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  1. #8
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    Mardi 26 Juin 2007 -- Une délégation d’une soixantaine d’opérateurs du FCE (Forum des chefs d’entreprises) se rend demain à Paris pour deux journées de travail avec ses homologues français du Medef (Mouvement des entrepreneurs de France). L’objet de cette rencontre est, bien entendu, d’œuvrer davantage et directement au rapprochement des milieux d’affaires des deux pays en tentant de transcender la seule voie gouvernementale.

    Autre canal, autre discours, M. Hamiani, président du FCE, qui animait hier une conférence de presse à ce sujet, a indiqué que l’Association qu’il représente n’entend pas rester sur le constat négatif et les reproches traditionnellement faits aux entrepreneurs français qualifiés de frileux. Elle compte surtout expliquer davantage l’importance des réformes engagées par l’Algérie en vue d’améliorer le climat des affaires. Mieux, les membres du FCE s’engagent à accompagner leurs homologues français en Algérie en leur facilitant les contacts et démarches pour la réalisation de leurs objectifs.

    M. Hamiani explique qu’à l’image de ce qu’a subi le Liban, bien des années après la fin de la guerre civile, l’image d’une Algérie en sang et instable véhiculée par les médias à l’étranger est restée tenace et il nous faudra beaucoup d’efforts pour convaincre nos partenaires que les choses ont vraiment changé. L’ex-ministre de la Petite et Moyenne entreprise ne comprend pas que le nombre d’entreprises françaises installées en Algérie, un pays qui offre désormais des opportunités des plus attractives, ne dépasse toujours pas les 200, alors qu’il y en a pas moins de 1 000 au Maroc.

    Aussi, les investissements français en Algérie restent encore en décalage (moins de 400 millions d’euros) par rapport aux échanges commerciaux (plus de 5 milliards d’euros). Selon l’exposé présenté à la presse par le président du FCE, la délégation s’envole à Paris avec des objectifs et des méthodes très bien définis. Tout en invitant les milieux d’affaires français à évoluer sur le marché algérien, il n’a cependant pas manqué d’exprimer la crainte de voir notre pays se limiter à ne représenter qu’un «comptoir aux grandes entreprises françaises».

    Privilégiant les mises en relation directe, la délégation du FCE, «devenu un partenaire privilégié du Medef», rencontrera, dans des ateliers organisés par secteur d’activité, ses homologues en vue de développer des opportunités d’affaires juste après une rencontre avec Mme Laurence Parisot, présidente du Medef. Les deux parties se sont déjà entendues pour tenir deux rencontres par an et la délégation du Medef est ainsi attendue à Alger à la fin de l’année en cours, le but étant de faire de ces rendez-vous «un espace de concertation et de rapprochement permanent». Autre point au programme de ce déplacement auquel l’ambassade d’Algérie à Paris a «activement» contribué, une rencontre avec les associations d’hommes d’affaires algériens qu’il faudra également intéresser puisqu’on compte déjà près de «3 milliards de dollars rapatriés chaque année par notre émigration», rapporte M. Hamiani.

    Une frange qui intéresse au plus haut point le FCE pour établir des contacts et des relations d’affaires. On l’aura compris, la tentative de redonner toujours un souffle nouveau aux relations algéro-françaises vient cette fois des milieux d’affaires puisque cette visite a, cependant cette particularité de revêtir un aspect aussi politique. Le FCE, à travers sa représentation par son président, sera à l’occasion reçu au Quai d’Orsay pour une rencontre avec M. Philippe Faure, secrétaire général au ministère des Affaires étrangères. Des préoccupations seront portées dont celle de réajuster les débats «pour un modèle de développement plus équilibré» qui ne peut plus se limiter à la lutte contre le terrorisme et contre l’immigration clandestine, partant du principe que ces fléaux ne peuvent se résoudre sans une volonté réelle des pays du Nord pour un développement durable de ceux du Sud, en particulier l’Afrique, à même de stabiliser les populations.

