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  1. #36
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    Mardi 23 Octobre 2007 -- Un vent de révolte gronde parmi les marins pêcheurs lesquels ont décidé de briser la loi de l’omerta qu’ils s’imposent pour ne pas s’attirer les foudres de la mafia de la pêche à la dynamite. Ils accusent ouvertement certains de leurs collègues de “faire dans la pêche de la honte” en ayant recours aux explosifs pourtant interdits par la loi. Visiblement courroucés, des dizaines de pêcheurs comptent bien faire entendre leur voix en dépit de la frilosité qui semble frapper certains responsables locaux. “Si nous avons décidé de parler, c’est parce que nous sommes en colère contre tous ceux qui ferment les yeux sur la pêche à la dynamite”, s’offusquent des pêcheurs “traditionnelles”. Constatant que cette forme de pêche se généralise, des marins pêcheurs tentent d’alerter les responsables sur la gravité de cette situation qui les menace directement.

    Les récents échouages de plusieurs centaines de kilos de poissons au large des plages de Bousfer, d’El Ançor, des Coralès et même des Andalouses, ajoutent à l’inquiétude de ces pêcheurs déterminés à se battre jusqu’au bout. “De patrons de chalutiers et de sardiniers balancent des kilos de dynamite au fond de la mer. Les poissons touchés par la déflagration remontent à la surface où ils sont récupérés par les marins”, déplore un vieux routier de la pêche.

    Selon lui, la pêche aux explosifs ne date pas seulement d’hier, mais remonte à des années. “C’est un secret de polichinelle dans la mesure où tout le monde est au courant de cette pratique. Par beau temps, on peut même entendre les détonations de la dynamite en haute mer”, affirme notre interlocuteur. Les poissons “dynamités” sont facilement reconnaissables à leurs vertèbres éclatées et à la couleur violacée de leurs ouïes. Leurs nageoires caudales et dorsales sont légèrement brûlées par les effets de la dynamite et leurs globes visuels sont exorbités. Les rejets des poissons par la mer sont découverts par les riverains au petit matin, frottant au gré des vagues.

    Au large des îles Habibas et de l’île Plane, des pêcheurs avertis ont décelé des traces de dynamitage causées à l’environnement faunique et floral de cette région poissonneuse particulièrement prisée par les “pirates” de la pêche à la dynamite. Procédé illégal, interdit par la loi algérienne, la pêche aux explosifs provoque des dommages majeurs aux fragiles récifs de coraux. Les détonations et les vibrations produites par les explosifs endommagent le système auditif de nombreux mammifères marins, à l’exemple des dauphins. La pêche à la dynamite met en péril la richesse de la faune et de la flore aquatiques dans les endroits où elle est pratiquée. Elle tue les jeunes poissons, les œufs, les coraux, les planctons et les algues.

    “La pêche à la dynamite est un fléau pour les écosystèmes marins au même titre que la pollution et le réchauffement de la planète”, observe ce membre du mouvement associatif écologique. Il ne reste plus que quelques centaines de phoques moines dans le monde. Or, aux îles Habibas, on estime qu’ils sont une trentaine. Mais pour des raisons liées à la pêche aux explosifs, le nombre de ces mammifères marins risque encore de diminuer. Dans le monde entier où il vit encore de nombreux facteurs menacent le phoque moine : pêche à la dynamite, pollution et urbanisation des côtes.

    Contacté par nos soins, le directeur de l’environnement a condamné avec véhémence cette pratique. “Nous sommes contre ce type de pêche qui nuit autant à la biomasse qu’à l’environnement qui ne supporte pas ces procédés illégaux et répréhensibles.” À ses yeux, c’est à l’inspection de la direction de la pêche qu’échoit la mission de contrôle en milieu marin, et partant, définit les moyens régissant la pêche. M. Ghezli abonde dans le même sens en lançant un cri de détresse pour la sauvegarde de l’écosystème qui risque d’être endommagé.

    “À notre niveau, nous agissons par des campagnes de sensibilisation à l’endroit des citoyens et des pêcheurs. C’est à ces derniers de s’organiser en corporation pour défendre leur gagne-pain tout en observant le milieu marin des appétits des pêcheurs à la dynamite”, ajoute note interlocuteur. Fait notable, aucune plainte contre les pêcheurs à la dynamite n’est parvenue à la direction de la pêche. Contacté par nos soins pour de plus amples informations, la direction de la pêche n’a pas souhaité s’expliquer sur ce sujet.

