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  1. #22
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  2. #23
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    Ghania Amriout :


    Mardi 15 Janvier 2008 -- « Si l’Algérie est sérieuse dans sa démarche d’adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) elle doit démontrer aux membres (de l’Organisation) qu’elle mérite leur attention. » Ce préalable est extrait d’une lettre très didactique envoyée par les autorités de Washington au gouvernement algérien en février 2007 - il n’y a pas eu de nouvelles négociations depuis cette date- et dont TSA s‘est procuré une copie. Elle illustre les doutes américains concernant la démarche algérienne d’adhésion à l’OMC.

    Dans ce document intitulé « à propos de l’adhésion algérienne à l’OMC», les Etats-Unis rappellent qu’ils soutiennent l’idée d’une adhésion de l’Algérie à l’OMC. Mais le document américain souligne que les USA « peuvent donner quelques conseils et offrir des commentaires concernant les négociations bilatérales et multilatérales. » Manière de faire la leçon aux autorités algériennes, avec parfois des arguments qui en disent long.

    Les Conseils américains

    La missive américaine émanant du ministère du commerce débute par un rappel étonnant : « la langue de travail de l’OMC et particulièrement celle des groupes de travail de l’adhésion est l’Anglais. » Les Américains invitent, dans ce contexte les Algériens, « à présenter la majorité de (leurs) documents en langue anglaise» via un effort de traduction vers cette langue.

    Toujours au chapitre conseils, les Américains insistent sur le fait que « la majorité du travail (…) n’est pas fait aux réunions des Groupes de Travail. » La lettre explique que « ces réunions sont destinées à revoir et à ratifier le travail qui a été déjà fait pendant la session, évaluer son importance et suggérer un travail à accomplir avant la prochaine session de travail. »

    Autre conseil : l’Amérique suggère à l’Algérie d’abandonner sa demande d’une autre rencontre multilatérale car « elle resterait prématurée en l’absence de preuve de progrès concernant les questions non résolues de la dernière rencontre. En outre, les négociations sur l’accès au marché algérien sont bloquées et le président du groupe de travail a indiqué que de nouvelles offres sur l’accès au marché au niveau bilatéral sont nécessaires avant que la prochaine session soit programmée.»

    Les attentes de Washington

    Dans le détail, les Américains souhaitent connaître les suites réservées à leurs différentes propositions concernant les produits industriels, les technologies de l’information, le commerce des aéronefs civils ainsi que les initiatives sectorielles liées aux équipements de construction et à l’acier. Les Américains attendent aussi des réponses sur les services financiers, la distribution, les services dans le domaine de l’énergie et de l’audiovisuel.

    Concernant les produits agricoles, Washington estime qu’Alger n’est pas « en mesure de répondre aux offres tarifaires révisées jusqu’à ce que nous puissions déterminer le niveau des barrières non tarifaires de l’Algérie telles que les lois sanitaires et phytosanitaires et les licences d’importation.»

    Les secteurs où l’Algérie doit fournir des efforts

    Dans le volet multilatéral des négociations, les USA énumèrent 8 huit secteurs où l’Algérie doit se conformer aux règles de l’OMC. Il s’agit de la politique de change et la libéralisation bancaire, la politique de privatisation, la transparence financière et administrative, les barrières non tarifaires et les barrières techniques au commerce, les licences d’importation, les subventions industrielles, la politique de la fixation des prix, la propriété intellectuelle et, enfin, les mesures sanitaires et phytosanitaires.

    Pour les Américains « plusieurs de ces questions exigeront des changements de lois algériennes (…) et le gouvernement algérien est appelé à mettre en place un plan d’action législatif qui démontrerait la date et les façons avec lesquels les changements seront apportés à la législation nationale.»

    En conclusion, les Américains « veulent que l’Algérie entreprenne ces actions avant qu’ils puissent agréer une nouvelle réunion du groupe de travail.»

    Ces remarques émanant de Washington confirment la légèreté du dossier d’adhésion présenté par l’Algérie à l’OMC. Mais, presque une année après la réception de ce courrier, les Algériens n’ont toujours apporté aucune réponse. C’est sans doute ce qui explique les propos de Pascal Lamy, DG de l’OMC, qui dans une interview au journal El Watan du 17 décembre 2007 avait estimé que « l’accession à l’OMC n’est pas la priorité du gouvernement algérien ».

  3. #24
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  4. #25
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    Vendredi 18 Janvier 2008 -- Il reste encore beaucoup de travail à faire avant que l'Algérie puisse adhérer à l'Organisation mondiale du commerce (OMC), a déclaré le responsable de la négociation, qui dure depuis plus de 20 ans, selon des propos rapportés vendredi.