    Revenant sur les relations d’affaires bilatérales, le FCE privilégie de «s’en tenir à la logique du gagnant-gagnant, loin des turbulences politiques», explique M. Hamiani, avant d’ajouter qu’une commission paritaire composée quatre membres planche déjà sur des dossiers «pour donner un contenu concret» aux relations d’affaires, agir pour le raffermissement des relations plutôt avec les PME pour ne plus se limiter au secteur énergétique. Il est également attendu des opérateurs français une plus «forte implication dans des projets structurants». Autre attente et pas des moindres, «une aide accrue pour ouvrir le marché français aux produits des entreprises algériennes» qui ont déjà fait leurs preuves sur d’autres marchés dont Cevital, SIM, Hamoud Boualem pour ne citer que ceux-là. Enfin, l’on est tenté de poser la question : l’économique réussira-t-il là où a échoué le politique ?


  2. #9
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    Mardi 26 Juin 2007 -- Les opérateurs algériens et français se retrouveront pour la quatrième fois. Ils seront pas moins de 60 chefs d’entreprise, représentant la SNVI, NCA, ETRHB, WTCA, Simap, … à se rendre à Paris du 27 au 28 du mois en cours pour une rencontre avec leurs homologues du Medef. C’est ce qu’a annoncé hier le président du Forum des chefs d’entreprise (FCE), M. Réda Hamiani lors d’une conférence de presse organisée hier au siège de l’organisation. Pour la première fois, le président du Forum des chefs d’entreprise aura une rencontre de travail avec la présidente du Medef, Madame Parisot, signe de l’importance que revêt le marché algérien pour les patrons français.

    La rencontre sera suivie d’une réunion qui se déroulera en deux parties : une séance plénière, co-présidée par Yves-Thibault de Silguy, président de Vinci, et président du Comité Algérie de Medef international, et Réda Hamiani, permettra de faire le point sur l’état des relations entre les deux pays, les nouvelles orientations budgétaires algériennes, l’évolution de l’environnement des affaires, le foncier, la politique industrielle et les privatisations, la concurrence internationale, et la formation. Jean-Christophe Donnellier, Directeur des relations internationales, DGTPE, au Ministère de l’Économie, des Finances et de l’Emploi, participera également à ces travaux qui seront suivis d’un débat avec les entreprises. Des ateliers thématiques : infrastructures - BTP - matériaux de construction - tourisme, la formation, la sous-traitance et la grande distribution - franchise - import/export.

    “Le raffermissement des relations entres les petites et moyennes entreprises des deux pays”, c’est ce qui est attendu de la rencontre, souligne M. Réda Hamiani. Le président du Forum des chefs d’entreprise, sans le reprocher aux Français, constate un décalage entre les exportations françaises de la France vers l’Algérie, qui frôlent les 5 milliards d’euros alors que les investissements directs français en Algérie sont estimés à peine à 400 millions d’euros. Parallèlement, l’Algérie assiste à une intrusion massive des capitaux arabes, alors qu’elle n’achète presque rien de ces marchés.

    En outre, on dénombre plus de 1 000 entreprises françaises installées au Maroc, et seulement 200 en Algérie. 38 entreprises du CAC, 40 sont présentes au Maroc, très peu en Algérie. Du coup, l’attente du Forum des chefs d’entreprise “est de voir les industriels et hommes d’affaires français venir en Algérie d’avantage pour investir et gagner de l’argent”. L’organisation patronale, que préside M. Réda Hamiani, se dit disposée et engagée “à les accompagner”. Le FCE ambitionne de devenir “le maillon nécessaire pour que les politiques économiques définies par les autorités publiques trouvent leur expression sur le terrain, par son accompagnement et sa présence”.

    Quel contenu au projet Sarkozy d’Union méditerranéenne ?

