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  1. #15
    Guest 123 is offline Registered User
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    Jeudi 9 Aout 2007 -- La pomme de terre, ce tubercule qui était accessible à toutes les bourses, se fait de plus en plus rare au menu des Algériens. Ils ne sont pas nombreux à pouvoir se payer ce légume de base, dont le prix oscille actuellement entre 50 et 70 DA. Quelles que soient les raisons évoquées pour expliquer cette flambée et cette crise latente (le retard dans l’importation de la semence notamment, la diminution de la surface destinée à ce produit et le mildiou qui a touché la récolte après les pluies observées durant le printemps), la spéculation reste le facteur essentiel à l’origine de cette situation dont le consommateur est le seul à payer le prix. En attendant de mettre fin à ce phénomène qui touche malheureusement bien d’autres produits, notamment les matériaux de construction, différents secteurs continuent à se rejeter la responsabilité sur la flambée des prix de la pomme de terre. A chacun sa façon de s’en laver les mains.

    Les réunions autour de cette crise se multiplient, certes, mais les solutions radicales tardent à venir, même si le chef du gouvernement a tenté d’être rassurant en annonçant que le problème est en phase de traitement. Cependant, ce traitement ne devrait pas être conjoncturel, car il ne suffit pas d’importer de la pomme de terre en quantité, puisque le gouvernement a annoncé l’arrivée de 400 000 tonnes de ce tubercule, pour inonder le marché et provoquer une baisse des prix de manière à apaiser les esprits déjà en surchauffe cet été avec la flambée des autres produits de large consommation et la peur de voir le prix du lait augmenter après la rentrée sociale. Le plus important est de jouer sur les facteurs de régulation du marché. Un rôle qui incombe théoriquement au commerce mais les autres secteurs sont également appelés à y contribuer. L’unification des efforts entre différents départements ministériels fait cruellement défaut. Le concept d’intersectorialité est, certes, présent et alimente les discours politiques mais, sur le terrain, la situation est tout à fait différente. Chacun navigue à sa manière sans consulter l’autre et, en cas de crise ou de pépins, on ne trouve rien de mieux à faire que de se rejeter la responsabilité, comme c’est le cas pour la crise de la pomme de terre et bien d’autres projets qui restent à ce jour bloqués.


  2. #16
    Guest 123 is offline Registered User
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    Dimanche 12 août 2007 -- L’action du gouvernement pour mettre un terme à la crise de la pomme de terre tend à encourager l’importation de ce tubercule, si l’on tient compte des déclarations du ministre du Commerce, El Hachemi Djaâboub, qui a animé hier une conférence de presse au siège de son département.

    L’Etat ira jusqu’à supprimer le droit de douane et la TVA pour l’importation de la pomme de terre si la crise persiste, a-t-il indiqué. Il a toutefois conditionné le recours à cette mesure extrême, qui ne peut être réalisée que dans le cadre de la loi de finances ou la révision du tarif douanier, que si le prix ne baisse pas à 45 dinars avec les arrivages de cette semaine. Près de 25 000 tonnes ont été importées les mois de juillet et août. El Hachemi Djaâboub n’a pas exclu de confier l’importation de la pomme de terre à l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC).

    Outre la pomme de terre, le ministre a annoncé hier une série de mesures gouvernementales pour faire baisser les prix des produits alimentaires et éviter à d’autres, tels que le lait et le pain de prendre une courbe ascendante. « Suite à la flambée des prix des produits alimentaires, le gouvernement a décidé de prendre des mesures pour en diminuer l’impact sur le citoyen en régulant le marché et en battant en brèche la spéculation », a-t-il soutenu.

    Il a signalé que le gouvernement compte intervenir en vertu des articles 4 et 5 de la loi 03-03 qui stipule que l’Exécutif peut prendre des mesures pour faire baisser les prix en cas de situations exceptionnelles. Le ministre a tenu d’emblée à rassurer quant aux prix du lait et du pain qui, a-t-il dit, resteront subventionnés par l’Etat, et ce, malgré la hausse de leur prix sur le marché international. « Le Trésor public va payer la différence à l’Office algérien interprofessionnel des céréales », a-t-il ajouté. Il en est de même pour le lait. L’Etat continuera à verser les 15 DA pour chaque sachet afin d’éviter de revoir à la hausse le prix de cette denrée alimentaire. El Hachemi Djaâboub a indiqué que la régulation de la filière lait devrait être plus efficace avec la mise en place de l’Office national du lait qui a d’ores et déjà été créé et dont le directeur général a été nommé. Il sera opérationnel prochainement, soulignera le conférencier. Il assurera la même fonction que l’OAIC, a-t-il précisé. En attendant, l’entrée en jeu de cet office, une filiale de Giplait va assurer l’importation et la distribution de la poudre de lait et dérivés. M. Djaâboub fera savoir que les pouvoirs publics ont accordé jusqu’à présent 4 milliards de dinars à 90 producteurs de lait.

