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  1. #43
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    Hamid Guemache, Lundi 7 Février 2011 :


    Mohamed Bahloul est économiste et directeur de l’Institut de développement des ressources humaines (IDRH) d’Oran...

    Le président Abdelaziz Bouteflika a annoncé jeudi dernier plusieurs mesures pour notamment lutter contre le chômage des jeunes, mais le secteur privé a été oublié…

    Ce sont des mesures urgentes destinées à détendre l’atmosphère sociale. Le secteur privé n’a pas été vraiment oublié. La dépénalisation de l’acte de gestion des managers publics peut aider à libérer la gouvernance dans les banques et libérer le crédit pour le financement du secteur privé.

    Mais le secteur privé peut jouer un grand rôle dans la lutte contre le chômage et créer des richesses…

    Jusqu’à présent, le privé est faiblement développé. Il faut un nouveau secteur privé qui doit être dirigé par une nouvelle race d’entrepreneurs, jeunes et formés dans les grandes écoles, et non par des vieux. Pour créer ce nouveau secteur privé, il faut mettre en place toute une expertise.

    Le président Bouteflika a annoncé le report de l’obligation de payer par chèque les transactions commerciales supérieures à 500.000 dinars et qui devait entrer en vigueur le 31 mars 2011. Comment expliquez‑vous ce recul sur la lutte contre l’informel ?

    Cette décision signifie que l’État n’est pas encore prêt à traiter le secteur informel. C’est la deuxième fois que cela arrive. Ce recul signifie aussi que l’informel a une marge de manœuvre importante et peut exercer des pressions sur la société et l’État.

    Au lieu de renoncer au chèque et à la facture, le gouvernement aurait‑il dû, par exemple, défiscaliser l’activité commerciale pour pouvoir contrôler les transactions commerciales sans s’attaquer frontalement à l’informel ?

    Ce n’est pas aussi simple. Notre économie dépend beaucoup de la fiscalité pétrolière et on ne peut pas réduire davantage la fiscalité ordinaire. En plus, la politique des approches sectorielles n’a pas été fructueuse. Au contraire, elle est en partie à l’origine des problèmes actuels. Il faut une approche globale sur l’économie.

    L’État peut-il résorber le chômage en comptant uniquement sur les différentes formules comme l’emploi de jeunes, l’Ansej, la Cnac ?

    Pour créer des emplois durables, il faut une refondation de l’économie nationale qui est basée aujourd’hui sur les hydrocarbures et l’informel en diversifiant les sources de la croissance.

    C’est un chantier important. Le gouvernement tente de diversifier l’économie depuis des années, sans y parvenir. Pourquoi ?

    Il faut lancer une réflexion globale sur l’économie. Pour l’échec de la diversification de l’économie, c’est aux politiques de répondre.

  2. #44
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    Merouane Mokdad :


    Dimanche 20 Février 2011 -- «Le commerce informel ne sera pas légalisé. Il s’agit de le traiter et de l'intégrer à travers plusieurs mesures et facilitations gouvernementales», a déclaré, dimanche à Alger, Mustapha Benbada, ministre du Commerce, en marge d’une rencontre avec les cadres de son département. Il a annoncé qu’un programme national sera élaboré avec le ministère de l’Intérieur pour traiter ce phénomène et sera mis en application avant la fin 2011. Lors du dernier Conseil des ministres, il a été décidé de transférer le commerce s’exerçant actuellement sur la voie publique vers des endroits aménagés.

    Mustapha Benbada a révélé que les jeunes commerçants seront autorisés à vendre leurs marchandises sans registre de commerce. Les APC seront instruites pour délivrer des cartes de commerçants à la place des registres. «Des exemptions fiscales temporaires seront accordées à ces jeunes pour les aider à intégrer le marché», a précisé le ministre. Par ailleurs, Mustapha Benbada a indiqué que la vente sans facturation est en baisse par rapport à l’année écoulée. Cette vente est estimée à 53 milliards de dinars alors qu’elle était de 60 milliards de dinars en 2009. Durant 2010, les services de contrôle ont constaté 181.781 infractions, engagé 173.678 poursuites judiciaires et fermé 11.668 locaux commerciaux.

