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  1. #36
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    Lundi 3 Septembre 2007 -- Pourquoi la pomme de terre a-t-elle connu une hausse des prix aussi importante ? Trois raisons sont évoquées par le directeur de la régulation et du développement des productions agricoles au niveau du ministère de l’Agriculture, M. Assabah.

    Il s’agit en premier de l’indisponibilité de la semence sur le marché international, qui a touché tous les pays, y compris les pays européens, producteurs de semence. Il y a eu des conditions climatiques qui n’ont pas été favorables à la production.

    En troisième lieu, il y a le comportement des opérateurs et des agriculteurs, pas tous mais une majorité.

    Ces derniers, en constatant la rareté relative du produit, ont décidé de profiter de cette situation en augmentant les prix. «C’est un incident conjoncturel. Ce sera bientôt le retour vers une stabilité progressive des prix avec la récolte de l’arrière-saison, attendue pour le mois de novembre prochain. J’insiste sur le fait que l’Algérie n’a pas de problèmes pour produire en quantité suffisante la pomme de terre. En 2006, nous avons produit plus de 20 millions de quintaux.»

    L’Algérie produit chaque année entre 100 000 et 130 000 tonnes de semence. «Nous produisons 100% de semence pour la tranche saison primaire et 100% pour l’arrière-saison. Nous restons déficitaires pour la production de la saison, la plus importante des trois récoltes annuelles. La raison en est simple : nous ne produisons pas de semence de première génération. Pour le faire, il faut réunir trois conditions : une main-d’œuvre qualifiée, des conditions climatiques assez spécifiques et un environnement économique favorable. Rien n’empêche en théorie de lancer la production de cette semence de première génération. Il faut juste savoir que, pour l’obtenir, il faut traiter les cultures pendant sept années.»

    Contredisant ces déclarations, M. Hasnaoui, le patron de la Société de développement agricole (SODEA), Brahim Hasnaoui, qui a tenté la production de la semence de la pomme de terre (pré-base) pour casser la chaîne de la dépendance alimentaire dans ce segment, a déclaré samedi dernier au Quotidien d’Oran qu’«aux origines de la crise de la pomme de terre, il y a une mauvaise décision, raisonnable mais mal calculée du ministère de l’Agriculture».

    Selon ses explications, il y a deux ans, le ministère de l’Agriculture a essayé d’imposer une condition : la taille du tubercule importé qui ne devait pas dépasser 50 à 60 mm pour réduire les coûts. Ces nouvelles règles se sont traduites par «une chute dans les quantités importées qui sont tombées de 120 000 tonnes habituelles à presque la moitié. Le marché de la semence en Algérie s’est retrouvé profondément et durablement dérégulé».

    M. Hasnaoui soutient donc que la crise a commencé l’année dernière et s’est accentuée cette année avec le mildiou qui a ravagé les cultures. Il propose des solutions pour la maîtrise de la production en affirmant qu’avec un investissement de 10 millions de dollars l’Algérie aboutira à un prix de revient à 6 DA le kg et un prix d’écoulement qui devrait se stabiliser autour de 10 à 12 DA/kg. L’Algérie compte aujourd’hui deux opérateurs seulement qui produisent de la semence de première génération, l’un à Sétif et l’autre à Sidi Bel Abbès (la SODEA).

    Rappelons que pour faire face à la crise de la pomme de terre qui s’est déclenchée, il y a quelques mois, le ministère du Commerce a décidé d’importer 20 000 tonnes de ce produit et de supprimer les taxes pour aider à faire baisser les prix. M. Djaaboub, le ministre du Commerce, avait justement annoncé la possibilité de «supprimer 30% de taxes douanières et les 7% de la TVA pour les importateurs de la pomme de terre et les importateurs de sa semence». Il avait évoqué, aussi, la possibilité de charger l’OAIC d’importer la pomme de terre pour réduire son coût.


