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  1. #29
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    Mercredi 11 Avril 2007 -- Alors que les laitiers privés ont décidé de reprendre leur activité après les décisions du gouvernement, le groupe Giplait a opté pour l’augmentation des capacités de production de ses filiales en lait pasteurisé conditionné (LPC). La production a ainsi doublé, selon le premier responsable du groupe M. Mouloud Harim. Elle a attient 1,9 million de litres par jour cette semaine alors qu’habituellement, c’est-à-dire avant l’avènement de la crise, elle ne dépassait pas l,2 million de litres. «Les consommateurs auront d’ailleurs remarqué la disponibilité du lait en sachet sur le marché», a noté M. Harim tout en assurant : «Nous n’avons pas de problème d’approvisionnement en poudre de lait. Nous sommes couverts régulièrement.» Concernant les autres dérivés du lait (yaourt, lait fermenté et différentes sortes de fromage), les lignes de production vont reprendre prochainement, une fois que l’ordre sera complètement rétabli sur le marché du lait en sachet, selon la même source.

    Par ailleurs, au sujet de l’importation des 20 000 tonnes de matières laitières, l’appel d’offres suit son cours. Il n’y a rien de nouveau pour l’heure. «L’appel d’offres n’est pas conclu. Il est en cours de traitement», a avancé M. Harim. Milk Trade qui suit ce dossier se chargera, dès l’arrivée de la poudre de lait, de sa distribution aux transformateurs privés. Lesquels ont décidé de reprendre l’activité tout en restant prudents. Car, pour l’heure, ils n’ont pas encore été approvisionnés par Milk Trade, la poudre de lait n’étant pas encore achetée sur le marché international sur la base des six milliards de dinars débloqués à cet effet. D’ailleurs, les producteurs affiliés à la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA) à l’issue de la réunion tenue lundi dernier avec le ministre du Commerce, M. El Hachemi Djaaboub, ont décidé d’accorder au gouvernement un délai de dix jours pour rebondir par la suite. Le temps d’attendre l’arrivée de la matière première promise. Ainsi, le risque d’un autre arrêt d’activité chez le privé plane toujours d’autant qu’au début, l’ouverture des plis pour l’importation des matières premières laitières était prévue pour le dimanche 8 avril avant d’être reportée.

    Pour rappel, l’avis d’appel d’offres pour l’importation de la poudre a été lancé le 29 mars 2007. En somme, ce n’est pas totalement le dénouement de cette crise qui a fait couler beaucoup d’encre et qui a révélé la fragilité de la filière lait. Il faudra attendre la mise en place officielle de l’Office interprofessionnel du lait (OINL) pour y voir plus clair.


  2. #30
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    Mercredi 11 avril 2007 -- Alors que l’Algérie a déclaré, par la voix de son ministre de l’Industrie, M. Mahmoud Khedri, que le gouvernement a décidé d’importer en urgence 20 000 tonnes de poudre de lait, voilà que les prix enregistrent une flambée vertigineuse, atteignant 4 400 dollars la tonne cette semaine, contre 2 700 dollars la semaine dernière.

    Une source proche du ministère du Commerce a indiqué que les traders ayant déposé des soumissions pour l’importation de la poudre de lait pour le compte de Giplait proposent la tonne à plus de 4 000 dollars. Mais ces propositions, selon la même source, auraient été annulées et revues à la hausse suite à l’augmentation du prix sur le marché mondial.

    Selon un expert en commerce international travaillant pour le compte d’un trader installé à Alger, «le cours des produits stratégiques, à l’exemple du blé, du lait, du sucre, de l’huile et du café, augmentent suivant la demande exprimée par les pays consommateurs».

    L’augmentation rapide des prix de la poudre de lait trouve justement son explication dans les dernières déclarations de l’Algérie pour ses besoins d’importation en urgence. La règle commerciale exige que ce genre de demande soit confidentiel pour pouvoir négocier tranquillement.

    A titre d’exemple, il faut voir la politique commerciale adoptée par l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), qui ne donne aucune information sur les besoins de l’Algérie en matière de blé, encore moins sur l’opportunité des achats.