    Ce rôle, le FCE va le jouer de plus en plus. Pour convaincre les Français, le forum mettra en avant les réformes engagées et des entreprises françaises à s’impliquer directement en Algérie. M. Réda Hamiani évoque dans ce sens la mise en place d’un comité de suivi, FCE-Medef, qui aura pour ambition de rendre permanents les liens. Elle aura pour mission de travailler sur le rapprochement d’entreprises et la circulation des informations sur les projets et les modalités de concrétisation. “Nous mettrons à profit cette rencontre pour tenter de construire un nouveau modèle économique avec la France, qui serait à la fois équilibré dans sa structure, donc plus d’investissements, et de préférence éloigné des turbulences politiques qui peuvent l’entraver et le ralentir”, souligne M. Réda Hamiani.

    Du coup, le président du forum plaide pour une implication plus forte des Français en Algérie dans le domaine de l’investissement structurant et l’ouverture plus accrue du marché français aux produits algériens. Un des ateliers sur la grande distribution, pas en Algérie mais en France, est prévu. Il sera d’ailleurs animé par, entre autres, Abdelouahab Rahim, d’Arcofina partenaire du groupe Carrefour. Le Forum des chefs d’entreprise profitera de son voyage à Paris pour rencontrer les associations d’hommes d’affaires et des compétences algériennes établies en France.

    La visite aura aussi un cachet politique puisqu’ une délégation du forum, accompagnée de l’ambassadeur d’Algérie à Paris sera reçue par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères français, M. Philipe Faure. Les deux parties aborderont certainement la question des visas. “En 1989, la France a accordé entre 950 00 et un million de visas, actuellement, quand on atteint 150 000 visas, on estime qu’ils ont fait des efforts”, rappelle Hamiani, qui plaide pour plus de facilité.

    Le président du Forum des chefs d’entreprise exprime la satisfaction de son organisation, concernant la venue du président français en Algérie prévue début juillet prochain. “Cette visite va constituer un signal fort pour consolider les rapports existants. Nous allons nous enquérir du contenu économique du projet français de l’espace euroméditerranéen”, affirme-t-il.


  3. #10
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    Mercredi 27 Juin 2007 -- Issus des secteurs privé et public et représentant des activités allant du bâtiment à l’hôtellerie, en passant par l’industrie ou l’informatique, une soixantaine d’hommes et de femmes d’affaires algériens se retrouvent aujourd’hui à Paris pour une rencontre avec leurs homologues français sur le thème “Les facteurs du succès en Algérie”. Le rendez-vous sera co-présidé par Yves-Thibault de Sliguy, président du groupe Vinci et président du Comité Algérie de Medef international, et par Réda Hamiani, président du Forum des chefs d’entreprise (FCE) algériens.

    Seront abordées par chiffre d’affaires réalisé en 2006, la SNVI qui est la plus importante entreprise représentée avec 180 millions d’euros, suivie d’Arcofina avec 100 millions d’euros. Suivent Propharma avec 35 millions d’euros, Alfem et Fruital avec 27 millions d’euros et l’ETRHB avec 24 millions d’euros. Une autre rencontre entre les entrepreneurs des deux pays est prévue dans les prochains mois. Elle aura lieu le 12 novembre à Alger.


  4. #11
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    Jeudi 28 juin 2007 -- Un comité permanent, mixte et paritaire, composé de 8 membres, entre le Forum algérien des chefs d’entreprise (FCE) et le Medef (Mouvement des entrepreneurs de France) a été mis en place hier à Paris. Il tient aujourd'hui sa première réunion.

    C’est ce qu’a déclaré hier M. Reda Hamiani, président du FCE, cité par le bureau de l’APS à Paris, alors qu’il y effectue, à la tête d’une délégation d’une soixantaine de membres du FCE, une visite de deux jours. «On se rencontre une à deux fois par an et cela est devenu une tradition entre le FCE et le Medef», a-t-il déclaré, ajoutant que les missions confiées au comité sont «la facilitation de réalisation de projets de partenariat, l’accompagnement des investisseurs de chacun des deux pays et la représentation d’une structure de veille économique et commerciale pour rendre plus fort et permanent ce cadre de concertation».

