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    Marché de la pomme de terre en Algérie

    mercredi 28 fevrier 2007 - - Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural envisage de mettre en place un dispositif de régulation des marchés des semences de pommes de terre afin de parer ou, du moins, réduire un tant soit peu la spéculation. Un fléau qui touche cette filière ayant souffert de la mainmise de certains importateurs véreux à l’origine de la flambée des prix de ce tubercule.

    Piloté par la Chambre nationale de l’agriculture (CNA), le programme de régulation du marché des semences de pommes de terre a été amorcé convenablement, puisque la distribution des premières quantités au profit des agriculteurs et des multiplicateurs a démarré il y a déjà quelques semaines.

    Sur 6 000 tonnes programmées pour ces trois prochains mois, quelque 3 700 tonnes ont déjà été réceptionnées au courant de cette semaine, alors que 1 700 autres sont prévues en mars. Selon un responsable de la CNA, la distribution des semences est encadrée par des professionnels qui suivent sur le terrain les quantités vendues et leur destination finale.

    Toutes les contraintes liées à la disponibilité des semences seront évitées afin de barrer la route aux spéculateurs, a tenu à préciser notre interlocuteur. Notons que la régulation du marché des semences de pommes de terre est soumise à une réglementation sévère qui a déjà permis de mettre fin à l’anarchie au niveau du marché, surtout les opérations irrégulières entreprises pour détourner des quantités considérables de semences vers la consommation.

    Ce qui a provoqué une baisse vertigineuse de ce produit. Ce sont des facteurs essentiels à l’origine de la hausse du prix des pommes de terre de consommation et de la mainmise de ces mêmes spéculateurs sur la quasi-totalité de la production.

    Toujours dans le but d’asseoir une meilleure politique en matière de production de pommes de terre, trois associations de producteurs de semences ont été créées au Centre, à l’Est et à l’Ouest. Ces associations, composées d’une centaine de producteurs, sont déterminées à œuvrer pour une meilleure organisation de la filière.

    La stratégie mise en œuvre par le ministère repose sur cinq axes principaux : la maîtrise de la production nationale de semences, celle des volumes importés, l’équilibre entre les besoins en semences et les approvisionnements, avec une priorité à la production nationale, le renforcement et le développement des cultures de primeurs et celles issues des hautes plaines, dans le souci de couvrir les besoins pendant les périodes dites difficiles, et enfin la concertation entre les producteurs et les détenteurs d’infrastructures de stockage.

    Pour parer au déficit en semences de pommes de terre : 6 000 tonnes seront importées du Canada

  2. #2
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    Marché de la pomme de terre en Algérie


    Lundi 14 mai 2007 -- Les avertissements de la station régionale de protection des végétaux d’Alger sur le risque propagation du mildiou sont arrivés trop tard, a déclaré au Jeune Indépendant un cadre de la direction de l’agriculture de la wilaya de Chlef.

    Selon M. Hachemi Abdelfettah, inspecteur phytosanitaire de la wilaya de Chlef, la responsabilité incombe, en partie, à la station d’Alger, censée signaler le péril ou bien alerter les autres directions au niveau national, afin de parer à un éventuel dommage sur la production de la pomme de terre.

    Comme le mildiou se propage à une vitesse vertigineuse, le travail réalisé après que l’alerte a été donnée, il se trouve qu’un traitement curatif n’a pas suffi. Les fellahs manquent de formation… Pour couronner le tout, les fellahs, par manque de formation, n’ont pas utilisé des produits performants pour stopper la propagation du champignon.

    «Par manque de professionnalisme, les agriculteurs n’ont pas utilisé des insecticides de qualité ou bien les ont utilisés mais en quantités insuffisantes», nous indiqua le responsable précité. Les techniciens des différents services de la protection des végétaux sont bien intervenus pour prêter assistance aux agriculteurs, mais uniquement en insistant sur l’application de traitement préventif ou curatif, selon l’état de la parcelle.

