+ Reply to Thread
Page 2 of 56 FirstFirst 1 2 3 4 12 52 ... LastLast
Results 8 to 14 of 387
  1. #8
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0
    Lundi 26 Mars 2007 -- Confrontés à la pénurie de lait, les pouvoirs publics viennent de mettre en place un office public pour l’importation du lait qui restera néanmoins subventionné. A l’instar de ce qui se fait pour le blé tendre, cet office permettra, selon le ministre de la PME, Mustapha Benbada, une meilleure régulation dans l’approvisionnement de notre pays en intrants de lait.

    Cela d’autant que cette matière, cotée en Bourse, subit actuellement une hausse des prix qui se répercute de manière négative sur l’action des producteurs locaux. Cela même si une tentative en ce sens avait été lancée en 1997 mais en vain. D’autre part, Mustapha Benbada, hostile à toute constitution de monopoles et atteintes à l’outil de production, a appelé à développer la production en Algérie de billettes, et son intégration dans la production sidérurgique et la fabrication de ronds à béton et d’aciers et fers. Soit, en encourageant l’intégration locale et la mise en place d’usine de production, en accompagnement de l’assainissement de l’exportation des déchets ferreux et non ferreux.


  2. #9
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

    Mardi 27 mars 2007 -- L’Etat serait incapable de trouver une solution au problème du lait pasteurisé, telle est la conclusion des spécialistes du secteur qui regrettent que le chef du gouvernement sous-estime l’ampleur des dégâts de la pénurie au sein de la société.

    Même la très discutable proposition du ministre du Commerce de créer un office de régulation du lait supportant, à l’image de l’OAIC pour le blé, la différence entre le prix de la poudre de lait sur le marché mondial et son prix de cession aux transformateurs nationaux, n’aurait pas bénéficié de toute l’attention du gouvernement.

    Ecrasé par ses multiples charges à la tête du gouvernement et au sein du FLN, en pleine ébullition à quelques jours de l’annonce de la liste officielle des candidats du parti aux élections législatives, M. Belkhadem aurait rejeté la proposition du ministre du Commerce de créer un office sous la coupe du département que dirige M. Djaâboub.

    Selon une source proche du dossier, le chef du gouvernement, enfiévré par la tempête électorale, y aurait décelé une manœuvre afin de tirer profit, à titre partisan, d’un problème national. La problématique est simple : un office qui importerait de la poudre de lait pour environ 400 millions de dollars par an ferait couler la salive à n’importe quel commis de l’Etat, d’autant que cet Etat, et c’est bien connu, achète mal et plus cher que les opérateurs privés.

    L’idée du ministre du Commerce étant simple : créer un office du lait, à l’image de l’OAIC, pour importer de la poudre de lait et la vendre moins cher aux transformateurs locaux qui s’engageraient à ne produire avec cette poudre que du lait pasteurisé.

    Pour que les producteurs ne subissent pas des pertes, compte tenu du prix public du lait pasteurisé administré à 25 DA, l’office supportera la différence. Solution provisoire, la dotation initiale de l’office par le Trésor public ne pourrait par contre pas suffire si le problème du déséquilibre des prix persiste.

    Dans ce cas, l’office devait fonctionner, comme l’OAIC, par découvert bancaire de la très généreuse BADR et/ou de la CNMA. Mais pour cela il faut un accord entre le ministre de l’Agriculture, FLN, et son collègue du Commerce, MSP. Et quand on sait que, depuis l’apparition de la pénurie de la pomme de terre, la relation entre les deux responsables n’est pas au beau fixe...

    Devant l’absence de solution, les unités privées, qui détiendraient 45 % de parts de marché des 1,5 milliard de litres produits chaque année, ont tous cessé de produire du lait pasteurisé. Les unités étatiques, sous l’égide de Giplait, défavorisées par le manque de management, par un effectif pléthorique et des équipements obsolètes (la mise à niveau ne leur est pas accessible), ont eu droit à une aggravation de leur découvert bancaire pour importer encore de la poudre, produire et vendre à perte afin de limiter les dégâts.

