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  1. #36
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    Rania Slimane :


    Vendredi 7 Janvier 2011 -- Un calme précaire régnait vendredi en fin de matinée dans le quartier populaire de Bab El Oued à Alger, d’où est partie la contestation sociale, mercredi, a-t-on constaté sur place. La police a considérablement renforcé sa présence notamment au niveau de la rue Basta Ali, d’où les émeutes ont commencé, il y a deux jours. L’étincelle des émeutes a été allumée à la rue Basta Ali, à Bab El Oued, par des jeunes tenant des tables sur les trottoirs. La décision des autorités de les chasser de la voie publique dans le cadre de la lutte contre l’économie informelle a mis le feu aux poudres, selon des témoignages d’habitants recueillis sur place. Devant le commissariat du 5e arrondissement, rue Ibrahim Ghrafa, des dizaines de familles étaient rassemblées pour réclamer la libération de leurs enfants arrêtées depuis le début des émeutes contre la cherté la vie. «Mon fils de 18 ans a été arrêté par la police alors qu’il fuyait les émeutes pour rentrer à la maison», affirme Samia, debout, avec un panier plein de denrées alimentaires, qu’elle veut remettre à son enfant, en garde à vue dans le commissariat. «La police ne veut pas me laisser voir mon fils qui n’a rien mangé depuis mercredi», déplore-t-elle. «Mon frère Fathi a été arrêté alors qu’il se trouvait à l’intérieur de la concession Renault» de Triolet, saccagé par les manifestants mercredi, explique pour sa part Mohamed. Des familles ont dénoncé l’arrestation de leurs enfants qui ont simplement exprimé leur ras-le-bol de la cherté de la vie et de la misère. « Les vrais casseurs n’ont pas été arrêtés », fulmine Khadidja. « La police a arrêté des jeunes qui cherchaient à renter chez eux et qui n’ont pas participé à la casse », poursuit-elle. Des rumeurs circulent sur le retour des émeutes ce soir. «Si la police ne libère pas les manifestants arrêtés, on ne s’arrêtera pas», affirme un jeune. Par ailleurs, l’hôpital Mohamed Lamine Debaghine (ex-Maillot) a accueilli de nombreux blessés parmi les forces antiémeutes.

  2. #37
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    Rafik Tadjer :


    Vendredi 7 Janvier 2011 -- Un Conseil interministériel se tiendra, samedi 8 janvier, a annoncé vendredi le ministre du Commerce, Mustapha Benbada, cité par l’agence APS. Cette réunion sera consacrée à la hausse des prix des principaux produits de consommation. Le gouvernement se penchera notamment sur les textes d'application des lois relatives à la concurrence et aux pratiques commerciales, notamment l'aspect relatif à la définition des marges bénéficiaires des produits de large consommation, a précisé le ministre. La hausse des prix est à l’origine depuis mercredi de violentes émeutes dans plusieurs régions du pays, notamment Alger. À l’origine de cette flambée, il y a l'augmentation du prix des produits sur les marchés internationaux. Mais pas seulement : en Algérie, la décision des grossistes de facturer la TVA aux détaillants pour se conformer aux nouvelles lois sur la distribution a contribué fortement à cette hausse. Le gouvernement pourrait annoncer samedi l’abandon des nouvelles mesures destinées à lutter contre le commerce informel.

  3. #38
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    Samedi 8 Janvier 2011 -- Le ministre de l'Intérieur Daho Ould Kablia a démenti, samedi 8 janvier, l'existence d'une instruction relative à l'interdiction de la vente sur les trottoirs. Le ministre, qui s’est exprimé à l’ENTV, a reconnu que les émeutes ont été déclenchées à Bab El Oued (Alger) après des rumeurs qui ont circulé sur la décision du gouvernement d'interdire le commerce informel et la destruction de maisons construites illicitement. Trois manifestants ont été tués dans les émeutes qui secouent le pays depuis mercredi dernier. Le premier à M'sila, le deuxième à Bou Ismaïl et le troisième à Tidjelabine, selon le ministre.