    Le travail de proximité, pour orienter les fellahs vers l’utilisation de produits performants, a pu limiter les dégâts, ajouta notre interlocuteur qui a tenu à préciser que, dans le cadre de la lutte, antibactérienne, des flashs ont été diffusés et des interventions réalisées au niveau de la radio locale.

    Des instructions aux subdivisionnaires de chaque daïra dans la wilaya de Chlef ont également été données, dès que nous avons eu la confirmation de la maladie, ajouta-t-il. Nous sommes intervenus à temps afin d’éviter que le mildiou n’atteigne la partie intérieure de la plante, c’est-à-dire les tubercules, pou sauver des milliers de tonnes de pommes de terre qui n’ont pas encore été infectées.

    Les changements climatiques ont aggravé la situation En outre, M. Hachemi mit en évidence le changement climatique brusque survenu ces dernières semaines au niveau des wilayas du Nord, dans l’aggravation de la situation. En effet, les précipitations ayant caractérisé les deux derniers mois, (mars, avril) et le mois en cours, ont accéléré l’apparition du mildiou qui se propage, à travers l’ensemble d’une parcelle cultivée, en 48 heures seulement.

    Ce responsable souligna que la maladie est courante en Algérie dans les milieux agricoles. D’ailleurs, le mildiou a déjà frappé les champs de pommes de terre dans la wilaya de Chlef en 2000. En sa qualité d’expert dans le secteur phytosanitaire, M. Hachemi nous expliqua que le mildiou est une sorte de cryptogamie, en langage courant une sorte de champignon, qui touche généralement les produits maraîchers sans pour autant représenter un danger pour la santé humaine.

    Le mildiou, ajouta-t-il, détruit les feuilles du plant de pomme de terre et peut aussi nuire aux tubercules. La maladie est latente pendant l’hiver tout en recelant la remarquable capacité de propagation à partir du foyer d’infection initial.

    La bonne pluviosité, suivie par la chaleur, a provoqué un taux d’humidité élevé avec une température comprise entre 10 et 25°C, ce qui a favorisé évidemment le développement rapide du mildiou. «Une succession de périodes humides et assez chaudes, à caractère orageux, favorise le développement et la propagation de la maladie», souligna notre interlocuteur.

    Une fois le champignon apparu, seules la sécheresse persistante et des températures avoisinant les 30°C peuvent le détruire. Devant le taux d’humidité qu’enregistrent certaines régions du Nord, favorisant l’apparition du mildiou, ce dernier se propage sans donner le temps aux agriculteurs d’éviter de graves incidences sur le rendement de leurs champs.

    Il reste que la meilleure façon de prévenir d’éventuels dommages dans la production de ce tubercule est de protéger les plants à l’aide d’un épandage préventif d’agents antifongiques spéciaux avant que la maladie ne se déclenche. Les agriculteurs : les responsables n’ont pas daigné se déplacer Du côté des agriculteurs sinistrés, on soutient que «les responsables de la direction de l’agriculture n’ont pas jugé utile de se déplacer après l’apparition du mildiou», nous déclara M. Benrakia, un jeune agriculteur.

    En outre, les agriculteurs appréhendent le fait que la semence qui devrait être plantée au mois d’août pour la récolte du mois de novembre soit contaminée. «Nous ignorons toujours ce que nous devons faire de la semence par crainte que celle-ci soit contaminée», ajouta-t-il.

    Les pertes sont énormes dans la wilaya de Chlef, nota de son côté un fonctionnaire de la direction de l’agriculture. Ainsi, sur les 1 800 hectares de superficie réservée à la pomme de terre de consommation, 1 006 hectares ont été touchés par le parasite, dont 617 hectares où la partie végétative a été très endommagée, tandis que sur les 71 hectares réalisés pour les besoins en pommes de terre de multiplication, la maladie a touché 14 hectares.

    Compte tenu donc de ce chiffre important, la récolte fortement infestée a été déclassée. Pour M. Benrakia, ce sont plus de 70 % de la production qui ont été infectés dans la région. «C’est la première fois que nous rencontrons ce genre de problème», nous confia-t-il.