    Mais ces unités ne sont pas éternelles : mises en vente depuis des années, celles qui ont pu trouver preneur cessent logiquement de produire à perte, ce qui a pour conséquence une baisse de l’offre après chaque privatisation ! Tant que le prix administré, contraire à l’économie de marché, est maintenu, la privatisation des unités spécialisées dans la production de lait pasteurisé n’est pas pour demain.

    Et donc sans mise à niveau et sans privatisation, on voit mal Giplait subvenir, dans un avenir proche, à la demande incompressible de 1,5 milliard de litres par an ! Bien qu’une partie de la population, consommant du lait UHT, en poudre (type Lahda) ou du lait frais, ne se sente pas concernée par le problème, il n’en demeure pas moins que l’Algérie profonde, celle qui vote, accorde la plus grande importance à ces questions terre à terre qui, il y a 17 ans, allaient consacrer le vote sanction au détriment du parti Etat.


  3. #10
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

  4. #11
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0

  5. #12
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0
    Jeudi 29 Mars 2007 -- Le gouvernement consacrera une subvention globale de 10,6 milliards de dinars (111 millions d’euros) en 2007 pour compenser la différence entre le prix du lait à l’importation et le prix administré.

    C’est ce que le secrétaire général du ministère des Finances, Miloud Boutaba, a affirmé hier sur les ondes de la Chaîne III de la radio nationale. Sur ce montant annuel, une subvention de 60 millions d’euros a été libérée dans l’immédiat pour tenter de peser sur le marché, au profit du groupe public Giplait. En d’autres termes, les prix du lait resteront administrés, maintenus au prix de 25 DA le sachet de lait, en dépit de la revendication des producteurs locaux d’une substantielle augmentation du prix à la consommation. En effet, les entreprises algériennes de conditionnement en sachet du lait en poudre, pour la vente au détail, n’ont eu de cesse dernièrement de réclamer cette augmentation, s’estimant «asphyxiées» par le prix public imposé. D’autant que le prix du lait en poudre a enregistré au niveau mondial ces dernières semaines une flambée à 2.700 dollars la tonne, en raison notamment d'une forte demande asiatique, en particulier chinoise.

    Une hausse de 118% du prix de la poudre, pesant sur les charges de production, amenant certaines entreprises privées à freiner leur production. A ce propos, l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), plaidant pour une libéralisation des prix, a exprimé récemment sa crainte quant à la raréfaction des producteurs de lait. Et de déplorer le fait qu’en dépit des conséquences induites par l'arrêt de la production au niveau de plusieurs unités, aucune commission n'ait été installée pour tenter de juguler les conséquences de la crise. Ceci dans le contexte où le sachet de lait se fait rare, vendu dans certains quartiers jusqu’à 40 DA ces derniers jours. Et en rappelant que l’Algérie importe annuellement en moyenne pour 600 millions de dollars de lait en poudre, pour combler le déficit de sa production en lait frais.


  6. #13
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0
    Jeudi 29 mars 2007 -- Le gouvernement a décidé de débloquer le dossier de création de l’Office national interprofessionnel du lait (ONIC), à en croire le secrétaire général du ministère des Finances, qui a annoncé hier sa dotation prochaine dans le cadre de la future loi de finances complémentaire de 2007 d’un montant de 10,6 milliards de dinars.

    L’annonce du gouvernement intervient au lendemain de l’article que nous avons publié à propos de l’aggravation de la pénurie du lait pasteurisé et de la différence de visions entre le ministre du Commerce et Belkhadem. L’initiative de M. Djaâboub avait été interprétée comme une manœuvre pour faire d’un problème social de la récupération politique, avons-nous rapporté.

    Une enveloppe de 10,6 milliards de dinars sera mise, au titre de la loi de finances complémentaire de 2007, à la disposition de l’office qui devrait être opérationnel incessamment (probablement en juin), a déclaré le secrétaire général du ministère des Finances, M. Miloud Boutaba, sans pour autant donner la date de la mise en place de cet office ou sa tutelle.

