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  1. #8
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  2. #9
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    Lundi 4 février 2008 -- La crise financière que connaissent actuellement les grandes places boursières en Europe, en Asie et aux Etats-Unis n’a pas d’effets notables sur les entreprises nationales, encore moins sur la Bourse d’Alger. Grand plan sur une institution financière à l’arrêt ou presque. Le constat est connu de tous, la situation dans laquelle se trouve la Bourse d’Alger n’est pas des plus reluisantes. Explication : il est des séances de cotation de ratées, des entreprises qui s’en sont retirées. Et ce n’est pas tout, des entreprises publiques et privées, importantes en nombre du moins, candidates à l’entrée en Bourse, se faisaient attendre. La Bourse ne voulaient pas d’elles ? Il y a, en effet, quelques années, des sociétés nationales, toutes publiques, parce que le privé ne s’intéressait pas à la Bourse, s’étaient portées candidates à la Bourse.

    Il s’agit de l’EPAL (Entreprise portuaire d’Alger), de l’ENTMV (Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs), d’Air Algérie, de l’Entreprise portuaire d’Arzew, de la CAAR, de la CAAT, de l’EGT El Djazaïr, d’une entreprise hôtelière, ainsi que de la Société nationale des tabacs et allumettes (SNTA). Leurs «candidatures» avaient été traitées par les chargés de la Bourse, la sélection de ces entités effectuée. Une opération que l’on voulait minutieuse, la cotation boursière ne devant concerner que des entreprises performantes, trillées sur le volet. C’est la loi de finances. L’opération ne s’était pas terminée dans l’euphorie pour tout le monde. Dans ce lot d’entités, seule Air Algérie avait été retenue. Elle avait obtenu le quitus de la Commission d’organisation et de surveillance des opérations de Bourse (COSOB). C’est elle qui en juge.

    Entre-temps, d’autres sociétés avaient rejoint l’institution boursière. Air Algérie, sélectionnée, l’avait été pour donner de la consistance à la Bourse d’Alger. Elle s’était lancée dans l’emprunt obligataire, produit négociable, libellé en dinars. Elle avait déjà levé un montant de 4,608 milliards DA. Objectif, le renouvellement de sa flotte. Cette première opération d’emprunt constituait le début d’un processus en trois étapes comprises dans l’intervalle 2004-2005. L’idée était de mobiliser cinquante milliards de dinars nécessaires à l’acquisition de quatorze avions financés à hauteur de soixante-dix pour cent par l’emprunt obligataire, une formule jugée intéressante dans un marché financier à l’état embryonnaire. Etaient impliqués dans ce montage financier la Banque d’Algérie, au titre de courtier accompagnateur, et le cabinet d’experts Strategica. L’opération avait cela d’avantageux qu’elle permettait d’éviter les risques de changes ainsi que la prime de risque associée au financement extérieur. De plus, cette formule était de nature à mobiliser des fonds sur le marché domestique à des taux de rémunération inférieurs aux crédits bancaires classiques.

    La compagnie nationale travaillait à la maturation de projets de mise à niveau liés à sa flotte vieillissante et à ses structures subalternes. C’est une restructuration qui se poursuit. Et Air Algérie entend la mener à bien, n’ayant pas le monopole sur l’aérien, comme cela avait été le cas par le passé. Plus qu’une nécessité, elle est un défi à relever dans un ciel ouvert aujourd’hui à la concurrence. Des compagnies étrangères surdotées en moyens font concurrence à la compagnie nationale sur le réseau international. La concurrence existe, mais la qualité de service d’Air Algérie ne s’est pas encore améliorée, la demande n’a pas encore été satisfaite surtout sur le réseau interne, la billetterie a fortement augmenté et sur le réseau domestique et sur celui international. La compagnie nationale «transporte à perte», se plaint souvent sa direction. Celle-ci estime que les réajustements qu’elle avait opérés, dans le temps, sur sa billetterie n’y ont pas changé grand-chose.

