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  1. #22
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    Dimanche 8 avril 2007 -- Les industriels laitiers privés adhérents à la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA) ont décidé hier de reprendre la production du sachet de lait et de mettre, ainsi, un terme à la crise actuelle, apprend-on d’un communiqué parvenu hier à notre rédaction.

    La reprise de l’activité intervient «malgré toutes les pertes financières qui en découlent», tient à souligner la CIPA qui ne veut surtout pas exagérer sa satisfaction quant aux mesures annoncées par l’Etat pour mettre un terme à la situation qui prévaut dans cette branche d’activité.

    C’est pourquoi les industriels de la filière lait affiliés à cette organisation patronale, prenant acte des déclarations du ministre des Finances, font, à leur tour, certaines propositions pour que la fin de la crise du lait pasteurisé soit réglée définitivement.

    Ils disent, dans ce sens, attendre dans les meilleurs délais que les pouvoirs publics fixent les échéances pour quatre points principaux : ouvrir le dialogue et la concertation avec le ministère du Commerce, en vue d’arrêter un mode d’une gestion collégiale de la filière lait, mettre en place les mécanismes de sortie de crise, fixer les modalités d’application de la distribution et de la répartition des subventions et s’engager quant à la prise en charge des pertes subies à ce jour dans le cadre de la fabrication du lait pasteurisé.

    Après avoir fait part de ses propositions et remercié le ministre des Finances pour ses éclairages et engagement, la CIPA en appelle «surtout au président de la République» pour veiller à l’aboutissement de ce dossier stratégique.


  2. #23
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    Dimanche 8 avril 2007 -- Les producteurs privés de lait pasteurisé ont fini par approuver la décision de l’Etat qui donne temporairement au groupe public Giplait la prérogative de leur vendre de la poudre de lait à un prix subventionné, alors qu’ils avaient cru déceler auparavant une certaine opacité dans cette même mesure.

    Ils estiment, en outre, raisonnable l’aide conditionnée de l’Etat qui consiste à leur vendre de la poudre de lait à des prix subventionnés exclusivement pour la production de lait pasteurisé en sachet. «Les cours de cette matière première connaissent des flambées notables sur le marché mondial, il est donc tout à fait logique que l’Etat, qui subventionne les prix, exige que la poudre de lait ne soit pas détournée pour la production des dérivés laitiers», a déclaré hier au Jeune Indépendant le président de la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA), M. Abdelkrim Hassani.

    Cet apaisement vient suites aux propos du ministre des Finance, M. Mourad Medelci, qui a assuré que les producteurs privés de lait pasteurisé achèteront à Giplait de la poudre de lait à un prix subventionné. Le ministre a expliqué qu’en attendant que l’Office national interprofessionnel du lait (ONIL) soit créé et devienne opérationnel (vers la fin de juin), le groupe public remplirait les missions de régulation en important la matière première pour approvisionner les privés au même titre que ses 19 unités.

    Les industriels privés, dont plusieurs dizaines d’unités étaient à l’arrêt après l’épuisement des stocks de la matière première, avaient crié à la discrimination entre public et privé au lendemain de la décision de l’Etat de débloquer 6 milliards de dinars au profit de Giplait.

    Ils se sont ensuite déclarés sceptiques quant à la création d’un office du lait et sa dotation de 10,6 milliards de dinars pour compenser le différentiel entre le prix du lait sortie d’usine et son prix administré. Mais actuellement, ils semblent être revenus à de meilleurs sentiments.

    Justifiant le choix de Giplait, M. Medelci a expliqué qu’il ne s’agit pas d’une ségrégation entre privé et public, mais que le choix a été porté sur le groupe public en raison de sa dimension nationale. Durant toute cette période de crise, ses 19 unités ont interrompu la production des dérivés du lait pour se consacrer uniquement à la production du lait pasteurisé en sachet.


  3. #24
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  4. #25
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    Pause-Café :

    Sarhouda, la vache de mes tontons, m’écrit :

    «Au nom de toutes les vaches du pays, je dénonce la politique de notre ministère de l’Agriculture qui passe son temps à dire que tout va bien, alors que la situation est catastrophique ! Aujourd’hui, l’appel d’offres lancé par l’Algérie pour l’importation, en urgence, de 20.000 tonnes de poudre de lait, prouve que le fiasco est total !

    «On pourrait dire la même chose des céréales, des pommes de terre, des légumes secs et du sucre que nous importons à coups de milliards de dollars !
    «Nous demandons aux responsables de nous sortir de notre situation peu enviable d’admiratrices béates des trains — qui ne passent plus d’ailleurs —, pour nous transformer en véritables vaches laitières capables de donner au peuple du bon lait pas cher ! Ce n’est pas sorcier, quand même ! Nos ancêtres le faisaient si bien, à toutes les époques, avant qu’un sale trabendiste n’invente le lait en… poudre !»


    Au nom des vaches !

    «Il y a trois sortes de mensonges : les mensonges, les sacrés mensonges et les statistiques. »

    ~ Mark Twain

  5. #26
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    Lundi 9 Avril 2007 -- Prévue pour hier, l’ouverture des plis relatifs à l’avis d’appel d’offres international lancé par le groupe Giplait en vue de l’importation de 20 000 tonnes de poudre de lait aura lieu ce matin, a-t-on appris hier. Ni le groupe Giplait, ni sa filiale Milk Trade n’ont été en mesure d’expliquer les raisons de ce report, encore moins donner des détails sur les soumissionnaires.