    Selon des informations concordantes, une campagne de sensibilisation doit être menée par la wilaya d’Oran en perspective d’une stratégie pour la protection de la faune et la flore marines et l’interdiction formelle de la pêche à la dynamite. Le mouvement associatif directement impliqué par la sauvegarde de l’écosystème marin et la préservation de la faune et de la flore marines en appelle aux autorités locales et centrales. Des rencontres entre le mouvement associatif, la direction de la pêche, les services de sécurité, les gardes-côtes et les représentants des marins pêcheurs doivent impérativement et régulièrement avoir lieu si l’on veut éviter un désastre à notre environnement marin. La sonnette d’alarme est à présent tirée.


  2. #37
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  3. #38
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    Mercredi 31 Octobre 2007 :


    .....Après sa présentation, le 24 octobre dernier, au Conseil de gouvernement, le ministre des Travaux publics a exposé hier le schéma-directeur portuaire à l’horizon 2025, précisant qu’il s’agit d’un “dossier lourd et délicat”, avec une dimension non seulement nationale, mais aussi maghrébine, euroméditerranéenne et internationale. Amar Ghoul a, par ailleurs, soutenu que ce schéma sera actualisé tous les 5 ans, conformément à l’étude, pour permettre une configuration optimale des infrastructures portuaires nationales, susceptibles de satisfaire “les demandes en matière de transports maritimes, de pêche, de plaisance, de protection du rivage, de signalisation maritime et de construction et réparation navales”.

    Concrètement, les prévisions pour l’année 2025 concernent le développement des terminaux à conteneurs au niveau de 3 ports (existants) de commerce, l’extension de 7 ports de commerce et d’un port pétrolier, la réalisation d’un port de commerce dans la région du Centre, celle de 19 ports et abris de pêche et celle de 16 ports de plaisance, ainsi que l’aménagement et l’extension des capacités de 21 ports et abris de pêche. À cela viennent s’ajouter le confortement de jetées et la restauration du quai au niveau de 6 ports de commerce existants, la protection de 21 sites de rivage, la réalisation de 36 plages d’échouage, la rénovation des équipements et infrastructures existants, l’entretien de près de 500 plages, avec la réalisation d’accès à 36 d’entre elles et enfin la réalisation d’équipements pour la construction navale.

    Sur les 665 milliards de dinars destinés à financer tout projet d’ici à 2025, les besoins calculés pour la période 2005-2015 s’élèvent à plus de 384 milliards, selon le ministre des Travaux publics. Ce dernier a clairement laissé entendre que le programme d’édification des infrastructures de pêche et de plaisance contribuera à “l’accroissement de la production halieutique et la promotion du tourisme”.

  4. #39
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    Mercredi 31 Octobre 2007 : Samedi midi dans un petit resto d’Alger. « Qu’est-ce que vous avez aujourd’hui ? » « Des sardines ou du chien de mer. » Le lundi, même refrain. Le jeudi, idem. Si vous avez de la chance, vous aurez peut-être du rouget.

    Pour un pays méditerranéen, c’est la misère. Pourtant, la production nationale est passée, en 5 ans, de 113 000 t à 140 000 t. La politique du ministère de la Pêche, créée en 2000, commence-t-elle à porter ses fruits ? A l’occasion d’un atelier international sur les ressources halieutiques, organisé lundi et mardi par l’Institut national des sciences de la mer et de l’aménagement du littoral, nous avons posé la question.

    Non, assurent les scientifiques qui contestent les chiffres et les méthodes employées par le ministère pour relancer le secteur. Il n’y a pas de réel suivi des ressources, de relevés effectués par saison et tous les ans. Nous n’avons pas eu les résultats des dernières campagnes d’évaluation, celle du programme algéro-allemand de 1992 à 2000 et celle des Espagnols menée en 2003-2004. Or, définir l’état du stock est primordial. C’est lui qui nous indique s’il faut fermer la pêche pour telle ou telle espèce menacée de disparition parce que trop prélevée, ou qui définit des zones de pêche », explique Mohamed Haouchine, halieute et ancien sous-directeur chargé de la recherche au ministère de la Pêche. Le ministère, lui, assure que les résultats ont été donnés et qu’ils ont servi à élaborer des cartes. Dans le futur, le problème devrait être résolu par l’achat d’un deuxième navire-école, qui permettra de ne plus dépendre des chercheurs étrangers pour mener les campagnes d’évaluation. Par extension, les deux parties ne partagent pas la même vision de l’avenir.