    En matière d’assurance, Air Algérie avait eu à subir les conséquences des attentats du 11 septembre 2001, comme toutes les compagnies aériennes. Aussi, elle avait eu à revoir ses engagements avec ses assureurs. Autre société portée sur l’emprunt obligataire, la Sonlegaz. Elle en tire profit, parce qu’elle veut investir dans une série de projets qu’elle n’est pas en mesure de financer sur fonds propres. La société a besoin d’environ douze milliards de dollars sur les dix prochaines années. C’est colossal. Aussi importantes les unes que les autres, les nouvelles sociétés ayant intégré la Bourse d’Alger n’ont pas, cependant, réussi à y apporter grand-chose. L’animation de cette institution, créée en 1999, reste encore faible. Elle n’est pas en tout cas à la mesure des promesses données, répétées à plusieurs reprises par Abdelatif Benachenhou, ex-ministre des Finances. Celui-ci affirmait que l’année 2004 sera celle de la Bourse. Il n’en est rien. Est-ce une fatalité ? L’économie nationale est-elle prête à se doter d’une Bourse ?

    La Bourse d’Alger, aujourd’hui que le processus de privatisation a été relancé, est appelée à se mettre en phase, à se développer. «C’est faisable», disent les plus optimistes. Elle est censée constituer un des leviers du marché financier en contribuant à relancer la privatisation. Dans de nombreux pays en transition vers l’économie de marché, la privatisation par la Bourse a fonctionné en débouchant sur des résultats encourageants. C’est un défi. La Bourse d’Alger pourrait-elle le relever dans un contexte changeant ? Possible. Elle peut, en tout cas, s’accorder un sursis.

  3. #10
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    Mardi 12 février 2008 -- Bouffée d’oxygène pour la Bourse d’Alger. Le Trésor public vient d’émettre ses valeurs OAT (obligations assimilables du Trésor) en Bourse. Ces valeurs sont estimées à 145 milliards de DA. C’est ce qu’a annoncé le premier argentier du pays, M.Karim Djoudi lors de la cérémonie d’inscription des cotations, tenue hier, au siège de la Bourse d’Alger.

    Le nombre d’obligations introduites est de 14 lignes réparties sur trois maturités de sept, dix et quinze ans. Première du genre, cette opération vient donner un souffle nouveau à l’institution boursière. «L’objectif visé à travers cette opération est de donner de la profondeur au marché des valeurs d’Etat et d’insuffler une nouvelle dynamique à la Bourse d’Alger», a déclaré le ministre des Finances.

    Convaincu, il assure que l’introduction en Bourse des OAT permettra, sans aucun doute, aux investisseurs et aux particuliers l’accès à ces mêmes valeurs qui constituent un instrument financier répondant à leur besoin dans la mesure où ces titres sont liquides et sécurisés. S’exprimant sur cette opération, M.Djoudi a adressé une invitation aux opérateurs économiques pour participer à la promotion du marché des valeurs. Cette démarche, rappelle-t-il, entre dans le cadre des réformes financières en vue de développer le marché des capitaux, lequel constitue un complément indispensable au financement bancaire. Le ministre des Finances a écarté le fait que la Bourse soit en difficulté. «Avec une manne de 300 milliards de DA, la Bourse d’Alger peut effectivement développer ses missions et jouer son rôle», a-t-il affirmé.

    Dans son discours, le directeur, par intérim, de la Bourse, M.Ferfra a mis en exergue l’importance de cette opération. «Les obligations assimilées du Trésor, donnent une sorte de crédibilité à la Bourse», a-t-il expliqué. Ce responsable a émis, par ailleurs, le souhait de voir d’autres entreprises suivre ce chemin. Afin de relancer et de dynamiser ses activités, la Bourse d’Alger a décidé d’introduire une catégorie de titres souverains. Jusqu’à présent, seules trois entreprises publiques ont procédé à la cotation des obligations. Il s’agit de Sonelgaz, Algérie Télécom et Air Algérie.