    De son côté, la présidente du Medef, Mme Laurence Parisot, a proposé une rencontre entre les patronats maghrébins et français, ce qui a été approuvé par la partie algérienne. Aussi, M. Hamiani sera reçu cet après-midi au Quai d’Orsay par M. Philippe Maure, secrétaire général au ministère des Affaires étrangères. Une rencontre qui vient parachever cette visite de deux jours dont l’objet, tel qu’expliqué lundi dernier par M. Hamiani lors d’une conférence de presse, est de débattre des perspectives de renforcement de la coopération entre les PME des deux pays.

    Après la rencontre de la délégation algérienne avec Mme Parisot, et des représentants de l’AFII (Agence française des investissements internationaux), les travaux de cette visite se sont surtout articulés autour d’une séance plénière ouverte par MM. Reda Hamiani et Yves-Thibault de Silguy, président du Comité Algérie au sein du Medef international, mais aussi président de Vinci. Lors de cette séance, plusieurs thèmes liés aux investissements et aux relations bilatérales ont été abordés, notamment les dernières évolutions des relations entre entreprises françaises et algériennes, organisations et perspectives 2008, la loi de finances et les orientations budgétaires de l’Algérie, la politique industrielle et les privatisations, l’évolution de l’environnement des affaires et les conditions d’exercice, le foncier et les zones industrielles, la concurrence internationale en Algérie et la stratégie des grands investisseurs étrangers (UE, USA, Chine, pays du Golfe, entre autres sujets. Bref, on l’aura compris, tout pour expliquer le nouvel environnement des affaires en Algérie, de plus en plus avantageux, en vue d’attirer plus d’investissements et de relancer au mieux la machine économique.

    Côté officiel, il faudra compter l’intervention de M. Missoum Sbih, ambassadeur de l’Algérie en France et celle de M. Jean-Christophe Donnellier, directeur des relations internationales au ministère français de l’Economie, des Finances et de l’Emploi. Une conférence de presse est prévue à l’issue de cette rencontre, en fin d’après-midi, à laquelle prendront part, outre MM. Hamiani et Yves-Thibault de Silguy, la présidente du Medef, Mme. Laurence Parisot.

    Lors de sa conférence de presse de lundi dernier à Alger, M. Hamiani avait indiqué que cette visite est «orientée sur la conclusion de contrats pour compléter ainsi le cycle de rencontres des officiels», ajoutant que le FCE «attend que le Medef engage une réflexion vers le bas, c’est-à-dire sur les petites et moyennes entreprises [PME] et les petites et moyennes industries [PMI], afin d’orienter son intérêt vers des secteurs autres que le gaz et le pétrole». Quatre ateliers sont au programme des travaux. Le premier concerne les infrastructures, le BTP (bâtiment et travaux publics), les matériaux de construction et le tourisme. Les trois autres ateliers touchent respectivement à la formation, la sous-traitance, la grande distribution, la franchise et l’import-export. Au sein de ces ateliers, co-animés chacun par une personnalité française et une algérienne, sont abordées «les différentes formes de partenariat, les priorités, la réglementation, les incitations à la compétitivités et les difficultés», indique notre source au FCE.


  5. #12
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    Samedi 30 Juin 2007 -- La délégation des patrons algériens, qui s'est rendue à Paris pour une rencontre avec leurs homologues français, a été plus étoffée que prévu. Elle était finalement composée d'une soixantaine d'hommes et de femmes d'affaires contre la quarantaine initialement annoncée.

    La rencontre a été couronnée par une réception offerte par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Philippe Faure. Pendant deux jours, mercredi et jeudi, les délégations ont planché sur le thème “Les facteurs du succès en Algérie”.

