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  1. #1
    Al-khiyal is online now Super Moderator
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    Exportations algériennes de produits alimentaires d’origine animale :

    Jeudi 17 mai 2007 -- A en croire le ministère de l’Agriculture, l’Algérie «est présente sur plusieurs listes» européennes, ce qui devrait normalement lui conférer le droit d’exporter plusieurs types de produits d’origine animale. Seulement, à en juger par le nombre de produits qui sont effectivement exportés, il apparaît que la réalité est tout autre.

    Le directeur des services vétérinaires au niveau du ministère, M. Rachid Bouguedour, que nous avons contacté hier, nous a déclaré qu’il n’était pas tout à fait juste de prétendre qu’il n’y pas d’exportation de denrées alimentaires d’origine animale vers l’UE puisque certaines entreprises algériennes le font.

    On ne saura pas combien elles sont, mais simplement ce qu’elles exportent. Selon ce responsable, des produits de pêche, des escargots et des grenouilles constituent à peu près l’essentiel des produits alimentaires d’origine animale que l’Algérie arrive à placer sur le marché européen.

    Dans ce cadre, l’Algérie a «été contrôlée trois fois en recevant la visite d’inspecteurs de l’OAV (Office alimentaire et vétérinaire) de l’UE qui ont séjourné chez nous pendant trois semaines pour vérifier le respect des prescriptions de la législation européenne en matière de sécurité et de qualité des produits alimentaires.

    Il s’agit là d’une mission que cet organisme conduit aussi bien au sein de l’Union européenne que dans les pays tiers exportant vers elle. Pourtant, certains opérateurs économiques avaient, il y a quelques mois, soutenu que «l’UE n’accepte aucun produit alimentaire d’origine animale venant de l’Algérie tant que le plan de résidus n’a pas été transmis à Bruxelles».

    Selon M. Bouguedour, «le plan de surveillance des résidus ne concerne pas tous les produit mais peut être effectué sur les plantes, les sols contenant des nitrates ou encore les produits de la mer» notamment. Les produits laitiers, par exemple, «ne sont pas concernés par ces analyses», a-t-il précisé.

    Chaque produit fait, a-t-il dit, «l’objet de procédures particulières» et «la législation européenne change souvent». Quant à savoir pourquoi l’UE n’accepte pas des produits laitiers d’origine algérienne, le directeur des services vétérinaires explique que ceux-ci «sont fabriqués en Europe à partir du lait de vache, notamment, alors qu’en Algérie, ils le sont à partir de la poudre de lait» essentiellement comme c’est le cas pour le camembert, par exemple.

    Le représentant du ministère certifie qu’aucune demande d’accéder au marché européen n’a été formulée par des entreprises de production de produits laitiers. Si tel avait été le cas, elle aurait été prise en charge, a-t-il assuré. En tout état de cause, l’Union européenne «agrée d’abord un pays avant d’agréer ses entreprises exportatrices» et, dans ce cadre, la direction de M. Bouguedour «envoie chaque mois une liste des exportateurs qui souhaitent placer leurs produits sur le marché européen».

    Il n’en demeure pas moins que le déficit en matière de laboratoires spécialisés dans l’analyse des résidus pose sérieusement problème. Selon M. Bouguedour, un laboratoire central vétérinaire, qui doit être installé au niveau d’El-Harrach, n’est toujours pas opérationnel et ne devrait pas l’être avant un moment. «Il est en train d’être équipé et sa mise en route sera progressive», nous a-t-il dit.

    Dans le cadre des négociations de son entrée à l’Organisation mondiale du commerce (OMC), «le pays a demandé une aide pour le montage d’un tel laboratoire», a-t-il ajouté, mais «les coûts de la recherche sont très importants avec des réactifs très chers et des coûts d’analyse qui vont de 8 000 à 10 000 dinars».


  2. #2
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    Le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, M. Chelghoum Abdesselam, a indiqué que le secteur de l’Agriculture devait passer à une phase se basant sur les industries alimentaires, appelant tous les secteurs ministériels et les entreprises à développer ce secteur.

    M. Chelghoum a confié à El Khabar, en marge de la rencontre organisée hier au siège de la chambre nationale d’Agriculture, sur la qualité des produits agricoles, que le secteur agricole en Algérie a connu une importante croissance dans plusieurs produits, chose qui a permis de couvrir les besoins du marché, en plus d’un surplus que ce soit pour l’exportation ou pour les industries alimentaires du marché local.

    Il a reconnu que les industries alimentaires et la transformation en Algérie restent très faibles comparés aux capacités agricoles, appelant toutes les entreprises et les secteurs à soutenir cette industrie.

    Pour sa part, le secrétaire général de la chambre nationale d’agriculture, M. Oueld El Houcine, a précisé que la qualité est désormais au cœur des échanges commerciaux, ce qui oblige le secteur de l’Agriculture en Algérie à s’occuper de tout ce qui concerne la qualité, de la production à l’emballage, afin que ces produits puissent s’imposer sur les marchés mondiaux.

    Le libre mouvement des marchandises oblige les entreprises algériennes et les agriculteurs à redoubler d’efforts dans le domaine de la qualité pour envahir les marchés internationaux.


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