    Créée en 1998, la Bourse d’Alger ne compte dans son escarcelle que deux entreprises, à savoir la société pharmaceutique Saidal et l’hôtel El Aurassi. Le ministre explique ce blocage par la nature des entreprises algériennes. «85% des entreprises sont des entreprises familiales "Eurl"», a-t-il fait valoir, précisant qu’«il y a des conditions d’accès qu’il faut remplir». A la question de savoir pourquoi la privatisation des entreprises ne passe pas par cette institution, le ministre des Finances s’est montré conciliant, indiquant: «Le ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements est en train de réfléchir sur les entreprises qui seront soumises à la Bourse».

    Concernant la suspension de la condition de financement initial de l’achat de véhicules par les banques publiques, le ministre n’a ni confirmé ni infirmé cette information. «Il est préférable que les banques publiques s’orientent davantage vers le développement économique», a-t-il toutefois précisé.

  4. #11
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  5. #12
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    Mardi 12 Février 2008 -- L’introduction en Bourse des obligations du Trésor assimilables (OTA) portera le volume des transactions au sein de la Bourse d’Alger à 300 milliards de dinars, selon le ministre des Finances, M. Karim Djoudi. Le ministre, qui a présidé hier, à la Bourse d’Alger, une séance au cour de laquelle le Trésor a procédé à l’inscription à la cotation en Bourse des OTA pour un montant de 145 milliards de dinars, a expliqué que l’entrée du Trésor en Bourse en mettant ses OTA est une technique poussée qui permettra de redynamiser l’activité de la Bourse tout en rendant cet établissement financier plus crédible.

    «En mettant le Trésor au sein de la Bourse, nous offrons une garantie pour que les émetteurs privés soient de plus en plus présents sur la Bourse d’Alger», a-t-il affirmé. Pour le ministre, la Bourse d’Alger n’a pas réellement de mal du moment qu’elle a la capacité d’accueillir un nombre important de sociétés émettrices qui souhaiteraient augmenter leur capital ou bien ouvrir une partie du capital existant.

    «Avec 300 milliards de dinars nous ne pouvons pas dire que la Bourse n’a pas d’argent pour travailler», a-t-il lancé. Soulignant le rôle de la Bourse dans le financement des investissements, le ministre a affirmé qu’il existe un vaste programme d’investissement qui a besoin d’un grand financement, soit par la sphère bancaire ou bien par la sphère du marché des capitaux.

    Il a affirmé que les conditions du financement du marché des capitaux sont meilleures que celles offertes par les banques du fait qu’il n’y a pas d’intermédiaire entre les deux parties : «C’est une opération directe entre un opérateur emprunteur et un opérateur souscripteur, ce qui minimise les coûts.» Par ailleurs, la sphère des marchés des capitaux offre un panel de financements plus important que celui de la banque.

    «Contrairement au financement bancaire, le marché des capitaux offre la possibilité de financer directement sur le capital sans charge d’intérêt», a-t-il encore souligné en ajoutant que «les sociétés qui souhaiteraient recueillir un financement via la Bourse peuvent le faire».

    A la différence des banques, la Bourse apporte une réponse financière moins élevée. Interrogé sur la privatisation des entreprises publiques à travers la Bourse, le ministre a répondu que le dossier est à l’étude au niveau du ministère en charge de la privatisation des entreprises : «Ce ministère est en train de réfléchir à des entreprises qui pourraient faire appel au marché financier dans le cadre du processus de la privatisation».

    En clair, celles-ci pourraient ouvrir une partie de leur capital en recourant au marché des capitaux. Pour rappel, il n’existe que deux entreprises nationales cotées à la Bourse : Saïdal et l’hôtel Aurassi, Eriad s’étant retirée de la cotation.

  6. #13
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    Salima Zouggar :


    Dimanche 17 Février 2008 -- Le marché boursier enregistre régulièrement des échanges. Le volume moyen est pratiquement de 12 à 13 millions DA par séance. Ce qui est très encourageant. Selon M. Farfara, le DG de la Bourse d'Alger, cette institution depuis sa création en 1999, n'a jamais enregistré un niveau d'échanges aussi élevé en termes de volume et de valeurs que celui enregistré en 2007. Elle a, en effet, atteint un niveau record de 924 millions DA de valeurs mobilières transigées, alors que le niveau atteint en 2000 n'a été que de 720 millions DA. C'est dire que la Bourse d'Alger renoue avec l'activité et le dynamisme grâce à tous les compartiments, notamment ceux de titres de créances et des actions qui enregistrent actuellement un niveau assez appréciable d'échanges ajoute M. Farfara.