  3. #45
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    Ali Idir :


    Mardi 22 Février 2011 -- Instauré comme unique moyen de paiement des importations en juillet 2009, le crédit documentaire continue d’être rejeté par les patrons du secteur privé. Le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Réda Hamiani, a demandé lundi 21 février au gouvernement d’alléger le dispositif de paiement des importations qu'il juge défavorable aux entreprises, notamment industrielles. Le patron des patrons a déploré que le gouvernement n’ait pas fait de distinction entre les producteurs importateurs de matières premières et les importateurs de produits finis. M. Hamiani a ainsi remarqué que le Crédoc n’a pas permis une baisse de la facture des importations qui est restée quasiment la même, autour de 38 milliards de dollars depuis 2008.

    En privé, les chefs d’entreprises sont plus durs à l’égard du Credoc et du gouvernement. «Le Credoc a favorisé la corruption dans l’administration. Il y a beaucoup de paperasses, beaucoup de services qui doivent donner leur avis. Si vous arrosez tout le monde, vous obtiendrez des délais raccourcis pour le traitement de votre dossier d’importation. Sinon, il faut attendre au moins 45 jours pour que votre dossier aboutisse, ce qui est très lent», déplore un importateur qui veut rester anonyme. Pour réduire les délais de traitement de leurs dossiers, les importateurs sont obligés de mettre la main à la poche. «Avec des pots-de-vin, on réussit à réduire ce délai jusqu’à 15 jours. Un mois de gagné, c’est beaucoup de temps et d’argent pour les entreprises», ajoute-t-il.

    Le Credoc n’a pas favorisé uniquement le développement de la petite corruption dans les démembrements de l’administration (Impôts, Douanes, etc). Il a également permis le retour en force du commerce parallèle et de l’importation illégale de différents produits. Par containers, par cabas, des marchandises passent clandestinement les frontières terrestres, maritimes et aériennes et se retrouvent sur le marché national. Ces marchandises échappent à tout contrôle de la part de l’Etat. «Le marché national a des besoins que la production nationale ne peut ou n’arrive pas à satisfaire. Par exemple, les pièces de rechange pour les véhicules. Si le gouvernement complique leur importation légale, le marché noir s’en chargera et ramènera des pièces contrefaites qui constituent un danger pour la sécurité routière», estime un économiste.

    En instaurant le Credoc comme unique moyen de paiement des importations, le gouvernement a cherché à réduire la facture des achats de l’Algérie à l’étranger. Mais aussi à compliquer au maximum l’acte d’importer pour forcer les importateurs à se transformer en producteurs. Si les chefs d’entreprises sont d’accord avec le gouvernement sur la nécessité de réduire la facture globale des importations, ils divergent sur les méthodes. «Le gouvernement se trompe de cible. La facture des importations est gonflée par l’acquisition massive des équipements destinés aux projets d’infrastructures lancés par les autorités. La commande publique est à l’origine de la hausse des importations», explique un importateur. Le gouvernement devrait d’abord faire des économies en évitant de recourir systématiquement à l’importation des biens et services pour réaliser les projets lancés dans le cadre des plans de relance économique, financés grâce à l’argent du pétrole. «Il faut regarder la structure de nos importations avant de désigner des boucs émissaires», estime un autre importateur.

    Le Credoc a également contribué à la hausse des prix des produits importés et aggravé les difficultés financières des entreprises, obligées de constituer d’importants stocks de matières premières pour éviter des pénuries et l’arrêt de leurs usines, a énuméré M. Hamiani. Les ratés du Credoc sont nombreux. Les patrons l’accusent d’être à l’origine des pénuries fréquentes de médicaments, de pièces de rechange pour les voitures et l’industrie, etc. Les obstacles dressés par le gouvernement sur les chemins des importateurs n’ont pas été accompagnés de mesures pour faciliter l’investissement local qui reste toujours difficile en raison de l’opacité qui entoure l’octroi de crédits bancaires aux entreprises, le manque de foncier industriel et les retards considérables dans la validation des projets d’investissements présentés par les groupes privés et étrangers.