    La France est le premier investisseur hors hydrocarbures en Algérie avec un montant de 245 millions de dollars en 2006 et la présence de 250 entreprises sur le territoire. Pour lever toute ambiguïté sur les intentions des entreprises françaises souvent accusées de frilosité lorsqu'il s'agit d'investir en Algérie, la présidente du Medef, Laurence Parisot, a donné des assurances : “Je le dis et je le répète inlassablement, nous avons le désir de travailler avec l'Algérie et d'investir en Algérie.” De ce point de vue, il semble qu'il n'y ait plus de verrou. Sauf que le climat ne semble pas tout à fait propice à de tels engagements, notamment dans le cas des PME/PMI auxquelles Mme Parisot demande quand même “plus d'audace”.

    Mais, remarque-t-elle, “une PME ne prendra pas le risque si elle sait qu'elle n'encaissera pas son chèque”. À titre d'illustration, il n'est pas possible d'installer des plateformes téléphoniques en Algérie alors que la Tunisie et le Maroc les accueillent depuis plusieurs années déjà. La récente décision algérienne d'ouvrir le marché est freinée par un niveau d'exigence “très élevé”. Toute la volonté politique peut donc se retrouver ruinée par la réalité du terrain où le système bancaire reste incompatible avec l'attractivité des lois. Autre obstacle souligné, le coût élevé du foncier.

    La question concerne surtout la capitale et ses environs qui constituent le cœur économique de l'Algérie. Les prix semblent rédhibitoires.

    Dernier grief, la formation. L'Algérie s'est vantée pendant des années de ses réalisations présentées toujours comme les plus importantes en Afrique. Il semble qu'il n'y ait pas de retour sur l’investissement. “Il y a un besoin de formation, on doit être capables d'y répondre”, a relevé Yves-Thibault de Silguy, président du groupe Vinci et président du Comité Algérie de Medef. Le constat n'est pas nouveau.

    La rencontre entre les organisations patronales a été convoquée pour essayer d'avancer. Première décision concrète : la création d'un comité de liaison permanent dont la mission est de “débloquer les situations qui s'enlisent”.

    Répondant à Mme Parisot, M. Rédha Hamiani ne s'est bien sûr pas privé de relever tous les efforts accomplis par les autorités algériennes. Le foncier “a fait l'objet de mesures qui en clarifient le cadre juridique”, la réforme du secteur bancaire “est engagée” avec la privatisation annoncée du CPA et l'amélioration de la gouvernance des banques publiques, la fiscalité a évolué au niveau des standards internationaux et les droits de douane ont connu une baisse importante. Rendez-vous en novembre pour une nouvelle rencontre.


  6. #13
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    Dimanche 1er juillet 2007 -- Visiblement, M. Reda Hamiani, président du Forum des chefs d’entreprise (CFE), est très satisfait des résultats de la mission parisienne qu’il vient d’effectuer à la tête d’une soixantaine de ses compagnons algériens à l’invitation du Mouvement des entreprises de France (Medef). En tout cas, c’est ce qui se dégage de son ultime intervention faite jeudi soir au ministère français des Affaires étrangères au cours d’une réception donnée à l’issue de son entretien avec le secrétaire général du Quai d’Orsay, M. Philippe Faure.

    «L’impression générale est que le message que nous voulions faire passer a été bien reçu […] Avec la création du comité permanent FCE-Medef, il y a la volonté de pérenniser nos relations et leur donner du tonus […] Nous avons fait œuvre utile sans langue de bois […] Je me félicite de la convergence des points de vue dans nos analyses […] Il y a un espoir pour de nouvelles relations algéro-françaises où les patrons algériens auront leur mot à dire.»

    Ce sont là quelques extraits de la courte déclaration faite par le patron des patrons algériens avant que M. Faure n’exprime également son optimisme en précisant qu’avec l’arrivée de M. Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, la France procède à «une remise à plat de ses relations avec l’Algérie et le Maghreb» pour leur donner une nouvelle dimension. Il a ensuite évoqué le prochain voyage à Alger de M. Sarkozy en avançant la date du 10 juillet, différée donc de 24 heures par rapport à celle déjà avancée jusque-là (9 juillet). Date confirmée le même jour par le porte-parole de la présidence française, M. David Martinon.

