d’autant plus s’il touche à l’intérêt national». M. Djellab, qui est également directeur des échanges commerciaux au ministère du Commerce, a réitéré le fait que l’adhésion à l’OMC se fera «en fonction des intérêts de l’économie algérienne, à court, moyen et long terme». D’ailleurs, dans ce cadre, les requêtes de l’OMC, «susceptibles de nuire à une branche de l’industrie ou de l’agriculture, sont négociées en fonction des intérêts du pays», a précisé le responsable dans une déclaration à l’APS. Dix rounds de négociation ont déjà été tenus entre l’Algérie et l’OMC. Après le 10e round, elle a reçu 96 questions et une dizaine de thèmes constituent encore les points d’achoppement. Selon M. Djellab, il s’agit notamment des régimes des questions liées aux licences d’importation, aux mesures sanitaires et phytosanitaires, aux obstacles techniques au commerce, aux subventions aux exportations, au fonctionnement des entreprises publiques, au double prix du gaz, à la taxe sur la valeur ajoutée et aux entreprises commerciales d’Etat. Vers la fin de l’année dernière, le ministre du Commerce, M. El-Hachemi Djaaboub, qui a tenu à mettre en exergue les difficultés que pose cette adhésion, avait affirmé que l’Algérie «ne fera pas de concessions supplémentaires» et qu’elle «a déjà fait le maximum d’efforts pour adhérer à l’OMC». Citant l’Union européenne et les Etats-Unis comme principaux obstacles à cette adhésion, le ministre avait évoqué l’importation des véhicules d’occasion, le droit de pratiquer le commerce extérieur pour les non-résidents, la non-divulgation des informations protégées dans le domaine du médicament et l’annulation de la cession des terres comme les questions essentielles qui restent en suspens.

    Le 11e round en préparation

    La position de l’Algérie a notamment été ferme sur le sujet de la tarification du gaz sur laquelle le ministre de l’Energie et des Mines, M. Chakib Khelil, avait à plusieurs reprises déclaré qu’il n’était pas question de faire des concessions car il n’y a pas de double tarification. Par ailleurs, sur la question des subventions, M. Djellab a estimé que l’Algérie est à l’aise en ce qui concerne les négociations pour le secteur de l’agriculture auquel sont accordées des subventions à hauteur de 2 %, alors que l’OMC prévoit des subventions allant jusqu’à 10 % concernant les pays en développement. Le dernier rapport du groupe de travail pour l’adhésion de l’Algérie à l’OMC avait considéré qu’il restait beaucoup à faire à l’Algérie pour accéder à cette organisation, notamment dans les domaines des entreprises d’Etat, du prix des hydrocarbures, des droits de commercialisation et de présence commerciale, du régime fiscal, des subventions à l’exportation, des mesures sanitaires et phytosanitaires, des obstacles techniques au commerce et de la propriété intellectuelle. Mais, pour M. Djellab, «c’est une formulation avec laquelle l’Algérie n’est pas d’accord» puisqu’elle a accompli l’essentiel pour son accession à cette organisation». Aux cours de ses dix rounds de négociations, l’Algérie a traité 1 600 questions et tenu 93 réunions bilatérales avec 21 pays. M. Djellab a précisé qu’une fois examinées, ces questions seront transmises au secrétariat général de l’OMC afin de convenir d’une date pour le 11e round.

  7. #91
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    Mardi 7 Avril 2009 -- Apparemment, l'Algérie n'est pas pressée d'adhérer à l'Organisation mondiale du commerce (OMC). C'est du moins l'impression que l'on a quand on fait le bilan de plus de dix ans de négociations pour l'adhésion de l'Algérie à l'OMC. Et aujourd'hui encore, le ton n'est pas pour une ouverture dans la carapace commerciale algérienne, qui reste absolument blindée aux tentations d'une intégration à l'une des trois grandes institutions de Bretton Woods.

    Selon un des négociateurs algériens, Alger «n'acceptera pas des conditions non prévues par les accords de l'OMC», ajoutant que dès lors que ces accords touchent le volet de la souveraineté ou les intérêts nationaux, il y a automatiquement un refus net. «L'Algérie n'a aucun problème pour la question de conformité avec les accords de l'OMC (...), mais tout ce qui est en plus de l'accord est inacceptable, d'autant plus s'il touche à l'intérêt national», a souligné M. Saïd Djellab, cité par l'APS.