    La liste des victimes comprend des centaines de noms de propriétaires de champs de pommes de terre endommagés. Quant aux pertes chiffrées, elles seront comptabilisées lors d’une autre étape, conclut M. Hachemi Abdelfettah.


  3. #3
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    Lundi 14 mai 2007 -- Aïn Defla, la wilaya qui couvre 40 % des besoins de consommation nationale en pomme de terre, a été déclarée zone sinistrée affectée par le mildiou, selon M. Djallali Hadj, président de la Chambre de l’agriculture de cette wilaya. Les pertes engendrées par ce parasite sont évaluées à 150 milliards de centimes, a-t-il ajouté.

    Attaquant notamment la vigne et la pomme de terre, le mildiou a ravagé une superficie de 1 500 hectares de terres semées en pommes de terre dans la dizaine de localités situées dans la région ouest d’Aïn Defla. Notre source a précisé que depuis l’apparition de cette maladie, en mars dernier, quelque 500 000 quintaux de pommes de terre affectées par le parasite ont été jetés.

    C’est une perte insurmontable pour les agriculteurs, nous a déclaré M. Djallali qui a précisé que les agriculteurs sinistrés n’ont pas pu contracter à temps une assurance agricole. Le président de la Chambre de l’agriculture d’Aïn Defla a appelé les pouvoirs publics à intervenir pour aider les 50 agriculteurs dont la production a été entièrement détruite par cette maladie.

    Ces derniers, selon M. Djallali, demandent un soutien financier pour pouvoir, au moins, procéder au traitement des sols et préserver les périmètres agricoles pour les prochains semis. Cette aide pourrait, suggère-t-il, être distribuée sous forme de semences de pommes de terre, d’engrais et de produits phytosanitaires.

    L’étude réalisée sur les conséquences de cette maladie a révélé que les agriculteurs ont dépensé, chacun, entre 700 000 et 900 000 dinars pour les traitements d’urgence, dès l’apparition des premiers signes du mildiou, mais en vain.

    Toujours selon le président de la Chambre, les agriculteurs ont pu sauver 1 300 000 quintaux. Le mildiou menace particulièrement les régions bien arrosées par les fortes chutes de pluie des dernières semaines dont le niveau n’a pas été égalé ces 24 dernières années.

    Le taux de pluviosité dans la région a atteint 28 millimètres provoquant un effet inverse sur la production puisqu’il a permis l’apparition très rapide du mildiou. Pourtant, depuis des décennies, lors de chaque saison et arrière-saison, des traitements sont effectués sur les périmètres semés.

    C’est le cas cette année où les agriculteurs ont effectué les premiers traitements contre le mildiou durant l’arrière-saison. Mais, au moment du deuxième traitement, au mois de janvier dernier, les agriculteurs n’ont pu accéder aux champs inondés.

    Même le matériel de traitement, notamment les tracteurs, a été incapable de pénétrer dans les champs de pommes de terre. Les traitements d’urgence ont été appliqués après que le mildiou a gagné l’ensemble des superficies. A un degré moindre, Mostaganem et Guelma font face à la même calamité.

    Certains périmètres de 5 à 10 hectares sont également affectés dans les régions de Tizi Ouzou et Boumerdès.


  4. #4
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    Jeudi 17 mai 2007 -- Les wilayas de Chlef et Aïn-Defla, au centre-ouest du pays, régions potentiellement cultivées en pomme de terre, ont été littéralement frappées par l’épidémie du mildiou, un redoutable agent pathogène, qui s’était déclenché au mois d’avril, pour s’étendre et affecter progressivement, près du tiers de cette importante spéculation maraîchère, apprend-on auprès des services agricoles des wilayas concernées.