    « Sur le terrain, on constate qu’il y a moins de poisson dans les pêcheries qu’avant. Mais d’autres signes précurseurs du déclin sont visibles : l’augmentation du nombre de bateaux, la diminution du poids maximal des poissons pêchés. J’ai eu l’occasion de participer à des campagnes thonières et si auparavant il était possible de trouver des thons rouges de 500 kg, aujourd’hui, ils ne pèsent pas plus de 300 kg. Autre chose : la disparition ou la raréfaction d’espèces, comme la langoustine ou le faux-merlan. Ou encore l’inversion de la tendance : avant la sardine dominait le biotope algérien. Aujourd’hui, elle a tendance à être rattrapée par la sardinelle », estime Farid Hemida, halieute à l’université Houari Boumediène. Au ministère, le discours est plus modéré : « On sait que d’ici 20 ans, les ressources auront diminué de 30%. Mais nous ne pêchons même pas le tiers autorisé du stock disponible, évalué à 210 000 t ».

    Pour M. Hemida, le problème est plus complexe : « D’une part, on produit trop par rapport aux conditions de renouvellement de certaines espèces, parce qu’on exploite toujours les mêmes zones. D’autre part, on se contente de savoir à combien s’élèvent nos ressources, mais on ne se préoccupe pas de savoir comment elles se renouvellent ni comment les gérer. La priorité est donnée aux aspects socioéconomiques – on achète de nouveaux bateaux, mais les pêcheurs ne sont pas formés. » La refonte du programme de formation devrait permettre de résoudre ce dernier point. Quant au nombre de bateaux, il a effectivement augmenté puisque la flotte est passée de 2400 bateaux en 1999 à presque 4000 en 2005.

    « Mais sans savoir dans quelle zone de pêche les envoyer ni à quelle fréquence, cela ne mène à rien. Le renouvellement de la flotte, comme l’amélioration des techniques de pêche, dépend de véritables campagnes d’évaluation », souligne M. Haouchine avant de conclure : « Le développement de la pêche passera forcément par la recherche. Tant qu’une collaboration ne sera pas envisagée, on continuera à bricoler et le poisson restera cher. »


  5. #40
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    Mercredi 31 Octobre 2007 :


    Avec plus de 1000 km de côtes, l’Algérie pourrait se prévaloir d’être un grand producteur de poisson. Or, ce n’est pas le cas : il est difficile d’en trouver, et il est très cher...

    La production n’est pas seulement proportionnelle à la longueur des côtes ! L’Egypte est mieux lotie que l’Algérie en la matière et elle ne produit pas autant que nous. La diversité et la quantité des ressources varient aussi en fonction de la géomorphologie et du faciès des fonds marins. Ces derniers étant, en Algérie, très variés, le pays est l’un des plus riches de la Méditerranée avec environ 500 espèces marines.

    Pourtant, on ne les retrouve pas sur le marché…

    C’est normal, on ne peut pas retrouver toute cette biodiversité sur le marché. La variété de l’offre dépend de la demande : ne sont vendus que les poissons les plus intéressants d’un point de vue économique. Par ailleurs, il y a des espèces qui pourraient trouver un marché, mais qui ne sont pêchées que de manière accidentelle, soit parce qu’elles se trouvent dans des zones où les pêcheurs n’ont pas l’habitude d’aller, soit parce que les pêcheurs n’ont pas le matériel pour les prélever. Exemple : les eaux du côté de Ténès et de Cherchell sont riches en langoustines, mais on n’en trouve pas sur le marché, parce que les pêcheurs n’utilisent pas les paniers adéquats.

    D’après certains chercheurs en halieutique, le ministère n’emploie pas les bonnes techniques pour obtenir des statistiques fiables sur l’état des ressources, ni même les bonnes méthodes pour optimiser la production. Qu’en pensez-vous ?