  2. #37
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    Le patron de la SODEA propose une issue à la crise :

    Lundi 3 Septembre 2007 -- Le patron de la SODEA (Société de développement agricole), Brahim Hasnaoui, qui a tenté la production de semence de pomme de terre (pré-base) pour casser la chaîne de la dépendance alimentaire dans ce segment, a déclaré samedi dernier au Quotidien d’Oran qu’«aux origines de la crise de la pomme de terre, il y a une mauvaise décision, raisonnable mais mal calculée du ministère de l’Agriculture».

    Selon ses explications «il y a deux ans, le ministère de l’Agriculture a essayé d’imposer une condition : la taille du tubercule importé qui ne devait pas dépasser 50 à 60 mm pour réduire les coûts, puisque plus le tubercule est gros, plus la quantité de semence achetée est grande et plus c’est cher. L’Algérie a donc décidé de normaliser les achats en imposant une contrainte de calibre aux importateurs de semence». Ces nouvelles règles se sont traduites par «une chute dans les quantités importées qui sont tombées de 120 000 tonnes habituelles, à presque la moitié. Le marché de la semence en Algérie s’est retrouvé profondément et durablement dérégulé».

    M. Hasnaoui soutient donc que la crise a commencé l’année dernière et s’est accentuée cette année avec la maladie du mildiou qui a ravagé les cultures. Selon une étude achevée par le groupe des entreprises Hasnoui, si le problème de la semence de pomme de terre «revient de manière récurrente depuis l’indépendance, c’est parce que l’approvisionnement a été conditionné par des générations qui ne permettent qu’une seule multiplication».

    Les fournisseurs étrangers ne mettaient à la disposition des Algériens que de la semence «passible» d’une seule multiplication, juste avant le stade de la consommation et n’encourageaient en rien la production de la semence en Algérie, capable de mettre fin à cette dépendance alimentaire ni de réguler le marché à la base. Le patron de la SODEA a donc décidé très tôt, et avant même la dernière crise enregistrée sur cette échelle de la dépendance alimentaire, d’investir le créneau : «Avec une maîtrise de la production, on doit pouvoir produire de la pomme de terre à des prix imbattables et dans les quantités qui vont au-delà des besoins de la consommation locale».

    Pour ce faire, il a dû chercher un partenaire qui n’était pas impliqué dans le marché algérien. Il s’agit d’une société australienne, Technico, qui a eu le génie de mettre au point une technique de multiplication nettement plus intéressante que celle des Européens. Et cela dans le but d’éviter à l’Algérie d’importer «80 % de ses besoins en G7 et 20 % en G6 avec un chiffre moyen de 120 000 tonnes par an. C’est-à-dire une dépense de 70 à 80 millions de dollars par année, au profit d’une dizaine d’importateurs, clientélisés par les fournisseurs hollandais essentiellement».

    Le but final de son investissement est «un prix de revient à 6 DA le kg et un prix d’écoulement» qui «devra se stabiliser autour de 10 à 12 DA/kg», explique une étude de la SODEA, citée par le quotidien d’Oran. M. Hasnaoui assure qu’«avec 10 millions de dollars, l’Algérie peut réguler le marché de la pomme de terre à moins de 20 DA le kilo». Les bureaux de la SODEA proposent les solutions dans les différentes analyses adressées aux institutions et ministères du pays. «Dans le coût de la production de la pomme de terre, la semence représente aujourd’hui près de 70 % des charges. La solution est donc dans la réponse à cette question : comment faire pour que l’agriculteur puisse réduire ses coûts tout en gagnant de l’argent ? Si la semence est à 20 DA, la production et la vente ne peuvent qu’être inférieures à 20 DA», explique encore M. Hasnaoui.

    Si l’Etat décide de soutenir la totalité des charges de la première génération de semences, fixant le soutien au pourcentage à la deuxième génération et ainsi de suite tout en plafonnant les prix à la vente, ce qui se traduira par exemple pour la G1 (première génération) par 100 millions de DA avec un prix de vente de 40 DA, le processus est lancé. La solution nécessite cependant des préalables urgents comme le financement des banques encore récalcitrantes, les laboratoires spécialisés à revitaliser ou à créer, l’identification des producteurs, la mise en place de cahiers des charges spécifiques, l’encadrement humain, le dopage des industries annexes pour consommer les surproductions, une réglementation assouplie pour l’obtention des certifications dans des délais raisonnables afin d’éviter les stockages trop longs et l’explicitation des instructions «en provenance de l’organe de contrôle» qui appellent à d’«incessantes explications».