    D’après les précisions de l’inspecteur phytosanitaire de la Direction des services agricoles à Chlef, M. Hachemi, le «mildiou de la pomme de terre», est provoqué par un champignon «phytophthora infestans » appartenant à la classe «des phycomycètes, famille des pythiacées», qui s’enclenche mécaniquement, suite à des facteurs climatiques déterminés, marqués par un niveau de chaleur élevé et non saisonnier( entre 17 et 20 degrés), une forte humidité et une culture ayant développé un feuillage dense . Ce sont pratiquement les mêmes facteurs, qui s’étaient réunis, au cours de la première semaine du mois d’avril passé, pour provoquer l’épidémie dévastatrice tant redoutée, et sonner le glas aux gros spéculateurs de la pomme de terre, et dont l’onde de choc s’est fait ressentir dans les différentes contrées des vastes plaines du moyen Chellif. «L’épidémie, qui s’était déclenchée avant même que s’en aperçoivent les producteurs, s’était rapidement répandue, ne laissant aucune chance aux travaux du traitement curatif, eux-mêmes rendus extrêmement difficiles, par l’état des champs regorgeant d’eau de pluie», relève par ailleurs l’inspecteur phytosanitaire.

    Les conséquences générées par l’agent pathogène, apparaissent aussitôt à travers des signes distinctifs, alors que le destin du légume, est dans la plupart du temps, fatal. Sur le feuillage l’on décèle l'apparition de petites taches décolorées qui brunissent et sont entourées d'un halo jaune sur la face supérieure des feuilles, alors que sur la face inférieure, en conditions humides, les fructifications du champignon apparaissent sur le pourtour des taches et donnent un feutrage blanc caractéristique. La multiplication du nombre de taches, leur extension puis leur dessèchement peuvent conduire rapidement à la destruction du feuillage, conduisant automatiquement à la mort clinique du produit sous terre. La pomme de terre ainsi affectée par le mildiou, même cueillie et présentant une apparence normale, n’est ni consommable ni stockable, ajoute-t-on au service phytosanitaire.

    Toujours en milieu des services agricoles dans les deux grandes wilayas productrices de la pomme de terre, l’on admet que «l’épidémie de la pomme de terre, par l’ampleur par laquelle elle s’était manifestée, fut terriblement ressentie, et ses retombées dans les plans socioéconomiques, étaient vécues, telle une vraie catastrophe» D’après les premiers recensements, non encore définitifs, le mildiou de la pomme de terre, aurait ravagé près de 800 hectares sur les 1800 hectares récoltés à travers le territoire de la wilaya, tandis qu’à Aïn-Defla, région qui réalise à elle seule près de 40 % de la production nationale, a eu sa récolte affectée, à hauteur de 2000 hectares, sur une superficie cultivée de l’ordre de 6000 hectares.

    De nombreux producteurs, se trouvent sévèrement pénalisés, alors que certains d’entre eux n’ayant pas contracté d’assurance contre le risque d’épidémies, se trouvent totalement ruinés, mentionne-t-on à la Chambre de l’agriculture des régions touchées par cette catastrophe. Pour les consommateurs, les retombées dues à l’effroyable manque à gagner, seront ressenties avec l’achèvement de l’actuelle campagne de cueillette de la pomme terre, dont l’offre ne devrait répondre que partiellement à la demande, d’où une véritable flambée des prix est à craindre, du côté des services du commerce, et ce, à compter du mois de juillet prochain.


  5. #5
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    Dimanche 27 mai 2007 -- Le prix de la pomme de terre ne connaîtra pas de baisse de si tôt. Les productions mises sur le marché, dont les primeurs, s’avèrent insuffisantes par rapport à la demande, mais aussi en l’absence d’organe de régulation du marché pour cet aliment de base.

    Actuellement, le prix n’est pas descendu en dessous de 55 DA sur les étalages des marchands de la capitale. Au marché Ali-Mellah et au marché Tnache de Belouizdad, les prix ne diffèrent pas et atteignent 56 DA. Dans certains autres marchés, notamment à El-Harrach, les commerçants ont trouvé la formule pour arrondir le prix.

    Ainsi 1,5 kg est vendu à 100 DA. Les marchands n’excluent pas d’autres augmentations qui obéiront à la règle de l’offre et de la demande, étant donné que les quantités mises sur le marché sont insuffisantes. «Le produit est vendu avant d’arriver aux marchés de gros de Boufarik et des Eucalyptus», a confié un revendeur.