    Mais, malgré ses efforts, la Bourse piétine toujours car selon lui les entreprises privées conviées à la rejoindre sont toujours bloquées à cause de la mauvaise compréhension du marché boursier. Avec l'entrée en bourse des OAT, les autorités ont donné un signal très fort quant à la crédibilité de cette institution et sa capacité à prendre en charge toutes les valeurs mobilières, quelles que soient leurs caractéristiques. En dehors de quelques obligations, l'institution financière n'a pas pu attirer de nouveaux titres. Le marché boursier national ne compte aujourd'hui que deux titres de capital (action) cotés, à savoir ceux de l'entreprise de gestion hôtelière El Aurassi et du groupe pharmaceutique Saidal.

    Pour le moment les grands acteurs économiques sont les grands absents de la Bourse d'Alger. Seules les meilleures EPE (Entreprises publiques économiques) projettent de faire appel à ses services à court terme. Au niveau de l'intermédiation, certaines banques privées, comme Citibank s'intéressent aux activités de courtage. D'autres établissements financiers, comme la Banque extérieure d'Algérie (BEA), la Banque algérienne de développement rural (BADR), la Banque de développement local (BDL) ou la Compagnie algérienne d'assurance et de réassurance (CAAR) sont partenaires dans des IOB. Quant aux entreprises à la recherche de capitaux, il leur est encore difficile d'accéder au marché boursier dans la mesure où celui-ci est réservé aux SPA. Or la majorité des groupes privés algériens sont encore des sociétés familiales, avec un statut de SARL, et ne peuvent donc pas être cotés. Qu'ils ne puissent pas être introduits en Bourse pour des raisons juridiques est une réalité. Reste à savoir s'ils le souhaitent réellement. Que ce soit pour accéder à la cotation ou pour une simple augmentation de capital, peu d'opérateurs privés nationaux ayant atteint une surface financière conséquente sont prêts à se soumettre aux règles de transparence qu'impliquent de telles opérations. Il est vrai que la sphère privée va devoir engager de sérieuses réformes si elle veut accéder à de nouveaux financements par son intermédiaire. Elle va également devoir changer de moteurs. Pour l'heure, la mission principale de la Bourse reste de faciliter le processus de privatisation. C'est le moyen le plus transparent pour y parvenir.

  7. #14
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    Mercredi 5 Mars 2008 -- Le directeur général de la Commission d’Organisation et de Surveillance des Opérations de Bourse, COSOB, M. Ali Sadmi a indiqué que le gouvernement étudie la possibilité de privatisation de certaines entreprises publiques à travers la bourse d’Algérie.

    Lors du forum d’El Moudjahid organisé hier, le directeur général de la COSOB a déclaré : « Le gouvernement est en train d’examiner la possibilité de privatisation de certaines entreprises publiques à travers la bourse d’Algérie ». Cette bourse qui connaît une stagnation depuis huit ans de sa création. Les deux tentatives de privatisation à travers la bourse d’Algérie, respectivement en 2001 et 2003, n’ont pas abouti.

    L’intervenant a critiqué le secteur privé de ne pas recourir à la bourse pour obtenir des subventions malgré les conditions propices. Il n’a pas manqué de critiquer la manière dont la Bourse d’Algérie a observée la lumière. « La création d’une bourse ne doit pas passer par des décisions politiques et des décrets. Elle doit culminer toute une tradition économique », a-t-il martelé.

    Dans le cadre de l’ouverture économique et la mondialisation des scènes financières, M. Sadmi a révélé qu’un plan de modernisation de la Bourse d’Algérie sera adopté prochainement et qui sera à même de permettre à la COSOB de protéger les subventions qui se font sur la scène financière au futur.

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