Algeria.com Discussion Forum - Powered by vBulletin


+ Reply to Thread
Page 2 of 2 FirstFirst 1 2
Results 8 to 10 of 10
  1. #8
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,069
    Samedi 14 juillet 2007 -- Les entreprises allemandes sont aujourd’hui «dans une situation favorable pour venir investir en Algérie, particulièrement à travers l’acquisition des entreprises publiques mises en vente», a estimé avant-hier le ministre de l’Energie et des Mines, M. Chakib Khelil, à Berlin où il assistait aux travaux du 10e forum d’affaires germano-arabe.

    Le ministre a fait cette déclaration en mettant en avant «la stabilité et la croissance» retrouvées de l’Algérie et ses nouveaux «indicateurs économiques» qui témoignent, selon lui, de sa «bonne santé» économique. Il a ainsi fait état d’un taux d’endettement «beaucoup moins élevé», d’un taux d’inflation «très réduit» et des réserves de change qui «permettront l’expansion de l’économie algérienne au moins à moyen terme».

    Sans oublier l’avantage énergétique avec des ressources disponibles à des prix attrayants qui «peuvent être utilisées sous forme d’énergie ou de matière première pour différentes industries», a noté le ministre selon qui l’économie algérienne «est en nette progression avec un potentiel de croissance énorme, notamment dans le secteur industriel» M. Khelil a adressé aux participants au forum un message dans lequel il a appelé les investisseurs allemands à venir tirer profit des avantages qu’offre l’environnement pour l’investissement en Algérie dans le cadre des réformes engagées et celles encore en cours, à l’exemple du secteur financier et bancaire.

    L’Algérie a de bons espoirs que cet appel soit entendu, d’autant que les relations économiques entre les deux pays «se sont basées sur des activités industrielles et ne sont jamais limitées au volet commercial, comme c’est le cas avec d’autres pays», a souligné le ministre.

    Il a d’ailleurs saisi l’occasion pour mettre en exergue les opportunités de son secteur à la faveur de la mise en place d’un cadre légal et d’un mécanisme institutionnel pour la promotion de l’investissement, «avec un meilleur contrôle de l’Etat sur les ressources naturelles du pays», grâce aux lois sur les mines, l’électricité, le gaz et les hydrocarbures.

    Dans ce cadre, M. Khelil n’a pas caché les ambitions de l’Algérie de développer son industrie pétrochimique. Avant d’affirmer l’engagement de l’Algérie à poursuivre «son agenda pour la promotion de l’investissement à tous les niveaux, à travers notamment la consolidation de la stabilité politique et sociale, la promotion de la situation macroéconomique et la modernisation du système éducatif».

    Notons que l´Algérie a pris part à ce 10e forum en tant que «pays partenaire de cette session» à laquelle il participait avec une délégation composée de plus d´une centaine d´opérateurs économiques publics et privés.


  2. #9
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,069
    Dimanche 15 juillet 2007 -- Le gouvernement allemand accorde une grande importance au marché algérien. C’est le message de la majorité des responsables politiques adressé non seulement aux Algériens mais aussi aux entreprises allemandes ayant participé à la 10e édition du forum germano-arabe qui s’est tenu du 11 au 13 juillet passés, et qui a drainé plus de 800 opérateurs et autres décideurs économiques allemands et arabes. Un record, qui fait de cette édition qui s’est focalisée sur les opportunités d’investissement en Algérie “une réussite”.

    La délégation algérienne, durant deux jours, à travers des communications, a présenté aux opérateurs allemands, mais aussi arabes, les opportunités d’investissement dans les secteurs de “l’énergie et industrie pétrochimique”, “énergie renouvelable”, “ports et aéroports et environnement et eau”, “Technologies de l’information et de la communication”, “formation professionnelle, privatisation, investissement et transfert de technologie” et enfin “Services financiers.”

    Les différents intervenants ont met en exergue l’évolution des réformes économique entreprises en Algérie en soulignant notamment l’amélioration du climat des affaires et rendant l’investissement étranger en Algérie moins contraignant et plus rentable. “De 2000 à 2006, plus de 12 milliards de dollars d’investissement direct étranger ont été enregistrés en Algérie, couvrant environ une cinquantaine de projets”, relève Djamel Zeriguine, chef de division investissement étranger au niveau de l’agence nationale de développement de l’investissement.

    66% des investissements sont l’œuvre des pays arabes, pour un montant de 8 milliards de dollars suivis de l’Europe avec 3 milliards de dollars. Pour “l’année 2007, plus de 20 projets sont recensés, actuellement en négociation, notamment dans le domaine du tourisme, du dessalement d’eau de mer, des fertilisants, production d’aluminium... d’un montant global dépassant les 15 milliards de dollars”, annonce M. Zeriguine, preuve que l’Algérie attire de plus en plus d’investissements étrangers, notamment arabe.