    Notre interlocuteur souhaite que l’OMC outrepasse cette mesure prise par l’Algérie quant à l’appel d’offres pour l’achat de la poudre de lait car, selon un expert, l’adhésion de l’Algérie à l’OMC passe d’abord par le respect de certaines exigences, notamment et surtout les réserves émises pour certaines subventions accordées aux produits de première nécessité.

    Il faut relever, dans ce sens, que même la subvention accordée par l’Algérie pour l’importation de la poudre de lait, qui est de l’ordre de 111 millions d’euros, a été rendue publique. Dans ce cas, a ajouté notre interlocuteur, l’Algérie, sans se soucier des conséquences d’une éventuelle augmentation des prix sur le marché mondial, a lancé un appel d’offres international pour l’importation d’urgence de 20 000 tonnes de lait, afin de juguler la crise sur le marché local, alors qu’elle aurait dû rester réservée.

    En fait, a commenté notre source, cet appel d’offres n’a fait qu’augmenter les prix et aggravé ainsi la situation pour notre pays. C’est la même situation qui s’est produite, rappelle-t-on, lorsque la Chine a exprimé ses besoins en matière d’importation de lait.

    Suite à quoi, les cours avaient atteint 2 700 dollars la tonne. L’augmentation a été également avantagée par la sécheresse et la baisse de la production laitière dans les pays européens.


  3. #31
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    Last Thursday, finance minister Mourad Medelci announced that the publicly-owned Giplait group will be responsible for importing powdered milk and reselling it to private processors at a subsidised price. The subsidised product may be used solely for the production of milk, and not for derivative products such as yoghurt. Manufacturers will continue to be held to the fixed price of 25 dinars per one-litre pouch.

    Demand from China and India, and shortages worldwide have caused the price of powdered milk on the international market to rise from 1,800 to 3,500 dollars per tonne. Algerian dairy processors have struggled to turn a profit given the high prices of milk on the international market and the low fixed price – 25 dirhams per litre – in Algeria.

    As with many staple foods, Algeria has fixed the price of milk at 25 dinars per litre. To avoid working at a loss, producers of pasteurised milk have asked the authorities to choose between two alternatives help Algerian companies remain solvent and capable of providing milk products to the population: 1) liberalise the price, or 2) subsidise the product.

    The government opposed the first option, yet took its time to release the money for a subsidy. As a result, 78 private companies, unable to balance their books, have closed up shop and the country has suffered a milk shortage for the past two months.

    Pricing in the milk industry is highly regulated. But with the high cost of milk on the international market, the cost of milk production per litre rose to 41.50 dinars, much higher than the 23.35 dinars per litre factories are permitted to charge. Distributors are permitted to sell it for 24.10 and retailers for 25, pocketing 0.90 dinars in the process.

    On a visit to the Giplait complex, Industry minister Mahmoud Khedri, announced that the government had provided an initial six billion dinars to subsidise the production of milk in pouches and that Giplait was set to import 20,000 tonnes of powdered milk on Sunday (April 8th) "to stave off the crisis". He said that, "A call for international tenders to import powdered milk has been given, so that we can make up the current market shortage and help private milk processors in the same way that we help the public sector."

    According to Kamel Seray, manager of the Metidja dairy and member of the Confederation of Algerian Industrialists and Business Owners (CIPA), the government’s decision to subsidise the powdered milk has "reassured all the operators in the sector, who were waiting for this response." Private milk producers decided on Saturday to resume production of packets of milk.

    For his part, Abdelwahab Ziani, president of the Private Milk Producers’ Federation hopes that "mechanisms to deal with the losses incurred to date in making this product will be examined."

    Giplait will be responsible for importing powdered milk until September, by which time the National Office for Milk (ONL) will be operational. Its task will be to regulate the Algerian dairy market and to import powder for resale to processors.

    Algeria imports an average $600m worth of powdered milk every year to make up for an estimated 1 billion litre shortage in fresh milk production each year.


  4. #32
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    Les services agricoles de la wilaya de Tarf ont indiqué de grandes défaillances dans la collecte du lait et la gestion traditionnelle de plus de 95 % de têtes de bétail, qui, pour les éleveurs, fait figure de carnet d’épargne, lorsqu’ils ont besoin de lait frais autre que celui destiné à l’investissement dans la richesse animale.