  3. #38
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    Les députés ont adopté l’ordonnance promulguée le mois dernier :

    Mardi 4 Septembre 2007 -- L’indice du prix de la pomme de terre a évolué de 136,6%. C’est ce qu’a déclaré le ministre des Finances, Karim Djoudi, lors de la présentation hier à l’APN du projet d’ordonnance relatif à l’exonération des droits de douane (30%), de la TVA (7%), pour l’importation de la pomme de terre. Une exonération temporaire, selon le représentant du gouvernement, qui a pour objectif d’atténuer la pression sur ce produit de large consommation.

    Et partant du fait que ladite pression se poursuivra jusqu’à novembre prochain, les pouvoirs publics ont décidé d’intervenir, sentant la grogne populaire à la veille d’une rentrée sociale incertaine. Cela d’autant que la pomme de terre n’est pas l’unique produit qui a connu une flambée, puisque les autres légumes ont vu leur prix s’envoler, alors que le mois de ramadhan n’est pas encore à nos portes.

    Rappelons que le chef du gouvernement avait justifié la flambée des prix de la pomme de terre par la baisse de la production due à la pluviosité tardive qui a caractérisé la région de l’Ouest, ce qui a eu comme conséquence le pourrissement d’une partie de la production. Ce n’est pas tout, ce produit de large consommation a aussi été victime d’une maladie appelée le mildiou qui a affecté une grande partie de la production. Cela, en plus de la spéculation qui, dans de telles circonstances, ne manque jamais de faire parler d’elle.

    Aussi, certains commerçants ne se sont pas gênés pour stocker la production en vue d’exploiter le manque par l’augmentation des prix. Abdelaziz Belkhadem avait indiqué que son gouvernement avait instruit les Chambres d’agriculture pour qu’elles fassent en sorte que les chambres froides sortent la production stockée sous peine de recourir aux réquisitions de l’ensemble de la production. Une mesure qui ne semble pas avoir encore d’effet, sinon on aurait remarqué une baisse des prix, en ce sens que la pomme de terre est toujours cédée entre 60 et 70 DA.

    Karim Djoudi a, lors de la présentation du texte en vigueur depuis le 19 août, date de sa publication au Journal officiel, justifié l’envolée des prix par la baisse de la production de la pomme de terre en Europe. Surtout que le Vieux Continent est considéré comme le deuxième producteur mondial de ce tubercule. Cependant, le ministre des Finances n’a pas dit un traître mot sur l’importation de la pomme de terre du Canada, impropre à la consommation (destinée dans ce pays à l’alimentation animale), pourtant introduite à partir du port d’Alger et censée avoir subi tous les contrôles et analyses phytosanitaires.

    Par ailleurs, hormis le RCD qui s’est opposé à l’ordonnance sur l’exonération temporaire des droits de douane et de la TVA sur l’importation, l’ensemble des députés ont approuvé le texte. Dans un communiqué distribué à la presse, le groupe parlementaire du RND qui a cautionné l’ordonnance susmentionnée, a justifié son accord par son soutien au gouvernement mais aussi par le fait que cette mesure d’urgence est fondamentale pour le citoyen. Toutefois, les députés du parti de Ahmed Ouyahia ont exigé que les mêmes mesures soient appliquées à la semence de pomme de terre «pour soutenir le produit et encourager les paysans à augmenter la production».

    Le groupe parlementaire a également exigé, selon le communiqué, la prise de mesures allant dans le sens de la baisse des taxes sur les produits et matériels agricoles dans le but d’«encourager la production nationale qui demeure la meilleure solution pour inonder le marché et protéger le pouvoir d’achat du citoyen». Les élus du RND ont d’ailleurs l’intention de se battre pour que de telles mesures soient concrétisées et ce, lors de l’examen de la loi de finances 2008.