    C’est le ministre de l’Industrie qui avait annoncé, samedi, à l’occasion d’une visite au niveau du groupe public Giplait, qu’un «un avis d'appel d'offres international a été lancé pour l'importation de la poudre de lait afin de combler le déficit existant sur le marché et pour venir en aide aux producteurs de lait privés, au même titre que pour le secteur public». Khoudri avait annoncé que pour désamorcer la crise du lait qui perdure depuis plusieurs semaines, le gouvernement avait dégagé une enveloppe de 6 milliards de dinars, une première tranche des 10,6 milliards de dinars alloués lors du Conseil interministériel du 3 mars dernier afin de subventionner la production de lait en sachet.


  6. #27
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    Des sources bien informées ont révélé à El Khabar que le groupe de production de lait « Giplait » a entamé hier des négociations avec les fournisseurs de la poudre de lait, suite à l’appel d’offres lancé par le ministère de l’Industrie pour l’importation d’une quantité estimée à 20 mille tonnes, qui couvrira la pénurie actuelle enregistrée après la baisse de production nationale causée par l’augmentation sensible des prix de la poudre de lait dans les marchés internationaux, atteignant jusqu’à 3600 dollars la tonne.

    Ces sources ont expliqué que l’annonce faite par les autorités officielles des quantités que l’Algérie comptait importer va avoir un impact négatif sur les négociations, et que dans de telles négociations d’urgences, il serait préférable de ne pas dévoiler toutes les cartes afin d’obtenir le meilleur prix pour l’achat d’une quantité importante.

    Les mêmes sources ont également expliqué que c’est la première fois que l’Algérie a recours a des appels d’offres en ce qui concerne des produits sensibles, à l’instar du lait et des grains, et ce malgré que les quantités consommées par l’Algérie soient connues par ses fournisseurs. Ces derniers profitent des circonstances particulières du marché du lait en Algérie pour faire de la spéculation dans les prix.

    Une source proche du secteur de l’Agriculture a considéré que le fait de révéler les quantités que l’Algérie souhaite importer, contribue à l’augmentation des prix sur le marché, surtout quand il s’agit d’importantes quantités, comme celles révélées, atteignant 20 mille tonnes, puisqu’une telle annonce ne dépend pas de la volonté de la partie Algérienne mais de la loi de l’offre et de la demande, surtout que cette annonce intervient en pleine pénurie de poudre de lait.


  7. #28
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    Mercredi 11 Avril 2007 -- Les négociations sont en cours pour le choix des fournisseurs des 20 000 tonnes de poudre de lait que l’Algérie a décidé d’importer. Milk Trade, filiale de Giplait, discute les prix avec les soumissionnaires intéressés en vue de dégager la meilleure offre. En l’absence des Américains, ce sont les Européens qui rafleront le marché. Ces derniers sont en position de force après l’annonce faite par le ministre de l’Industrie qui a rendu publics les besoins de l’Algérie, ce que les initiés considèrent comme un impair puisque de telles informations stratégiques ont pour effet immédiat l’augmentation des prix sur le marché mondial.

    Ils estiment, en effet, qu’au même titre que le blé, chaque pays doit avoir un stock de sécurité. Dans un marché où les prix fluctuent, la moindre tension sur le lait dans un pays peut avoir des conséquences sur les cours. Et c’est justement ce qui s’est passé. Sans donner trop de détails au sujet de l’identité des soumissionnaires, ni verser dans la polémique, M. Lamri, P-dg de la filiale, a indiqué que Milk Trade avait reçu un nombre important d’offres, ce qui explique que la séance d’ouverture a duré toute la journée de lundi. A ce stade, la filiale de Giplait étudie les offres en vérifiant qu’elles répondent au cahier des charges, non seulement en ce qui concerne l’origine de la poudre mais également son prix.

    Selon des sources proches de Milk Trade, les soumissionnaires auraient proposé des prix élevés et les négociations s’avèrent ardues. Optimiste, le P-dg de Milk Trade a, quant à lui, estimé que dès la semaine prochaine, les négociations seront finalisées. “Il n’y a pas lieu de s’inquiéter. L’Algérie aura ses 20 000 tonnes qui, d’ailleurs, ne constituent que la consommation de quatre ou cinq mois”, dit-il, ajoutant que l’Algérie avait pour habitude d’importer des quantités beaucoup plus importante, sans que cela pose de problèmes particuliers. “Habituellement, les fournisseurs traditionnels de l’Algérie sont soit européens, soit américains mais actuellement, les Américains sont absents du marché en raison du manque de disponibilité de la poudre de lait.”

    Face aux Européens, les Algériens vont tenter d’obtenir un prix “raisonnable” même si, en raison de la forte tension qui a prévalu pendant plusieurs jours, il n’est pas certain que les fournisseurs acceptent de revoir à la baisse leurs prix. Traditionnellement cédée à 2 000 dollars, la tonne de poudre de lait a atteint la somme de 3 500 dollars, voire 4 000 dollars sur le marché mondial. L’importation des 20 000 tonnes de poudre de lait sera suivie par d’autres opérations et sera assurée par Giplait en attendant que l’Office du lait voie le jour en septembre. Le groupe public devra, en attendant, revendre la poudre importée aux producteurs nationaux. En moyenne, l’Algérie paye une facture de 600 millions de dollar tandis qu’elle s’élevait, l’année dernière, à 550 millions de dollars. En moyenne, l’Algérie a des besoins qui avoisinent 2 500 000 litres par jour et n’est toujours pas en mesure d’assurer son autosuffisance en dépit des différentes mesures annoncées régulièrement par le ministère de l’Agriculture.


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