    L’évaluation de la production animalière révèle, selon la direction des services agricoles, une stabilité remarquée durant les trois dernières années, avec un faible taux de développement ne dépassant pas le 1 %, notamment pour l’élevage de vaches, et cela pour de nombreux facteurs négatifs, dont la gestion traditionnelle de plus de 95 % du bétail, la faiblesse du rendement des pâturages, et l’absence des matières alimentaires concentrées, en plus des dépenses excessives des facteurs de production.

    Pour revenir à la précédente année agricole, 87 000 vaches dont 37 000 laitières, ont produit, durant la saison, 40 millions de litres de lait, dont deux millions seulement sont rassemblés pour transformation, alors que 38 millions de litres sont consommés en dehors des conditions sanitaires, vu que les éleveurs qui produisent avec les moyens traditionnels ne possèdent pas de certificat de conformité sanitaire. Selon les rapports agricoles officiels, 40 000 vaches occupent les pâturages au milieu de vastes étendues de forêt, sans être exploitées pour la production laitière.

    Quant au nombre de bovins, il est estimé à 75 000 têtes, mais la qualité de la souche locale, ne permet de produire que de faibles quantités de lait, destinées à l’autoconsommation par les familles des compagnes, qui utilisent la laine demandée dans les marchés. Au regard des experts, la wilaya de Tarf pourrait, si elle exploite ses dispositions naturelles, développer sa richesse animalière et ses produits laitiers, comme elle pourrait créer des milliers d’emploi dans la région.


  5. #33
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    Mardi 24 Avril 2007 -- “Nous sommes condamnés à nous orienter vers le développement de la production locale du lait. Le prix de la poudre du lait, qui était lors de l’exercice dernier de 18 000 euros/tonne, a doublé au cours de cette année. Le montant de la facture de cette denrée alimentaire de base s’est élevé à hauteur de 800 millions USD.

    Si la demande dans certains pays émergents comme la Chine, l’Inde, la Russie ou encore le Mexique et aussi la baisse de la production, due à la sécheresse qu’ont connue dernièrement, l’Europe et l’Océanie ont fouetté les prix, l’Algérie n’a pas, de son côté, développé un système de substitution pour parer à ce déficit sur le marché mondial.” C’est dans cette perspective qu’a plaidé M.K.Rahal de la faculté des sciences agroalimentaires de l’université de Blida lors de son intervention portant sur la production laitière en Algérie et le besoin d’un suivi technique de proximité, inscrite dans le programme de la première conférence pour le septième Salon international des productions et de santé animale “Sipsa- Agrisime 2007”, tenue hier à Constantine et qui a regroupé les professionnels du secteur des productions animales de la région Est. Ce salon se déroulera du 13 au 15 mai prochain au Palais des expositions des Pins-Maritimes à Alger.

    M.Rahal qui a fait remarquer que l’Algérien demeure l’un des grands consommateurs de lait avec 115 litres/an, bien avant les voisins maghrébins, respectivement 85 et 60 litres/an pour le Tunisien et le Marocain, a évalué les besoins du marché laitier en Algérie à 3 milliards de litres par an. Par ailleurs, le taux de la collecte du lait dans le pays ne dépasse pas les 10 à 15 % de la traite, ce qui cause des dégâts considérables à la production locale et impose, selon les termes du conférencier, le recours à l’importation. Ce qui implique que les deux tiers de la consommation algérienne, soit 2 milliards de litres, proviennent de l’extérieur. Le communicant a justifié ce dysfonctionnement par le manque de technicité chez les éleveurs algériens, notamment en matière de machinisme agricole et leur faiblesse à développer de grands élevages et donc, leur incapacité à réduire les coûts de la production. Et de constater la même chose chez les vétérinaires qui manquent, eux aussi, de technicité en matière de reproduction des bêtes laitières. Il a énuméré d’autres problèmes à savoir le foncier agricole et les pâturages.

    Dans le même sillage, M.Rahal révèlera que les 2/3 des troupeaux sont mal nourris et par conséquent peu fertiles. Il recommandera l’organisation de cycles de formation pour ces éleveurs. Un importateur des génisses implanté à Sétif a indiqué que le problème réside dans l’absence de la culture de l’élevage alors que l’Etat finance tout le monde sans aucune retenue pour souligner la nécessité d’arrêter l’hémorragie des deniers publics. “L’Etat doit mettre des balises et des mécanismes qui peuvent filtrer les vrais éleveurs et exiger des garanties pour ne pas faciliter aux opportunistes de détourner l’argent crédité vers le commerce. Il faut encourager les gens qui méritent d’être encouragés et non pas essayer de satisfaire tout le monde de manière aussi aléatoire qu’archaïque. Lorsque le prix de la poudre était abordable, l’Etat a encouragé l’importation sans pour autant aider l’éleveur pour développer un système de substitution”, a-t-il martelé.

