Mardi 12 juin 2007 -- Une réunion regroupant les opérateurs économiques algériens et le chef de la division des achats de l’Organisation des Nations unies (ONU), en l’occurrence M. Paul Buades, est prévue pour lundi prochain au siège de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI). Lors de cette rencontre, le représentant de l’ONU «expliquera aux opérateurs économiques algériens les procédures en vigueur pour pouvoir vendre à l’ONU divers produits et services», a rapporté hier l’APS, citant un communiqué de la CACI.

Cette rencontre permet à l’Algérie et à l’ensemble des pays en voie de développement, suivant les résolutions de l’Assemblée générale de l’ONU, de découvrir les efforts déployés par cette organisation et ses organes affiliés «pour identifier de nouvelles sources d’approvisionnement, en particulier en provenance des pays en voie de développement», ajoute la même source.

Ainsi, et selon les données fournies par la CACI, l’organisation onusienne représente «un marché de trois milliards de dollars pour les fournisseurs d’un grand nombre de biens et de services». «C’est un client qui, à travers ses nombreuses institutions spécialisées implantées à travers les cinq continents, peut constituer pour les entreprises une bonne opportunité pour accroître leurs ventes et pour s’introduire sur de nouveaux marchés», a expliqué le communiqué de la CACI.

En matière de contrats et ordres d’achat, l’ONU en établit annuellement environ 135 000, avec une valeur moyenne de près de 200 000 dollars par achat «même si parfois le montant de certains contrats dépassent le million de dollars».

Utile de souligner que l’ONU achète une vaste gamme de produits et de services nécessaires au fonctionnement de son siège à New York, de ses missions de maintien de la paix à travers le monde telles que la Minurso au Sahara occidental, de ses commissions régionales, de ses tribunaux, ainsi que des organismes et institutions spécialisés qui lui sont affiliés.

Pour ce faire, cette institution onusienne sous-traite à hauteur de 40 % les achats globaux contre 60 % pour les biens de diverses natures. Ces achats sont constitués notamment de pièces détachées, matériels de climatisation et de chauffage, groupes électrogènes, mobiliers, articles médicaux, denrées alimentaires ou encore de matériels et services destinés à la sécurité des lieux.