  4. #39
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    Jeudi 6 septembre 2007 -- Les spécialistes de la chaîne de production ou de commercialisation de la pomme de terre sont formels : la régulation du marché n’est pas pour demain malgré les mesures gouvernementales. La crise de la pomme de terre n’est pas prête de se résorber malgré les mesures prises par le gouvernement pour exonérer, provisoirement, les importateurs du paiement des droits de douane et de TVA, afin de peser sur l’offre et la demande et d’espérer une baisse des prix.

    En matière de prix, la pomme de terre d’importation est proposée au niveau des marchés de gros à 45 DA, soit 6 à 8 DA de plus que le prix de cession au niveau des importateurs. Importée, ces dernières semaines, du Canada, de Turquie et de Belgique, la pomme de terre connaît un problème d’écoulement dû à son prix et à la mauvaise réputation que les consommateurs lui font.

    Pourtant les dernières quantités de pomme de terre importées répondent au cahier des charges et sont jugées de bonne qualité par les services du contrôle de la qualité et n’ont rien à voir avec la mauvaise qualité de la pomme de terre de semence importée en juin dernier, laquelle avait été frauduleusement mise sur le marché.

    Mais les consommateurs, et à juste titre les commerçants, restent sceptiques surtout après le scandale de la pomme de terre importée de Belgique et arrivée avariée et dégageant une mauvaise odeur. Interrogé à ce propos, un importateur, qui a requis l’anonymat, a indiqué que «cette pomme de terre a été fraîchement récoltée durant la dernière campagne en Belgique, mais n’a pas été séchée et ventilée avant sa mise sous emballage.

    Le fournisseur belge, sous la pression de l’importateur algérien, a préféré accélérer le processus sans que le traitement préalable du produit n’arrive à son terme». A leur arrivée au port de Mostaganem et d’Alger, d’importantes quantités de pomme de terre ont été découvertes partiellement avariées, ce qui a entravé leur commercialisation et amplifié la rumeur sur la qualité de la pomme de terre d’importation en général.

    Conséquence : les autres importateurs rencontrent de sérieux problèmes d’écoulement de leur marchandise, les amenant à réduire les quantités importées qui, dans tous les cas de figure, n’atteindront jamais 100 000 tonnes comme l’a avancé le chef du gouvernement.

    En effet, certains importateurs ont exagéré leurs capacités d’intervention induisant en erreur les pouvoirs publics qui pensaient pouvoir inonder le marché. Pis encore : avec la baisse des stocks pour la production locale, les prix pourraient même connaître une nouvelle hausse pour les deux prochains mois, estiment des spécialistes.

    Ces derniers révèlent en outre que la crise a déjà touché les marchés tunisien et marocain. Ce qui veut dire que la demande ne peut être satisfaite sans tenir compte de la contrebande qui alimente nos voisins. Si la demande ne peut être satisfaite, on voit mal comment les prix pourraient baisser, ajoutent-ils.


  5. #40
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    Dimanche 9 Septembre 2007 -- La rentrée sociale s’annonce chaude et périlleuse pour les petites bourses et les plus démunis en Algérie. De dépense en dépense, l’Algérien est soumis à rude épreuve en l’absence de mécanismes fiables de contrôle et de régulation du marché ainsi que de soutien aux faibles revenus. A quelques jours du mois sacré de ramadhan, occasion propice aux spéculateurs de frapper dur et de réaliser des gains substantiels, les ménages craignent une saignée et les achats se sont faits sur l’année afin d’éviter des dépenses excessives.

    Malheureusement, la pomme de terre exige des conditions rigoureuses de stockage dont ne disposent pas les ménages, sinon le problème de la crise concernant ce légume ne se serait pas posé. Cette situation est des plus complexes et des plus chaotiques pour les faibles revenus et une immense majorité d’Algériens.

    En effet, la rentrée scolaire et les achats de l’Aïd en perspective compliquent la tâche des ménages qui ne savent plus où donner de la tête. Du coup, c’est tout le budget familial qui s’en trouve alourdi de manière irréversible et compromettante. Selon des acteurs de la vie sociale, c’est une rentrée particulièrement mouvementée qui s’annonce cette année. Alors que le Ramadhan est imminent, la crise de la pomme de terre continue d’inquiéter les ménagères. Depuis plusieurs semaines, dame pomme de terre affiche un prix de 60 DA et ne risque pas de descendre sous cette barre, malgré les déclarations d’intention quant à importer ce légume de large consommation.