    Un autre professionnel des productions animales a suggéré au ministère des Finances de mettre en place des mécanismes incitatifs pour soutenir les éleveurs à investir dans les fourrages et créer ainsi leurs propres sources de nourritures animales et ce, pour un développement environnemental intégré. Pour sa part, un éleveur a constaté que le fiasco, qu’ont connu les politiques de réformes agricoles en Algérie, qui, selon les initiateurs du salon, est un pays à vocation d’élevage de par ses caractéristiques géographiques et dispose de potentialités importantes en la matière, est dû à l’attitude de la tutelle qui ignore les préoccupations de l’agriculteur. Il est à signaler que le Sipsa- Agrisime 2007 qui se veut un carrefour incontournable d’échanges et de mise en relations d’affaires, portera cette année sur la problématique de la hausse des prix du lait. Le salon, organisé par Expo-Vet, connaîtra la participation de 300 exposants nationaux et internationaux et également la tenue du forum international des vétérinaires, une manifestation scientifique qui traitera, entre autres, des thèmes liés à la production, l’hygiène, la collecte du lait et la vulgarisation des politiques agricoles, les énergies renouvelables et les biocarburants.


  6. #34
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    Mardi 24 Avril 2007 -- Avec un effectif global de près de 11000 têtes de bovins dont 6000 vaches laitières, la production laitière dans la wilaya de Tipasa tourne, bon an mal an, autour de 14 millions de litres, a-t-on appris auprès des services de la Direction des services agricoles de la wilaya.

    Le gros du travail et des efforts faits dans le secteur, en particulier depuis la mise en place de l’observatoire de wilaya de la filière lait, est perceptible dans les chiffres de collecte du lait qui connaissent une courbe ascendante et, par conséquent, l’adhésion de l’éleveur au Plan national de développement agricole (PNDA). En effet, selon les responsables de la DSA, le nombre d’éleveurs adhérents au PNDA est de 34 contre 11 en 2003 avec un capital bovin estimé à 5 vaches au minimum pour chaque éleveur sur 1960 éleveurs recensés. La même augmentation est constatée au niveau de la collecte de lait, qui de 1 240 000 litres en 2003 a été multipliée par deux pour atteindre le chiffre de près de 3 millions de litres par an, indiqueront ces responsables qui précisent qu’un travail de proximité est engagé par les observateurs de la subdivision et ceux de la wilaya pour sensibiliser les éleveurs à la nécessité d’adhérer au programme. "Le soutien des pouvoirs publics à la filière est très important", a souligné la même source signalant que le montant global des aides de l’Etat est évalué à 86 958 592,00 DA.

    Le soutien de l’Etat se fait de manière directe ou indirecte, à savoir, à travers la prime de production dont le montant est de 13 DA par litre de lait réparti entre 7 DA pour l’éleveur, 4 DA pour le collecteur et 2 DA pour l’unité de transformation, celle relative à l’utilisation de l’insémination artificielle (30 000 DA par vêlage) et, enfin, à travers le financement de l’équipement. Ce dernier concerne également l’acquisition de chariots trayeurs, de salles de traite, d’abreuvoirs et autres petits matériels pour la construction d’étables et de locaux pour les mettre à niveau et aux normes d’hygiène en vigueur. A travers ses soutiens financiers et un suivi rigoureux de la filière, le programme du ministère de l’Agriculture vise le développement de la filière avec des estimations à 2009 d’une production de lait de 18 millions de litres par an pour la wilaya.