  4. #46
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    Rania Slimane :


    Lundi 21 Mars 2011 -- Le gouvernement adopte une nouvelle stratégie pour lutter contre le commerce anarchique sur les trottoirs et les places publiques, avec en toile de fond, la légalisation des commerçants clandestins, sans recours à la force publique. Dans une instruction interministérielle dont TSA a obtenu une copie ce lundi 21 mars, les ministères du Commerce et de l’Intérieur ont arrêté six mesures pour encadrer le commerce informel et trouver des espaces commerciaux aux jeunes vendeurs à la sauvette. L’instruction rédigée à la demande du président Abdelaziz Bouteflika a été adressée aux collectivités locales qui sont chargées de recenser les intervenants et les espaces et marchés susceptibles d’accueillir les futurs commerçants qui disposeront d’une autorisation administrative valable deux ans, assortie d’exonérations fiscales. Explication : les autorités locales devront recenser les vendeurs sur les trottoirs et placettes publiques, leur trouver un local dans un espace commercial ou un marché et les régulariser en leur délivrant une autorisation administrative d’activer.

    La première mesure de cette instruction détaille la procédure d’organisation de la résorption de l’activité commerciale informelle, selon le texte. Cette mesure comprend notamment «le recensement des sites et intervenants du commerce informel, l’analyse des données fournies par le recensement et fixer les besoins locaux en matière de résorption de l’activité commerciale informelle». Les autorités locales doivent aussi «élaborer un plan d’insertion des commerçants informels au sein des espaces commerciaux identifiés».

    La deuxième mesure est liée à l’encadrement et à la résorption de l’activité commerciale informelle. Les autorités locales doivent arrêter «un programme d’actions à court et moyen terme pour organiser et redéployer ces activités (informelles, ndlr) vers des sites devant être aménagés». Les opérations de résorption de l’informel doivent être menées en concertation avec une commission de sécurité de la Wilaya et un comité de suivi local constitué de 15 membres dont les représentants des services de sécurité, les domaines, les directions du commerce, de la santé, de l’urbanisme, de l’OPGI, de l’emploi, de l’ANEM, de la CNAS, de la Casnos, les chefs de Daïras, des présidents d’APC, etc. Ce comité est chargé d’accomplir plusieurs tâches dont «l’établissement d’un diagnostic détaillé sur la situation des activités commerciales informelles de détail, au niveau des différentes communes de la wilaya» et «de programmer et de superviser les actions d’éradication des marchés de fortune ou tout autre espace occupé illégalement, une fois les mesures de résorption mises en œuvre et d’empêcher la réoccupation des sites libérés».

    La troisième mesure aborde le mode opératoire pour éradiquer l’informel tout en insérant dans le circuit commercial légal les commerçants clandestins. L’instruction écarte tout recours à la force publique pour lutter contre l’informel. «Sur le plan opérationnel, l’administration est appelée à faire preuve de facilitation à l’endroit des intervenants informels dans la perspective d’une démarche qui consiste à les accompagner pour leur insertion et la régulation de leurs activités», selon le texte. Les opérations de transfert des clandestins vers de nouveaux sites d’activités et l’évacuation des sites précédemment occupés «doivent se faire simultanément, sous la supervision des services de sécurité territorialement compétents». «Les services de sécurité et les services du ministère du Commerce doivent veiller à ce que les sites libérés ne soient pas réoccupés à nouveau», selon le texte.

    La quatrième action confiée aux autorités locales est l’aménagement des infrastructures commerciales existantes en vue notamment d’accroître leur capacité d’accueil.

    La cinquième mesure est consacrée à la réalisation de nouvelles infrastructures. Enfin, les autorités locales sont chargées d’accompagner les intervenants informels afin de les insérer dans le circuit commercial légal. L’instruction interministérielle précise que les actions des autorités locales pour résorber le commerce informel feront l’objet d’une évaluation périodique au niveau central.