    Mais l’information la plus importante recueillie de source diplomatique au cours de la réception est que ce séjour algérois sera consacré à formuler des idées sur le futur des relations bilatérales et le projet d’union du Bassin méditerranéen qui donneront ensuite lieu à un travail d’élaboration et de concrétisation de quelques mois entre les deux capitales. Ce travail devrait être ensuite couronné par un nouveau voyage de M. Sarkozy à Alger mais en visite d’Etat avant la fin de l’année 2007.

    Ce qui signifie que, depuis l’avènement d’un nouveau président en France, les échanges diplomatiques entre les deux pays ont été intenses, qu’un véritable plan de travail a été élaboré pour le semestre qui vient et que le courant entre Alger et Paris passe beaucoup plus qu’on l’imaginait. Reste cependant à savoir de quelles idées sera porteur M. Sarkozy auprès de son homologue M. Bouteflika. Tout particulièrement celles contenues dans son projet d’union des pays du Bassin méditerranéen qui pourrait avoir l’adhésion d’Alger ou du moins constituer une base de travail suffisamment convaincante pour une réflexion commune.


  7. #14
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    Dimanche 1 juillet 2007 -- La délégation du Forum des chefs d’entreprise (FCE) qui s’est déplacée le week-end dernier à Paris pour rencontrer le Mouvement des entreprises de France (MEDEF) a eu à cœur de transmettre aux opérateurs français un message, bien que déjà exprimé par nos responsables politiques, mais qui ne semble pas avoir été jusque-là été pris en considération.

    L’Algérie encourage les investisseurs français à s’impliquer davantage en Algérie, mais elle voudrait que cela soit dans d’autres secteurs que celui des hydrocarbures. C’est d’ailleurs ce qu’a rappelé hier le président du MEDEF, M. Réda Hamiani, sur la Chaîne III. «Nous souhaitons autre chose qu’un partenariat dans le pétrole», a-t-il déclaré en précisant que le FCE a insisté auprès de ses interlocuteurs sur la nécessité d’un «rapprochement entre entreprises des deux pays».

    Un rapprochement que le Forum souhaiterait davantage en faveur des PME algériennes puisque les compagnies françaises sont déjà bien engagées dans des contrats avec l’Etat algérien. L’organisation patronale algérienne a, selon son premier responsable, réitéré sa disponibilité «à accompagner les entreprises françaises en Algérie» pour faire un peu plus de place à l’investissement, car «nous ne voulons pas que notre pays devienne un comptoir commercial» pour les entreprises françaises.

    L’Algérie a beaucoup d’atouts à faire valoir en termes d’importance de son marché, de faible coût de la main-d’œuvre et de sa proximité géographique ; il n’y a donc aucune raison pour que les compagnies françaises s’installent en Tunisie et au Maroc, où leur nombre dépasse le millier, et pas chez nous, a expliqué l’invité de la radio.

    M. Hamiani a exprimé le souhait que les investissements français se dirigent vers de nouveaux secteurs, comme celui de l’automobile par exemple, et se renforcent dans d’autres comme la pharmacie et le tourisme. Selon lui, les investissements français en Algérie, qui étaient de 50 millions d’euros en 2003, atteignent aujourd’hui 300 millions d’euros et sont appelés à s’accroître car les opérateurs de ce pays vont prendre en considération «les facteurs objectifs de rapprochement avec l’Algérie».

    Outre la privatisation qui intéresse les entreprises françaises, ces dernières devraient user de la délocalisation comme «intermédiaire à l’amorce de la coopération». A la question de savoir pourquoi le FCE a choisi la France, alors que les investissements arabes sont ceux qui se développent le plus rapidement en Algérie, M. Hamiani a expliqué cela par «le savoir-faire et le transfert technologique que peuvent apporter les entreprises françaises et que les investisseurs arabes n’ont pas».


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