    «C’est une période très difficile, puisque les grossistes qui détiennent le monopole de la pomme de terre ont déjà leur clientèle qui, souvent, vient des autres wilayas et qui achète au comptant et à prix fort. Certains marchands achètent des quantités importantes pour les stocker dans des chambres froides, en attendant le mois de ramadan» a-t-il ajouté.

    Cette quantité est évaluée, selon les données de la Chambre de l’agriculture d’Aïn Defla à plus de 100 000 tonnes. Contacté hier par nos soins, le président de la Chambre nationale de l’agriculture, M. Mohamed Cherif Ould Hocine, affirme que «c’est la spéculation qui est à l’origine de la hausse des prix».

    Il explique qu’»elle devient de plus en plus dangereuse, car elle se trouve entre les mains d’une poignée d’individus qui portent atteinte à l’économie. Il y a urgence à mettre en place un dispositif de régulation du marché des fruits et légumes», a-t-il précisé.

    M. Ould Hocine estime «inconcevable de laisser le marché de la pomme de terre, denrée de base, en l’état. S’agissant de la poursuite de la flambée des prix, M. Ould Hocine explique que «la période que nous traversons est une période de production de pomme de terre de primeur.

    Or, les quantités sont insuffisantes».


  6. #6
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    Mercredi 13 juin 2007 -- Une journée de supervision et d'étude sur la variété Sarpo-Mira, une nouvelle variété de pomme de terre résistante à 100% au mildiou et à la sécheresse, a été organisée hier matin dans la wilaya de Aïn Defla au niveau de l'exploitation agricole collective n°3 Khadraoui située dans la partie nord-est du chef-lieu de cette wilaya qui a planté cette variété.

    Des agriculteurs, le directeur des services agricoles, les représentants de la Chambre agricole, ont tous assisté à la présentation faite par M. Peter Van Eerdt, expert de renommé mondiale et représentant de la société Danespo a/s du Danemark, qui a produit cette variété après plus de 15 ans de recherche scientifique, ainsi que par M. Mustapha Benhamou et M. Peter Worre Bech, tous deux représentants de la société Danalpo SPA, filiale de la société danoise.

    Les participants à cette journée ont visualisé la grande surface cultivée de cette variété et le rendement dans chaque plant, sachant que c'est la seule parcelle qui n'a pas été infestée par le mildiou dans cette zone, durant les derniers mois où des dégâts importants ont été enregistrés dans cette wilaya.

    Selon M. Mustapha Benhamou, directeur général adjoint de la société Danalpo, cette variété a été introduite en Algérie depuis 3 ans pour des essais d'homologation auprès des services concernés et en raison de la tension sur la semence durant la campagne 2006/2007. Une dérogation spéciale avec le concours de la Chambre de l'agriculture a été accordée pour introduire 40 t de la variété de Sarpo-Mira.

    Selon la même source, cette quantité a été répartie entre deux agriculteurs, l'un à Aïn Defla et l'autre à Mostaganem, les résultats ont été spectaculaires en matière de rendement (600 qx/h), en plus, cette variété n'exige pas les traitements de prévention contre le mildiou, elle est totalement résistante, ce qui réduit les frais pour les agriculteurs.

    Selon le DG adjoint, il est très important pour la production nationale que les services concernés accélèrent l'homologation de cette variété, d'autant que les résultats sont là, en plus Sarpo-Mira terminera la 3ème et dernière année des essais expérimentaux durant ce mois.

    Notons que selon M. Kharbache Belgacem, président de l'association des producteurs de pomme de terre de cette wilaya, cette variété a montré ses qualités et les agriculteurs devront l'acquérir pour faire face aux risques du mildiou qui pèse chaque année sur la production. A cet effet, la création d'une coopérative de régulation de la pomme de terre est en cours pour faciliter aux agriculteurs de cette wilaya la disponibilité de cette variété qui résiste à 100% au mildiou, ennemi premier de la pomme de terre, indique la même source.