    L’autre solution pourrait être l’amélioration de la production nationale, notamment le volet collecte, a-t-il relevé. « Les Algériens consomment chaque année plus de 3,5 milliards de litres. Or nous ne produisons que 2,2 milliards de litres dont seulement 250 millions sont collectés », fera-t-il remarquer. La constitution d’un bon cheptel bovin fait partie des actions que le gouvernement compte entreprendre pour solutionner le problème du lait. « Notre cheptel bovin compte actuellement 900 000 génisses laitières dont les deux tiers ne produisent pas beaucoup. Il y a un projet pour importer des génisses pleines afin d’améliorer notre rendement et réduire la facture de l’importation de lait qui est de 600 millions de dollars », a-t-il confié tout en rappelant que la facture alimentaire n’est toujours pas tombée en dessous des 3,5 milliards de dollars. « Nous importons beaucoup pour le tube digestif », a-t-il ironisé.

    Pour ce qui est du processus de négociations pour l’adhésion de l’Algérie à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), M. Djaâboub a révélé que la dernière offre révisée a été élaborée par les experts et les ministres. Elle concerne six pays. Elle sera soumise au chef du gouvernement qui la remettra à son tour au comité gouvernemental chargé du suivi des négociations pour son aval. Elle sera négociée à Genève lors du prochain round. Elle concerne les droits de douane pour les produits importés.


  3. #17
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    Dimanche 12 août 2007 -- Il est attendu la réception de près de 15 mille tonnes de pomme de terre au port d’Oran, vers la fin du mois en cours.

    Le tubercule vient de plusieurs pays d’Europe et du Canada, pour faire face à la pénurie de ce produit et réduire l’inflation de ses prix, apprend-on de sources au nivaux de la direction du Commerce de la wilaya d’Oran. En effet, ces mesures d’importation, prises au niveau du ministère de l’Agriculture et du Développement Rural, permettront non seulement une disponibilité de ce produit sur le marché local, étant donné son importance dans les plats algériens, mais aussi une régulation des prix qui ont atteint des records sans précédent à cause des pertes enregistrées dans la production qui a été touchée par le mildiou. L’on saura, du côté des services agricoles, que plusieurs agriculteurs ont dénoncé une mauvaise qualité de semence qui leur a fait perdre des centaines d’hectares de production de ce tubercule, les obligeant à hausser le prix de ce qui a pu être sauvé pour alléger leurs pertes. Il faut dire aussi que l’écart créé entre l’offre et la demande a obligé les autorités à augmenter, voir doubler l’opération d’importation, sachant que durant toute l’année 2006, il y’a eu l’introduction de 30 mille tonnes de pomme de terre, alors que rien que pour les 7 premiers mois de l’année en cours, l’importation dépasse de loin cette quantité.


  4. #18
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    Jeudi 16 août 2007 -- Le prix de la pomme de terre n’est pas près de connaître une baisse dans les prochaines semaines. Les déclarations de Mustapha Achour, président de la Commission des commerçants des fruits et légumes, affiliée à l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), ne prête pas à l’optimisme.

    « Il n’y a pas de production. Nous avons épuisé tous les stocks et il ne reste qu’une petite quantité à Aïn Bessam (Bouira) qui ne pourra jamais faire face aux besoins de toutes les wilayas », a-t-il indiqué. Il ne reste, selon lui, pas grand-chose de la récolte effectuée en juin dernier et qui d’habitude couvre les besoins de la population jusqu’à l’arrivée de l’arrière-saison. Le problème de la semence se pose avec acuité, selon Mustapha Achour. L’approvisionnement en semence de pomme de terre de saison qui est entièrement importée de l’étranger a été déficitaire à hauteur de 25% et cela s’est répercuté sur la production, a-t-il précisé.

    M. Achour a voulu ainsi mettre les points sur les « i » en signifiant que les commerçants souvent mis à l’index dans ce genre de situation ne sont pour rien dans la hausse vertigineuse du prix de la pomme de terre qui a atteint les 70 dinars le kilogramme dans le marché de détail. Il a néanmoins reconnu que le circuit de commercialisation recèle des dysfonctionnements qui contribuent également à la surenchère des produits agricoles. « Il y a trop d’intermédiaires dans le marché informel qui font de la spéculation et augmentent les prix », a-t-il accusé.

    Le secrétaire général de l’UGCAA, Salah Souilah, a appelé de son côté les commerçants à consentir des efforts dans le sens de la baisse des prix des produits de large consommation pendant le mois de Ramadhan. Il a suggéré de réduire la marge bénéficiaire afin de rendre ces produits accessibles au commun des consommateurs. Une campagne de sensibilisation sera organisée sur le terrain auprès des concernés dans les marchés de gros et de détail. Il a également appelé au respect de la chaîne de froid à l’origine de bien des intoxications chez les consommateurs. Salah Souilah a affirmé dans le même sillage que son organisation n’a pas l’intention d’appeler les boulangers à un mouvement de grève.