  4. #39
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    Samia Amine :


    Samedi 8 Janvier 2011 -- Le Rassemblement national démocratique (RND) a exprimé son indignation quant aux dégâts causés à plusieurs infrastructures publiques et privées suite aux émeutes qui ont éclaté dans plusieurs villes en Algérie. Dans un communiqué, rendu public ce samedi 8 janvier, le parti d’Ahmed Ouyahia accuse les lobbies de la spéculation ayant été, selon lui, «derrière cette situation». Ils «ne ratent jamais une occasion pour pêcher dans les eaux troubles», ajoute‑t‑il. Ayant pâti des nouvelles mesures adoptées par le gouvernement pour éradiquer le marché informel, ces lobbies, a-t-il indiqué, «manipulent les jeunes et jouent du pouvoir d'achat des citoyens pour préserver leurs intérêts». Pour ce parti de l’alliance présidentielle, ces agissements sont «immoraux». Ainsi, le parti «met en garde tous les manipulateurs contre les graves répercussions de leurs agissements». Le RND a également lancé un appel aux jeunes pour qu’ils fassent preuve de «clairvoyance et soient vigilants pour ne pas succomber aux provocations de ces parties et leur barrer la route».

  5. #40
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    Merouane Mokdad :


    Lundi 10 Janvier 2011 -- «Un millions d’opérateurs ne déclarent pas leurs activités d’une manière ou d’une autre», a révélé, lundi 10 janvier, Salah Djenouhat, secrétaire national à l’UGTA, invité de la Chaîne III de la radio nationale. M. Djenouhat s’est basé sur les travaux d’un expert. Selon lui, l’activité non déclarée affaiblit le potentiel des caisses de sécurité sociale (CNAS, CASNOS, CNR). «Le système de solidarité nationale est mis en danger par ces spéculateurs qui ne déclarent pas leurs activités, qui n’assurent pas de couverture sociale aux travailleurs et qui ne payent pas les impôts. Lorsqu’on parle de travail au noir, on ne vise pas le jeune qui vend les cigarettes ou les chaussures sur les trottoirs», a-t-il précisé. L’Etat doit, d’après lui, engager des mesures fortes pour lutter contre l’économie informelle. «Nous avons discuté de cela avec le patronat. Il est anormal dans un pays comme l’Algérie qu’un travailleur paye plus d’impôts qu’un boulanger ou un boucher», a-t-il noté. Si cette situation perdure, l’UGTA va demander à réduire la participation fiscale des salariés. Cependant, il n’a pas répondu à une question relative à la revue à la baisse de l’Impôt sur le revenu global (IRG) qui est imposé aux salariés.

    Les textes relatifs aux statuts particuliers et des régimes indemnitaires sont en phase de finalisation, a-t-il révélé. «Les statuts sont au nombre de 47 ou 48. Il y a du retard pour les secteurs de la santé et des médias. Les textes concerneront également les journaux privés. Nous militons pour que les choses se fassent très vite. Le pouvoir d’achat des Algériens n’est pas celui que nous souhaitons», a-t-il souligné. Selon lui, les récentes mesures gouvernementales sur le sucre et les huiles végétales vont stimuler la production et conforter le pouvoir d’achat. Il prévoit la mise en vigueur d’autres dispositions durant ou après la période de huit mois que s’est donnée le gouvernement pour conforter la stabilité des prix et réfléchir sur la question. «Pour nous, l’augmentation des prix a été décidé par les spéculateurs. En dehors de l’Etat, il ne doit pas y avoir monopole. Ce qui nous intéresse est la relance de l’économie nationale», a-t-il dit. Selon lui, l’UGTA n’était pas absente sur le terrain lors des dernières émeutes. Elle s’est, d’après lui, impliquée dans des actions de stabilisation aux niveaux des aéroports, ports et zones industrielles. «Nous avons appelé au calme et à la préservation de l’outil de production», a-t-il dit.

