mercredi 7 fevrier 2007 - - Le code des investissements a été amendé pour éliminer la paperasserie administrative en vue d’encourager les investissements, note OBG. Le Sahara sera «probablement la locomotive de la croissance du secteur du tourisme en Algérie» et le pourvoyeur de la plus forte valeur ajoutée au cours des prochaines années, a indiqué le ministre du Tourisme, M. Noureddine Moussa, dans un entretien accordé au bureau d’expertise londonien, Oxford Business Group (OBG), faisant plus particulièrement référence à 5 déserts qui sont Saoura, Touat, Gourara, Hoggar et Tassili.

Ces derniers seront protégés par la loi, a-t-il, ajouté. Cependant, a-t-il insisté, «seule une main-d’œuvre qualifiée et professionnelle permettra de développer le secteur» du tourisme en Algérie, et c’est pour cette raison que les pouvoirs publics comptent faire de la formation et de l’éducation la priorité du programme de développement du secteur.

OBG note qu’il s’agit d’un programme ambitieux, tout en reprenant les propos du ministre selon lesquels sa mise en œuvre repose sur «la recherche d’investisseurs» et la réalisation de projets en collaboration avec les professionnels du secteur.

M. Moussa a relevé qu’il y avait «un regain d’intérêt dernièrement mais que tout projet devait être étudié au cas par cas». Les experts britanniques notent, dans ce cadre, que le gouvernement algérien a pris des mesures favorisant l’attraction des investisseurs puisque le code des investissements a été «amendé pour éliminer la paperasserie administrative, en vue d’encourager les investissements».

Désormais, souligne-t-on, les investisseurs «pourront acheter des terrains dans les zones touristiques à des prix défiant toute concurrence, tandis que les études de faisabilité et de construction seront réalisées par l’Etat». Par ailleurs, ajoute-t-on, des mesures à court terme ont aussi été mises en place, parmi lesquelles la participation aux foires et expositions internationales pour promouvoir le pays comme destination touristique et la réhabilitation des fêtes et des traditions locales dans les villes et villages.

Le système de classification actuel des hôtels en Algérie, qui a entraîné la fermeture de plusieurs établissements, est perçu comme une mesure nécessaire à la restructuration et à la modernisation des hôtels. Une fois parachevés en 2008, les 321 projets touristiques planifiés devraient apporter 30 000 lits supplémentaires, note la même source.

Il faut savoir que les études réalisées par des organismes étrangers ont démontré l’état déplorable dans lequel se trouve le secteur du tourisme algérien. Avec seulement 81 000 lits, pour la plus grande partie de basse catégorie, il a été relevé que 90 % du parc hôtelier ne répond pas aux normes et devra faire l’objet d’une mise à niveau.

La contribution de ce secteur à l’économie nationale en termes de PIB est l’une des plus faibles dans la région MEDA, selon une étude de l’Agence française pour les investissements internationaux qui a souligné que l’absence d’une politique de développement du secteur ainsi que la décennie noire des années 1990 sont à l’origine du faible développement du tourisme en Algérie, même si l’amélioration de la situation économique et politique du pays laisse espérer un renouveau pour ce secteur.

OBG note dans ce contexte l’intérêt des investisseurs étrangers, parmi lesquels les américains Starwood et Marriott, le groupe français Accor, ainsi que le groupe arabe mixte Eddar-Sidar qui projette de construire des projets de grande envergure à Alger et à Boumerdès pour un coût total estimé à 300 millions de dollars.

Sans compter le groupe émirien Al-Hamed, qui s’est engagé dans un complexe touristique de 90 millions de dollars sur la côte, et son compatriote Emaar, qui s’apprête à lancer un mégaprojet dans la ville d’Alger et sa banlieue.

Selon des experts internationaux : Le secteur algérien du tourisme est favorable pour les investisseurs étrangers