    En fait, tout laisse croire que les prix vont augmenter à l’occasion du mois sacré de ramadhan, au grand dam des nécessiteux. Pourtant, du côté des fellahs et autres producteurs de pomme de terre, l’approvisionnement du marché ne souffre d’aucune insuffisance. Seulement, «les manœuvres de spéculation ont créé la crise du fait d’une production à peine suffisante pour des besoins locaux en perpétuelle croissance», notent d’anciens responsables de la Chambre d’agriculture d’Oran. Revenant sur les raisons de cette production autosuffisante, nos interlocuteurs estiment que «les mesures incitatives aux fellahs afin d’impulser leurs productions restent à inventer».

    En fait, d’aucuns parmi les fellahs et les producteurs de légumes, notamment la pomme de terre, à Oran, rencontrés sur les lieux des halles centrales de la ville, expliquent que «la politique du gouvernement n’est pas la plus indiquée en matière d’encouragement et de soutien à la production locale». En fait, les producteurs de pomme de terre souhaitent que des mesures de soutien aux fellahs interviennent afin d’endiguer toute crise ou rupture de stock de légumes à même d’inciter à la spéculation. «On nous parle de spéculation et de stockage de la pomme de terre et d’autres légumes de large consommation, comme les tomates, les oignons, les carottes et les navets, mais ils oublient que, quand le fellah perd plus de la moitié de sa production pourrie à cause de la chaleur, il est seul à assumer et à supporter cette perte.

    Pourquoi investir alors dans l’achat de chambres froides si on ne les utilise pas dans pareilles situations et ne pas craindre d’être accusés de spéculation. Et c’est quoi la spéculation ? Moi, je suis fellah et producteur, je n’achète pas de marchandise pour la stocker», note un fellah de la région de Mascara. Les fellahs évoquent également les baisses des primes qui leur étaient allouées, la hausse des prix des semences et la mauvaise qualité des engrais.

    Selon les producteurs et les mandataires des halles centrales de la ville d’Oran, «c’est une conséquence logique du désengagement de l’Etat vis-à-vis des fellahs. Car on ne peut pas investir dans la pomme de terre et d’autres produits de large consommation et négliger les producteurs directement impliqués dans la production locale». L’accent est ainsi mis sur la nécessité d’améliorer les systèmes d’irrigation chez les fellahs et les producteurs de pomme de terre et trouver des surfaces nouvelles afin d’étendre les cultures.

    L’Etat pourrait également investir dans l’importation des semences et des engrais de bonne qualité afin d’améliorer les rendements. «Il faut amorcer le débat autour de cette question. Il n’y a pas d’autres moments plus propices que cette période et cette occasion qui s’offre à nous pour faire passer le message et sauver la mise. C’est ça la politique de la prévoyance. On ne peut pas continuer à fonctionner selon les conjonctures», note un mandataire.


  6. #41
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    Lundi 10 Septembre 2007 -- De part les superficies qui lui sont consacrées et du rôle qu’elle joue dans l’alimentation humaine, la pomme de terre est considérée comme l’une des principales plantes vivrières.

    Classée dans un passé encore récent par certaines parties de la population du pays comme une denrée de second rang, la pomme de terre occupe une place de choix puisqu’elle représente actuellement environ 40% des superficies réservées au maraîchage. À travers le monde, ce légume est très répandu et est cultivé annuellement sur 30 millions d’hectares pour une production moyenne de l’ordre de 150 quintaux/ha. Et si à certaines époques, la consommation de ce légume a pu atteindre des niveaux dépassant 200 kg par personne, de nos jours, dans nombre de pays développés, elle oscille entre 70 et 90 kg, les produits transformés prenant régulièrement le pas sur la consommation de la pomme de terre à l’état.