    Les 40 pays membres du groupe de travail chargé du dossier se sont réunis jeudi à Genève pour la première fois depuis trois ans. "Les membres ont appelé à la conclusion de cette adhésion afin d'en finir avec une négociation qui n'a que trop duré", a-t-on indiqué de source proche de la réunion.

    L'ambassadeur d'Uruguay, Guillermo Valles Galmes, qui préside le groupe de travail, "a souligné qu'il restait encore beaucoup à faire avant que l'Algérie ne devienne membre", selon cette source. Les participants ont reconnu les "progrès" accomplis par l'Algérie dans la réforme de son régime commercial afin d'être pleinement compatible avec les règles de l'OMC, qui compte 151 Etats.

    Mais malgré ces réformes, les négociateurs ont estimé qu'il restait "un travail substantiel à accomplir" concernant les entreprises publiques, les prix des hydrocarbures, les droits de commercialisation et la présence commerciale, le régime de taxation ou encore les subventions à l'exportation. Ils ont exhorté Alger à finaliser les négociations bilatérales en cours sur l'accès au marché des biens et services.

    L'Algérie a achevé ses négociations bilatérales avec seulement cinq Etats membres (Brésil, Uruguay, Cuba, Venezuela, Suisse) et doit encore le faire avec l'UE et neuf autres pays (Canada, Malaisie, Turquie, Corée du Sud, Equateur, Etats-Unis, Norvège, Australie, Japon).

    L'Algérie a entamé ses négociations d'adhésion en juin 1987, mais se pose le problème de l'ouverture des services énergétiques à la concurrence internationale et du double prix de l'énergie entre le marché intérieur et l'international. Les prix algériens de l'énergie sont inférieurs aux prix internationaux, alors que la compagnie publique des hydrocarbures Sonatrach reste dominante sur le marché des services énergétiques.

  5. #26
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  6. #27
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  7. #28
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    Dimanche 20 Janvier 2008 -- Le ministre du Commerce, M. El-Hachemi Djaâboub, a confirmé à Genève “la ferme volonté” de l'Algérie de mener à terme son accession à l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et de poursuivre les réformes centrées sur l'économie de marché. M. Djaâboub s'exprimait lors de la 10e réunion du groupe de travail de l'OMC sur l'accession de l'Algérie à cette organisation mondiale, tenue du 16 au 18 janvier en cours à Genève. Dans son intervention devant les membres de ce groupe, M. Djaâboub a souligné que les règles de l'OMC ont été les “principaux repères” de l'Algérie pour la conduite du processus des réformes, notamment pour son volet relatif à la libéralisation du commerce extérieur.

    À ce propos, il a précisé que l'encouragement de l'investissement privé, la privatisation, la modernisation du secteur bancaire et financier ainsi que la libéralisation du commerce extérieur “constituent les axes essentiels des réformes engagées et réalisées par l'Algérie”. S'agissant de la question récurrente relative au prix du gaz, le ministre a affirmé que l'Algérie a fourni toutes les informations et les données chiffrées sur la tarification appliquée sur le marché intérieur “qui couvre largement les coûts de production et la rémunération de l'investissement”.

    Plus précis, M. Djaâboub a fait valoir que “l'application de cette tarification s'effectue sans aucune discrimination au niveau des utilisateurs, qu'ils soient publics ou privés, nationaux ou étrangers”. Quant aux prix à l'exportation du gaz, a-t-il ajouté, “ils sont déterminés entre Sonatrach et ses partenaires à travers le libre jeu de l'offre et de la demande”. Au plan des négociations bilatérales sur les tarifs et les services, le ministre a affirmé que l'Algérie a procédé à une nouvelle révision de ses offres initiales pour lesquelles deux séries de rencontres bilatérales s'étaient tenues en décembre 2007 et au début janvier 2008.

    Dans ce cadre, la délégation algérienne a déjà rencontré ses homologues de l'Union européenne, du Canada, de Suisse, de Malaisie, de Turquie, de République de Corée, d'Argentine et d'Équateur. Le ministre a informé le groupe de l'achèvement des négociations bilatérales avec le Brésil, l'Uruguay, Cuba, le Venezuela et la Suisse, alors que des “progressions significatives” sont enregistrées avec le reste des pays rencontrés “qui permettent de prévoir une finalisation très prochaine de nouveaux accords bilatéraux”. Il s'agit notamment des États-Unis, de l'Union européenne, du Japon, de l'Australie, de l'Argentine, de la Suisse et du Canada.

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