    Les engagements allemands en Algérie sont estimés à 350 millions d’euros. 140 entreprises et autres bureaux de liaison sont installés en Algérie. Pour la partie algérienne, cette présence allemande en Algérie, qui a connu, certes, un développement rapide boosté par la mise en place de la chambre de commerce algéro-allemande, reste insuffisante au regard des potentialités des deux pays. Du coup, le ministre de l’Énergie appelle les entreprises allemandes à plus d’engagement en Algérie. “Vous nous vendez votre technologie, votre matériel, nous volons que vous preniez plus de risque en Algérie”, dira-t-il en s’adressant aux entreprises allemandes.

    Et les opportunités ne manquent pas. L’Algérie est un immense chantier. De nombreux projets d’investissement sont lancés, dans les infrastructures, dans le dessalement d’eau de mer, dans la pétrochimie… des secteurs où les Allemands sont mieux placés, d’autant que le produit “made in Germany” jouit d’une certaine notoriété en Algérie. Au-delà de ces secteurs, les banques ne sont pas du reste. M. Benkhelfa, délégué général de l’Abef, dans son intervention, souligne l’expansion permanente du réseau, avec comme configuration, de grandes banques publiques, plusieurs banques et succursale rattachées à des groupes bancaires internationaux et enfin des établissements financiers spécialisés.

    Le délégué de l’Abef évoque les opportunités d’investissement dans le secteur. La bancarisation est encore faible. Les besoins en services bancaires sont de plus en plus croissants, pour les entreprises, les investissements mais aussi pour les ménages et les particuliers. Il y a aussi les énergie renouvelables, un secteur qui intéresse de plus en plus les entreprises allemandes. Une journée d’information a été, d’ailleurs organisée, à Berlin le 10 juillet passé, au cours de laquelle des responsables du ministère de l’Énergie, des représentants de la commission de régulation de l’électricité et du gaz et de New Energy Algeria ont expliqué aux représentants d’entreprises allemandes, intéressées, la politique du gouvernement algérien dans ce domaine.

    Les responsables politiques allemands, mais aussi les entreprises allemandes, sont conscients du potentiel que représente l’économie algérienne. Ils militent pour un approfondissement des relations entre les deux pays. Pour autant, ils disent ne pas avoir accès à l’information sur l’évolution des réformes en Algérie. Ils estiment que l’Algérie n’est pas très présente en Allemagne, contrairement aux autres pays arabes, notamment l’Égypte et la Tunisie. Et sur ce plan, il y a urgence pour l’Algérie de mettre en place une véritable politique de promotion proactive ciblée en étant présent, au moins dans les capitale des pays avec qui l’Algérie a des relations économiques importantes. Il faut aussi des professionnels capables de vendre l’image de l’Algérie. Ce qui n’est, malheureusement, pas le cas aujourd’hui.


  3. #10
    Al-khiyal is online now Super Moderator
    Join Date
    Jan 2006
    Posts
    289,069
    Mardi 17 Juillet 2007 -- Le directeur général de la Chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie revient dans cet entretien sur le 10e Forum germano-arabe, qualifiant l’événement de réussite. Il relève le déficit en communication accusé par l’Algérie, mais aussi les contraintes qui entravent l’acte d’investissement.

    Liberté : Les travaux du 10e Forum germano-arabe, dont le partenaire cette année est l’Algérie, viennent de s’achever. Peut-on en connaître votre sentiment ?

    Andreas Hergenröther : Je crois que c’est un signe fort qui a été donné. L’Algérie, en tant que grand pays du Maghreb, était le partenaire de ce forum. Une grande délégation algérienne a participé et montré l’intérêt des opérateurs algériens pour nouer des relations d’affaires avec des hommes d’affaires allemands mais aussi arabes, étant donné la présence aussi en force cette année d’opérateurs arabes venus de plusieurs pays. Je pense que sur ce plan, la manifestation était une réussite, au cours de laquelle nous avons beaucoup communiqué sur l’Algérie et sur son potentiel économique. C’est là où réside le défi de l’Algérie, celui de communiquer d’une manière intensive et régulière sur les progrès des réformes en Algérie et sur son potentiel économique. Pour notre part, notre souhait est de coopérer plus étroitement avec les institutions algériennes afin de mieux promouvoir la destination Algérie pour les potentiels investisseurs.