    « Tant qu’il y a un dialogue entre nous et le gouvernement, nous ne ferons pas grève. Ce n’est qu’au moment de l’intervention de ce dialogue qu’on prendra les mesures qui s’imposent », a-t-il dit tout en rappelant que le ministre du Commerce, El Hachemi Djaâboub, avait déclaré récemment lors d’une conférence de presse que des séances de travail seront tenues avec les boulangers. Le secrétaire général de l’UGCAA a tenu aussi à se défendre contre les accusations lancées contre lui par des dissidents de l’organisation. Il a invité ceux qui l’ont accusé de détournement de donner des preuves. L’UGCAA fait face à une crise interne qui prend de l’ampleur.


  5. #19
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    Jeudi 16 aout 2007 -- Constatant, en effet, la hausse des prix des différentes denrées ces derniers jours, généralement, ceux de la pomme de terre en particulier, le président national des marchés de gros des fruits et légumes, affilié à l'UGCAA, M. Achour Mustapha, a tiré la sonnette d'alarme, comme à chaque fois que l'occasion se présente à lui, quant à la dominance et à la manipulation du marché de la pomme de terre par certains groupes de spéculateurs étrangers à l'activité.

    "C'est vrai que l'Algérie importe des tonnes de pomme de terre, mais on ne voit rien sur le marché de gros du fait que la mafia manipule le marché dès l'arrivée de la marchandise au niveau des ports pour la stocker ensuite", a expliqué M. Achour.

    Pour remédier à cette situation et pour que la pomme de terre soit vendue à des prix raisonnables, ce responsable croit dur comme fer que l'activité commerciale doit revenir aux professionnels du marché des fruits et légumes qui, eux seuls, pourront stabiliser son prix.

    "Il faudrait revoir la politique de l'importation", propose ce même responsable, en raison de la sous-production de cet aliment en Algérie. Il a fait savoir aussi que la production nationale de la pomme de terre pour l'année en cours ne représente que 25 % des besoins de la consommation locale.

    En ce qui concerne la semence, l'orateur a indiqué que notre pays importe un produit de mauvaise qualité. En sensibilisant pour sa part les adhérents de cette organisation à l'approche du mois sacré de ramadan, le secrétaire général de l'UGCAA, M. Salah Souilah, a déclaré avoir programmé une vaste opération dans le but de stabiliser les prix des produits de large consommation.

    Mais il n'en a pas dit plus sur cette "vaste opération". M. Souilah a, par ailleurs, indiqué que son organisme prendra part à toutes les activités caritatives, religieuses et culturelles qui seront programmées durant le mois du jeûne, à travers le pays et en collaboration avec toutes les autres parties concernées.

    Lors de cette conférence, une grande partie a été consacrée toutefois aux problèmes internes et aux scissions que connaît cette organisation. Le secrétaire général de l'UGCAA n'a pas mâché ses mots pour tirer à boulets rouges sur ceux qu'il appelle ses "détracteurs".

    "On me reproche la mauvaise gestion et des malversations, qu'ils apportent des preuves tangibles !" a-t-il martelé. Il appelé, à l'occasion, l'ensemble des adhérents présents à cette rencontre à faire preuve de détermination afin de dépasser cette crise et de mettre l'intérêt du citoyen au-dessus de tout.

    Il a salué, par ailleurs, le ministère du Commerce qui a pris les mesures nécessaires pour que ne soient pas augmentés les prix du lait pasteurisé et du pain, alors qu'il a fustigé le comité des boulangers au sujet de la grève à laquelle il a appelé dernièrement.


  6. #20
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  7. #21
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    Mardi 21 Août 2007 -- Depuis hier, les droits et taxes concernant l’importation de la pomme de terre ne sont en plus en vigueur. La direction générale des Douanes a été saisie samedi dernier par le département du Commerce pour la suppression des droits et taxes relatifs à l’importation de ce produit. Ainsi, 47% des droits et taxes dont 17% de la TVA sont appelés à disparaître, ce qui aura pour conséquence directe la baisse du prix de la pomme de terre à l’importation.

    Pour rappel, le ministre du Commerce avait déclaré lors de sa dernière sortie médiatique (conférence de presse), que le gouvernement n’exclut pas de recourir à la prise de mesures allant dans le sens de la suppression des droits et taxes. "Les derniers arrivages ont été achetés à 11 euros les dix kilos, et si on ajoute à cela les droits de douane, fixés à 30% ainsi que les 17% de la TVA, on se retrouve à 38 DA au sein même du port" tente d’expliquer Djaâboub. Tout calcul fait, ajoute-t-il, elle se vend dans les marchés à plus de 50 DA. Selon nos sources, cette mesure sera applicable à court terme, puisqu’elle ne sera valide que sur une période de quatre mois, soit jusqu’à la fin du mois de Ramadan qui coïncidera avec les premières grandes récoltes de la pomme de terre locale.


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