    Il a rappelé que la société Danespo a/s, créatrice de renommée mondiale, a exporté déjà cette variété de pomme de terre rouge au Maroc, au Pakistan, au Portugal et en Hollande.


  7. #7
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    Jeudi 14 juin 2007 -- Tout le monde a pu le constater, le prix du kilogramme de pomme de terre a commencé à grimper. ll est déjà à 50/60 DA et on prévoit, si aucune mesure n’est prise pour injecter ce produit sur le marché quitte à l’importer, que le tubercule qui est l’aliment de base après le pain, atteindra d’ici septembre/octobre le prix de 100 DA le kg. Tout le monde sait aussi que cette flambée des prix est due principalement à une baisse de production causée par un cryptogame, le mildiou.

    Un parasite qui détruit le feuillage, la tige, voire le tubercule lui-même. Sa prophylaxie était très favorisée par les vents qui transportent les spores à des centaines de kilomètres, mais aussi et surtout à cause de l’humidité qui a persisté particulièrement cette année, déjà, à un moment où les plants de la saison étaient fragilisés par les gelées de février et mars. Résultat : une très importante baisse de la production nationale, la wilaya d’Aïn-Defla produisait à elle seule un tiers des besoins du pays. Les pertes enregistrées sont estimées cette année en centaines de milliards. Contre ce parasite, les traitements classiques se sont avérés inefficaces et inefficients, affirment les producteurs.

    Or, Danalpo Algérie, une filiale du groupe danois Danespo a mené durant les trois saisons écoulées des expériences tests dans les wilayas de Aïn-Defla et Mostaganem, wilayas les plus sujettes au phénomène mildiou et ce, par l’introduction d’une nouvelle variété la “Sapro-Miva”. Selon M. Bech, le représentant de la société Dalpo, il s’agit d’une variété obtenue par une chaîne de croisement après des recherches entreprises depuis plus de trente ans. Pour se rendre compte de visu des résultats jugés “spectaculaires”, une commission composée de producteurs spécialisés, de représentants des services agricoles et des représentants du promoteur de la nouvelle variété, M. Bech et M. Benhamou M., directeur général-adjoint de Danalpo Algérie, s’est déplacée à El-Amria sur le site expérimental appartenant à un producteur privé en l’occurrence M. Koriche Mohammed.

    La parcelle expérimentale possède une superficie de 4 ha. La parcelle arrivée à la période de récolte est florissante, alors que toutes les parcelles limitrophes ont été ravagées, réduites à néant par le mildiou. Les plants déterrés, ont mis à jour, des tubercules parfaits, sains et de bonne qualité. M. Hadj Cherifi, un producteur de la wilaya de Mostaganem chez qui, la même expérience a été tentée n’a pas tari d’éloges et a même ramené à titre d’échantillonnage un cageot d’une trentaine de kilogrammes. Selon lui, le rendement à l’hectare a atteint les 600 qx, dépassant ainsi toutes les autres variétés, la spunta, l’Atlas et autre “désirée” bien connue de nos agriculteurs.

    Selon M. Bech, le Danois de Danalpo, cette variété possède de nombreuses qualités “résistante à 100% au mildiou, se conserve plus longtemps, ne nécessite pas de produits phytosanitaires, n’a pas besoin de grandes qualités de produits azotés et son rendement est des plus élevés”. M. Hadj Chérifi dira : “Si cette variété est homologuée, j’abandonne toutes les autres.”

    Cependant pour homologation de la variété, il appartient au CNCC (Centre national de certification et de contrôle) qui a suivi de près ces tests de suggérer au ministère de l’Agriculture, de le convaincre aussi pour que la “Sapro-Miva” reçoive l’agrément de cette variété. Ici on souhaite que cette homologation intervienne dans des délais qui permettent à la société Danespo de produire les quantités de semences souhaitées, c’est-à-dire avant l’automne pour préparer la saison prochaine. Ainsi, la production de la pomme de terre, ne craignant plus le mildiou sera sécurisée et assurée.


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