    Ce responsable, qui s’est exprimé à la Chaîne III, a indiqué que ce montant sera consacré au soutien à l’importation de la poudre de lait dont le prix a atteint 2 700 dollars la tonne sur le marché mondial. Cela permettra à l’ONIC de prendre en charge la différence entre le prix d’achat de la poudre de lait à l’importation et le prix de vente aux transformateurs pour garder le prix administré de 25 dinars le litre.

    Par ailleurs, le gouvernement a donné instruction pour que soit débloquée au profit du groupe public de production de lait Giplait une enveloppe de six milliards de dinars pour lui permettre d’importer de la poudre de lait et de continuer, ainsi, d’alimenter le marché en lait pasteurisé.

    Ce montant sera probablement débloqué par la Badr, ce qui fait qu’une telle mesure ne peut être salutaire que provisoirement, sachant qu’en fait elle ne fera qu’aggraver le découvert bancaire du groupe public. Mais cette décision qui renflouera les stocks de Giplait avait été fortement contestée par les opérateurs du secteur privé qui y voient «une discrimination.

    Ces opérateurs, qui détiennent 45 % des parts de marché du lait pasteurisé, demandent une compensation à l’Etat qui les asphyxie par le prix administré. Estimant que la crise du lait persistera, ils ont décidé de tenir une assemblée générale lundi prochain.

    Une deuxième rencontre est également prévue et devra regrouper la centrale syndicale et les représentants des producteurs de lait privés, membres de la Fédération des industriels et des producteurs algériens, tous deux partenaires dans le pacte économique et social, selon la même source.

    Il convient de rappeler que l’Algérie importe annuellement pour 600 millions de dollars de poudre de lait, pour satisfaire la demande interne estimée à 1,5 milliard de litres par an.


  7. #14
    Guest 123 is offline Registered User
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    0
    Dimanche 1 avril 2007 -- La dernière décision des pouvoirs publics de consacrer un montant de 10,6 milliards de dinars au futur Office national interprofessionnel du lait (ONIC), dans le cadre de la loi de finances complémentaire de 2007, pour contenir la crise du lait pasteurisé, ne semble pas satisfaire les producteurs privés.

    «Cette décision n’a pas soulevé l’enthousiasme des professionnels de la filière lait, en raison de son opacité», en plus du fait qu’elle «suscite bien des interrogations», écrit la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA) dans un communiqué transmis hier à notre rédaction et signé par son président Abdelaziz Mehenni.

    La décision annoncée par les pouvoirs publics d’accorder une enveloppe budgétaire de l’ordre de 10,6 milliards de dinars en vue de combler le différentiel entre le prix de revient réel du prix du litre de lait et le prix administré, écrit la CIPA, peut donner la possibilité aux consommateurs «de rêver et d’entrevoir le déblocage de la situation».

    Contacté hier pour clarifier les sous-entendus contenus dans le communiqué, notamment «l’opacité» à laquelle il est fait référence, le représentant de la CIPA, M. Hassani, a estimé que l’enveloppe budgétaire qui sera dégagée dans le cadre de la loi de finances complémentaire de 2007 «est un processus en direction des entreprises publiques» [Giplait, ndlr].

    D’où, selon lui, c’est une résolution qui «ne concerne pas les producteurs privés». M. Hassani a réitéré ce qui a été déjà dit par sa confédération, à savoir que c’est une mesure «discriminatoire», alors qu’en principe, a-t-il ajouté, il ne devrait pas y avoir de différence dans le traitement entre les producteurs publics et privés.

    «Le scepticisme» des opérateurs privés est-il dû au fait que la déclaration du secrétaire général du ministère des Finances, relative à la création de l’ONIC et à sa dotation d’un montant conséquent pour importer de la poudre de lait, n’ait pas été très explicite, c’est-à-dire qu’il n’a pas été dit expressément qu’elle concernerait aussi les producteurs privés ? Pour donner des réponses claires à son tour, la CIPA préfère attendre demain, lors de son passage au forum du quotidien El Moudjahid, où sera organisée une table-ronde autour du thème «Les effets induits par les surcoûts des prix de la poudre de lait sur les postes d’emploi et le devenir des investissements».


Posting Permissions

  • You may not post new threads
  • You may not post replies
  • You may not post attachments
  • You may not edit your posts