  6. #41
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    January 19, 2011 -- After a week of riots that left at least five dead, informal vendors are back in force on the streets of Algeria. Encouraged by government measures to calm the Algeria unrest and Interior Minister Daho Ould Kabila's televised speech on January 8th, many street vendors see a new tolerance for informal business activities. "The rumours about the immediate dismantling of informal markets are unfounded. We wanted to proceed in a gradual manner," Ould Kablia said. Last September, the government tried to get Algeria's informal economy under control and evicted Algiers street traders, emptying the streets of illegal stalls and ad hoc parking lots. Today, the sight is strikingly different. The alley along the market of El Biar, on the heights of Algiers, has regained its fruit vendors. They were the first to install their crates. A fish seller, who was told not to clutter the site a fortnight ago, has retaken his place on the steps leading to the covered market. Opposite the mosque, sellers of used mobile phones and clothing have also reinstalled their stands. Around the markets of Lallahoum in the lower Casbah, two sidewalks are once again filled with goods, forcing pedestrians to detour to walk. With the police attention shifting to the areas of tension, vendors feel greater freedom to return to their trade. "Everyone benefits," said Karima, a passerby who just bought a pair of cheap boots. "The police rest from the ordeal of confrontation with the rioters, unemployed youth earn a little living that occupies them, and we buy for less."

    Hamid B., 27, holds a professional certificate in welding, but "didn't find opportunities in the labour market" and resorted to selling pillows and towels at prices lower than in stores. "I cannot afford a living. Fortunately, selling small items on this street serves as a refuge for me," he said. Like other informal traders, he does not pay taxes and has no registration. "It is all net benefit, as long as it lasts," he said. According to him, the interior minister's statement that the parallel market was never banned for youth gives great hope to the thousands of unemployed. In Bachdjerrah, a densely populated district east of Algiers, the informal market banned since last October has also resumed with vengeance. The recovery, however, has not been smooth since the market extends along the main road. On January 10th, brawls over stall spaces erupted among herb traders. The day before, some of them tried to mark their territory with chalk on the sidewalk and roadway locations, which angered others. It took the intervention of police by tear gas to restore the calm. Vendors unanimously supported the proposition to allocate a vacant spot far from the city to the youth of Bachdjerrah. "The area could contain up to 500 stalls," said one of them. "Since the abolition of this market, many young people have turned to drugs," added another one. Many fear that the authorities will retract the changes once the post-riot wounds heal. "We have to consider legalising the informal market, by offering the concerned the appropriate spaces. But anarchy with which this is done has to stop," said Rabah, from Bab El Oued municipality.

  7. #42
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    Ali Idir :


    Jeudi 3 Février 2011 -- L’obligation de payer par chèque pour les transactions commerciales supérieures ou égales à 500.000 DA à partir du 31 mars prochain et la généralisation de la facturation sont reportées sine‑die. La décision a été annoncée jeudi 3 février par le président Abdelaziz Bouteflika lors du conseil des ministres. Le chef de l’État a demandé au gouvernement «d'approfondir la concertation, l'explication et la communication sur les avantages pour l'économie qui découleront du recours au paiement par chèque pour les montants égaux ou supérieurs à 500.000 DA, ainsi que de la généralisation de la facturation à toutes les transactions commerciales». Il a ajouté que «par conséquent, l'application des dispositifs afférents à ces deux mesures sera donc différée jusqu'à la réunion des conditions requises», selon le communiqué du Conseil des ministres. L’application de ces deux mesures fin décembre par des grossistes a provoqué une hausse soudaine et importante des prix des produits de large consommation, notamment le sucre et l’huile. Ces hausses ont été suivies d’émeutes meurtrières du 5 au 10 janvier à travers le pays.

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