    Dans notre pays, il est noté une consommation moyenne de 30 kg qui devra atteindre 40 kg/habitant à la fin de l’année enduisant un besoin global d’environ deux millions de tonnes. Pour atteindre cet objectif qui vise à tripler la production moyenne de ces dernières années, la culture de la pomme de terre devra être menée de manière intensive, ce qui constituera un impératif de premier ordre. En effet, si la production globale a été marquée durant ces dernières décennies par une augmentation sensible, cela est dû essentiellement à une extension des surfaces cultivées plaçant souvent la pomme de terre sans irrigation pratiquement dans les mêmes conditions que les légumineuses vivrières. Mais les efforts qui ont été axés sur une extension démesurée des surfaces a pour principale conséquence une baisse sensible des rendements.

    Bien que culture à vocation intensive, la pomme de terre a été “marginalisée” dans les plans de production où souvent elle n’a constitué qu’un objectif physique à réaliser. En fait sa rentabilité sur le plan financier par rapport aux autres produits maraîchers est loin d’être établie au sein d’un marché à légumes qui n’obéit à aucune hiérarchie rationnelle des valeurs et où la pomme de terre est souvent pénalisée parce que classée comme denrée de première nécessité mais sans mesure d’accompagnement.

    C’est probablement aussi l’une des raisons qui fait que malgré l’augmentation incessante des superficies, les besoins de consommation ne sont non seulement pas couverts par la production nationale mais constituent une sphère d’écoulement pour la pomme de terre étrangère dont les quantités atteignent parfois sur nos marchés des proportions considérables. En conséquence, un programme énergique visant à prendre en main ce secteur maraîcher apparaît comme indispensable et conforme à l’objectif politique qui consiste à diminuer les importations de produits alimentaires, de consacrer le maximum d’efforts aux cultures de première nécessité et d’exploiter dans les meilleures conditions possibles le sol, le climat et les ressources hydriques, des facteurs disponibles dans la wilaya de Mascara.

    Élaboré jadis, ce programme de relance de la pomme de terre prévoyait dans une première phase des actions de suivi et d’amélioration des conditions techniqueS de production tout en portant des efforts dans le domaine de l’organisation et de la planification de ce secteur. La seconde phase s’articulait autour des conditions à réunir pour permettre de cultiver la pomme de terre en tant qu’espèce à caractère intensif, c’est-à-dire à l’irrigué et entièrement mécanisé.

    Bénéficiant des conditions favorables les producteurs de la wilaya de Mascara cultivaient à longueur d’année la pomme de terre puisqu’il y a la période primaire, la saison et l’arrière-saison, mais en l’absence de toute coordination et autre organisation une sorte d’anarchie s’est installée dans le milieu ponctuée par une situation incontrôlable qui s’est négativement répercutée et sur les rendements de la production et sur les prix pratiqués avec une hausse conséquente que subit difficilement le consommateur. En effet, en un temps relativement court, le prix du kilogramme de la pomme de terre est passé de 10 à 80 DA et il n’est pas exclu que cette hausse ira crescendo au cours du mois de Ramadhan. Les spéculateurs ont mis à profit cette situation pour stocker leur production à l’intérieur des hangars et des caves aménagées pour procéder à un écoulement selon leur volonté et pour servir leurs intérêts.

    Certes, l’Etat a par le biais des services de l’agriculture et de la DCP réagi en sommant les producteurs à inonder le marché, mais toutes les initiatives ont été vouées à l’échec face à la détermination des privés, lesquels justifient cette situation par l’augmentation des prix des semences, la hausse des salaires des ouvriers, celle du fuel et la baisse du niveau de la nappe phréatique, notamment dans la plaine de Ghriss où sont concentrées les cultures de la pomme de terre. N’importe comment cette situation pénalise lourdement le pauvre consommateur.


  7. #42
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    Mercredi 12 Septembre 2007 -- La tension que connaît actuellement le marché de la pomme de terre est liée en partie à l’insuffisance de la semence. Cette semence représente un gros business à coups de millions de dollars sur lequel a la haute main un petit groupe d’affairistes. Selon M. Aït Ameur, chargé d’études au ministère de l’Agriculture et du Développement rural, intervenu hier sur les ondes de la Chaîne III, l’option prise par les autorités est de privilégier dans certaines régions du pays la production locale de la semence.


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