  5. #47
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    Abdellah Allab :


    Mardi 29 Mars 2011 -- Des affrontements ont opposé ce mardi 29 mars dans la matinée des commerçants informels de la commune de Douéra, à l’ouest d’Alger, aux forces de l’ordre. Les gendarmes et policiers sont intervenus après que les commerçants ont coupé la route nationale entre Aïn Benian et Boufarik. Vers 9 heures du matin, les commerçants ont coupé cet important axe routier à l’aide de gravats et de pneus incendiés. L’intervention des forces de l’ordre pour rouvrir la circulation a exacerbé la colère des commerçants, donnant lieu à de violents affrontements entre les deux parties. Aucun bilan n’est disponible concernant d’éventuels blessés parmi les commerçants ou les forces de l’ordre. Selon nos sources, cette action de protestation des commerçants intervient après la décision des autorités locales de transférer leurs activités vers six nouveaux marchés créés par les autorités locales en application de la dernière décision du ministère du Commerce pour lutter contre le commerce informel. Les commerçants informels estiment que les six points désignés par les autorités sont éloignés des lieux d’habitation. Ils exigent d’être installés dans le parc de la commune. Contacté par TSA, le maire de Douéra, Sadek Mokadem, estime que les revendications des commerçants informels «ne sont pas logiques». Selon lui, le parc de la commune est une propriété de l’État qu’il ne peut pas transformer en marché. D’autant qu’il est utilisé depuis les années 1990 comme fourrière pour les véhicules saisis. Certains de ces véhicules appartiennent à des terroristes, selon le maire.

  6. #48
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    Hamid Guemache :


    Mardi 5 Avril 2011 -- L’euro flambe et se raréfie sur le marché parallèle des devises en Algérie. En quelques semaines, la monnaie européenne est passée de 125 dinars à plus de 145 dinars sur le marché parallèle des devises. Sur le marché officiel du change, l’euro est actuellement à 106 dinars. La hausse sur le marché parallèle concerne toutes les régions du pays. Un pic historique jamais atteint par le passé. «Cette flambée de l’euro est due au croisement de deux facteurs. La forte demande, le recul de l’offre sur le marché noir parce que les émigrés envoient de moins en moins d’euros et la création du billet de 2.000 dinars», explique une source bancaire.

    Le marché noir, déjà fortement sollicité par les importateurs depuis l’instauration en août 2009 du Crédit documentaire comme unique moyen de paiement des importations, n’arrive pas à satisfaire la forte demande. «Il y a trois types de demandeurs : ceux qui achètent quelques euros pour se procurer des médicaments ou des produits à l’étranger, ceux qui achètent des euros pour le tourisme, la Omra et le Hadj et, enfin, ceux qui convertissent leurs dinars en euros pour diverses raisons», explique la même source. Les mises en grade du ministre des Finances Karim Djoudi contre les risques inflationnistes en 2011 en raison de la hausse des salaires des fonctionnaires et la création du billet de 2.000 DA affolent les grosses fortunes. «Ceux qui ont des dinars thésaurisés chez eux les échangent en euros pour se prémunir contre une éventuelle dévaluation de la monnaie nationale», ajoute la même source. C’est ce qui contribue fortement à la hausse de l’euro.

    Les opérations menées récemment par les services de sécurité contre les réseaux de change de devises au noir à Alger ont également contribué au recul de l’offre en raison de la fermeture de plusieurs «points de change». «Les mesures frontales décidées par les pouvoirs publics contre le marché noir des devises a provoqué un recul de l’offre conjugué à la forte demande, ce qui a fait flamber l’euro d’une façon inhabituelle», ajoute la même source bancaire. Enfin, les évènements sociaux qui secouent le pays depuis plusieurs mois avec la multiplication des grèves et les risques d’un soulèvement populaire contre le pouvoir accentuent la tension sur le marché noir des devises. «Ceux qui ont des euros préfèrent ne pas les échanger dans la situation actuelle et les émigrés algériens en Europe, qui alimentent en partie le marché, envoient de moins en moins d’euros à leurs familles en raison de la crise économique dans leur pays», explique la même source bancaire.