    La production laitière dans la wilaya de Tipasa, "qui a été plus ou moins stable ces cinq dernières années avec une production moyenne de 14 millions de litres/an", reste tributaire de facteurs exogènes, entre autres, l’importation de l’aliment de bétail qui grève, comme cela a été le cas en 2006, le budget de l’éleveur quand il y a des fluctuations des prix sur le marché mondial, ne manquent pas de signaler certains éleveurs. A titre comparatif, la production laitière qui était en 2003 de plus de 12 millions de litres avec une quantité de 1 240 000 litres collectés, est passée à près de 14 millions dont 2 900 000 litres collectés par les collecteurs agréés. L’effectif bovin a atteint en 2006 les 9973 têtes dont 5334 vaches laitières. La production ovine dont le cheptel est estimé à 53 130 têtes dont 28 000 brebis a donné une production laitière de 11 millions de litres destinés à la consommation familiale de l’éleveur.

    Quant à la production de lait de chèvre, celle-ci a atteint, durant la même année, 432 000 litres. Le lait est acheminé vers les unités de transformation de Béni-Tamou à Blida et Bir-Mourad-Raïs à Alger. Parmi les unités de transformation de lait installées dans la wilaya, celle de Sidi-Amar, inaugurée en 2004, a dû arrêter la production de lait recombiné "en raison de difficultés d’approvisionnement en poudre de lait pour se consacrer à la production de fromage", apprend-on . Selon les responsables de la DSA, le développement des surfaces irriguées dont celui du Sahel ouest (2880 ha) et de la Mitidja Ouest (14 000 ha) vont insuffler une nouvelle dynamique à la filière dont l’activité est concentrée au niveau des bassins laitiers de Sidi- Amar, Menaceur, Attatba, Ahmer-El-Aïn, Sidi-Rached et Hadjout.


  7. #35
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    Jeudi 10 Mai 2007 -- Inquiets de ne pas voir arriver les compensations financières promises par l’Etat pour les pertes encourues face à la montée du prix de la poudre de lait sur le marché mondial, les producteurs privés de lait pasteurisé en sachet sont à l’arrêt à partir d’aujourd’hui. C’est ce qu’a annoncé, hier, le président de la fédération agroalimentaire de la Confédération des industriels et producteurs algériens (Cipa), Abdelwahab Ziani. Une décision prise mardi dernier par les délégués régionaux de cette confédération.

    Une décision somme toute logique, explique le président de cette fédération et opérateur dans ce segment, contacté par téléphone, eu égard aux pertes causées par le prix du litre de lait administré. «Les producteurs de lait en sachet réclament une compensation des pertes subies pour les mois de mars, avril et mai suite à la commercialisation du lait au prix administré, qui est de 25 DA, alors que son prix de revient est de 44 DA le litre», a-t-il déclaré en soulignant que cette compensation devait être reçue depuis plus d’un mois. Les opérateurs privés, selon les estimations de la Cipa, alimentent à 70% le marché en lait pasteurisé, soit une capacité de trois millions de litres de lait par jour, correspondant à 330 tonnes de poudre de lait.

    Cet arrêt est l’expression des «inquiétudes» de ces opérateurs après avoir investi suite aux promesses faites par le gouvernement. Au fait, le 1er avril dernier, ces mêmes producteurs ont arrêté la production de cette denrée. Après quoi, l’Etat s’est engagé en plus des compensations, la création d’un office national du lait et l’importation de 20 000 tonnes de poudre de lait. Le groupe Giplait, par sa filiale Milk Trade, est chargé d’importer cette matière et a commencé cette démarche. Ceci, après avoir lancé un appel d’offres national et international le 29 mars dernier. La poudre qui provient de deux pays européens serait rétrocédée aux opérateurs privés au courant du mois de juin prochain. Le gouvernement avait fourni une subvention initiale de 6 milliards de dinars pour stimuler la production de lait en sachet au groupe Giplait. Selon le directeur de ce groupe, les 19 unités de Giplait peuvent passer à 2, voire 2,5 millions de litres par jour en fonction de la demande au lieu des 1,75 million de l/j actuellement.

    Pour rappel, la facture d’importation de la poudre de lait coûte en moyenne 600 millions de dollars alors qu’elle était de 550 millions de dollars l’année dernière. Les besoins en lait sont de l’ordre de 2 500 000 l/j. Les opérateurs privés au nombre de 78 ont de ce fait repris la production de lait avant de sentir que cela a commencé à «tourner». «Cela fait plus d’un mois que nous attendons les compensations. Et nous sommes arrivés à bout tout en gardant confiance en les autorités», soutient le président de la fédération agroalimentaire de la Cipa.


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