Mardi 3 Avril 2007 -- Dans une interview accordée à l’hebdomadaire Jeune Afrique qui consacre, cette semaine, un numéro spécial à l’Algérie, le ministre des Participations et de la Promotion des investissements, M. Abdelhamid Temmar, a eu notamment à expliquer les grandes lignes et les objectifs de la nouvelle stratégie industrielle. A côté de cette question phare de l’interview, le ministre aborde bien d’autres sujets dont les relations Nord-Sud ou encore le bilan de ses tournées européennes.
Dans la publication à paraître aujourd’hui, M. Temmar cite en objectif de cette stratégie : «Mettre fin au processus de désindustrialisation qui a résulté à la fois du mode de gestion administrée et des effets de l’ajustement structurel.» Cela tout en faisant remarquer que cette stratégie «s’appuie sur une connaissance approfondie de l’économie nationale, de son environnement international et, particulièrement, de l’expérience des pays» et que «la compétitivité des entreprises dépend de plus en plus de leur cadre, c’est-à-dire des agents qui influencent son activité sans y être impliqués directement, à savoir le système bancaire, l’administration économique, etc.». Quelques principes constituant l’ossature de cette nouvelle vision sont indiqués, dont l’indispensable connexion entre l’entreprise et son environnement «afin qu’elle puisse prendre les décisions concernant son activité avec le moins d’incertitudes possible».
Il citera en exemple les zones d’activité industrielle intégrée appelées à «susciter des relations dynamiques entre les zones industrielles existantes, les pôles universitaires chargés de recherche et de développement, les infrastructures et les acteurs institutionnels». Aussi, cette stratégie s’articule autour d’un choix de «branches porteuses de croissance, de la mise à niveau, du déploiement spatial, du développement des ressources humaines, de l’innovation et du cadre de mise à niveau». Autre volet abordé, l’importance de la mise à niveau des entreprises, publiques et privées, une nécessité imposée par l’ouverture de «l’économie nationale sur la zone Euromed et éventuellement, sur le monde». Il dira à ce sujet que les «programmes en cours vont être approfondis et regroupés en un seul». Faisant allusion au traitement des difficultés financières des entreprises privées prévu avec les banques publiques, le ministre a indiqué que «l’Etat pourrait dans un très proche avenir améliorer ses soutiens à l’investissement matériel et immatériel quand il s’agira de mise à niveau».
Il évoquera au passage les «incitations fiscales considérables» devant conduire «de plus en plus d’entreprises vers la mise à niveau». Sur les relations Nord-Sud, il citera l’expérience des pays asiatiques pour contredire l’idée selon laquelle la frontière entre le Nord et le Sud était définitivement dressée partant du fait que le développement des uns est lié au sous-développement des autres. En plus de l’interview, ladite publication revient dans ce numéro spécial sur l’amélioration des indicateurs macroéconomiques, dont le ratio de la dette «ramené en trois ans, de 34 à 4% du PIB», ainsi que le taux de chômage estimé au 31 décembre 2006 à 12,6% de la population active. «L’objectif annoncé par le président Abdelaziz Bouteflika de le ramener à 10% en 2009 est donc à portée de main», est-il écrit. Dans un bilan des plus positifs du programme du président Bouteflika, Jeune Afrique fait remarquer que «la mobilisation sans précédent des ressources du Trésor public pour financer le développement, le lancement de chantiers pharaoniques dans toutes les régions du pays et les efforts consentis pour l’amélioration des conditions de vie des citoyens ne sont pas restés longtemps sans résultats», rapporte encore l’APS.
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3rd April 2007 05:07 #1
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Zoom sur l’orientation de l’économie algérienne







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