  7. #49
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    Hadjer Guenanfa et Rania Slimane :


    Lundi 30 mai 2011 -- De violents affrontements ont opposé ce lundi 30 mai les forces de l'ordre aux vendeurs informels installés de la Place des Martyrs (Alger) jusqu'au marché appelé Zoudj Ayoun, situé à proximité de la Direction générale de la sécurité nationale (DGSN) à Bab El Oued. Pour délocaliser les marchands informels, les forces de l'ordre se sont installées tôt dans la matinée tout le long de la place. «Ils sont venus vers sept heures et demie du matin. Il n'y avait pas beaucoup de vendeurs. Quelques temps après, les affrontements ont commencé», raconte Omar, un habitant du quartier. Des blessés ont été enregistrés et plusieurs arrestations effectuées tandis que des marchandises ont été saisies. Mais les commerçants informels ne veulent pas céder. «Vous verrez, demain ils s'installeront à six heures du matin avant la police et ça va être pire qu'hier», assure un commerçant rencontré à la place des Martyrs quelques heures après les événements qui ont secoué son quartier.

    Les agents de l'ordre, qui se sont installés tout le long de la rue, d'habitude squattée par les marchands informels, l'avaient quitté vers 17 h 30. Trois marchands se sont réinstallés pour une heure ou deux, histoire de rentabiliser leur journée. «Je n'étais pas avec eux ce matin», lance prudemment Abdou. Avant de préciser : «mais c'est tout de même injuste. On ne m'a pas appris à voler. Je viens de Mila mais j’ai une carte nationale et les mêmes droits que les gens d'ici, j'ai le droit de travailler ici». Omar, un commerçant algérois semble être d'accord avec Abdou. «Si l'État leur offrait de l'emploi, s'il y avait une allocation chômage, si les bureaux de l'emploi fonctionnaient normalement, l'informel ne se serait pas développé ainsi», explique‑t‑il. Les deux commerçants rappellent les déclarations de hauts responsables lues dans les journaux et entendues à la radio ou à la télévision nationale après les émeutes meurtrières de janvier dernier. «Ils (les pouvoirs publics ndlr) ont laissé faire ces vendeurs après les émeutes de janvier et avec tout ce qui se passe en Tunisie et en Égypte, même les responsables ne disaient pas qu'ils étaient contre et maintenant ils veulent les déloger», poursuit Omar.

    Certains propriétaires de magasins de la Place de Martyrs affirment comprendre la détresse de ces jeunes dont le nombre ne cesse d'augmenter ces dernières années. «Je comprends certains jeunes qui sont vraiment dans la détresse mais pas tous. Il y a de nombreux voyous ici», affirme Karim, un habitant de la rue de la Lyre. Pour lui, nombre de ces jeunes se sont transformés en petits caïds faisant régner la terreur parmi les habitants. «Moi par exemple, je n'ai pas le droit de stationner ma voiture devant chez moi. Il y a toujours quelqu'un qui vient m'ordonner de la déplacer, parce qu'il loue cette place justement à d'autres jeunes entre 15.000 et 20.000 dinars. Une place qui ne dépasse pas les deux mètres. Et si quelqu'un insiste et laisse sa voiture, ils vont la lui casser. Ils ont tabassé un père de famille devant sa femme et ses enfants», s'offusque‑t‑il. «Ici on entend souvent parler d'un voisin mort parce que l'ambulance n'est pas arrivée à temps à cause de ces marchands installés même au milieu de la route. Des femmes qui accouchent aussi dans des ambulances. C'est une chose que vous ne devez pas défendre», raconte‑t‑il. Ce phénomène devrait être absolument éradiqué, insiste‑t‑il, mais pas sans trouver une solution à tous ces jeunes. Les descentes des services de sécurité pour les délocaliser par la force ne serviront à rien, selon lui. «Ils squatteront d'autres quartiers, ils l'ont déjà fait, ce n'est pas la première fois», rappelle‑t‑il.

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