    Dès lors, on sent des réticences autant politiques que commerciales. «Notre adhésion à l'OMC est en fonction des intérêts de l'économie algérienne, à court, moyen et long termes», a-t-il souligné, précisant que les requêtes émanant de l'OMC susceptibles de nuire à une branche d'industrie ou d'agriculture sont négociées en fonction des intérêts du pays. En fait, l'Algérie tente de se soustraire à certaines pressions émanant de plusieurs pays membres ou groupes de pays influents au sein de l'organisation, l'UE et les Etats-Unis en tête. Il y a d'abord un groupe de pays au sein de l'Union européenne qui voudrait arriver à un démantèlement des mesures protectionnistes prises par l'Algérie pour son secteur agricole, peu performant, ainsi que le volet énergétique. Alger a averti que ce secteur et ses produits restent «non négociables», selon les termes des accords du GATT sur le volet énergétique et reproduits ensuite dans les accords finaux de l'OMC en 1994, à Marrakech.

    Certes, l'Algérie traîne les pieds et certains pays européens voudraient qu'Alger fasse un peu plus de concessions sur le volet également des services et de l'industrie. Selon un rapport officiel, l'Algérie est loin de l'accession à l'OMC. Beaucoup de choses n'ont pas été faites depuis le début des négociations. Ce rapport, établi en janvier 2008, relève qu'en dépit des progrès de l'Algérie concernant la réforme de son régime de commerce pour l'adapter aux règles de l'OMC, il lui restait encore beaucoup à faire dans plusieurs domaines. Le rapport cite à ce propos les domaines des entreprises d'Etat, le prix des hydrocarbures (gaz), les droits de commercialisation et présence commerciale, le régime fiscal, les subventions à l'exportation, les mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS), les obstacles techniques au commerce (OTC) et la propriété intellectuelle.

    Beaucoup de chemin reste ainsi à faire pour que les intérêts (économiques et commerciaux) de l'Algérie puissent coïncider avec ceux de l'OMC. Une question qui devrait être, sinon tranchée, du moins examinée avec le plus grand soin avec la venue très probable du Directeur général de l'organisation, le Français Pascal Lamy, à Alger au mois de mai prochain. C'est ce qui a été annoncé dans le sérail des opérateurs algériens, qui eux seront mis sur la sellette dès l'accession de l'Algérie à l'OMC. En fait, on s'attend à Alger à la venue de Pascal Lamy, autant comme Directeur général de l'OMC, mais également comme porte-parole des pays de l'UE qui pressent Alger de rejoindre les pays signataires des accords de l'OMC. Pour au moins une raison évidente : tirer profit au maximum des grands avantages qu'offre le marché algérien de l'énergie, du commerce et des services.

    Selon des experts, les instruments d'adhésion déposés par l'Algérie auprès de l'OMC restent encore non adaptés aux régimes douanier et commercial mondiaux, en constante évolution sous l'impulsion des Etats-Unis et de l'Union européenne qui ont engagé un bras de fer sur des volets sensibles pour l'Algérie, notamment le dossier agricole et les services, des dossiers qui restent en suspens et l'objet d'une féroce bataille dans le cycle de Doha.

    L'Algérie, qui bénéficie autant du soutien des Etats-Unis que de celui de l'UE dans son processus d'adhésion, est ainsi acculée à faire des concessions tarifaires bien avant son admission, estiment des économistes, selon lesquels les pays membres influents de l'OMC exigeront toujours davantage de concessions de la part des Algériens à un moment où la crise mondiale est suspendue à la reprise économique aux Etats-Unis.

    Mais du côté des organisations patronales comme de l'UGTA, les réticences à ces négociations restent vives. Si pour les organisations patronales, l'ouverture du marché algérien et le démantèlement tarifaire signifient la mise à mort de la production nationale, pour l'UGTA, il s'agit surtout de préserver des centaines de milliers de postes d'emploi. Et dans ces négociations d'adhésion, le binôme UGTA-patronat pourrait durablement influer sur ces négociations, à moins que cela ne se passe, comme pour l'accord d'association avec l'UE, loin de toutes turbulences syndicales et patronales. Nous n'en sommes pas encore là.

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