    Le rôle du ministère de la Pêche n’est pas de faire de la recherche fondamentale, mais d’optimiser la production. Nous connaissons notre stock pêchable – 210 000 t – sur lequel nous fondons nos estimations en termes de production. Les chiffres sont fiables ! Ils proviennent de la dernière campagne d’évaluation espagnole menée en 2003-2004. Or, cette campagne a porté sur des superficies plus importantes que celles étudiées auparavant (plus de 7 millions d’hectares sur les 9,5 contre 2 ha en moyenne) à la fois sur les variétés démersales (proches des côtes ou des fonds marins) et pélagiques (entre les côtes et les fonds).

    Les critiques portent surtout sur la façon dont vous collectez les informations. Les agents seraient sous-payés, sous-valorisés, mal-formés…

    Nous avons créé un corps d’agents statisticiens, récemment mis en place, qui relève directement de la direction des pêches de la wilaya. Mais c’est tout nouveau. Il nous faut du temps pour compléter notre personnel et le former. Le ministère est jeune, il ne faudrait pas l’oublier. Le conseil de gouvernement a adopté notre stratégie (le schéma directeur) le 16 octobre dernier. Nous sommes en train de faire des évaluations avant de mettre en route un plan d’aménagement qui dira par secteur, quels engins et quelles techniques utiliser, quelles espèces pêcher… Des données qui nous permettront ensuite de distribuer la flotte. Ce plan comprend donc des outils de gestion et de contrôle des ressources : un navire école, des halles à marée, un système de contrôle des navires par radiofréquence et par satellite, tout cela encadré par un observatoire.

    Ces mêmes chercheurs regrettent aussi le manque de coordination entre les scientifiques et les politiques...

    Encore une fois, le ministère n’est pas un institut de recherche. Pour autant, notre centre national de développement des techniques de pêche et d’aquaculture ne vit pas en autarcie. Nous avons par exemple des échanges avec l’Institut national des sciences de la mer et de l’aménagement du littoral.

  6. #41
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    Lundi 5 novembre 2007 -- Une mission d’experts coréens en pêche maritime et en aquaculture sera prochainement en Algérie pour évaluer les conditions de mise en œuvre des projets arrêtés entre les deux pays dans le domaine. C’est ce qui ressort de la visite officielle de travail effectuée en République de Corée par M. Smaïl Mimoun, ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, selon un communiqué de son département ministériel.

    La délégation algérienne a eu des discussions sur les voies et moyens devant permettre de parfaire les bases d’une coopération et d’un partenariat bilatéral au regard du savoir-faire acquis dans le domaine de la pêche maritime et l’aquaculture par la Corée du Sud, a souligné le communiqué.

    Durant la visite, plusieurs chantiers du secteur ont été visités par le ministre et la délégation qui l’accompagnait, à savoir le chantier naval Hundai Heavy Industrie, le plus grand navire de recherche dont dispose l’Institut national coréen de recherche et de développement des pêcheries en matière d’évaluation des stocks marins, le centre VTS de contrôle du trafic maritime couvrant toute la façade maritime de Busan sur une longueur de 200 km, l’usine Samyoung Enc, spécialisée dans la conception, la recherche, le développement et la fabrication des équipements destinés à la communication et au positionnement par satellite et relais terrestres, l’usine de stockage sous froid et de conditionnement des produits de la pêche, ainsi que l’usine de KTI de fabrication de matériel de pêche.

    A l’université de Pukyong, la délégation algérienne a eu connaissance des filières de la pêche maritime existante ainsi que des conditions d’élevage similaires à celles des Hauts Plateaux et du Sud algérien. Les responsables de l’université ont exprimé leur disponibilité à appuyer et à soutenir scientifiquement l’encadrement de projets en Algérie dans le cadre du programme de soutien à la croissance économique pour les Hauts Plateaux et le Sud, et ce par l’envoi d’experts, selon le document.

    A la suite de la visite, M. Smaïl Mimoun a présenté les principaux points de coopération qui ont été ciblés à la suite de cette visite à savoir quatre points majeurs dont deux en pêche maritime et deux en aquaculture, selon la même source.

    Ces points s’inscrivent dans la logique de développement énoncé au sein du schéma national de développement des activités de la pêche et de l’aquaculture à l’horizon 2025, adopté en conseil du gouvernement en date du 16 octobre dernier.

    Le président de l’Agence internationale de coopération coréenne (COIKA) a exprimé sa disponibilité quant à la recevabilité de ces propositions d’une part et à l’accompagnement de leur mise en œuvre d’autre part.


  7. #42
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