    Vous pensez que sur ce plan il y a un déficit en communication ?

    Dans une certaine mesure, oui. Comme vous le savez, il n’y a pas d’antenne de l’Agence nationale pour le développement de l’investissement à l’étranger ni d’ailleurs de l’Agence algérienne pour la promotion des exportations. L’Algérie est en compétition avec les pays voisins, en particulier, et ceux de la région arabe en général. La Tunisie, par exemple, depuis un peu plus de trente ans, a une représentation de l’Agence tunisienne de la promotion des investissements en Allemagne. Le Maroc est également présent en Allemagne et en France afin de promouvoir son potentiel économique.

    Pour être compétitif, il faut constamment communiquer. Nous sommes un partenaire. En tant que Chambre de commerce et d’industrie algéro-allemande, nous communiquons beaucoup sur l’Algérie. Nous avons organisé plusieurs manifestations en Allemagne pour promouvoir le potentiel économique de l’Algérie. Nous avons accompagné plusieurs délégations d’hommes d’affaires algériens en Allemagne. Mais cela ne suffit pas, parce que nous sommes aussi, en partie, une institution allemande.

    Dans ce cadre, il faut le soutien des institutions algériennes. Il faut que l’Algérie soit plus présente dans les grands pays européens et fasse de la promotion active, non seulement de son potentiel économique, mais aussi des conditions cadres pour réaliser des affaires en Algérie, qui répondent d’ailleurs aux exigences des investisseurs. Mais si ces réformes et ce potentiel ne sont pas connus, comme c’est le cas pour les Allemands, comment voulez-vous que les investisseurs étrangers manifestent leur intérêt à investir en Algérie ?

    Quel est le niveau des investissements allemands en Algérie ?

    Actuellement, il y a plus de 140 entreprises installées à travers des succursales et des bureaux de liaison en Algérie. C’est un développement très positif. Il y a cinq ans, le nombre ne dépassait pas les 30 représentations. Au niveau de la Chambre de commerce, nous sommes 320 membres. Nous étions à peine 43 membres il y a deux ans. C’est la preuve d’un développement positif et de l’intérêt des entreprises allemandes pour le marché algérien. L’Algérie peut profiter davantage de l’intérêt que portent sur elle les investisseurs allemands et européens potentiels, si elle communique mieux et si elle adapte aussi ses procédures aux exigences des investisseurs. En Tunisie, en 24 heures, vous pouvez constituer une société. Il en est de même pour le Maroc.

    Justement, quelles sont les entraves que les investisseurs soulèvent quand ils viennent en Algérie ?

    C’est surtout la question des procédures. La constitution d’une société prend beaucoup de temps. Il y a plusieurs administrations qui interviennent. En théorie, le guichet unique existe, mais dans la pratique...

    Et puis, cela dépend de la région, et ce ne sont pas toutes les administrations concernées qui sont représentées au niveau du guichet unique. Pour la privatisation, c’est une procédure très lourde. L’éventuel repreneur négocie avec des partenaires, l’entreprise publique qui n’est pas mandatée pour décider ni la Société de gestion des participations. Les négociations durent parfois un an, voire un an et demi. Cette procédure n’encourage pas les investissements dans le cadre de la privatisation. Au contraire, cela donne un effet assez négatif. Pour la sous-traitance, que nous souhaitons encourager, il faut un système douanier très performant, informatisé et qui donne toutes les facilités aux exportations. Car, aujourd’hui en Europe, c’est la livraison “just in time” qui est en vigueur. J’ai discuté avec un opérateur allemand qui a investi au Maroc, qui a créé 10 000 postes d’emploi et qui veut lancer une autre ligne de production dans un pays d’Afrique du Nord. Il est en train de comparer les conditions entre l’Algérie, la Tunisie et l’Égypte. Il nous a posé des questions précises sur la durée d’attente au port et sur le système douanier. Au Maroc, la durée d’attente ne dépasse pas une heure. Les zones franches sont à développer.

    Y a-t-il des projets qui sont actuellement en négociation ?

    Oui, des contrats sont en négociation actuellement. Des projets sont sur le point d’être réalisés dans le cadre de partenariats privés. Il y a aussi des investissements dans le cadre des privatisations. Mais, au risque de me répéter, les procédures sont assez lourdes et décourageantes pour les investisseurs. Et puis, certains investisseurs ne sont pas accueillis comme ils le souhaitent, et ne rencontrent souvent pas les instances vraiment compétentes pour les soutenir dans leurs démarches.


Posting Permissions

  • You may not post new threads
  • You may not post replies
  • You may not post attachments
  • You may not edit your posts